Introduction
Tu as peut-être déjà fait ce trajet : tu vas voir quelqu'un que tu aimes, tu sais que tu dois lui dire une vérité difficile à entendre, et tu répètes tes phrases dix fois, vingt fois sur la route. Le pasteur Benjamin, de l'Église du Tabernacle, confie qu'il a fait ce chemin toute la semaine avant ce message. Le texte du jour parle du mariage, du divorce et de la parole donnée.
Il sait que certains, dans l'assemblée, ont été blessés dans leur mariage, que d'autres portent des regrets, que certains ont vécu un divorce ou y pensent, que d'autres ont grandi avec des parents divorcés. Et pour les paroles non tenues et les trahisons, il pose la question : qui n'a jamais été blessé ? Il dit avoir beaucoup prié pour que ses formulations soient adaptées à chacun, et il fait confiance au Saint-Esprit pour apaiser les cœurs.
Ce message s'inscrit dans la série « À l'école du roi » sur le sermon sur la montagne. Jésus y dit plusieurs fois : « Vous avez appris qu'il a été dit... Mais moi, je vous dis. » Il n'efface pas la loi, il lui rend sa portée, que les enseignants de l'époque avaient tordue. Le texte est Matthieu 5:31-37, et le pasteur le traite en deux temps : un engagement qui tient, puis une parole qui tient.
Plan du message
1. Le contexte : un divorce pour n'importe quel motif
- Le mariage est un paradoxe : il n'y a rien de plus beau qu'une fête de mariage, et peu de détresses aussi profondes qu'un mariage malheureux, parce que cette détresse t'attend chaque soir à la maison. Comme pasteur, Benjamin dit que ce sont les situations les plus difficiles qu'il accompagne, et elles ne sont pas rares. Il rappelle qu'il y a plus de 100 000 divorces en France chaque année et que l'Église n'est pas épargnée.
- Le sermon sur la montagne est très probablement un condensé : lu à voix haute, Matthieu 5 à 7 prend une quinzaine de minutes. Matthieu 19:3-9 rapporte un autre enseignement de Jésus sur le même sujet, avec beaucoup plus d'éléments. Les pharisiens y demandent s'il est permis à un homme de renvoyer sa femme pour un motif quelconque.
- Au premier siècle, pour divorcer, un homme n'avait pas besoin d'un juge : quelques lignes devant témoins, le document remis à sa femme, et c'était fini. La femme, elle, n'avait pas ce droit. La lettre prévue en Deutéronome 24:1 était faite pour la protéger : sans elle, un mari pouvait la chasser un jour de colère et la reprendre le lendemain comme un bout de papier qu'on froisse et qu'on défroisse. Avec ce papier, elle pouvait refaire sa vie.
- Le débat portait sur l'expression « quelque chose de honteux ». Une première école y voyait une faute sexuelle grave. Une deuxième y voyait tout ce qui déplaît au mari : un repas raté, une femme qui « se laisse aller » alors qu'une autre semble plus belle. Le pasteur demande quel courant plaisait le plus aux hommes. Le deuxième. « Les hommes ne changent pas. »
- Avant de penser que nous sommes loin de tout cela, il cite un sondage OpinionWay de mai 2026 sur les causes de rupture. L'infidélité n'arrive qu'en sixième position. En quatrième : la lassitude. En troisième : la déception. En deuxième : « je ne supportais plus son caractère ». En premier : « nous n'avions plus les mêmes projets de vie ». Et une personne sur trois reconnaît que sa séparation aurait pu être évitée. Les époques et les raisons ont changé, la question reste la même.
2. Eux parlent de la sortie, Jésus parle de l'entrée
- Le pasteur propose d'imaginer un mariage à la mairie. À la fin, le maire demande s'il y a des questions, et le marié lève la main : « Pour annuler, c'est quel formulaire ? » Le maire lui demanderait s'il sait pourquoi il se marie. C'est exactement ce que font les pharisiens : face à celui qui a inventé le mariage, leur seule question est de savoir comment on en sort.
- Jésus répond : « N'avez-vous pas lu ? » Au commencement, le Créateur a fait l'homme et la femme, et ils deviennent une seule chair (Genèse 2:24). Les pharisiens cherchent un motif, Jésus rappelle le projet. « Eux parlent de la sortie, Jésus parle de l'entrée. » Vous n'êtes pas seulement deux dans le mariage : Dieu l'a institué et Dieu vous a unis.
- Selon la Bible, le mariage est une alliance, un engagement, et pas d'abord une histoire de sentiments. Il y a deux manières de le vivre. Comme un objet de consommation : « tant que j'y trouve mon compte, j'y reste ». Ou comme une alliance : « Je reste parce que j'ai promis même les jours où je n'y trouve pas mon compte. »
- Le jour du mariage, on ne dit pas « je t'aime aujourd'hui », on dit « je t'aimerai demain, je t'aimerai après-demain », jusqu'à ce que la mort nous sépare. « Les sentiments, ils viennent, ils repartent, ils reviennent », mais les promesses les portent. Le pasteur croit que le mariage est une expérience que Dieu nous donne pour découvrir l'alliance qu'il fait avec nous et ressembler davantage à Jésus-Christ (Éphésiens 5). C'est souvent sur ce chemin que le bonheur arrive.
- Découragé de ses accompagnements de couples, il a un jour demandé à son mentor, un pasteur de longue expérience, combien de couples il avait vu s'en sortir. Pour ceux qui arrivaient en parlant déjà de séparation, la réponse était d'environ un sur dix. Benjamin précise que ce n'est pas perdu pour ceux qui y pensent. Mais la leçon est claire : ce qui tue un mariage, ce n'est pas seulement la crise, c'est la porte de sortie restée entrouverte. Quand on se dit que la porte est ouverte, on se bat à moitié.
3. La dureté du cœur derrière le divorce
- Les pharisiens objectent : pourquoi alors Moïse a-t-il prescrit la lettre de divorce ? Pour eux, c'est un droit, c'est légal. Jésus change le vocabulaire : c'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes. « Permettre et commander, ce n'est pas du tout la même chose. »
- L'illustration du pasteur : quand tu pars en voyage, tu as un constat amiable dans la boîte à gants. Personne ne prend la voiture en se réjouissant de l'utiliser. Il est là parce que les accidents arrivent et qu'il faut alors régler les dégâts. La lettre de divorce est de cet ordre. Moïse protégeait des femmes maltraitées, et les pharisiens en ont fait un droit pour eux.
- Jésus touche le vrai problème : « Un cœur qui durcit, un cœur qui ne pardonne plus. Un cœur qui ne demande plus pardon, un cœur qui tient ses comptes. » Il ne parle pas du cœur de ton conjoint, il parle du tien, et le pasteur ajoute : du mien.
- C'est la méthode de Jésus dans tout ce passage : la colère derrière le meurtre, le regard derrière l'adultère, et ici le cœur dur derrière le divorce. Il descend sous la règle jusqu'au cœur, parce que c'est là que tout commence. « La loi ça arrête la main qui veut taper mais le cœur ça fait en sorte que la main ne se lève pas. »
- Le mari qui a rédigé la lettre et fait signer les témoins se croit en règle. Jésus lui dit que c'est terminé pour lui, « mais pas aux yeux de Dieu ». Les pharisiens voient une procédure, Jésus regarde la personne.
- Jésus fait aussi quelque chose de révolutionnaire : il parle de l'homme comme de la femme. À l'époque, un homme qui allait voir une femme non mariée ne pensait rien avoir à se reprocher. Jésus met fin à ce double poids : hommes et femmes sont égaux en dignité. Certains hommes ont grandi avec l'idée que leurs écarts se pardonnent et pas ceux de la femme. Pour Jésus, cela n'existe pas.
4. L'exception : quand l'alliance est atteinte au cœur
- Jésus mentionne une exception : l'immoralité sexuelle. Le mot grec est porneia, que le pasteur juge mal rendu par « adultère » ; d'autres versions parlent d'inconduite sexuelle, ce qui est plus large. Mais il faut d'abord comprendre le projet pour comprendre l'exception.
- Pendant huit ans, dans le nord de la Côte d'Ivoire, il a présidé le conseil d'administration d'un hôpital. Les fractures de jambe y étaient nombreuses à cause des accidents de moto. Toute l'équipe n'avait qu'une idée : réparer. Un plâtre si possible, une opération avec des broches s'il le faut. Et parfois, quand tout a été essayé, le chirurgien dit qu'il faut amputer pour sauver la personne. C'est terrible pour tout le monde.
- La plupart des crises de couple sont des entorses à soigner. Certaines sont des fractures, qui demandent une position inconfortable l'un par rapport à l'autre. D'autres demandent une opération. Et parfois on doit amputer. L'inconduite sexuelle touche l'alliance là où elle tient, la seule chair, et la blessure est d'une autre nature qu'une lassitude ou une dispute. À celui qui a été trahi, Jésus ne dit ni « tu dois rester » ni « tu dois partir ». Il dit : si tu pars, ce n'est pas toi qui as brisé l'alliance.
- Est-ce le seul motif ? Le pasteur reconnaît que la question divise. Avec une grande partie de la tradition réformée, il pense que non. Paul ajoute l'abandon en 1 Corinthiens 7:15 : si le conjoint non croyant se sépare, le frère ou la sœur n'est pas lié, car Dieu nous a appelés à vivre en paix. Jésus ne dressait pas une liste fermée, il donnait un principe.
- Il veut être clair sur sa position : il croit que le conjoint qui frappe, qui terrorise, qui détruit l'autre jour après jour rompt l'alliance. « Fuyez le plus rapidement possible et venez nous parler. » Il demande aussi s'il n'y a pas abandon quand l'autre te fait crouler sous les dettes au point que tu ne pourras plus te relever. Il faut être prudent avec nos listes fermées.
- Revenir à une règle irait contre toute la dynamique du sermon sur la montagne. C'est comme pour l'argent : on aimerait une règle de 10 % pour être tranquille, mais 2 Corinthiens 9:7 dit que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur. Un chiffre permet d'être en règle sans que le cœur bouge. Jésus ne supprime pas la loi, il nous retire la possibilité de nous cacher derrière elle.
- Même quand le motif existe, Jésus permet, il n'ordonne pas. Il ne veut pas que l'exception soit un bouton sur lequel on appuie. Le pasteur a connu deux situations, une fois avec un homme, une fois avec une femme, où un conjoint avait privé l'autre de vie sexuelle pendant des années ; l'autre est tombé dans l'adultère, et le premier a dit avoir le droit de divorcer. L'adultère reste un péché, mais la Parole demande aussi aux époux de ne pas se priver l'un de l'autre (1 Corinthiens 7:5). La clause peut devenir un alibi. Jésus n'a jamais prononcé une parole pour qu'on fasse du mal aux autres.
- Un divorce reste une amputation, et une amputation fait toujours mal : à ton âme, à ce que tu as construit, à tes enfants, à ta famille, à tes amis. Le pasteur ne traite pas le remariage ce jour-là, faute de temps. Chaque histoire est différente, et il n'y a pas de règle à rajouter, mais un divorce ne doit pas se faire pour de mauvaises raisons, car l'enjeu est spirituel.
5. Avant d'amputer, tout essayer
- Le pasteur se veut concret : « Avant d'amputer, on doit tout essayer » pour ne pas en arriver là. Les responsables de l'Église sont disponibles. Beaucoup viennent trop tard, avec une idée déjà arrêtée. Tout le monde a des problèmes dans son couple ; mieux vaut être accompagné tôt pour réfléchir, prier et soigner son cœur dur.
- Il se dit même prêt, parfois, à accepter une séparation provisoire pour que chacun puisse respirer et laisser le temps agir.
- Jésus termine en disant que ce qu'on ajoute vient du diable. Nous sommes dans un combat spirituel, et Satan veut détruire les familles et les couples. Un homme lui a un jour décrit son mariage au bord du gouffre et tout ce qu'il avait mis en place. Le pasteur lui a demandé comment il priait pour cela, et s'il s'était mis à genoux avec sa femme. Il ne priait pas pour son couple.
- Puis il donne son témoignage. Les premières années de son mariage ont été « catastrophiques » : différences de culture, de caractère, de passé, d'attentes. Il était très souvent en colère contre sa femme, qui était frustrée par lui. Un jour, assis au bord du lit dans le nord de la Côte d'Ivoire, ils se sont dit : « C'est ça le mariage ? Comment on va s'en sortir ? » À aucun moment ils n'ont ouvert la porte du divorce. Ils se sont mis à genoux et ont supplié Dieu : « Seigneur, on n'y arrive pas. »
- Rien n'a changé d'un coup. Il a fallu des années, beaucoup de pardon, d'efforts et de prières. Mais Dieu a ressuscité leur couple. « La colère ne gouverne plus ma maison », dit-il devant sa femme, et tous deux sont aujourd'hui épanouis. Il prie encore chaque matin pour être un bon époux, et sa femme lui rappelle chaque mois qu'il faut prier tous les deux. « Si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, ne croyez-vous pas qu'il peut ressusciter votre couple ? »
6. Une parole qui tient
- « Le mariage est la plus grande parole que vous donnerez dans votre vie. » Mais Jésus passe aux autres paroles, avec la même logique : ne jure ni par le ciel, ni par la terre, ni par Jérusalem, ni par ta tête. Que ton oui soit oui, que ton non soit non. « Pour le mariage, on cherche une porte de sortie avec le papier. Pour la parole, on le cherche avec une formule. »
- Les maîtres de la loi avaient bâti un système : jurer par le nom de Dieu engageait, jurer par le ciel ou par Jérusalem permettait de s'arranger. Il suffisait de connaître la bonne formule. Jésus balaie tout cela : Dieu entend ce que tu dis, où que tu sois.
- En apprenant le dioula en Côte d'Ivoire, le pasteur a remarqué que, dans les récits, un échange revenait sans cesse : Dieu est-il témoin de ce que tu dis ? Tant que l'autre ne l'a pas affirmé, on ne le croit pas. Il se souvient aussi du collège, où il fallait dire « sur la tête de ma mère » pour être cru. Un commentateur résume : « Les serments apparaissent parce que les hommes sont trop souvent menteurs. »
- Attention à une mauvaise lecture : Jésus n'interdit pas de prêter serment devant un tribunal, il l'a fait lui-même devant le grand prêtre. Il vise plus profond : des disciples dont le oui n'a besoin de rien, parce que les citoyens du royaume sont des gens de parole.
- Deux histoires le montrent. Le pasteur a partagé l'Évangile à un homme en Côte d'Ivoire et à une femme en France. Tous deux ont été saisis par l'Évangile et par la vie de l'Église décrite en Actes 2. Puis un frère, et une sœur, leur ont emprunté de l'argent en jurant de rembourser « au nom de la fraternité ». Ils attendent toujours. L'homme est resté dans la foi, pas la femme : « Si la parole de ces gens ne vaut rien, que vaut ce qu'ils annoncent ? »
- Nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5:13-14). « Quand un chrétien ne tient pas sa parole, c'est pas seulement lui qu'on ne croit plus, c'est le Dieu qui le proclame. » Le pasteur aimerait qu'on dise des chrétiens : ils ne mentent pas. Concrètement : tu as dit « je te rappelle », rappelles-tu ? « Je passerai te voir », passes-tu ? « Je te rembourse à la fin du mois », rembourses-tu ? Ce que tu promets à tes enfants, ce que tu déclares sur l'honneur dans un dossier, le fais-tu ? Et quand tu dis « je prie pour toi », pries-tu ?
7. La croix porte nos oui non tenus
- Nous avons tous quelque part un oui que nous n'avons pas tenu. Le pasteur sait que certains avaient un poids sur la poitrine pendant la partie sur le mariage, et il ne veut pas qu'ils repartent avec. À la croix, Jésus a porté nos mariages brisés et nos promesses trahies.
- « Il n'existe aucune faute que Dieu ne pardonne à celui qui vient à lui. » Les conséquences restent parfois : la douleur, la confiance abîmée. Mais la condamnation ne reste pas, car il n'y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ (Romains 8:1).
- Il veut que ce soit clair dans la communauté : les divorcés et les remariés de l'Église ne sont pas des chrétiens « de seconde zone ». Si tu as subi, Dieu ne te charge pas de la faute d'un autre. Si tu as ta part, il n'y a pas de péché que la croix ne couvre.
- « Je veux que vous repartiez avec la grâce », dit-il, avec l'envie de tenir bon dans ton couple, parce que c'est une affaire d'alliance faite devant Dieu, et l'envie que chacun de tes oui soit un vrai oui. « Parce que notre roi tient sa parole, nous pouvons apprendre à tenir la nôtre. »
Points à retenir
- Le mariage est une alliance et non un objet de consommation : on reste parce qu'on a promis, même les jours où l'on n'y trouve pas son compte.
- Ce qui tue un mariage, ce n'est pas seulement la crise, c'est la porte de sortie laissée entrouverte. La racine du problème est la dureté du cœur, à commencer par le tien.
- Jésus reconnaît des cas où l'alliance est atteinte au cœur, comme l'inconduite sexuelle ; Paul ajoute l'abandon, et le pasteur croit que la violence en fait partie. Mais l'exception n'est jamais un bouton sur lequel on appuie ni une arme contre l'autre.
- Les citoyens du royaume sont des gens de parole : ton oui n'a besoin d'aucune formule pour être cru.
- À la croix, Jésus a porté les mariages brisés et les promesses trahies. Les divorcés et les remariés ne sont pas des chrétiens de seconde zone.
Application personnelle
- Dans ton couple, vis-tu une alliance ou une relation qui dure tant que tu y trouves ton compte ?
- Y a-t-il une porte de sortie que tu laisses entrouverte, dans ta tête ou dans tes paroles ?
- Quelle dureté de cœur Jésus met-il en lumière chez toi : un pardon refusé, un pardon que tu ne demandes plus, des comptes que tu tiens ?
- Quand as-tu prié pour ton mariage, seul ou à genoux avec ton conjoint, pour la dernière fois ? Qui pourrais-tu aller voir dès maintenant, avant qu'il ne soit trop tard ?
- Quel « je te rappelle », « je passerai » ou « je prie pour toi » n'as-tu pas encore tenu cette semaine ?
Versets cités
- Matthieu 5:31-37
- Matthieu 19:3-9
- Deutéronome 24:1
- Genèse 2:24
- Éphésiens 5
- 1 Corinthiens 7:15
- 1 Corinthiens 7:5
- 2 Corinthiens 9:7
- Actes 2
- Matthieu 5:13-14
- Romains 8:1
Questions fréquentes
Que dit Jésus sur le divorce dans Matthieu 5 et Matthieu 19 ?
Les pharisiens demandent si un homme peut divorcer pour n'importe quel motif. Jésus ne commence pas par la sortie mais par l'entrée : au commencement, Dieu a uni l'homme et la femme en une seule chair. Le mariage est une alliance et non un objet de consommation. Moïse a permis la lettre de divorce à cause de la dureté du cœur, il ne l'a pas commandée.
L'immoralité sexuelle est-elle le seul motif de divorce possible ?
Le prédicateur, avec une grande partie de la tradition réformée, pense que non. Le mot grec porneia désigne l'inconduite sexuelle, plus large que l'adultère, et Paul ajoute l'abandon en 1 Corinthiens 7:15. Jésus donne un principe, pas une liste fermée. Selon lui, le conjoint qui frappe et terrorise rompt l'alliance : il ne faut pas rester sous les coups. Mais l'exception n'est jamais un bouton sur lequel on appuie.
Pourquoi Jésus dit-il de ne pas faire de serment du tout ?
Les maîtres de la loi distinguaient les serments qui engageaient et ceux qui permettaient de s'arranger. Jésus balaie ces formules : Dieu entend ce que tu dis où que tu sois. Il ne vise pas le serment devant un tribunal, mais il veut des disciples dont le oui n'a besoin de rien, parce que les citoyens du royaume sont des gens de parole.