Passe dans sa présence et porte sa gloire partout

10 min de lecture

Passe dans sa présence et porte sa gloire partout | Efficient Church

Introduction

Il y a un désir qui traverse toute la Bible, du premier jardin jusqu'à la croix : Dieu veut être proche de toi. Pas de loin, pas à travers un intermédiaire, pas seulement pour une élite spirituelle. Proche, comme un Père avec son enfant.

Dans ce message prêché à Efficient Church, Hugo, membre de l'église Paris Évangile, revient sur ce fil rouge. Il part de la Genèse, traverse l'Ancien Testament, puis nous conduit jusqu'à la croix pour montrer une vérité toute simple : le voile est déchiré, l'accès est ouvert, et cette présence est faite pour rejaillir partout où tu vas.

Deux textes portent la prédication : Hébreux 10.19-21 et 2 Corinthiens 3.16-17. Deux textes qui racontent la même bonne nouvelle : par Jésus, tu peux entrer.

Plan de la prédication

1. Au commencement, une intimité perdue

Quand Dieu crée Adam, il ne le fabrique pas de loin. Il le façonne, puis il se penche et souffle la vie en lui. Hugo insiste sur cette image : il fallait que Dieu soit tout proche pour insuffler ce souffle. C'est là que tout commence, dans une proximité que rien ne trouble.

Dans le jardin, cette relation continue. Chaque soir, Dieu vient marcher avec l'homme. Imagine, dit Hugo : tu rentres du travail après une heure de transport, tu passes la porte de chez toi, et Dieu est là, à t'écouter raconter ta journée. C'était ça, la vie d'Adam et Ève avant la chute.

Puis le péché arrive. Le fruit interdit est mangé, la relation se rompt, l'humanité est chassée du jardin. Pendant très longtemps, plus de proximité comme avant. Le lien direct est cassé.

2. L'ancienne alliance : quelques accès rares

Après la chute, l'Écriture raconte quelques exceptions. Des hommes qui ont marché avec Dieu malgré la distance. Hénoc d'abord, dont la Bible dit qu'il marchait avec Dieu au point d'être enlevé. Hugo confie : « Moi aussi j'ai envie de marcher avec Dieu comme ça. Mais peut-être pas être enlevé tout de suite, Seigneur, encore un peu de temps. »

Il y a Moïse ensuite. Un homme qui n'avait presque rien pour être choisi, mais qui a passé 40 jours et 40 nuits sur la montagne avec Dieu, sans manger, sans boire. Quand il redescend, son visage brille tellement de la présence divine qu'il doit se voiler. Le peuple ne peut pas soutenir cet éclat. C'est le récit d'Exode 34.

Puis David. Dans le Psaume 27, il exprime cette faim : « Je demande à l'Éternel une chose, que je désire ardemment : je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l'Éternel, pour contempler la magnificence de l'Éternel. » À son époque, le lieu très saint était réservé aux sacrificateurs, une seule fois par an, après un long protocole. Et pourtant, David a soif de cette présence.

Ces figures sont les prémices de ce que Dieu prépare. Comme s'il disait : « Ne vous inquiétez pas, j'ai un plan ultime. »

3. Jésus déchire le voile et rouvre l'accès

Ce plan a un nom : Jésus de Nazareth, né à Bethléem. Il vient, il annonce qu'il est le pain de vie, le Fils de l'homme donné pour l'humanité. Les gens ne le croient pas. Mais ce qu'il proclame, il l'accomplit. Il va à la croix, il meurt, et trois jours plus tard il ressuscite.

Au moment où il expire, l'Évangile raconte que le voile du temple se déchire du haut en bas. C'est un signe immense. Hugo le résume ainsi : « L'accès au lieu très saint est devenu accessible. » Plus besoin d'être sacrificateur, plus besoin d'un million de sacrifices. L'accès à Dieu n'est plus réservé à une personne, mais offert à tous ceux qui croient.

C'est ce que dit Hébreux 10 : « Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire de sa chair. » Et le texte ajoute que nous avons aussi un souverain sacrificateur établi dans la maison de Dieu. Tout est là.

Hugo raconte ensuite son propre parcours. Avant sa conversion, il pensait que voir Dieu était réservé aux « super apôtres ». Puis il a entendu des témoignages de rencontres avec le Seigneur, et il a prié. Une fois, deux fois, trois fois, rien. Il a continué. Un jour, alors qu'il priait à genoux pour sa grand-mère malade, il a senti une présence qui s'alourdissait dans la pièce. Il a levé les yeux, il a vu des pieds percés. Puis un visage. Et surtout, un regard : « Un amour tellement intense dans ses yeux que ça m'a choqué. Il ne m'a pas regardé avec colère. Il m'a regardé avec un amour incroyable. » Ce jour-là, il a été transformé.

4. S'imprégner de sa présence et refléter sa gloire

Hugo enchaîne avec 2 Corinthiens 3.16-17 : « Lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c'est l'Esprit, et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. »

Le texte va plus loin encore : nous sommes appelés à refléter comme un miroir la gloire du Seigneur. Comme Moïse s'imprégnait de la présence divine et redescendait rayonnant, tu peux passer du temps dans cette présence et en ressortir marqué par elle. On ne voit peut-être pas ton visage briller physiquement, dit Hugo, mais tu brilles quand même. Le monde le voit. Ceux qui te croisent perçoivent que tu as passé du temps avec Dieu.

Et cette présence chasse peu à peu ce qui reste d'ombre en toi. Chaque fois que tu vas vers elle, une petite part de ténèbres tombe. La lumière prend plus de place. Jusqu'à pouvoir dire, comme Paul dans Galates 2.20 : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. » Ou même s'approcher de la prière de Jésus en Jean 17.20-23 : « Qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un. »

5. Porter cette présence partout

Cette présence n'est pas faite pour rester dans la pièce où tu pries. Hugo évoque Frère Laurent de la Résurrection, un moine du 17e siècle connu pour porter la présence de Dieu jusque dans les tâches les plus simples. Il ne faisait pas de miracles spectaculaires. Il faisait la vaisselle. Mais il était tellement imprégné de la présence qu'elle rayonnait même dans cette activité banale.

Par le sacrifice de la croix, tu es devenu son temple, son lieu d'habitation. Partout où tu vas, tu portes cette présence : dans ton foyer, dans ton travail, en mission, ou en faisant la vaisselle. Et avec elle, tout le royaume : la puissance de résurrection, la provision, l'autorité pour imposer les mains aux malades et voir Dieu guérir, l'autorité pour chasser les ténèbres.

Hugo termine par un appel. L'Église a un mandat sur Paris, sur l'Île-de-France, sur la France. Il ne s'agit pas d'attendre que d'autres le fassent. Il s'agit de se mettre en consécration et en action, pour que la ville ne soit plus remplie d'une atmosphère de ténèbres mais de l'atmosphère de Dieu. « Ça passe par le temps, l'intercession et l'action. »

Points à retenir

  • Dès la Genèse, Dieu a créé l'homme pour vivre en proximité avec lui. Le péché a rompu ce lien, mais Dieu n'a jamais renoncé à le restaurer.
  • Sous l'ancienne alliance, seules quelques figures accédaient à cette présence : Hénoc, Moïse, David. C'étaient les prémices d'une ouverture plus large.
  • À la mort de Jésus, le voile du temple s'est déchiré. Par son sang, tu as une libre entrée dans le sanctuaire (Hébreux 10.19-21).
  • Passer du temps dans la présence de Dieu te transforme. Comme Moïse rayonnait après 40 jours avec le Seigneur, tu reflètes ce que tu contemples (2 Corinthiens 3.16-18).
  • Tu es le temple de Dieu. Partout où tu vas, tu portes cette présence : dans ton foyer, ton travail, ton quartier. C'est ainsi que l'atmosphère d'une ville change.

Application personnelle

  1. Quand tu penses à ta relation avec Dieu, te vois-tu plutôt comme Adam avant la chute, ou comme quelqu'un qui reste à distance du voile ? Qu'est-ce qui te retient d'entrer ?
  2. David demandait à l'Éternel une seule chose : habiter dans sa maison. Quelle est la seule chose que tu demandes à Dieu en ce moment ? Est-ce que sa présence en fait partie ?
  3. Hugo témoigne qu'il a prié plusieurs fois sans rien voir avant de rencontrer Jésus. Es-tu prêt à persévérer dans la prière même quand rien ne semble se passer ?
  4. Qui, autour de toi, remarquerait le changement si tu passais 30 minutes de plus chaque jour dans la présence de Dieu ? Où cette lumière pourrait-elle rayonner cette semaine ?
  5. L'Église a un mandat sur ta ville. Qu'est-ce que Dieu te demande de faire concrètement (dans ton quartier, ton travail, ta famille), pour porter sa présence ?

Versets cités

FAQ

Est-ce que je dois vivre une rencontre spectaculaire comme celle de Hugo pour connaître la présence de Dieu ?

Non. Hugo raconte son expérience pour montrer que Dieu répond, mais il insiste surtout sur la persévérance de la prière et sur le temps régulier passé dans la présence. Ta transformation ne dépend pas d'un moment spectaculaire, elle dépend de ce que tu contemples jour après jour.

Pourquoi la présence de Dieu était-elle si difficile d'accès dans l'Ancien Testament ?

Parce que le péché avait rompu la proximité originelle. Sous l'ancienne alliance, l'accès au lieu très saint passait par un sacrificateur, un sacrifice animal, un protocole strict. Jésus a inauguré une route nouvelle et vivante par sa propre chair : depuis la croix, tu peux entrer directement.

Est-ce que « porter la présence de Dieu partout » veut dire devenir prédicateur ou missionnaire à plein temps ?

Non. Hugo prend justement l'exemple d'un moine qui portait cette présence en faisant la vaisselle. Le mandat commence dans ton foyer, ton travail, ton quartier. Tu n'as pas besoin d'un titre pour être temple de Dieu et refléter sa gloire dans tes tâches quotidiennes.

Toutes les prédications sur « Famille »

Ne rate aucune prédication de Église Protestante Évangélique Elim (EPEE)

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Église Protestante Évangélique Elim (EPEE). Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Passe dans sa présence et porte sa gloire partout | Efficient Church