Psaume 4 : en toutes circonstances, Dieu seul est digne de confiance

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Introduction

Si l'on te demandait quelle a été la période la plus sombre de l'histoire de l'humanité, tu répondrais sans doute la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, au milieu de ces circonstances dramatiques, plusieurs récits documentés rapportent des personnes qui ont connu une paix tout à fait inexplicable. Silvain Dewaele, de l'Église Connexion à Paris, ouvre son message par l'un d'eux : celui de Corrie ten Boom, chrétienne néerlandaise dont l'histoire est racontée dans le livre « The Hiding Place ». Sa ville était régulièrement bombardée par l'armée allemande. Une nuit de terreur, réveillée en panique, Corrie se réfugie dans la cuisine et y trouve sa sœur assise, en train de boire une tisane, de lire sa Bible et de prier.

Des histoires semblables ont été recueillies pendant le Blitz de Londres, en 1940-1941 : les journaux de l'époque ont relevé plusieurs cas de citoyens gardant un calme surprenant au milieu des bombardements. Ce n'étaient pas des gens déconnectés de la réalité. C'étaient des êtres humains comme tout le monde, qui enduraient les mêmes souffrances que les autres. Mais leur attitude montrait qu'au fond d'eux-mêmes, ils étaient attachés à quelque chose qui leur donnait cette paix, même dans les pires situations.

D'où la question que pose ce message : comment connaître une telle paix quand tout semble s'écrouler autour de nous ? Plus précisément, sur quoi s'appuyer quand tous les fondements humains et terrestres sont ébranlés ? C'est la question que soulève le Psaume 4, et sa réponse tient en une phrase : en toutes circonstances, Dieu seul reste digne de confiance.

Plan du message

1. Psaume 4, la prière du soir d'un roi en fuite

Le Psaume 4 semble former une paire avec le Psaume 3. Les deux se ressemblent et se complètent. Là où le Psaume 3 servait sans doute de prière du matin aux Israélites (« Je me couche, et je m'endors ; je me réveille, car l'Éternel est mon soutien », Psaume 3:6), le Psaume 4 était utilisé comme prière du soir : au verset 9, David se couche et s'endort en paix.

  • Il y a de bonnes raisons de penser, même si cela reste une supposition, que le Psaume 4 renvoie à la même période de la vie de David que le Psaume 3, où il est explicitement dit que David fuyait devant son fils Absalom.
  • Cet épisode est un événement marquant de la vie du roi d'Israël : Absalom se révolte contre son père et tente un coup d'État pour lui prendre le pouvoir. Une partie du peuple et de l'armée trahit alors David pour se rallier à Absalom à Jérusalem, par pur opportunisme.
  • David doit fuir la ville avec ses hommes. Il dort sous des tentes, erre de lieu en lieu, dans une grande incertitude sur son avenir. Tu trouveras ce récit en 2 Samuel 15 à 18.

Que ce lien soit prouvé ou non, les épreuves difficiles ont fait partie intégrante de la vie de David, et les Psaumes montrent comment sa foi en Dieu l'a porté dans ce genre de situations. Le prédicateur développe son message en deux temps : par nature, l'homme cherche le bonheur au mauvais endroit ; puis le repos de celui qui se confie en Dieu seul.

2. Par nature, l'homme cherche le bonheur au mauvais endroit

Le ton est donné dès le verset 2 : « Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice ! Quand je suis dans la détresse, sauve-moi ! Aie pitié de moi, écoute ma prière ! » C'est David qui s'adresse à Dieu. Il est dans la détresse. Il appelle Dieu au secours pour obtenir justice.

Silvain Dewaele s'arrête sur une subtilité de l'hébreu que la traduction française laisse parfois échapper. Là où certaines versions disent « quand j'étais dans la détresse, tu m'as mis au large », le texte original joue sur les mots : « quand j'étais à l'étroit, tu m'as élargi ». Et il ne faut probablement pas comprendre : « Tu es venu me sortir de la détresse pour me mettre loin, en lieu sûr », mais plutôt : au cœur même de ma détresse, tu m'as consolé, tu m'as élargi, alors que je suis encore dans la détresse. Cette lecture, dit-il, s'accorde bien avec la suite du psaume.

Puis vient le verset 3, où le problème est posé : « Fils des hommes, jusques à quand ma gloire sera-t-elle outragée ? Jusques à quand aimerez-vous la vanité, chercherez-vous le mensonge ? » À première lecture, la formule peut surprendre. Mais le mot « gloire » renvoie à tout ce qui touche à l'honneur, à la dignité, au statut occupé par quelqu'un. Et David rappelle au verset 4 que c'est Dieu qui l'a établi roi. Il ne fait donc pas une crise d'ego : il reproche à ces hommes de mépriser ce que Dieu a honoré et, par conséquent, de rejeter la volonté de Dieu.

  • Ces hommes courent après des illusions, après quelque chose qui ne peut pas les satisfaire. Ce sont des opportunistes, ni plus ni moins, des traîtres, des gens qui cherchent leur sécurité dans un tas de choses autres que Dieu.
  • Si l'on fait le lien avec le verset 8, qui parle de la joie trouvée dans l'abondance du froment et du moût, on devine qu'ils cherchent leur sécurité dans le confort matériel, dans des conditions de vie favorables, dans une bonne situation économique. Des choses bonnes en elles-mêmes.
  • Ce qui leur est reproché, c'est d'avoir méprisé Dieu et de l'avoir aussitôt repoussé à la périphérie de leur vie, dès qu'ils ont eu le sentiment d'avoir tout ce qu'il leur fallait.

3. « L'Éternel s'est choisi un homme pieux » : une sécurité qui repose sur Dieu

David poursuit au verset 4 : « Sachez que l'Éternel s'est choisi un homme pieux ; l'Éternel entend, quand je crie à lui. » Le contraste est net avec les hommes qui aiment la vanité et poursuivent le mensonge. David s'appuie sur une réalité solide, sur le Dieu vivant, et l'accent est mis sur l'action de Dieu.

  • David ne dit pas : « Regardez comme je suis exceptionnel », mais : « Regardez ce que Dieu a fait d'exceptionnel. » Dieu est le sujet principal du verset : c'est lui qui met à part, qui choisit, qui agit.
  • La sécurité de David ne repose ni sur sa valeur personnelle ni sur sa propre fidélité, mais sur celle de Dieu et sur son action.

Suivent les versets 5 et 6 : « Tremblez, et ne péchez point ; parlez en vos cœurs sur votre couche, puis taisez-vous. Offrez des sacrifices de justice, et confiez-vous à l'Éternel. » Le prédicateur lit ce passage avec la nuance de la colère (« si vous vous mettez en colère, ne péchez pas »), que l'apôtre Paul reprend en Éphésiens 4:26, là aussi dans un contexte de repentance et de changement d'attitude.

  • Ici, David n'appelle pas le jugement sur ses adversaires, comme il le fait dans d'autres psaumes. Il semble plutôt les appeler à la repentance, à revenir à Dieu.
  • « Parlez en vos cœurs » : dans la pensée hébraïque, le cœur n'est pas seulement le siège des émotions. C'est le centre de la personne entière, le lieu de la réflexion et des décisions. David dit en somme : si vous êtes en colère, si vous êtes agités, ne suivez pas votre nature charnelle ; examinez-vous, examinez votre vie, et considérez honnêtement ce que vous aimez et ce que vous poursuivez.
  • « Puis taisez-vous » ne signifie pas « encaissez », « intériorisez votre douleur » ou « ne l'exprimez pas ». Au contraire, David indique aussitôt où diriger cette énergie dans les moments de colère et d'agitation : offrir des sacrifices de justice et se confier en l'Éternel.

C'est l'exemple de David lui-même au verset 2, qui crie : « Réponds-moi, Dieu de ma justice, aie pitié de moi, écoute ma prière. » L'appel est donc de ne pas utiliser les circonstances difficiles pour aimer ce qui est vain, chercher le mensonge et laisser exploser sa colère, mais pour crier à Dieu et chercher à dépendre de lui comme jamais auparavant.

4. « Qui nous fera voir le bonheur ? »

Si l'on revient aux hommes du verset 3, leur problème fondamental ne se limite pas à un mauvais choix politique, celui d'avoir rejeté David pour Absalom, ni au fait d'être des gens matérialistes qui gagneraient à être un peu plus tournés vers les autres. Leur problème est spirituel : ils cherchent le bonheur sans Dieu.

Cela apparaît clairement dans la question du verset 7 : « Plusieurs disent : Qui nous fera voir le bonheur ? » C'est, pour Silvain Dewaele, la grande question de ce psaume.

  • En hébreu, le texte parle littéralement du bien : « Qui nous fera voir le bien ? » C'est le même mot que dans le récit de la création, quand Dieu déclare sa création bonne, avant l'arrivée du péché dans le monde.
  • Ces hommes sont donc, en réalité, à la recherche du paradis perdu, à la recherche du bonheur. Simplement, ils cherchent au mauvais endroit, en essayant de créer leur propre vérité, ce que le psaume appelle tout simplement le mensonge.
  • La réponse de David est sans équivoque : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! » La réponse, c'est la présence de Dieu. Non pas que Dieu se limite à être le moyen d'accéder au bonheur : le bonheur, c'est Dieu lui-même.

5. Le repos de celui qui se confie en Dieu seul

L'expression « faire lever la lumière de sa face » se retrouve ailleurs dans l'Ancien Testament. Elle désigne une personne qui bénéficie de la faveur de Dieu, de sa présence et de son attention bienveillante. Si Dieu fait lever sur nous la lumière de sa face, alors nous pouvons affirmer, comme David au verset 4, que l'Éternel entend quand nous crions à lui.

  • David ne dit pas : « Le bonheur viendra quand j'aurai récupéré Jérusalem » ou « quand mon problème sera résolu ». Il ne cherche pas d'abord une solution, il cherche Dieu.
  • Il ne cherche pas les dons ou les bénédictions qui peuvent venir de Dieu, mais Dieu lui-même comme bien ultime. Cela ne l'a pas empêché de demander l'aide de Dieu au verset 2 pour sa situation. Mais il ne se limite pas à demander une solution à son problème : il se sert de cette situation pour chercher Dieu avant tout.
  • Parce que David a compris que, lorsque Dieu est présent, il possède déjà tout.

Vient alors le verset qui a laissé une forte impression sur le prédicateur depuis la première fois qu'il l'a lu, le verset 8 : « Tu mets dans mon cœur plus de joie qu'ils n'en ont quand abondent leur froment et leur moût. »

  • David ne dit pas ce qu'on pourrait être encouragé à dire dans un élan de bonne volonté : « J'adopte une attitude positive », « j'essaie de voir le bon côté des choses », « j'essaie de relativiser ». Dans toutes ces expressions, c'est « je ». Dans ce verset, il n'y a pas de « je ». C'est « toi », Dieu, « tu mets dans mon cœur plus de joie ».
  • C'est Dieu qui donne la joie, Dieu qui agit, qui donne, qui transforme. Et comme le cœur désigne tout l'être intérieur (l'esprit, la volonté, les désirs, l'intelligence), Dieu renouvelle David de l'intérieur, pour un résultat bien supérieur à celui des hommes qui jouissent de tout le confort matériel.

On imagine facilement la scène. D'un côté, des hommes qui ont tout ce qu'il faut, humainement parlant : des réserves pour de longs mois, les hautes murailles de Jérusalem pour les protéger, des affaires florissantes. Des choses bonnes en elles-mêmes, mais qui, dans leur cas, sont des masques cachant ce qu'ils sont au fond : des créatures vides, malheureuses, privées du bien ultime qu'est Dieu. Et quand ils se retrouvent le soir sur leur lit, seuls avec leur conscience, il n'y a que vide, agitation et poursuite d'illusions.

De l'autre côté, David, rejeté, en fuite, réduit à dormir sous des tentes, dans l'incertitude totale sur son avenir. Mais il sait que sa vie est entre les mains de Dieu, qu'en lui il a tout ce dont il a besoin, et que Dieu l'entend quand il crie. Du point de vue du monde, lequel des deux paraît le plus heureux ? Et du point de vue de l'éternité ? « L'homme le plus heureux de ce psaume n'est pas celui que tout le monde envie, celui dont le train de vie fait la une des réseaux sociaux et d'Instagram. L'homme le plus heureux est celui qui connaît Dieu et que Dieu connaît. »

Le psaume s'achève au verset 9 : « Je me couche et je m'endors en paix, car toi seul, ô Éternel ! tu me donnes la sécurité dans ma demeure. »

  • David ne dit pas : « Je me sens un peu mieux, ça m'a fait du bien. » Le texte hébreu dit littéralement : « Dans le shalom, je me couche. » Et le shalom biblique est bien plus que l'absence de conflit : c'est la plénitude, l'harmonie, la paix profonde qui découle du fait d'être dans les mains de Dieu.
  • Humainement, David a bien des raisons d'être anxieux. Mais il connaît une réalité plus grande, qui transcende les circonstances : Dieu règne, il n'a pas perdu le contrôle, il est fidèle. C'est pour cela qu'il peut dormir.
  • « Tu me donnes la sécurité dans ma demeure » : David ne parle sans doute pas ici d'une maison. D'autres traductions suggèrent plutôt : « Tu me fais demeurer dans un état de sécurité. » On comprend l'idée.

6. Crier à Dieu face aux injustices, seul et en Église

Que conclure, sinon que, comme David, nous pouvons faire appel à Dieu quand nous affrontons des difficultés, individuellement mais aussi collectivement ? N'oublions pas que ce psaume était chanté par les Israélites en assemblée et s'appliquait aussi de manière collective. Il peut donc concerner ce que nous traversons à l'échelle de l'Église.

Le prédicateur pense à toutes les injustices terribles que l'on peut subir dans ce monde : le harcèlement à l'école ou au travail, les agressions physiques ou sexuelles, parfois même dans l'Église, les escroqueries immobilières, les personnes dépouillées d'économies durement gagnées. Plus largement, le racisme, l'Église persécutée, nos frères et sœurs emprisonnés ou tués pour leur foi.

  • Face à ce mal, qui peut empoisonner nos vies et parfois sembler nous détruire lentement, nous disposons de ressources humaines que nous pouvons et devons utiliser. Merci Seigneur pour cela : demander de l'aide aux personnes qui nous entourent, nous tourner vers les autorités, porter plainte, engager une procédure judiciaire. Ces choses sont absolument utiles et nécessaires.
  • Mais que faire quand, malgré tous ces leviers actionnés et toute l'énergie dépensée, nous restons profondément angoissés au fond de nous ? Quand ces leviers s'avèrent insuffisants pour nous donner la paix et le réconfort dont nous avons si cruellement besoin ?
  • Ce psaume nous encourage à crier à Dieu, à l'exemple de David : « Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice ! Quand je suis dans la détresse, sauve-moi ! Aie pitié de moi, écoute ma prière ! »

7. Le Dieu de notre justice comprend notre détresse

Nous pouvons crier à Dieu avec d'autant plus de confiance que le Dieu de notre justice comprend notre détresse. Il ne va pas nous répondre froidement, comme un courriel administratif distant : « Je prends note de votre détresse et vous répondrai dans les meilleurs délais. » Dieu comprend notre détresse, simplement parce qu'il l'a vécue lui-même, directement.

  • Dieu s'est fait homme en Jésus-Christ. Il est l'homme pieux par excellence dont parle le verset 4. Pourtant, malgré son innocence, il a été trahi par ses proches et cloué sur une croix.
  • Les hommes du verset 3, c'est nous : nous tous, pécheurs par nature, avec cette tendance naturelle à rejeter Dieu et à le mépriser, ou du moins à le suivre en apparence tant qu'il semble nous donner ce que nous voulons, et à le rejeter par opportunisme à la première occasion.
  • Pour nous qui étions ainsi perdus et sans espérance, Jésus-Christ est mort, portant sur lui la punition que nous méritions. Ressuscité des morts, il nous assure qu'en lui, par la foi en lui, nos péchés sont pardonnés et nous sommes réconciliés avec Dieu.

Nous pouvons alors lire en toute confiance la réponse de David qui nous fera voir le bonheur : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! » Et nous pouvons avoir l'assurance de cette grâce incroyable, obtenue par l'œuvre de Jésus-Christ à la croix, par la foi en lui.

Le message se conclut par la lecture de Romains 5:1-5 : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. »

« La foi en Christ n'est pas une simple formalité administrative qui nous permet d'être sauvés, comme si on la réduisait à un visa pour le paradis. C'est une bouée de sauvetage à laquelle nous nous accrochons chaque jour, et qui nous permet de trouver la paix et le réconfort en Dieu au milieu de toutes les épreuves que nous pouvons traverser. »

Points à retenir

  • Par nature, l'homme cherche le bonheur au mauvais endroit : dans le confort matériel et la sécurité économique, en repoussant Dieu à la périphérie de sa vie dès qu'il croit avoir tout ce qu'il lui faut.
  • À la question « Qui nous fera voir le bonheur ? », la réponse n'est pas une solution mais une présence : le bonheur, c'est Dieu lui-même.
  • La joie que Dieu met dans le cœur dépasse celle de l'abondance. C'est elle qui permet de se coucher et de dormir en paix, dans le shalom, même quand rien n'est encore résolu.
  • Dieu comprend notre détresse parce qu'il l'a vécue en Jésus-Christ, trahi et crucifié malgré son innocence. La foi en lui est une bouée à laquelle s'accrocher chaque jour.

Application personnelle

  1. Quand tu te retrouves le soir sur ton lit, seul avec ta conscience, qu'est-ce qui occupe ton cœur : la paix, ou le vide, l'agitation et la poursuite d'illusions ?
  2. Sur quoi repose concrètement ta sécurité aujourd'hui : ta situation économique, ton confort, tes réserves, ou l'action de Dieu en ta faveur ?
  3. Dans ta dernière épreuve, as-tu demandé à Dieu une solution, ou as-tu cherché Dieu lui-même ?
  4. Face à une injustice que tu subis, as-tu utilisé les leviers humains à ta disposition, et as-tu aussi crié à Dieu comme David ?
  5. Ta foi en Christ ressemble-t-elle à un visa pour le paradis, ou à une bouée à laquelle tu t'accroches chaque jour ?

Versets cités

Questions fréquentes

De quoi parle le Psaume 4 ?

Le Psaume 4 est une prière du soir de David, probablement écrite alors qu'il fuyait son fils Absalom. Il y crie à Dieu dans sa détresse, reproche aux hommes de chercher le bonheur dans la vanité et le mensonge, puis affirme que Dieu met dans son cœur plus de joie que l'abondance matérielle. Il se couche et s'endort en paix, car Dieu seul lui donne la sécurité.

Que signifie « Qui nous fera voir le bonheur ? » au verset 7 du Psaume 4 ?

En hébreu, le texte parle littéralement du bien, le même mot que dans le récit de la création. Ces hommes cherchent le paradis perdu, mais au mauvais endroit. La réponse de David est la présence de Dieu : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! » Dieu n'est pas seulement le moyen d'accéder au bonheur : le bonheur, c'est Dieu lui-même.

Comment trouver la paix quand tout s'écroule autour de soi ?

Selon Silvain Dewaele, le Psaume 4 encourage à utiliser les ressources humaines disponibles, mais surtout à crier à Dieu comme David. Dieu comprend notre détresse parce qu'il l'a vécue en Jésus-Christ, trahi et crucifié malgré son innocence. Par la foi en lui, nous avons la paix avec Dieu (Romains 5:1) et nous pouvons nous coucher et dormir en paix.

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