Introduction
« L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. » Jason Procopio, pasteur de l'Église Connexion à Paris, raconte que le Psaume 23 a été « la berceuse de son enfance » : le premier passage de la Bible qu'il a mémorisé, celui que son père répétait en boucle à ses enfants. Il a quelques idées sur la raison de cette insistance, et il y revient à la fin du message.
Le titre du message, « Je ne manquerai de rien », peut sembler décalé après une demi-finale perdue et une petite finale peu glorieuse. Il paraît surtout difficile face à la souffrance que certains, dans l'Église, traversent ou ont vue de leurs yeux cette semaine. C'est une chose d'entendre cette phrase comme une berceuse quand on est enfant. Quand on grandit, elle n'est plus si facile à croire. Et pourtant, dit le pasteur, « elle est merveilleusement vraie ».
Pour y croire vraiment, il faut accepter d'être un peu humilié par ce psaume du roi David. Car pour nous consoler, il doit d'abord attaquer notre idée d'autosuffisance, de notre propre puissance. Le message parcourt les six versets, un par un, avec cette conviction : tout ce qui était à David dans ce psaume est à nous en Jésus-Christ.
Plan du message
1. Un roi victorieux qui se décrit comme une brebis
Le Psaume 23 est l'un des psaumes les plus connus de toute la Bible. Sa consolation est indéniable, mais si nous le prenons à cœur, il remet en cause notre propre puissance. Alors que d'autres célèbrent la force du roi David, vainqueur sur les champs de bataille, David se décrit lui-même comme faible et dépendant de Dieu pour tout le réconfort dont il jouit.
- Ce psaume est extrêmement personnel : David ne dit pas « nous » ou « notre », mais « moi » et « mon ». « L'Éternel est mon berger. » Il parle de lui-même.
- Si ce psaume est si connu, c'est parce que nous voulons ce que David décrit. Nous voulons vivre la même expérience que lui, avoir ce qu'il a.
- Dans les versets 1 à 4, David compare sa relation avec Dieu à celle d'une brebis avec son berger. Il a lui-même été berger dans sa jeunesse : il connaissait les besoins des brebis et ce que le berger leur fournit.
- Maintenant, il est roi. Il est monté au sommet du pouvoir, et c'est en plus un guerrier redoutable. Et pourtant, il dit que l'Éternel est son berger, ce qui fait de lui, ce roi glorieux et victorieux, une brebis. « Ce n'est pas l'image la plus flatteuse. »
- Peu importe : le sujet du psaume n'est pas la brebis, c'est le berger.
Le pasteur cite le commentateur Derek Kidner : avec le mot « berger », David utilise la métaphore la plus complète et la plus intime des Psaumes, qui préfèrent d'ordinaire des images plus distantes comme le roi, le libérateur, le rocher ou le bouclier. Le berger, lui, vit avec son troupeau et représente tout pour lui : il est son guide, son médecin, son protecteur.
2. Verset 1 : il pourvoit, je ne manquerai de rien
« L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien » (Psaume 23:1). C'est la première vérité que nous avons du mal à croire. Même chrétiens, même avec la foi en Jésus-Christ, nous n'avons pas toujours le sentiment de ne manquer de rien.
- D'où une distinction importante : si l'Éternel est notre berger, nous ne manquerons de rien. C'est la vérité absolue de ce texte. Il nous donnera toujours tout ce dont nous avons besoin, mais pas nécessairement tout ce que nous voulons.
- Jason Procopio reprend une illustration de John Piper. Ton enfant te demande un gâteau. Tu vas le chercher parce que tu l'aimes, aucun problème. Mais le paquet est déjà ouvert et le gâteau est moisi. Tu lui dis : « Je suis désolé, je ne peux pas te donner le gâteau, il te rendrait malade. Voici une pomme. »
- Le pasteur prend l'exemple de sa propre fille : si elle demande un gâteau et reçoit une pomme, elle ne sera pas contente, elle n'aime pas les pommes. Mais quand il ne lui donne pas ce qu'elle veut, ce n'est pas parce qu'il ne l'aime pas, c'est précisément parce qu'il l'aime. C'est la chose la plus aimante qu'il puisse faire dans cette circonstance.
- John Piper le résume ainsi : Dieu nous donne toujours ce que nous demandons dans la prière, ou il nous donne quelque chose de meilleur. C'est l'un ou l'autre.
Quelle que soit notre situation, où que nous nous trouvions, nous avons l'assurance d'avoir tout ce dont nous avons besoin. Aussi difficile que ce soit à croire, c'est vrai. Charles Spurgeon disait : « La vieillesse avec toute sa faiblesse ne me fera manquer de rien, et même la mort ne me laissera pas pauvre. » J'ai toutes choses en abondance, non parce que j'ai de l'argent à la banque ou l'intelligence et le savoir-faire pour gagner mon pain, mais parce que l'Éternel est mon berger.
3. Verset 2 : il me donne la paix
D'abord Dieu pourvoit, ensuite il apporte la paix. « Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles » (Psaume 23:2). Le berger donne à ses brebis une paix absolue et parfaite.
- Tout parent connaît le suspense du coucher. « Je vois quelques bébés ici », glisse le pasteur. On fait tout pour créer autour du bébé un environnement calme, une chambre aussi paisible que possible.
- Et si le bébé s'endort avant qu'on le pose, c'est là que le stress commence. On avance comme des soldats envoyés désamorcer une bombe : aucun mouvement, aucun bruit, pour ne pas le réveiller.
- Dieu n'est pas comme cela. Il n'est pas stressé, ce n'est pas un Dieu nerveux. Mais David parle ici du même genre de paix que les parents veulent pour leurs bébés, de façon infiniment plus profonde et plus durable.
- Il nous donne sa Parole avec toutes ses promesses. Quand nous nous appuyons sur ces promesses et que nous nous rappelons tout ce que Dieu dit de lui-même, nous nous souvenons que nous n'avons aucune raison de nous inquiéter.
« Dieu n'est jamais perturbé. Dieu n'est jamais anxieux. Dieu ne panique jamais. » Ceux qui trouvent le repos en lui peuvent se reposer dans sa propre assurance. Sa Parole nous assure de notre paix, et la connaissance de sa présence nous restaure. Quand nous sommes avec lui, nous sommes en parfaite sécurité, donc nous pouvons nous reposer.
4. Verset 3 : il restaure mon âme et me conduit dans les sentiers de la justice
« Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom » (Psaume 23:3). Petite précision du pasteur : les sentiers de la justice ne sont pas les couloirs d'un tribunal. David parle de la vie d'un enfant de Dieu, des chemins où nous marchons si nous lui appartenons.
- Quand Dieu nous sauve, il ne fait pas que nous sauver. Il nous donne la force de le suivre, et il nous conduit sur ces sentiers : il nous amène à agir selon sa volonté, à faire ce qui est juste.
- Plus le berger nous conduit, plus nous lui ressemblons. Et dans le contexte du psaume, nous lui ressemblons de plus en plus dans de verts pâturages, près d'un ruisseau paisible.
- Ces sentiers de la justice ne sont pas un fardeau. La sanctification, c'est-à-dire le processus par lequel nous devenons de plus en plus semblables à Dieu, est l'un des plus beaux cadeaux du salut.
- Combien de fois regardons-nous ce que Dieu nous appelle à faire en pensant à tout ce que nous allons perdre si nous obéissons, à tout ce que cela va nous coûter ? Nous pensons rarement à tout ce que nous allons gagner. « Il n'y a pas de meilleur repos que celui d'une conscience tranquille. »
- Notre Père, notre berger, est le Père parfait, et il nous conduit à imiter son Fils. Il nous donne sa force par son Esprit pour que nous ressemblions à son Fils.
Mais ce reflet de la justice de Dieu en nous n'est pas là pour attirer l'attention sur nous, pour qu'on dise : « Regardez comme il est juste. » Il nous conduit dans les sentiers de la justice « à cause de son nom ». La justice que nous cultivons, le salut que nous mettons en œuvre « avec crainte et tremblement », comme dit Paul (Philippiens 2:12), c'est sa justice. Tout progrès que nous faisons attire nos yeux et ceux des autres vers sa justice parfaite. Ce que Dieu fait en nous, il le fait pour sa gloire. Et c'est notre joie, notre plaisir et notre paix de glorifier Dieu dans nos vies.
5. Verset 4 : il est avec moi dans la vallée de l'ombre de la mort
« Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent » (Psaume 23:4). Celui-là, reconnaît le pasteur, est peut-être un peu plus difficile. Jusqu'ici, on pourrait imaginer que le chrétien, sous la conduite de son berger, est totalement protégé de toute souffrance. C'est d'ailleurs ce que disent beaucoup de faux prédicateurs aujourd'hui : si quelqu'un a la foi en Christ, et si cette foi est assez forte, ses problèmes disparaîtront.
- Ce verset contredit directement cette idée. David ne dit pas : « Il me conduit dans les sentiers de la justice pour que je ne marche pas dans la vallée de l'ombre de la mort. » Il dit : « Quand je marche » dans cette vallée. Autrement dit, nous allons la traverser. Cette vallée nous attend.
- De quelle protection parle-t-il alors ? Clairement pas d'une protection contre la souffrance. David lui-même a beaucoup souffert dans sa vie, même quand il était obéissant, même quand il faisait ce qui est juste. Et notre propre expérience nous dit la même chose.
- Retour aux bébés : quand un bébé fait ses dents, ce n'est pas facile à regarder. On dit que la douleur qu'il ressent serait insupportable pour un adulte. Et pourtant, aucun parent au monde ne choisirait de lui épargner ce processus. Pourquoi ? Parce que nous voulons qu'il puisse manger et continuer à vivre.
- De même, l'amour de Dieu pour nous ne nous épargne pas toute souffrance ni toute douleur. Mais dans la douleur, il reste notre Père, il reste notre berger. Il nous protège toujours et malgré tout. Il est toujours avec nous, pas seulement devant nous pour nous conduire, mais à nos côtés.
- Nous n'avons pas à craindre, parce que Dieu ne permettra jamais rien qui ne soit pour notre plus grand bien et pour sa plus grande gloire.
La confiance du psalmiste tient dans une vérité simple : la vallée est sombre, elle est noire, mais l'obscurité ne fait de mal à personne. Nous pouvons être entourés de ténèbres, mais les ténèbres ne peuvent pas nous détruire. « La présence de Dieu ne nous empêche pas de traverser la vallée obscure. Elle nous libère de la peur de la vallée. Ce n'est pas la même chose. » Dans les mains du bon berger, rien de ce qui arrive ne sera un mal pour toi, mais un bien ; un bien peut-être incompréhensible tant que nous sommes sur cette terre, mais un bien.
La base de cette confiance est donnée dans la phrase qui suit : « ta houlette et ton bâton me rassurent ». La houlette est un petit bâton porté à la hanche, qui servait à se défendre contre les bêtes sauvages ; le bâton, long, servait à marcher et à guider le troupeau.
Le pasteur se souvient d'un reportage vu il y a longtemps : aux États-Unis, un couple avait perdu son fils de trois ans, renversé par une voiture. Le conducteur était un jeune homme de leur église. Leur douleur était immense, et celle du jeune conducteur, inimaginable. Ce qui l'a frappé, ce n'est pas la tragédie, mais ce que les parents ont dit. Interrogés par la chaîne locale, ils ont pu regarder la caméra et dire avec une assurance incroyable : « Notre réconfort vient de ce que nous savons que Dieu est un Dieu bon, qui a fixé le nombre de jours de la vie de notre fils. Dieu a un plan. Nous lui faisons confiance. Nous savons que nous reverrons notre fils. » Ils n'étaient pas heureux en disant cela, ils avaient les larmes aux yeux, ils étaient en deuil. Mais ces parents, et ce jeune conducteur, au milieu d'une douleur insondable, savaient de façon intime qu'ils étaient dans les mains du bon berger.
Si nous croyons ce que David dit ici, nous savons que Dieu est à nos côtés, qu'il nous défend de tout ce qui peut vraiment nous détruire et qu'il nous guide là où nous devons aller. Même la mort n'est pas à craindre pour celui qui appartient à Dieu, parce qu'il sait que même dans la mort, Dieu est avec lui. Dieu place son affection sur lui et ne l'abandonnera pas.
6. Versets 5 et 6 : la table dressée, la coupe qui déborde, la grâce qui me suit
Derek Kidner encore : c'est une chose de survivre à une menace, comme au verset 4 ; c'en est une autre de la transformer en victoire. C'est ce qui se passe au verset 5. David passe de l'image du berger et de ses brebis à celle d'un hôte qui dresse la table pour ses invités : « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d'huile ma tête, et ma coupe déborde » (Psaume 23:5).
- Cette image du festin, nous la comprenons peut-être mieux que celle du berger. Et ici, Dieu va beaucoup plus loin qu'un simple repas : il ne se contente pas de mettre de la nourriture sur la table.
- À l'époque, inviter quelqu'un à dîner était un acte extrêmement intime. Dans l'Ancien Testament, manger et boire avec quelqu'un représentait un lien entre l'invité et l'hôte, un lien de loyauté qui se concluait souvent par une alliance.
- On se souvient du dernier repas de Jésus avec ses disciples : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang » (Luc 22:20). C'est l'image que nous voyons ici. Être l'invité de la table de Dieu est un échange intime où Dieu nous sert et où nous sommes liés à lui par l'amour qu'il nous y montre.
- Il nous couvre de sa grâce et ne nous donne pas seulement ce dont nous avons besoin : il fait déborder notre coupe. « Il n'y a pas de demi-mesure avec Dieu. Ce qu'il donne, il le donne en abondance. »
- Même chose pour l'huile versée sur la tête. Ce n'est plus une pratique d'aujourd'hui (« heureusement », glisse le pasteur), mais au temps de David, elle signifiait mettre quelqu'un à part pour un honneur spécial : le couronnement d'un roi, la consécration d'un prêtre ou, comme dans les Évangiles, la préparation d'une sépulture.
- La table est dressée, l'honneur est accordé à l'invité, et Dieu donne en abondance. Il fait déborder la coupe non pour quelqu'un de très important, non pour quelqu'un qui mériterait cet honneur, mais pour ceux qu'il a choisis.
Le verset 6 résume tout ce qui précède : « Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Éternel jusqu'à la fin de mes jours » (Psaume 23:6). Notre salut est si sûr que nous n'avons pas besoin de courir après le bonheur et la grâce : ce sont eux qui nous suivent. Quoi qu'il nous arrive, même au fond de la vallée de l'ombre de la mort, chaque minute de notre vie est un moment où la bonté et la grâce de Dieu nous poursuivent, et cela continuera pour toujours.
- Nous sommes en sécurité dans la bonté de Dieu, pour toujours. Il est l'hôte généreux qui ne cesse de déverser sur nous « grâce pour grâce » (Jean 1:16).
- Nous sommes en sécurité dans sa miséricorde, sa compassion, son pardon, pour toujours. Quelle que soit la façon dont nous ne méritons pas sa grâce, quel que soit le nombre de fois où nous avons dû courir à son trône pour recevoir son pardon, nous découvrons que sa compassion nous y a précédés.
- Nous sommes en sécurité dans notre adoption par Dieu, pour toujours. Nous habiterons la maison de l'Éternel pour l'éternité, non comme des visiteurs dans un hôtel ou de simples invités à un dîner, mais comme les enfants d'un Père aimant.
7. Tout cela est à nous en Jésus-Christ, le bon berger
Et nous sommes en sécurité dans toutes ces choses grâce à la vie, la mort et la résurrection de qui ? Du bon berger (Jean 10:11), que l'assemblée venait de lire. C'est exactement ainsi qu'il faut lire ce texte. David ne savait rien de Jésus-Christ à l'époque, mais, sous l'inspiration du Saint-Esprit, il décrivait bien à l'avance l'espérance que le peuple de Dieu trouverait dans le bon berger, en Jésus-Christ.
- La provision offerte au verset 1 anéantit notre anxiété.
- La paix offerte au verset 2 détruit notre agitation.
- La force et la justice offertes au verset 3 combattent notre faiblesse et notre péché.
- Le courage offert au verset 4 bannit notre peur.
- L'abondance de sa grâce aux versets 5 et 6 met à mort notre lassitude.
« En lui, nous avons vraiment et éternellement tout ce dont nous avons besoin. »
Le pasteur revient alors à son enfance. Ce psaume est le premier passage biblique qu'il a mémorisé, et c'est celui qu'il a récemment fait mémoriser à ses propres enfants. Pourquoi ? Tout parent veut que ses enfants se sentent en sécurité, qu'ils soient heureux, qu'ils ne manquent de rien. Mais tout parent porte aussi, au fond de lui, cette inquiétude réaliste : il n'est pas capable de garantir lui-même cette sécurité. « Je ne suis pas capable d'assurer le bonheur et la sécurité parfaits de mes enfants. »
Il imagine bien que c'est pour cette raison que ses parents lui ont fait apprendre ce psaume. Car si nous appartenons à Dieu, peu importe que nous, parents, ne puissions pas garantir ces choses à nos enfants. « Je veux que mes enfants sachent que tout ce que je veux leur donner ne vient pas de moi, mais de leur Père céleste, qui est un bien meilleur père que moi. »
Mais pour y croire vraiment, quelques obstacles se dressent encore devant nous. Quand on regarde ce psaume, il peut sembler trop beau pour être vrai. [À COMPLÉTER : la transcription disponible s'arrête ici, la fin du message sur ces obstacles n'est pas retranscrite.]
Points à retenir
- Le sujet du Psaume 23 n'est pas la brebis mais le berger : David, roi et guerrier, se reconnaît faible et dépendant de Dieu pour tout son réconfort.
- « Je ne manquerai de rien » signifie que Dieu donne toujours ce dont nous avons besoin, pas nécessairement ce que nous voulons : il répond à nos prières ou donne quelque chose de meilleur.
- Les sentiers de la justice ne sont pas un fardeau : la sanctification est l'un des plus beaux cadeaux du salut, et Dieu nous y conduit pour la gloire de son nom.
- Dieu ne nous épargne pas la vallée de l'ombre de la mort, mais il la traverse avec nous : sa présence ne supprime pas la vallée, elle supprime la peur de la vallée.
- Le bonheur et la grâce nous poursuivent tous les jours de notre vie, et tout ce qui était à David est à nous en Jésus-Christ, le bon berger.
Application personnelle
- Dans quel domaine de ta vie as-tu du mal à croire aujourd'hui que tu ne manqueras de rien ? Qu'est-ce que Dieu t'a peut-être donné de meilleur à la place de ce que tu demandais ?
- Quand tu penses à ce que Dieu te demande, comptes-tu d'abord ce que l'obéissance va te coûter ou ce qu'elle va te faire gagner ?
- Traverses-tu en ce moment une vallée obscure ? Qu'est-ce qui change si tu crois que Dieu n'est pas seulement devant toi, mais à tes côtés ?
- Comment la table dressée et la coupe qui déborde changent-elles ta façon de recevoir le pardon de Dieu après une nouvelle chute ?
- Quel passage de la Bible pourrais-tu mémoriser, seul ou avec tes enfants, pour te rappeler que ta sécurité vient du Père céleste et non de toi ?
Versets cités
Questions fréquentes
Que veut dire « je ne manquerai de rien » dans le Psaume 23 ?
Pour Jason Procopio, c'est la vérité absolue de ce texte : si l'Éternel est notre berger, il nous donnera toujours tout ce dont nous avons besoin, mais pas nécessairement tout ce que nous voulons. Comme un parent qui refuse un gâteau moisi à son enfant et lui tend une pomme, Dieu donne ce que nous demandons ou quelque chose de meilleur.
Le Psaume 23 promet-il une vie sans souffrance ?
Non. David ne dit pas que le berger lui évite la vallée de l'ombre de la mort, il dit « quand je marche » dans cette vallée. La protection dont parle le verset 4 n'est pas une protection contre la douleur, c'est la présence de Dieu qui libère de la peur : la vallée est sombre, mais l'obscurité ne peut pas nous détruire.
Pourquoi lire le Psaume 23 à la lumière de Jésus-Christ ?
Parce que tout ce qui était à David dans ce psaume est à nous en Jésus-Christ, le bon berger. Sous l'inspiration du Saint-Esprit, David décrivait à l'avance l'espérance que le peuple de Dieu trouverait en lui. Nous sommes en sécurité dans sa bonté et sa grâce grâce à la vie, la mort et la résurrection du bon berger.
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