Introduction
« Je n'ai personne. » C'est la phrase que Pasteur Israël a retenue de l'histoire du paralytique de Béthesda, lors du deuxième culte du dimanche 11 octobre 2026 au Centre Évangélique Sion. Il l'annonce lui-même comme une exhortation qui doit conduire l'assemblée dans la prière.
Avant de lire, il glisse un conseil : garder une Bible en papier. Quand tu lis Jean 5 sur ton téléphone, un message peut tomber au milieu du texte et emporter toute ton attention. « Dans la Bible en papier, il n'y a rien qui va rentrer. »
Le texte est Jean 5:1-9, accompagné d'un second verset, « fondement de notre exhortation » : « Dans leur détresse, ils crièrent à l'Éternel, et il les délivra de leurs angoisses » (Psaume 107:6). Son message tient en une conviction : tu n'es pas seul, alors cesse de compter sur les hommes et compte sur l'Éternel.
Plan du message
1. « Je n'ai personne » : trente-huit ans au bord de la piscine
- À Jérusalem, près de la porte des brebis, un homme est malade depuis trente-huit ans. Jésus lui demande : « Veux-tu être guéri ? » Il répond : « Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau est agitée. »
- « On l'a plusieurs fois prêché », reconnaît le pasteur. Lui ne garde que cette réponse et la retourne vers l'assemblée : « Dis-moi, dans ta vie, est-ce que tu n'as personne ? »
- Pourquoi cet homme dit-il qu'il n'a personne ? « Parce qu'il s'appuyait sur les gens. »
- Celui qui lui pose la question, il ne le connaît pas. « Pourquoi négliges-tu la personne qui est à côté de toi ? Pourquoi négliges-tu la grâce de Dieu quand elle se présente dans ta vie ? »
2. Le piège de se confier aux hommes
- « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme » (Jérémie 17:5). « C'est ça le problème. Tu te confies à qui ? »
- D'où nos déceptions dans nos relations et dans nos familles : « Mon espoir, c'est mon oncle. Mon espoir, c'est ma copine. Mon espoir, c'est ma femme. Mon espoir, c'est mon mari. »
- Le malade est resté là trente-huit ans parce qu'il se confiait aux hommes, et les années passaient.
- Ne t'appuie pas sur ton intelligence, ni sur tes parents, ni sur ton oncle. Nous prions un Dieu jaloux : quand tu mets tout ton espoir dans une personne faillible, tu lui donnes ce qui revient à Dieu. « Dieu ne partage pas sa gloire. »
- Le prédicateur cherche aussi à décourager « l'assistanat » spirituel : vouloir que tout le monde t'assiste, et dire dès que personne ne vient « moi, on ne me calcule pas dans cette église ». « Ne compte pas sur la vie des autres. Compte sur Dieu d'abord. »
3. Il y avait quelqu'un : reconnaître les bienfaits de Dieu
- Regarde ton parcours depuis que tu es avec Dieu. Peux-tu citer trois choses où le Seigneur est passé ? Ce que tu as vécu, ce n'est pas ton intelligence, ni tes stratégies, ni ton planning de l'année. « C'est parce qu'il y a quelqu'un. »
- Ce quelqu'un, c'est le Dieu qui ne dort ni ne sommeille et qui veille sur toi (Psaume 121:4). Jésus a dit à Pierre que Satan avait demandé à le cribler comme le froment (Luc 22:31). « Combien de combats Dieu nous a épargnés pendant que nous dormons ? Ce n'est pas parce que tu as jeûné ou prié. »
- Quand l'argent rentrait, quand tu as construit, quand les affaires marchaient, Dieu était là. Maintenant que les choses stagnent, tu dis qu'il n'y a pas de Dieu. « Ça, c'est l'ingratitude. »
- Quand tu arrives au bout du tunnel et que tout est noir, rentre dans tes souvenirs : « Regarde là où Dieu t'a secouru. » Ne regarde pas seulement le mur qui te barre la route.
- La souffrance fait oublier, comme la femme de Job qui lui dit : « Maudis Dieu, et meurs ! » (Job 2:9). Mais les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire à venir (Romains 8:18). « Ce n'est que passager, ce n'est qu'une étape. »
- Même dans la vallée de l'ombre de la mort, tu ne crains aucun mal (Psaume 23:4). Il a dit : « Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point » (Hébreux 13:5).
4. Détourne ton regard des hommes
- Le problème, c'est que nous regardons le temps. On est déjà en octobre, l'année touche à sa fin, l'âge avance, les projets ne sont pas conclus, il faut subvenir aux besoins des enfants. Tu commences à perdre l'espoir « parce que ton regard est sur les hommes ».
- « Je suis venu te dire de retourner ton regard vers l'Éternel. » Le pasteur s'inclut : même les pasteurs peuvent te décevoir. Tu peux être déçu parce qu'il t'a mal parlé ou mal regardé ; lui sait que sans l'Éternel il n'est rien. « Je n'ai que Dieu. »
- « Les hommes vont t'apporter la consolation, mais la solution, c'est l'Éternel. »
- Il met en garde ceux qui perdent leur bénédiction en acceptant un compromis, une relation ou un enfant, pour obtenir des papiers. « Qu'est-ce que les papiers devant l'Éternel ? » Le Dieu qui t'a fait parcourir des milliers de kilomètres jusqu'ici sait ce qu'il fait. Si ça n'a pas marché aujourd'hui, demain ça va marcher.
- Il est le père des orphelins et le défenseur des veuves (Psaume 68:6). « Tu n'es pas seul, tu es avec Dieu. Avec Dieu, tu es la majorité. »
- Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie (Psaume 34:6). Même s'il te manque dix euros, demain tu en auras. Il manque le mariage, les enfants ? « Le Dieu de la Bible va te les donner. Il y aura toujours une porte qui va s'ouvrir. »
5. Ceux qui sont avec toi sont plus nombreux
- Quand l'armée ennemie entoure Élisée, son serviteur prend peur. Le prophète prie pour que ses yeux s'ouvrent, et le serviteur voit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu : « Ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux » (2 Rois 6:16-17).
- « C'est ça que tu ignores », parce que tes yeux physiques n'ont pas encore vu et que tes mains n'ont pas encore touché.
- Il y a des situations si compliquées que le pasteur avoue ne pas avoir la solution. « Mais il y a une seule personne qui donne la solution, il s'appelle l'Éternel. »
- Quand tu déposes tes enfants à la crèche ou à l'école, qui veille sur eux ? « Ce n'est que la grâce. » Les hommes dorment, Dieu ne dort pas.
- « Les uns s'appuient sur leurs chars, mais nous, nous invoquons le nom de l'Éternel » (Psaume 20:8). Même si tu te sens le dernier : « La vie n'est pas une course. Chacun marche à son temps. »
- « Ta saison arrive. » Tu pourras dire avec Job : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t'a vu » (Job 42:5).
6. Ta souffrance dévoile ton appartenance
- Beaucoup lâchent prise dans la difficulté. Le pasteur le comprend : nous sommes de chair, la pression est forte. Mais la souffrance révèle à qui tu appartiens.
- Quand la persécution est venue, les disciples ont été dispersés, et l'Évangile s'est répandu (Actes 8:1-4). La souffrance arrive parfois pour te montrer qui tu es réellement. « Est-ce que tu te connais ? »
- Si chaque chrétien savait qui il est, il n'appellerait pas sans cesse le pasteur pour prier à sa place. Le prédicateur raconte un cours suivi en Suisse : il a prié pour des camarades qui demandaient le baptême du Saint-Esprit ou le don de guérison. Un collègue qui doutait de lui a changé de regard en voyant Dieu agir.
- « Ton appartenance dépend de ta croyance. » Aujourd'hui on mélange : un peu la Bible, un peu la tradition, un peu la coutume. Il évoque des collègues qui croient aux étoiles ou à la lune. « Qui a créé les étoiles ? C'est Dieu. »
- « Nous appartenons à Dieu parce que nous croyons en Dieu et en son Fils Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. »
7. Reste avec l'Éternel
- Ruth dit à Naomi : « Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai » (Ruth 1:16). Elle avait compris que la personne à ses côtés n'était pas ordinaire.
- « Manque de tout, mais reste avec l'Éternel. » Même sans maison, sans papiers, même si une relation amoureuse s'arrête, même si les cours te dépassent. « Rentre dans ta chambre et dis : Seigneur, je ne comprends pas les mathématiques, Saint-Esprit, aide-moi. »
- Le pasteur conduit l'assemblée dans la prière : « Seigneur, je comptais sur mes parents, sur mon frère. Maintenant, je compte sur toi. » Le fiancé, l'étudiant, le stagiaire, le commerçant qui voyage : chacun remet sa situation à Dieu.
- Comme Moïse : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d'ici » (Exode 33:15).
- Celui qui se confie en l'Éternel est comme un arbre planté près des eaux (Jérémie 17:7-8). « Je n'ai que toi, Seigneur. Je ne suis pas seul. »
Points à retenir
- « Je n'ai personne » est souvent le cri de quelqu'un qui s'est appuyé sur les hommes et qui ne voit pas Jésus à côté de lui.
- Les hommes apportent une consolation ; la solution vient de l'Éternel, qui ne partage pas sa gloire.
- Se souvenir de ce que Dieu a déjà fait protège de l'ingratitude quand les choses stagnent.
- Ceux qui sont avec toi sont plus nombreux que ceux qui sont contre toi : avec Dieu, tu es la majorité.
- L'épreuve révèle à qui tu appartiens. Manque de tout, mais reste avec l'Éternel.
Application personnelle
- Sur qui as-tu placé ton espoir pour cette saison de ta vie : un parent, un conjoint, un ami, un employeur ?
- Peux-tu nommer aujourd'hui trois moments où Dieu t'a secouru, même quand tu ne l'as pas vu sur le moment ?
- Y a-t-il un compromis que tu es tenté d'accepter parce que tu as l'impression que Dieu tarde ?
- Dans ta difficulté actuelle, qu'est-ce que la souffrance révèle de ce que tu crois vraiment ?
- Quelle prière simple peux-tu faire cette semaine pour dire : « Seigneur, je compte sur toi » ?
Versets cités
- Jean 5:1-9
- Psaume 107:6
- Jérémie 17:5-8
- Psaume 121:4
- Luc 22:31
- Job 2:9
- Romains 8:18
- Psaume 23:4
- Hébreux 13:5
- Psaume 68:6
- Psaume 34:6
- 2 Rois 6:16-17
- Psaume 20:8
- Job 42:5
- Actes 8:1-4
- Ruth 1:16
- Exode 33:15
Questions fréquentes
Pourquoi le malade de Jean 5 dit-il « je n'ai personne » ?
Pour Pasteur Israël, cet homme est resté 38 ans au bord de la piscine parce qu'il s'appuyait sur les hommes et attendait que quelqu'un le jette dans l'eau. Pendant ce temps, celui qui lui demandait « Veux-tu être guéri ? » se tenait à côté de lui, et il ne le reconnaissait pas.
Que dit la Bible sur le fait de se confier aux hommes ?
Le prédicateur cite Jérémie 17 : « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme. » Les hommes peuvent apporter une consolation, mais la solution vient de l'Éternel. Dieu ne partage pas sa gloire, et celui qui se confie en lui est comme un arbre planté près des eaux.
Que veut dire « ta souffrance dévoile ton appartenance » ?
Selon Pasteur Israël, l'épreuve révèle à qui tu appartiens et ce que tu crois vraiment. Beaucoup lâchent prise dans la difficulté. Celui qui croit en Dieu et en Jésus-Christ choisit de rester avec l'Éternel, comme Ruth a choisi de rester avec Naomi.