Marc 5 : avec Jésus, il n'est jamais trop tard

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Introduction

« Parfois le temps passe très vite, trop vite. Et parfois il passe beaucoup trop lentement. » Au culte du soir du CF-Bern, Matthias Kipfer prêche sur Marc 5 et sur ce qu'il appelle « le problème du temps ». Parfois tu dois attendre, attendre encore, et tu te demandes pourquoi rien n'avance. Parfois tout va trop vite.

Dans le texte, deux personnes rencontrent Jésus. Pour l'une, le temps a été très long : douze ans avant que Jésus fasse un miracle dans sa vie. Pour l'autre, le temps est passé trop vite : Jaïrus supplie Jésus de se dépêcher, et sa fille meurt avant son arrivée.

Le pasteur annonce sa conviction dès le départ : « Jésus est au-dessus du temps, et il n'est jamais trop tard. Ce que nous devons apprendre, c'est à lui faire confiance dans chaque situation. »

Plan du message

1. Deux personnes face au temps

  • Le texte lu est Marc 5:21-36. Jésus revient en barque sur l'autre rive, une grande foule s'assemble, et Jaïrus, un chef de la synagogue, tombe à ses pieds : sa petite fille est à l'extrémité.
  • En chemin, une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans touche le vêtement de Jésus et elle est guérie. Pendant que Jésus lui parle, on vient annoncer à Jaïrus que sa fille est morte.
  • Avant de prêcher, Matthias Kipfer prie : « Fortifie notre foi, pour que nous apprenions à regarder vers toi, peu importe comment le temps passe, peu importe où nous en sommes. Tu es au-dessus de tout cela, et nous pouvons te faire confiance. »

2. Jaïrus, un homme important à genoux

  • Jaïrus est un père désespéré. Le pasteur le dit simplement : voir son enfant malade, mourant, sans rien pouvoir faire, c'est l'une des pires choses que l'on puisse vivre. Tu es bloqué, tu es à bout.
  • C'était un homme important, un chef de la synagogue. Toute son influence ne lui a servi à rien. Mais il est venu à Jésus, il s'est jeté à ses pieds, il s'est humilié : « Aide-moi, Jésus, aide-moi. »
  • Jésus a vu son cœur et sa confiance, et il a répondu : je viens avec toi.
  • C'est une prière que nous faisons souvent : « Jésus, aide-moi. » Et parfois, dans l'instant qui suit, nous ne voyons pas la réponse.
  • La foule est immense, Jésus avance lentement. Le prédicateur imagine Jaïrus pressé : « Allons-y, courons, faisons vite ! »

3. La femme malade : une foi qui dit « je serai guérie »

  • Douze ans de maladie. Elle a tout essayé, elle a investi tout son argent et tout son temps, et son état ne s'est pas amélioré. Elle était malade et impure.
  • Pourtant le texte ne montre pas une femme sans espoir, mais une femme qui a la foi. On ne sait pas où elle a entendu parler de Jésus ni ce qui s'est passé dans son cœur, mais le verset 28 le montre : « Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. »
  • Elle ne dit pas « peut-être » ni « j'espère ». Elle dit : je serai guérie. « Ce n'était pas seulement de l'espoir, c'était de la foi. »
  • Le pasteur cite Hébreux 11:1 : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. »

4. Les cachettes qui empêchent de venir à Jésus

  • Il y a parfois des obstacles. Selon la loi, une femme atteinte d'une perte de sang était impure : elle ne pouvait pas aller au culte et elle était sans doute souvent mise à l'écart.
  • Elle aurait pu dire : « Je ne veux pas déranger Jésus, il a d'autres problèmes. Qui suis-je pour faire un pas de foi ? » Elle aurait pu se cacher derrière l'apitoiement sur elle-même, derrière son passé, derrière la manière dont les gens l'avaient traitée.
  • « La question n'est pas de savoir si Dieu veut guérir. La question est de savoir si nous lui faisons confiance, si nous venons à lui. »
  • Elle aurait aussi pu se cacher derrière le temps : « Pendant douze ans rien ne s'est passé, pourquoi maintenant ? » Elle avait tout fait avec ses propres forces. Si elle avait pensé ainsi, elle n'aurait rien vécu.
  • Jaïrus, lui, est sous la pression du temps. Il n'a pas douze ans devant lui, sa fille peut mourir à tout moment, et Jésus s'arrête encore. Combien de fois nous prions sans rien voir venir, alors que les miracles semblent arriver à droite et à gauche, mais pas chez nous ?
  • Puis viennent les amis et les collègues : « C'est trop tard, laisse Jésus tranquille. » Des conseils souvent bien intentionnés, mais des conseils de doute, donnés par des gens qui ne regardent que les circonstances, leur raison et leur expérience.

5. Le doute ou la foi : une décision

  • « Il y a mille raisons de douter » dans nos situations, là où nous prions et espérons. « Le problème, c'est que si nous donnons de la place au doute, nous avons perdu. »
  • Le pasteur lit Jacques 1:6-8 : « Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. »
  • Les raisons de douter ne manquent pas : les vagues sont trop hautes, trop de temps a passé, tout va trop vite, l'ennemi est trop fort, la somme est trop grande, les gens sont trop peu nombreux ou trop peu disposés.
  • « C'est ta décision et la mienne : choisir le doute ou choisir la foi. » Nous croyons souvent que la foi est un sentiment, mais la foi est une décision : la décision de savoir où tu regardes, comme Pierre sur l'eau, vers les vagues ou vers Jésus.

6. Jésus ne veut pas seulement te guérir, il veut te rencontrer

  • La femme voulait rester anonyme. « Mais auprès de Jésus, tu ne peux pas rester anonyme. » Il ne s'intéresse pas seulement à faire un miracle, il veut une relation avec toi. Il ne cherche pas à t'exposer : il le fait parce que tu comptes pour lui.
  • Quand elle avoue enfin, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal » (Marc 5:34). Pas ta prière, pas ton offrande : ta foi, ta confiance. Elle n'a rien apporté, elle est venue avec sa foi.
  • Peu importe d'où tu viens et quel est ton passé, que ton problème ait une heure ou douze ans. Le pasteur rappelle Jacques 4:8 : « Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. »
  • Il évoque le fils prodigue (Luc 15:20) : « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. » Peu importe la distance : « Tu fais un pas vers lui, il en fait trois vers toi. »
  • Pour Matthias Kipfer, le plus grand miracle n'est peut-être pas la guérison, mais que cette femme entende : « Ma fille, mon enfant, je t'aime, je suis là pour toi. »

7. « Ne crains pas, crois seulement »

  • Voici Jaïrus découragé et stressé. Devant lui se tient Jésus, le Fils de Dieu, celui qui dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie » (Jean 14:6), celui qui peut ressusciter les morts et à qui tout pouvoir a été donné dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28:18).
  • Et les gens de sa maison arrivent : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? » (Marc 5:35). Autrement dit : laisse Jésus, rentre, abandonne.
  • Combien de fois nous parlons ainsi à nous-mêmes ? La voix la plus forte est souvent celle de notre raison : « À quoi bon essayer encore, espérer encore, prier encore ? »
  • Dans la traduction lue par le pasteur, le verset 36 dit que Jésus avait entendu. Jésus entend tes doutes et tes peurs, ce que disent les gens et ce que tu te dis à toi-même. Il ne vient pas pour reprocher, il vient pour encourager.
  • À la femme, il a dit : « Ta foi t'a sauvée. » À Jaïrus, il dit : « Ne crains pas, crois seulement. » C'est ce que Jésus veut te dire là où tu pries : n'aie pas peur, fais-moi confiance.
  • Le prédicateur souligne la suite du récit : jusque-là, Jésus était entouré d'une grande foule ; désormais, il ne prend avec lui que Jaïrus et « deux ou trois » de ses disciples (Marc 5:37).
  • En fin de message, il invite chacun à venir à Jésus : « Viens à lui, touche-le, fais-lui confiance. Il est un Dieu de miracles. » Il appelle aussi ceux qui se sont éloignés de Dieu à revenir et à se mettre à genoux comme Jaïrus et comme la femme : « En Dieu, rien n'est impossible. Aucun mur n'est trop grand, aucune fosse n'est trop profonde. »

Points à retenir

  • Jésus est au-dessus du temps : qu'on attende depuis douze ans ou que tout aille trop vite, il n'est jamais trop tard.
  • La foi ne dit pas « peut-être », elle dit « je serai guérie ». Elle compte sur l'accomplissement de ce qu'elle espère.
  • La question n'est pas de savoir si Dieu veut agir, mais si nous venons à lui et si nous lui faisons confiance.
  • Douter ou croire est une décision : celle de regarder vers les vagues ou vers Jésus.
  • Jésus ne cherche pas seulement à faire un miracle : il veut te rencontrer et te dire « mon enfant ».

Application personnelle

  1. Dans quelle situation le temps te semble-t-il trop long, ou au contraire trop court ?
  2. Derrière quoi te caches-tu pour ne pas venir à Jésus : ton passé, la façon dont on t'a traité, le sentiment de déranger, le temps déjà passé ?
  3. Quelles voix te disent en ce moment « c'est trop tard, laisse tomber » ? Viennent-elles des autres ou de ta propre raison ?
  4. Où regardes-tu aujourd'hui : vers les vagues ou vers Jésus ? Quelle décision de foi peux-tu prendre cette semaine ?
  5. Cherches-tu seulement une réponse de Dieu, ou acceptes-tu qu'il te rencontre personnellement ?

Versets cités

Questions fréquentes

Quel est « le problème du temps » dans Marc 5 ?

Matthias Kipfer voit dans Marc 5 deux personnes face au temps. Pour la femme malade, le temps a été trop long : douze ans de souffrance avant le miracle. Pour Jaïrus, le temps est allé trop vite : sa fille meurt pendant que Jésus s'arrête en chemin. Sa conclusion : Jésus est au-dessus du temps et il n'est jamais trop tard.

Pourquoi Jésus a-t-il voulu savoir qui l'avait touché ?

La femme voulait rester anonyme. Pour le prédicateur, on ne peut pas rester anonyme auprès de Jésus : il ne veut pas seulement faire un miracle, il veut rencontrer la personne et avoir une relation avec elle. Il ne cherche pas à l'exposer, il l'appelle « ma fille » parce qu'elle compte pour lui.

Que veut dire « Ne crains pas, crois seulement » pour aujourd'hui ?

Quand on annonce à Jaïrus que sa fille est morte, Jésus entend ces paroles et lui dit de ne pas craindre et de croire seulement (Marc 5:36). Matthias Kipfer y voit la parole de Jésus pour chaque situation où l'on prie sans voir de réponse : Jésus entend nos doutes et nos peurs, et il nous appelle à lui faire confiance.

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