Psaume 12 : une prière au milieu des mensonges

16 min de lecture

Introduction

« Je vous invite à garder le psaume ouvert devant vous. C'est un psaume court. » Eduardo Peres ouvre ainsi ce message de l'Église Connexion (Paris Centre) sur le Psaume 12. Il le reconnaît d'emblée : le psaume de ce dimanche, celui de la semaine précédente et, petit spoiler, celui de la semaine suivante parlent tous de situations plutôt tristes, voire déprimantes. Il s'autorise donc, lui aussi, un sujet triste.

Ce sujet, c'est le mensonge. Nous allons bientôt entrer, et en vérité nous y sommes déjà, dans une période d'élections. En France, on prépare 2027. Aux États-Unis, il y aura des élections législatives, et une élection américaine a un impact dans le monde entier, y compris ici. Il y aura aussi des élections au Brésil dans quelques mois, moins importantes, moins impactantes, mais le prédicateur est brésilien et il les mentionne. C'est la période typique où l'on se retrouve « au milieu d'un tsunami de mensonges des deux côtés » : des vérités tordues, des discours remplis de mauvaise foi, des choses vraies formulées pour faire comprendre autre chose.

Le Psaume 12 est une lamentation collective sur l'absence de gens fidèles et vrais. Mais il contient aussi la réponse de Dieu : il se lève pour mettre en sûreté ceux qui l'appellent. Eduardo Peres montre ensuite trois manières dont Dieu tient cette promesse, hier comme aujourd'hui.

Plan du message

1. Une lamentation collective : les gens fidèles manquent

Le prédicateur nuance aussitôt son tableau : il est bon que nous vivions dans un lieu où la population est consultée, c'est important. Mais la période électorale est une occasion parmi beaucoup d'autres de voir à quel point l'attachement à la vérité est une vertu qui nous manque. « Nous serions tellement mieux s'il y avait plus de gens attachés à la vérité parmi nous. »

C'est exactement le constat du psalmiste. Le Psaume 12 commence par un cri : « Sauve, Éternel ! car les hommes pieux s'en vont, les fidèles disparaissent parmi les fils de l'homme » (Psaume 12:2). Augustin, en commentant ce psaume, remarque que nous pensons souvent à demander à Dieu du pain, du beau temps, les ressources dont nous avons besoin pour vivre. Ici, le psaume demande une ressource qui fait défaut : des gens loyaux, des gens vrais.

Au lieu de cela, « on se dit des faussetés les uns aux autres, on a sur les lèvres des choses flatteuses, on parle avec un cœur double » (Psaume 12:3). Même quand les gens se font des compliments, ce sont des paroles flatteuses avec un motif caché, un cœur double.

  • Le mensonge, en période électorale ou dans bien d'autres circonstances, cause des dégâts.
  • L'absence de gens attachés à la vérité, les paroles fausses, les manipulateurs sans scrupules et les péchés qui prennent l'apparence de la justice font souffrir toute la société.
  • C'est la raison de cette lamentation, et c'est une lamentation collective : tout un peuple la chante.

2. Notre époque se reconnaît dans ce psaume

Peut-on reconnaître notre époque dans ces versets ? Eduardo Peres précise qu'il ne critique pas notre temps en disant « c'était mieux avant, aujourd'hui les gens sont faux ». Non : cela existe depuis que le péché existe dans le monde. Depuis ce moment-là, le mensonge est partout. Ce qu'il veut dire, c'est que la lamentation du Psaume 12 est toujours actuelle. Les gens loyaux et vrais nous manquent, nous ressentons ce manque et nous en voyons les dégâts.

  • Les puissants mentent au peuple sur leurs intentions, et se mentent entre eux quand ils parlent de leurs alliances.
  • Il n'est pas rare que l'on mente dans sa déclaration d'impôts ou aux autorités.
  • Des entreprises sont prises en flagrant délit de mensonge sur le rôle qu'elles ont joué dans l'empoisonnement des sols et de l'eau.
  • Dans les relations, le mensonge fait des ravages, et des applications sont lancées pour que l'on puisse avoir des rencontres adultères en secret, plus commodément.
  • Nous nous racontons des mensonges mêlés de bribes de vérité. Les réseaux sociaux montrent des vies qui ne sont pas réelles, montées, façonnées, retouchées pour produire une impression fausse.

Le prédicateur ne dit pas que les réseaux sociaux sont mauvais en eux-mêmes. Il dit que, dans ce psaume comme dans bien d'autres passages de la Bible, un mensonge n'est pas seulement une information factuellement fausse : c'est aussi une information vraie donnée avec une mauvaise intention, l'intention de nuire ou de produire une idée fausse dans notre esprit. Si l'on inclut cela dans la définition du mensonge, il faut bien reconnaître que nous vivons dans un monde saturé de mensonges.

3. Le mensonge, catalyseur du péché

Tu pourrais te dire que ce n'est qu'un péché parmi tous ceux que nous voyons. Pour Eduardo Peres, le mensonge n'est pas seulement un péché : c'est le catalyseur du péché, quelque chose qui rend les processus du péché plus puissants et plus rapides.

  • Le premier péché de l'homme a été provoqué, tenté, par le mensonge du serpent (Genèse 3:1-5).
  • Dans les premiers chapitres de la Genèse, le premier meurtre de la Bible commence par un mensonge (Genèse 4:8-9).
  • Hors de la Bible, dans notre histoire, les pires génocides, les pires abus, les pires tyrans ont été rendus possibles par la puissance de la parole humaine : mensonges, manipulations, menaces.
  • Aujourd'hui encore, combien d'atrocités sont restées dans le silence simplement parce que quelqu'un a dit : « Qu'est-ce que tu vas faire ? Si tu dis quelque chose, ce sera ma parole contre la tienne et personne ne te croira. »

Dieu a créé le monde par sa parole. Il nous a créés à son image, avec une parole qui a du pouvoir. Et voilà comment l'homme a décidé d'utiliser ce pouvoir.

Le prédicateur invite chacun à regarder sa propre histoire. Combien de fois avons-nous été profondément blessés par un mensonge dirigé contre nous, par une loyauté brisée ? Nous avons compris qu'on nous avait dit des choses qui, finalement, n'étaient pas vraies. Ou nous avons eu en face de nous quelqu'un qui a utilisé la vérité comme une arme, pour nous démolir.

Et il faut aussi reconnaître que nous faisons partie du problème : combien de fois avons-nous utilisé notre parole non pour bénir, mais pour blesser, manipuler, mentir ? En grandissant, nous réalisons que nous avons dans notre langue « un pistolet chargé ». Il est toujours prêt à servir, et nous pouvons facilement faire du mal, un mal intense, si nous l'utilisons. Quel poids de savoir que cette arme est toujours là, que nous ne pouvons pas nous en débarrasser, et que nous ne devons pas nous en servir. Surtout dans une dispute, dans un moment d'impatience, contre quelqu'un qui devrait être l'objet de notre amour : un ami, un conjoint, un frère, un collègue.

Avec ce poids, nous regardons autour de nous et nous voyons les puissants. Nous voyons que ceux qui ont le moins de scrupules à utiliser ces armes que sont les mots sont parfois ceux qui grimpent les échelons du pouvoir. Et nous pouvons nous demander si ce n'est pas, en fin de compte, comme cela que le monde fonctionne. Le verset 5 rapporte leur discours : « Nous sommes puissants par notre langue, nous avons nos lèvres avec nous ; qui serait notre maître ? » Le prédicateur l'admet : c'est une description déprimante. « Mais honnêtement, est-ce faux ? »

4. La réponse de Dieu : « Maintenant, je me lève »

C'est la raison de cette prière collective : « Sauve, Seigneur, coupe court à ces paroles mensongères. » Au verset 4, « Que l'Éternel extermine toutes les lèvres flatteuses, la langue qui discourt avec arrogance », le texte original dit que le Seigneur coupe, qu'il coupe court à ces lèvres flatteuses, à ces langues qui mentent avec arrogance.

La réponse de Dieu arrive au verset 6 : « Parce que les malheureux sont opprimés et que les pauvres gémissent, maintenant, dit l'Éternel, je me lève, j'apporte le salut à ceux contre qui l'on souffle. » Dieu intervient non seulement parce que la vérité est bafouée, mais parce que des gens sont opprimés par le mensonge. Dieu se soucie de la vérité, oui. Mais toute la Bible montre qu'il a un souci particulier pour ceux qui sont opprimés et qui n'ont aucun secours.

« J'apporte le salut », dans le texte original, peut se dire : il place dans son salut ceux qui le cherchent. Et c'est là qu'il faut être attentif. Même si nous crions à Dieu de mettre fin à ceux qui répandent le mensonge, ce n'est pas exactement ce qu'il va faire en premier. Il dit qu'il se lève, qu'il intervient, qu'il agit pour placer dans son lieu sûr, dans son salut, celui qui le lui demande. Cela peut sembler un détail, mais la suite du psaume confirme cette lecture : dans un premier temps, Dieu n'arrête pas complètement les mensonges, mais il protège du mensonge ceux qui l'invoquent.

  • La lamentation va jusqu'au verset 5.
  • Dieu répond au verset 6.
  • Le peuple répond à la proclamation de Dieu avec assurance au verset 8 : « Toi, Éternel ! tu les garderas, tu les préserveras de cette race à jamais. » Autrement dit : tu préserveras ceux qui t'invoquent de ces gens qui utilisent le mensonge. La Bible du Semeur et la Septante, l'ancienne traduction grecque, lisent : « Toi, Seigneur, tu nous gardes et tu nous protégeras toujours contre ces individus. »
  • Les derniers versets montrent que le psalmiste sait que la situation du monde ne change pas tout de suite : « Les méchants se promènent de toutes parts, quand la bassesse règne parmi les fils de l'homme » (Psaume 12:9).

La situation désolante persiste. C'est celle que le psalmiste voit autour de lui au début du psaume, celle que le peuple retrouve dans son quotidien quand il finit de chanter, et celle que nous voyons autour de nous aujourd'hui. Le verset 8 dit que Dieu nous gardera, le verset 9 que les méchants rôdent partout. Cela peut sembler contradictoire, mais la Nouvelle Français courant articule cette opposition avec un « même si » : toi, Seigneur, tu garderas les opprimés, tu nous préserveras toujours de ces gens mauvais, même si les méchants rôdent tout autour, même si la corruption se répand dans toute l'humanité.

5. Des paroles pures, comme un argent sept fois épuré

La certitude du psalmiste se trouve au verset 7 : « Les paroles de l'Éternel sont des paroles pures, un argent éprouvé sur terre au creuset, et sept fois épuré. » Cette métaphore métallurgique présente les paroles du Seigneur comme quelque chose sans impureté, sans mélange de mensonge.

  • Dieu n'utilise pas sa parole pour tromper. Il ne parle pas avec un cœur double, avec une double intention. Il n'a aucune intention cachée qui contredirait la parole qu'il nous adresse.
  • Sa parole est vraie, pure, et puissante : il ne lui manque pas le pouvoir de l'accomplir.
  • Nous, il nous arrive de dire quelque chose sans intention de mentir, « je ferai cela pour toi », puis de manquer du pouvoir de le réaliser. Ce n'est pas le cas de Dieu. Quand il dit quelque chose, quand il promet quelque chose dans sa parole, il a le pouvoir de l'accomplir.

Une question légitime se pose alors : de quelle manière Dieu tient-il sa promesse de protéger du mensonge ceux qui l'invoquent ? Nous regardons autour de nous, nous ouvrons les journaux, et nous voyons qu'il y a toujours des victimes du mensonge, des gens manipulés, des gens condamnés injustement. De quelle manière Dieu tient-il sa promesse ? Le prédicateur relève dans la Bible au moins trois manières.

6. Première manière : Dieu préserve la vérité malgré le mensonge

Dans sa grâce, Dieu ne permet pas que la vérité disparaisse complètement. « La lèvre véridique est affermie pour toujours, mais la langue fausse ne subsiste qu'un instant » (Proverbes 12:19). C'est aussi un proverbe populaire : les mensonges ont les jambes courtes, ils ne vont jamais bien loin. Pourtant, nous le savons, les mensonges durent toujours plus longtemps qu'ils ne le devraient. Dieu donne aux mensonges une date d'expiration toujours plus longue qu'ils ne le méritent, mais la vérité demeure. Dieu, dans sa puissance, fait en sorte que la vérité subsiste même face à l'opposition.

  • Pense à la vérité de l'Évangile, si souvent persécutée, si souvent pervertie. Si souvent on a essayé de l'enterrer ou de la modifier, et pourtant elle n'a jamais disparu. Elle est toujours là, et beaucoup de ses opposants et de ses alternatives ne sont plus là.
  • Pense à cette vérité que Dieu a mise dans la conscience de l'homme et dans l'Écriture : tous les hommes ont été créés égaux, il n'y a pas de races inférieures ni de types d'humains impurs parmi nous. Cette vérité a si souvent été remise en question, pervertie, obscurcie, et pourtant, malgré l'opposition qui existe encore, elle est toujours là. Dieu ne permet pas qu'elle soit totalement oubliée ou effacée.
  • Pense à la vérité du mariage, parfois présenté aujourd'hui comme une institution dépassée, oppressive, qu'il faudrait réformer, remodeler ou même abolir. Malgré l'opposition, la vérité selon laquelle le mariage existe pour le bonheur de l'homme, dans un engagement de pleine fidélité entre un homme et une femme, demeure et sera gardée par Dieu. Elle durera plus longtemps que l'opposition d'hier et celle d'aujourd'hui.

7. Deuxième et troisième manières : Jésus, l'Esprit de vérité, et un monde sans mensonge

Dieu nous sauve en Jésus et nous donne l'Esprit de vérité. Le psaume dit : je mettrai en sûreté ceux qui soupirent après lui. Les commentateurs anciens ont identifié cette sûreté à Jésus. Dieu place, il cache en Jésus ceux qui cherchent un abri. Jésus a pris sur lui nos péchés, y compris nos mensonges. Il a souffert dans sa chair les fausses accusations de ceux qui l'ont mis à mort, son procès, ce qu'on a dit de lui. Il connaît donc très bien ce monde que nous voyons aujourd'hui, ce monde accablant décrit dans le Psaume 12, ce manque de vérité.

Et au milieu même de son accusation, Jésus dit à Pilate qu'il est venu pour rendre témoignage à la vérité (Jean 18:37). Pilate, qui est un peu la réponse non seulement de son époque mais de toutes les époques, la réponse cynique, lui répond : « Qu'est-ce que la vérité ? » (Jean 18:38). Jésus a donc été condamné et mis à mort dans un rapport de force où la parole trompeuse des puissants semblait l'emporter. Pourtant, tout cela s'est fait pour que les paroles vraies de Dieu, par ses prophètes, s'accomplissent, et pour que, ressuscité le troisième jour, il fasse entrer dans son salut tous ceux qui, par sa grâce, l'invoquent.

Il nous sauve et il nous donne son Esprit de vérité. Jean décrit le Saint-Esprit comme l'Esprit de vérité, qui nous convainc de péché, qui nous convainc de fausseté et qui nous équipe pour nous dire la vérité les uns aux autres. Paul l'écrit dans Éphésiens 4, à partir du verset 22 : il s'agit de se dépouiller « du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres » (Éphésiens 4:22-25).

Ainsi, par son Saint-Esprit, Dieu coupe court à nos langues menteuses, à nos désirs trompeurs, et il renouvelle notre intelligence. Quand le psalmiste demande à Dieu de couper court aux langues et aux lèvres menteuses, il faut aussi savoir que, quand Dieu convertit quelqu'un, il coupe court à ses lèvres menteuses. Nous n'avons donc pas vraiment le droit d'adopter une posture défaitiste face au mensonge, ni face aux mensonges qui nous entourent, ni face à ceux qui persistent dans nos paroles et nos pensées.

  • Quand nous demandons à Dieu de nous protéger du mensonge, ne soyons pas insensibles à l'Esprit de vérité qui nous convainc de péché. C'est pour cela que, dans le temps de confession du culte, nous demandons chaque fois à Dieu de nous pardonner les péchés que nous commettons aussi par nos paroles.
  • Si tu vois aujourd'hui que, dans un contexte précis, tu as tordu des vérités pour manipuler ou pour blesser, que tu as utilisé tes lèvres et la force de ton argumentation pour rabaisser quelqu'un, écoute la parole de Dieu qui juge tout discours arrogant et trompeur. Demande pardon avec une vraie repentance, en écoutant l'Esprit de Dieu plutôt que les discours intérieurs que nous produisons pour nous justifier.
  • Si tu te reconnais aujourd'hui comme quelqu'un à qui l'on a menti, quelqu'un qui a été écrasé par des paroles, ce psaume est ta prière. Dieu ne dit pas nécessairement que les mensonges vont s'arrêter maintenant, mais il te dit que si tu l'invoques, il se lève pour te placer en lieu sûr. Il prend soin dès aujourd'hui du cri de celui qui est opprimé par le mensonge.

Le prédicateur conclut avec la troisième manière dont Dieu accomplit ses promesses : ce que nous voyons à la fin de l'Écriture. Au retour de Jésus, dans la nouvelle création, il n'y aura pas de mensonge. En Apocalypse 22, les hommes vils sont dehors : « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! » (Apocalypse 22:15). « Quiconque aime et pratique le mensonge » n'est pas simplement le dernier élément d'une liste. C'est ce qui résume toutes les catégories précédentes. Aimer le mensonge, le préférer à la vérité, le mettre en pratique : voilà le résumé de tout ce qui n'a pas sa place dans le monde à venir, de ce qui peut avoir une place aujourd'hui mais n'en aura aucune dans le monde qui vient.

C'est une espérance pour nous, une promesse à garder en tête, surtout quand nous sommes exaspérés par le monde dans lequel nous vivons. C'est aussi une exhortation à vivre déjà dans la pratique de la vérité, parce que c'est elle qui durera. C'est pour cela même que Dieu nous équipe. C'est ce qui aura sa place pour toute l'éternité.

Eduardo Peres termine par une prière : que Dieu imprime ces paroles dans nos cœurs pour que nous puissions l'invoquer au milieu des mensonges qui nous accablent, hors de nous et en nous ; qu'il protège, encourage et fortifie ceux qui traversent une souffrance liée à la manipulation, au mensonge ou à de fausses accusations ; et qu'il nous rende sensibles à son Esprit, qui nous convainc de péché et nous équipe pour nous dire la vérité les uns aux autres, avec un cœur droit.

Points à retenir

  • Le Psaume 12 est une lamentation collective sur une ressource qui manque : des gens loyaux et vrais. Ce cri est toujours actuel.
  • Un mensonge n'est pas seulement une information fausse : c'est aussi une vérité dite avec l'intention de nuire. Le mensonge est le catalyseur du péché.
  • Dieu se lève parce que les malheureux sont opprimés. Il ne fait pas d'abord cesser les menteurs : il place en lieu sûr ceux qui l'invoquent, « même si » les méchants rôdent encore.
  • Les paroles de Dieu sont pures, sans cœur double, et il a le pouvoir d'accomplir ce qu'il promet.
  • Dieu tient sa promesse de trois manières : il préserve la vérité, il nous sauve en Jésus et nous donne l'Esprit de vérité, et il prépare un monde où le mensonge n'aura plus aucune place.

Application personnelle

  1. Dans quelle situation récente as-tu été blessé par un mensonge ou par une vérité utilisée comme une arme ? As-tu confié ce cri à Dieu, comme le fait le Psaume 12 ?
  2. Ta langue est « un pistolet chargé » : dans quelle relation (conjoint, ami, frère, collègue) es-tu tenté de t'en servir dans un moment d'impatience ?
  3. Y a-t-il une vérité que tu as tordue, ou un argument que tu as utilisé pour rabaisser quelqu'un, dont tu dois demander pardon avec une vraie repentance ?
  4. Quand tu demandes à Dieu de te protéger du mensonge, es-tu aussi prêt à écouter l'Esprit de vérité quand il te convainc de péché ?
  5. Comment peux-tu, cette semaine, vivre déjà dans la pratique de la vérité, celle qui aura sa place dans le monde à venir ?

Versets cités

Questions fréquentes

De quoi parle le Psaume 12 ?

Le Psaume 12 est une lamentation collective : les hommes fidèles et vrais manquent, on se dit des faussetés les uns aux autres, on parle avec un cœur double. Eduardo Peres y lit un cri toujours actuel, auquel Dieu répond au verset 6 : parce que les malheureux sont opprimés, il se lève et apporte le salut à ceux qui le cherchent.

Comment Dieu protège-t-il du mensonge ceux qui l'appellent ?

Le prédicateur relève trois manières dans la Bible : Dieu préserve la vérité malgré le mensonge, qui ne dure qu'un instant (Proverbes 12:19) ; il nous sauve en Jésus et nous donne l'Esprit de vérité qui coupe court à nos lèvres menteuses ; et dans la nouvelle création, à la venue de Jésus, il n'y aura plus de mensonge (Apocalypse 22:15).

Pourquoi le mensonge est-il appelé un catalyseur du péché ?

Pour Eduardo Peres, le mensonge n'est pas seulement un péché parmi d'autres : il rend les processus du péché plus rapides et plus puissants. Le premier péché de l'homme a été provoqué par le mensonge du serpent, le premier meurtre de la Bible commence par un mensonge, et les pires tyrannies de l'histoire ont été rendues possibles par la puissance de la parole humaine.

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