Témoignage de Faustine : cartésienne hostile devenue croyante

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Introduction

Il y a des témoignages qui rappellent que Dieu prend son temps, mais qu'il n'abandonne personne en chemin. Celui de Faustine, 21 ans, en fait partie. Née dans une famille athée, baptisée bébé sans que cela laisse de trace, elle raconte comment une jeune femme cartésienne, plutôt hostile aux croyants, a fini par demander elle-même le baptême à l'église.

Elle ne raconte pas une méthode ni une recette spirituelle. Elle décrit un chemin lent, avec des doutes, des reculs, une histoire amoureuse compliquée et une famille qui l'a soutenue. Si toi aussi tu es partagé entre l'envie de rencontrer Dieu et la peur de ce que ça changerait dans ta vie, ce témoignage peut t'encourager à ne pas éteindre la petite graine qu'il a peut-être déjà plantée.

Plan de l'article

1. Une jeune femme cartésienne et hostile à la foi

2. Une relation qui la casse et la rend dépendante du regard des autres

3. Estéban, le premier culte et deux ans de doutes

4. Le matin de novembre où son cœur a changé

5. La paix, le pardon et la décision du baptême

1. Une jeune femme cartésienne et hostile à la foi

Faustine se présente simplement : 21 ans, une enfance heureuse, deux grandes sœurs, des parents aimants. Elle est née dans une famille athée. Elle a été baptisée bébé, mais c'est « à peu près le seul lien » qu'elle avait avec la religion. Autrement dit, pas grand-chose.

Pour être honnête, elle était même « plutôt hostile » sur le sujet. Les croyants l'énervaient. Elle trouvait absurde de croire en Dieu de nos jours. Très cartésienne, elle avait besoin de logique : la foi ne lui semblait pas rationnellement envisageable.

À cela s'ajoutait une vie déjà comblée. Elle n'a jamais manqué de rien, ni d'amour ni de repères. Alors ajouter Dieu à sa vie n'aurait, selon elle, aucune plus-value, si ce n'est le contraire. Rien ne la poussait à chercher plus loin.

2. Une relation qui la casse et la rend dépendante du regard des autres

Au lycée, les problèmes commencent. Elle tombe amoureuse d'un garçon qui lui semble parfait au départ. Ça tourne vite au cauchemar : manque de respect, ruptures tous les deux mois, abus. Cette relation lui fait perdre presque tous ses amis et lui donne le sentiment de ne jamais être assez.

Sans s'en rendre compte, elle entre dans un schéma anxiogène : tout donner, voire trop donner, pour être aimée. Avec le recul, elle comprend qu'elle cherchait sans cesse la validation des autres. Elle changeait ses opinions, sa manière de vivre, ses relations, sa personnalité même, pour être acceptée.

C'est précisément là que Dieu s'est révélé à elle, « d'une manière qui a commencé à éradiquer ce problème. » Elle avait déjà entendu parler de Jésus, mais elle n'avait jamais vraiment voulu écouter. Elle rentrait plutôt dans le conflit dès qu'on abordait le sujet. Dieu allait passer par une personne très particulière.

3. Estéban, le premier culte et deux ans de doutes

La personne dont elle tombait amoureuse à ce moment-là, Estéban, était chrétien. Il lui parlait souvent de celui qui guide sa vie, de Jésus, de sa foi. Elle trouvait ça absurde et restait longtemps perplexe. Un jour, elle a fini par accepter d'aller pour la première fois à l'église, assister à un culte.

« Spoiler : j'ai pas du tout kiffé. » En rentrant chez elle, elle a pleuré. Elle a réalisé à quel point la foi tenait une place immense dans la famille d'Estéban. Elle a compris quelque chose de très dérangeant : elle ne pourrait pas faire semblant. Si Dieu existe et si Jésus est vraiment mort pour elle, alors ça change tout. Et ça, c'était terrifiant.

Elle avait peur de changer, de devenir celle qui croit en ce dont elle se moquait avant, peur de décevoir sa famille, peur surtout de faire tout ça pour rien. Et pourtant, la semaine suivante, elle y est retournée. En partie parce qu'Estéban jouait de la guitare, mais elle s'est sentie un peu moins mal à l'aise. Quelques semaines plus tard, elle assiste au baptême d'un certain Jonathan qu'elle ne connaît pas, et ce moment la touche profondément. Comme si Dieu avait déjà commencé à parler à son cœur.

Deux ans passent ainsi : doutes, avancées, retours en arrière. Elle savait, au fond, qu'une graine avait été plantée, mais qu'elle-même ne pouvait pas décider de la faire éclore. Elle avait aussi du mal avec l'image du christianisme dans la société, avec certaines paroles et prises de position qui la mettaient en colère. Mais il y avait une personne qu'elle n'arrivait pas à rejeter : Jésus. Sa manière d'aimer, sa façon de regarder les gens, sa manière de ne pas écraser ceux qui sont déjà à terre.

Au fil de ses recherches, elle a même redécouvert la foi comme quelque chose de logique : pas seulement une croyance aveugle, mais une foi structurée, cohérente, qui offre des preuves. Croire en Dieu lui est apparu plus rationnel que de ne croire en rien. Elle a intégré le groupe de maison de l'île de Nantes pour ne plus vivre sa foi uniquement à travers Estéban. Elle est partie au festival Big Church en Angleterre, où voir des milliers de personnes louer Dieu l'a bouleversée. Peu à peu, Dieu était en train de la guérir aussi de la blessure de l'amitié : des gens s'intéressaient à elle et l'aimaient pour ce qu'elle est, sans qu'elle ait à changer.

4. Le matin de novembre où son cœur a changé

Malgré tout ça, les doutes restaient forts, et sa relation avec Estéban n'y était pas pour rien. Sa foi restait trop liée à lui, et sa peur de le perdre l'empêchait de lâcher prise. Après une nouvelle dispute, ils décident de se donner une pause pour qu'elle puisse faire un choix clair et personnel : suivre Dieu, ou ne pas le suivre.

Ils essaient à peine que Dieu prend les devants. Un matin de novembre, son cœur change complètement. Elle se rappelle tout ce que Dieu avait déjà fait dans sa vie et se rend à l'évidence : il voulait qu'elle marche avec lui. Elle décide de ne plus laisser ses émotions diriger sa vie et de faire confiance à Dieu. Elle prie. Contrairement à ce qu'elle attendait, il n'y a ni larmes ni sensation de main dans le dos. Rien du scénario qu'elle avait imaginé. Mais quelque chose s'est réellement passé.

Peu de temps après, Estéban reprend la première place dans sa vie et ils recommencent à vivre comme avant. À trop écouter leur cœur, ils en oublient Dieu, qui les rappelle à l'ordre. Les doutes reviennent. Cette fois, la pause devient nécessaire pour de bon.

Et c'est dans ce temps-là que Dieu lui apporte une paix qu'elle n'attendait plus. Pour la première fois depuis le début de sa relation, elle se sent bien sans Estéban, sans avoir de nouvelles. Ni inquiète, ni triste, juste apaisée. Sans Dieu, dit-elle, ça n'aurait jamais été possible. Elle comprend que l'ennemi essayait de lui faire croire qu'elle n'était pas assez forte pour surmonter cette situation, alors qu'avec Dieu tout est possible.

5. La paix, le pardon et la décision du baptême

Sur cette période, Dieu met toutes les chances de son côté. Yan et Eva lui prêtent leur appartement. Elle commence des études bibliques avec Agathe et Laura. Elle prend plus de temps avec Dieu. Elle voit aussi Dieu répondre à ses prières dans des lieux où elle se sentait seule dans sa foi, en plaçant sur sa route des personnes qui croient en lui. Elle résume ce qu'elle en retient : « Quand on met Dieu à la première place dans nos vies, tout finit par trouver sa propre place. »

Depuis qu'elle a choisi d'accepter Jésus, elle se sent vraiment en paix. Elle a compris qu'elle était pécheresse elle aussi et qu'elle avait besoin de son pardon. Elle gère mieux ses émotions parce qu'elle ne construit plus son identité sur ce que les autres pensent d'elle, mais sur ce que Dieu dit d'elle.

Elle assume aujourd'hui de vivre à contre-courant : musique chrétienne, église, prière même pour ceux qui l'ont blessée. Dieu l'a aidée à pardonner, et ce pardon l'a libérée. Elle a compris que lui obéir est une forme d'amour, non une contrainte. Elle veut désormais vivre selon sa volonté, y compris dans sa vie amoureuse, même quand cela demande des sacrifices.

Elle termine son témoignage par une série de mercis : à Quentin pour ses prédications, à ses coachs Yan et Eva pour leur amour et leur patience, à Estéban qui a été le déclencheur de ce long chemin, à la famille Wax qui n'a jamais cessé de prier pour elle, à ses parents et ses sœurs qui ont accepté ce changement même quand c'était difficile à comprendre, à Agathe, Lila, Laura et à toute l'église pour l'accueil et les enseignements. Et surtout, à celui qu'elle accepte aujourd'hui comme son Seigneur et Sauveur, en s'appuyant sur les versets qui l'ont portée :

« Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. », 1 Jean 4.16
« Le Seigneur use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. », 2 Pierre 3.9

C'est par ce baptême qu'elle veut déclarer publiquement que c'est en Jésus et pour lui qu'elle vit désormais.

Points à retenir

  • Dieu ne se laisse pas arrêter par ton hostilité initiale. Faustine était cartésienne et fermée ; ça ne l'a pas empêché de rencontrer Dieu.
  • Il passe souvent par des gens ordinaires. Un petit ami, une famille chrétienne, un baptême, des coachs, des amis d'église.
  • Le doute n'est pas un obstacle absolu. Elle a mis deux ans, avec des avancées et des reculs, avant de dire oui.
  • La foi chrétienne n'est pas anti-rationnelle. Elle a découvert que croire pouvait être une démarche cohérente.
  • Sa paix est venue quand elle a cessé de fonder son identité sur les autres pour la fonder sur ce que Dieu dit d'elle.

Application personnelle

  • De qui ou de quoi ton identité dépend-elle aujourd'hui ? Du regard des autres, d'une relation, ou de ce que Dieu dit de toi ?
  • Y a-t-il, comme pour Faustine, une « graine » que Dieu a plantée dans ton cœur et que tu essaies encore d'ignorer ?
  • Quelles peurs concrètes (décevoir ta famille, changer, être jugé) t'empêchent de faire un pas vers Jésus ?
  • Ta foi est-elle réellement personnelle ou est-elle portée par quelqu'un d'autre ? Comment pourrais-tu la rendre plus tienne ?
  • Y a-t-il une personne à qui tu peux demander de prier avec toi cette semaine pour t'aider à avancer ?

Versets cités

  • 1 Jean 4.16 · Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu.
  • 2 Pierre 3.9 · Le Seigneur use de patience, voulant que tous arrivent à la repentance.
  • 1 Jean 1.9 · Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner.
  • Matthieu 11.29 · Prenez mon joug sur vous ; je suis doux et humble de cœur.
  • Jean 14.27 · Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
  • Jean 3.16 · Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique.

FAQ

Peut-on venir à la foi en étant cartésien et hostile aux croyants ?

Faustine est un exemple concret. Elle décrit une posture initiale « plutôt hostile », où les croyants l'énervaient et où la foi lui paraissait irrationnelle. C'est en cherchant honnêtement, en lisant, en observant ce qu'elle voyait à l'église, qu'elle a redécouvert la foi chrétienne comme quelque chose de structuré et de cohérent, non comme une croyance aveugle. Rien n'a été instantané : deux ans de doutes et de reculs ont précédé sa décision. Mais son cheminement montre qu'un esprit rationnel n'est pas un obstacle pour rencontrer Dieu ; c'est plutôt un chemin possible, à condition d'accepter de vraiment poser les questions.

Que faire quand ma foi dépend trop d'une seule personne ?

C'est exactement ce que Faustine a vécu. Pendant longtemps, sa démarche a été très liée à Estéban, celui qui lui avait parlé de Jésus. Elle raconte que cela a beaucoup freiné son chemin. Le tournant est venu quand elle a rejoint un groupe de maison à Nantes pour vivre sa foi avec d'autres chrétiens. Elle a aussi commencé des études bibliques avec Agathe et Laura et a pris du temps seule avec Dieu. Le principe qu'elle en tire est clair : une foi qui grandit a besoin d'un entourage plus large qu'une seule personne et d'une relation personnelle et directe avec Dieu, en dehors du couple.

Comment savoir si un signe vient vraiment de Dieu ?

Faustine ne parle pas d'un signe unique et spectaculaire, mais d'une succession de petits signes qui, mis bout à bout, ont formé un chemin : un premier culte qui l'a bouleversée sans qu'elle sache pourquoi, un baptême qui l'a touchée, deux ans de questions qui revenaient, un festival Big Church en Angleterre, une paix inattendue pendant sa pause avec Estéban, des personnes croyantes placées sur sa route. C'est en relisant son parcours qu'elle a discerné que Dieu était derrière tout cela. Cela suggère qu'un signe se confirme rarement seul : il se vérifie dans la durée, dans la Parole, et souvent avec le regard de croyants matures qui accompagnent le chemin.

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