En bref
Balak, fils de Tsippor, est roi de Moab à la fin des quarante ans de désert. Effrayé par Israël, campé dans les plaines de Moab, il fait venir le devin Balaam pour maudire ce peuple. Sur trois sommets, il bâtit sept autels et offre des sacrifices, mais Balaam ne peut que bénir Israël. Balak repart sans avoir obtenu sa malédiction. Le prophète Michée invite plus tard Israël à se souvenir de ses projets pour reconnaître les bienfaits de l'Éternel.
Que signifie le nom Balak ?
Le nom Balak est généralement rapproché d'une racine hébraïque signifiant « dévaster » ou « vider », mais ce sens reste incertain. La Bible ne l'explique pas et le présente comme « fils de Tsippor » (Nombres 22:2).
L'histoire de Balak
La peur d'un roi
Nombres 22:1-4Israël campe dans les plaines de Moab, vis-à-vis de Jéricho. Balak, fils de Tsippor, a vu tout ce qu'Israël a fait aux Amoréens, et Moab est saisi de terreur devant un peuple si nombreux. Moab alerte les anciens de Madian, car il redoute que cette multitude dévore tout ce qui l'entoure.
Un devin payé pour maudire
Nombres 22:5-20Balak envoie des messagers et des présents à Balaam, fils de Beor, pour qu'il maudisse Israël. Dieu interdit à Balaam d'y aller, car ce peuple est béni. Balak insiste avec des chefs plus nombreux et plus considérés, et promet de grands honneurs. Balaam répond qu'il ne pourra rien faire contre l'ordre de l'Éternel.
Le premier oracle
Nombres 22:36-23:12Balak accueille Balaam à la frontière, offre des sacrifices et le conduit à Bamoth-Baal. Sept autels sont bâtis, mais Balaam prononce une bénédiction : « Comment maudirais-je celui que Dieu n'a point maudit? » Balak proteste : il l'a pris pour maudire son ennemi, et voici qu'il le bénit.
Un autre lieu, une même réponse
Nombres 23:13-26Balak mène Balaam au sommet du Pisga, espérant qu'une autre vue changera le résultat. Il bâtit à nouveau sept autels. Mais l'oracle proclame : « Dieu n'est point un homme pour mentir, Ni fils d'un homme pour se repentir. » Balak finit par demander que Balaam ne bénisse pas, à défaut de maudire.
La colère de Balak
Nombres 23:27-24:11Au sommet du Peor, Balak fait encore bâtir sept autels. L'esprit de Dieu vient sur Balaam, qui bénit Israël une troisième fois. Furieux, Balak frappe des mains : « C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois. » Il renvoie Balaam sans les honneurs promis.
Un oracle contre Moab
Nombres 24:14-25Avant de partir, Balaam annonce ce que ce peuple fera à Moab dans la suite des temps : un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël, et il perce les flancs de Moab. Puis Balaam retourne chez lui, et Balak s'en va de son côté.
Un souvenir pour les générations
Michée 6:5Des siècles plus tard, Dieu demande à son peuple de se rappeler ce que projetait Balak, roi de Moab, et ce que lui répondit Balaam. Josué 24:9-10 rappelle aussi que Dieu ne voulut pas écouter Balaam et qu'il délivra Israël de la main de Balak.
Ce que Balak nous enseigne
- Aucune malédiction ne peut atteindre ceux que Dieu a décidé de bénir.
- On ne manipule pas Dieu par des sacrifices ou des changements de point de vue ; sa parole ne change pas.
- La peur pousse à des stratégies spirituelles détournées, alors que Dieu appelle à la confiance.
- Se souvenir de la façon dont Dieu a déjoué les plans de l'adversaire nourrit la reconnaissance.
- Ce qui n'a pas réussi par la malédiction peut être tenté par la séduction, d'où l'appel à la vigilance (Apocalypse 2:14).
Versets clés
La première réponse de Balaam à Balak résume tout le récit : personne ne peut maudire celui que Dieu n'a pas maudit. Les plans du roi de Moab se heurtent à la volonté de Dieu.
Balak espère que Dieu changera d'avis s'il change de lieu. L'oracle affirme au contraire que Dieu ne ment pas et ne se repent pas : ce qu'il a béni reste béni.
Le prophète invite Israël à se rappeler les projets de Balak et la réponse de Balaam, afin de reconnaître les bienfaits de l'Éternel. La protection passée de Dieu nourrit la fidélité présente.
Jésus reproche à l'Église de Pergame de tolérer la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant Israël, par l'idolâtrie et l'impudicité.
Prédications sur Balak
- Prends du recul pour voir Dieu dans l'ensembleLe message montre que Balak, saisi de terreur devant Israël, ne cherche pas à se soumettre à Dieu mais un moyen de le plier à son projet, et le conduit sur trois hauteurs en attendant une malédiction.
- La bénédiction vient parce que tu demeures en DieuLe message rappelle que Balak engage Balaam pour maudire Israël, que trois fois Dieu retourne la malédiction en bénédiction, et que Balaam conseille ensuite à Balak d'attirer Israël dans la débauche et l'idolâtrie.
- Les montagnes d'Abarim : ce que Moïse voit du mont NeboLe message range l'histoire de Balak, qui demanda à Balaam de maudire Israël, parmi les épreuves du chemin vers les montagnes d'Abarim : Dieu a changé la malédiction en bénédiction.
Questions fréquentes
Pourquoi Balak voulait-il maudire Israël ?
Balak avait vu ce qu'Israël avait fait aux Amoréens, et Moab était saisi de terreur devant un peuple si nombreux. Se sentant incapable de le vaincre, il voulait l'affaiblir par une malédiction, persuadé que celui que Balaam maudit est maudit (Nombres 22:2-6). Mais Dieu avait déjà béni Israël.
Que s'est-il passé après l'échec de Balak ?
Juste après, en Nombres 25, des Israélites se livrent à la débauche avec les filles de Moab et s'attachent à Baal-Peor. Apocalypse 2:14 révèle que Balaam avait enseigné à Balak à tendre ce piège à Israël. Dieu avait protégé son peuple de la malédiction, mais Israël restait responsable de sa propre fidélité.
Où trouver l'histoire de Balak dans la Bible ?
Son histoire est racontée en Nombres 22 à 24. Balak est ensuite rappelé en Josué 24:9-10, en Juges 11:25 et en Michée 6:5. Dans le Nouveau Testament, Apocalypse 2:14 évoque Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël.