Introduction
« Le Seigneur qui fait toutes choses nouvelles » : c'est le titre que la pasteure Ruth, de l'Église Agapè de Fukuoka, au Japon, donne à ce message du dimanche 25 octobre 2026. Le texte est Apocalypse 20:11 à 21:8, lu ensemble par l'assemblée, deux versets par personne : le grand trône blanc, les livres ouverts, le livre de vie, puis le nouveau ciel, la nouvelle terre et la sainte cité qui descend du ciel.
Jean a reçu ces visions sur l'île de Patmos. Il ne comprenait pas lui-même, concrètement, ce qu'elles signifiaient. Il a simplement écrit avec fidélité ce que le Seigneur lui montrait. Longtemps, rappelle la pasteure, l'Apocalypse est restée un livre difficile à déchiffrer, même après des siècles. Aujourd'hui, les mouvements du monde deviennent visibles, et selon la manière dont le monde évolue autour d'Israël, elle voit l'Apocalypse « avancer » sous nos yeux.
Elle ne veut pas pourtant reprendre ce passage point par point. Elle veut en tirer deux choses : entrevoir à quoi ressemble le ciel, et savoir où va l'être humain après sa mort et ce qui l'y attend. La suite du message est une exhortation à vivre maintenant en se préparant, éclairée par un deuil qu'elle venait de vivre dans sa propre famille.
Plan du message
1. Le but de la vie chrétienne : retourner à la cité céleste
- La pasteure le dit souvent : le chrétien ne marche pas dans la vie pour réaliser ses rêves, laisser son nom à la postérité ou avoir une descendance. Ces objectifs humains ne sont pas la raison de sa vie.
- Nous sommes nés dans ce monde avec un corps de chair. Notre esprit connaît Dieu depuis l'origine, mais c'est en apprenant et en cherchant Dieu de notre propre volonté que nous rencontrons notre Créateur.
- Par la communion avec lui, nous marchons toujours plus avec le Seigneur, nous accomplissons sa volonté, nous vivons comme des adorateurs qui le louent et comme des ouvriers qui travaillent avec lui. Puis nous retournons à la cité céleste.
- Le lieu où nous retournerons, dit-elle, se décide entièrement par la manière dont nous avons marché dans cette vie.
2. Tous comparaîtront devant le grand trône blanc
- « Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus » (Apocalypse 20:11). C'est le jugement du grand trône blanc.
- Le texte permet de parler d'une première et d'une seconde mort. Mais tout être humain qui vit dans la chair meurt une première fois. Après sa mort, il va devant Dieu et il est jugé.
- Chrétien ou non, enfant ou adulte, chacun passe en jugement devant le Seigneur. « Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône » (Apocalypse 20:12).
- La pasteure pense aux nombreux enfants qui meurent dans le monde, de maladie, à cause de la guerre ou de leurs conditions de vie. Adultes ou enfants, tous les morts se tiennent d'abord devant Dieu.
3. Le livre de vie : garder son nom inscrit jusqu'au bout
- Pour se faire comprendre simplement, la pasteure décrit la scène : quand notre corps meurt, des anges ouvrent le livre de vie, et ceux qui doivent être jugés attendent en file. Chacun donne son nom. S'il ne figure pas dans le livre, l'ange lui dit : « Ton nom n'y est pas. Tu ne peux pas entrer au ciel. »
- Quand nous croyons en Dieu, marchons avec lui, méditons sa volonté dans la prière, la louange et la lecture de la Parole, notre nom est clairement inscrit dans le livre de vie.
- Mais elle met en garde : avoir été inscrit une fois ne veut pas dire que l'on peut ensuite vivre à sa guise. Quand on s'éloigne de Dieu, qu'on suit ses propres pensées, qu'on regarde les choses de ce monde, qu'on juge, décide et vit par soi-même, le nom inscrit pâlit peu à peu.
- Dieu est doux, il attend longtemps en disant : « Ce n'est pas par là. » Mais si l'on persiste à vivre loin de lui, selon des règles qu'on s'est fabriquées, ou si l'on dit croire en Dieu tout en suivant sa propre nature de péché plutôt que le Seigneur, le nom peut disparaître complètement.
- Le jour où l'on entend « ton nom n'y est pas », tout est fini. « La chance ne revient plus jamais », dit-elle. Ces personnes sont entraînées en un instant, indépendamment de leur volonté, vers le feu.
- « Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu » (Apocalypse 20:15). D'où son appel : vivre avec le Seigneur jusqu'à la fin de cette vie, pour que le nom reste bien inscrit.
4. Les livres des œuvres et la repentance de chaque soir
- Le texte parle aussi d'autres livres ouverts. La pasteure y voit un registre de nos actes : des anges sont auprès de nous et, à la tombée du jour, l'un d'eux va rendre compte au ciel de toute notre journée, de ce que nous avons pensé dans notre cœur, des paroles que nous avons dites et des actes que nous avons posés.
- Ce ne sont pas seulement les actes qui sont consignés, mais aussi les pensées cachées du cœur, celles que l'on n'a dites à personne.
- Elle en tire une pratique simple : avant que le soleil se couche, repasser sa journée et se repentir avec l'aide du Saint-Esprit. Quand nous nous repentons de tout cœur, le Seigneur efface ces choses.
- Les péchés laissés de côté sans repentance, en revanche, restent dans ce registre et deviennent, au dernier jour, la matière du jugement.
- « Les morts furent jugés selon leurs œuvres » (Apocalypse 20:12). Juger selon les œuvres, c'est juger selon la loi, et la loi, c'est la Parole de Dieu. Pour nous, précise-t-elle, ce sont surtout les paroles que Jésus a prononcées dans les Évangiles, auxquelles nos actes seront confrontés.
5. Le ciel : Dieu habite avec son peuple et essuie toute larme
- Après la mort, notre esprit continue de vivre éternellement. La question est de savoir s'il vivra au ciel ou en enfer, et cela se décide par notre manière de vivre ici-bas.
- À partir d'Apocalypse 21:1, la Parole laisse entrevoir le ciel. Jean voit descendre la sainte cité, la nouvelle Jérusalem. C'est un événement de la fin de ce monde, et l'intérieur de cette cité, dit la pasteure, c'est déjà le ciel.
- « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple » (Apocalypse 21:3). Comme citoyens du ciel et enfants de Dieu, nous entrons avec lui dans la nouvelle Jérusalem pour y vivre éternellement.
- « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » (Apocalypse 21:4). Ceux qui y entrent ne connaissent plus ni tristesse, ni souffrance, ni maladie. Ils vivent pour toujours dans la reconnaissance et la joie.
- Dieu console tout ce qui a été dur dans ce monde. Il retire les larmes de tristesse et de souffrance et il promet de les changer en bénédiction.
- Celui qui est assis sur le trône déclare : « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apocalypse 21:5). Il est l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin : il gouverne depuis la création du ciel et de la terre jusqu'à la fin de ce monde.
- « Je donnerai à celui qui a soif de la source de l'eau de la vie, gratuitement » (Apocalypse 21:6). Un verre d'eau fraîche fait revivre quand on a soif. De la même manière, Jésus comble complètement la faim et la soif de l'âme avec l'eau de la vie.
6. Vaincre, et chasser ce qui ferme la porte du ciel
- « Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils » (Apocalypse 21:7). Vaincre, pour la pasteure, c'est ne pas se laisser battre par ses émotions, par les tempêtes de ce monde, par les paroles des autres ou par les problèmes.
- C'est tenir la Parole, garder la foi, prier, attendre le Seigneur et s'appuyer sur lui. Même devant des problèmes qui nous menacent, celui qui reste ferme dans la foi les surmonte. À travers ces vainqueurs, le Seigneur se manifeste, et ils deviennent ses témoins.
- Le plus grand sujet de reconnaissance : être accueillis comme enfants du Dieu tout-puissant.
- Le verset 8 énumère ceux qui n'entrent pas. D'abord les lâches : ceux qui, devant une épreuve qui paraît haute comme une montagne, ont peur et cessent de suivre le Seigneur et sa Parole. La crainte empêche le salut de s'accomplir. Il faut chasser la peur et l'inquiétude au nom du Seigneur et combattre pour continuer à marcher selon sa Parole.
- Puis les incrédules, que la traduction japonaise lue à l'assemblée appelle « ceux qui ne sont pas fidèles » : ceux qui disent croire mais ne prennent dans la Parole que ce qui les arrange. « Ça, c'est impossible, ça, c'est un peu trop… » Ils réécrivent la foi à leur convenance. Les gens peuvent les reconnaître comme chrétiens, mais c'est de Dieu que nous devons être reconnus.
- Pour les abominables, les meurtriers et les impudiques, il ne suffit pas de regarder les actes : il faut, avec l'aide du Saint-Esprit, sonder les motivations profondes du cœur, pour ne pas dire de paroles ni poser d'actes faux par intérêt personnel.
- Les enchanteurs : ceux qui recourent à la divination ou à la puissance d'un esprit qui n'est pas le vrai Dieu. Ces choses doivent disparaître complètement de nos habitudes de vie.
- L'idolâtrie, enfin, est le péché dans lequel les chrétiens tombent le plus facilement. D'où l'importance de recevoir tout selon la Parole plutôt que selon nos propres pensées, et de demander sans cesse l'aide du Saint-Esprit.
- Sa conclusion sur ce texte : nous vivons pour préparer notre mort. Après la mort vient le jugement, il y a un ciel et un enfer éternels, et beaucoup de choses dans ce monde veulent nous empêcher d'entrer. Il faut donc combattre et vaincre.
7. Un deuil vécu dans l'espérance de la résurrection
- La semaine précédente, la pasteure a appris qu'une de ses tantes, en Corée, était morte un jeudi matin. Affaiblie par la maladie, elle pouvait encore parler la veille, puis son souffle a faibli au petit matin. Le vendredi, la pasteure a pu prendre un avion pour la Corée, et le samedi, le culte d'obsèques a eu lieu.
- Les enfants de sa tante vivent à l'étranger. Fils, filles et petits-enfants sont arrivés de partout, ainsi que la famille du pays. Le vendredi soir, tous étaient réunis.
- Environ deux mois avant que son cancer soit découvert, cette tante était venue à l'Église Agapè, pour la première fois depuis quinze ans, et y avait passé une semaine heureuse. Elles avaient beaucoup parlé du ciel et de l'enfer, et de la manière de se préparer pour le ciel.
- Chrétienne, elle avait servi plus de vingt ans dans la chorale, jusqu'à 80 ans. Mais elles avaient parlé ensemble de se repentir sincèrement, d'ôter de sa vie tout ce qu'on aime plus que Dieu, et de régler les rancœurs avec les proches, frères, sœurs et enfants : pardonner, être pardonnés, demander pardon.
- La tante a compris qu'elle devait se préparer. Après la découverte du cancer, elle a vécu sa fin paisiblement, gardée par la grâce. Même quand son corps est devenu moins mobile, elle a continué à remercier, à se repentir et à se préparer dans ses relations familiales. La pasteure témoigne que le Seigneur lui a montré, par grâce, l'entrée de sa tante dans le royaume des cieux.
- Aux obsèques, la pasteure raconte que le Seigneur, par un missionnaire, a transmis à la famille ce que la défunte n'avait pas pu bien exprimer de son vivant. Elle en résume l'essentiel : « Je suis maintenant dans un endroit merveilleux ! Alors vous tous, préparez bien le reste de votre vie et venez absolument au ciel ! » Et encore : « Préparez-vous vraiment, repentez-vous, et vivez le reste de votre vie avec Jésus seul pour espérance. » Puis : « Aimez-vous dans le Seigneur jusqu'au bout, aidez-vous, intercédez et priez les uns pour les autres. »
- La pasteure aurait aimé que sa tante dise davantage ces choses de son vivant : demander pardon à ses enfants, dire « je t'aime » à ses frères et sœurs. En famille, ils ont parlé de ce qui retient tant de gens, la honte, l'orgueil, et du fait qu'une fois sortis du corps de chair, ces sentiments sincères peuvent enfin être exprimés.
- Tous ont été consolés. Il y avait la tristesse d'une séparation pour un temps, mais plus encore la joie de voir cousins, oncles et tantes réunis, peut-être pour la première fois, alors que la famille vit dispersée. Les membres n'ont pas tous la même maturité dans la foi, et ils se sont promis de s'aider et d'intercéder les uns pour les autres pour entrer tous au ciel.
- « C'est cela, un enterrement chrétien », a-t-elle pensé. Elle a compris pourquoi il y a plus de grâce à aller à un enterrement qu'à une fête somptueuse (voir Ecclésiaste 7:2). Le lieu le plus triste de la vie peut se terminer par des visages souriants, grâce à l'espérance du ciel.
- Elle partage ce témoignage avec l'Église : les membres ne sont pas une famille par le sang, mais Dieu les a réunis comme frères et sœurs. Qu'ils s'encouragent pour goûter ensemble la même joie au ciel.
Points à retenir
- Toute personne, grande ou petite, comparaîtra devant Dieu après sa mort et sera jugée selon ses œuvres, à la lumière de la Parole.
- Le nom inscrit dans le livre de vie se garde en marchant avec le Seigneur jusqu'au bout, pas en vivant ensuite à sa guise.
- La repentance de chaque jour, avant le coucher du soleil, efface ce qui serait sinon retenu au dernier jour.
- Dans la nouvelle Jérusalem, Dieu habite avec son peuple, essuie toute larme et fait toutes choses nouvelles.
- L'espérance de la résurrection peut transformer un deuil en moment de consolation, de réconciliation et d'encouragement mutuel.
Application personnelle
- Si tu regardes ta vie aujourd'hui, marches-tu avec le Seigneur, ou décides-tu et vis-tu surtout par toi-même ?
- Prends-tu un moment, le soir, pour repasser ta journée devant Dieu et te repentir avec l'aide du Saint-Esprit ?
- Quelle crainte ou quelle inquiétude te pousse à reculer devant l'obéissance à la Parole ? Peux-tu la chasser au nom du Seigneur ?
- Y a-t-il dans ta famille quelqu'un à qui tu devrais dire « je t'aime », « pardonne-moi » ou « je te pardonne » pendant qu'il est encore temps ?
- Pour qui, dans ta famille ou dans ton Église, peux-tu prier et que peux-tu encourager cette semaine, afin d'entrer ensemble au ciel ?
Versets cités
- Apocalypse 20:11-15
- Apocalypse 21:1-8
- Apocalypse 21:4
- Apocalypse 21:5-7
- Apocalypse 21:8
- Ecclésiaste 7:2
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le livre de vie dans Apocalypse 20 ?
Selon la pasteure Ruth, c'est le livre où sont inscrits les noms de ceux qui entrent dans le royaume des cieux. Au jour du jugement, quiconque n'y est pas trouvé écrit est jeté dans l'étang de feu (Apocalypse 20:15). Elle appelle donc à marcher avec le Seigneur jusqu'au bout, pour que ce nom reste clairement inscrit.
Que signifie « Voici, je fais toutes choses nouvelles » ?
C'est la déclaration de celui qui est assis sur le trône (Apocalypse 21:5). Dans la nouvelle Jérusalem, Dieu habite avec son peuple, essuie toute larme et ôte la mort, le deuil, le cri et la douleur. La pasteure Ruth y voit la promesse que Dieu console tout ce qui a été dur ici-bas et le change en bénédiction.
Qui sont « les lâches » d'Apocalypse 21:8 ?
Pour la pasteure Ruth, ce sont ceux qui, devant une épreuve qui paraît aussi haute qu'une montagne, ont peur et cessent de suivre le Seigneur et sa Parole. Elle invite à chasser la crainte et l'inquiétude au nom du Seigneur, et à combattre pour continuer à marcher selon sa Parole.