Genèse 2 : homme, femme, mariage et autres malentendus

11 min de lecture

Introduction

« Homme, femme, mariage et autres malentendus » : c'est le titre choisi par Alessio Passarella pour sa deuxième venue à l'ICF St. Gallen. Marié depuis 18 ans, père de six enfants, il le reconnaît d'emblée : les cinq, six, peut-être sept premières années de mariage ont été « super épuisantes ». Aucun film Disney ne lui avait raconté ce qui se passe dans un couple. « Tu te maries et tu te dis : ce n'est pas beau du tout, c'est un champ de bataille. »

Avec sa femme, il a cherché le dessein de Dieu pour le mariage, parce que tout ce qu'ils trouvaient autour d'eux ne les aidait pas. Une conviction l'accompagne : « Les problèmes de couple sont des problèmes de célibataire. » Les failles sont déjà là avant le mariage, le conjoint ne fait que les révéler. Et parce que la famille est « la colonne vertébrale de toute société », il veut réveiller les couples et les familles.

Avant de commencer, il demande à l'assemblée une seule attitude : « Jésus, change-moi. » Il met en garde contre l'esprit des « chrétiens professionnels » : « Je suis marié depuis 18 ans, je pourrais dire que je suis un mari professionnel. Le problème, c'est qu'avec cette attitude tu ne grandiras plus jamais. »

Plan du message

1. Plus façonnés par la culture que par la Bible

  • Ce que nous vivons en famille est le plus souvent influencé par la société : ce qu'on voit partout, ce que disent les mamans à la crèche, l'idée que les deux doivent travailler pour avoir des vacances, trois voitures et un vélo.
  • Le prédicateur dénonce le réflexe de confier les enfants à la crèche « le plus vite possible » pour ne pas perdre son niveau de vie, alors que Dieu les a donnés aux parents pour qu'ils les façonnent et prennent soin d'eux.
  • « Nous sommes bien plus façonnés par notre société occidentale que par ce livre. » Selon lui, tous les problèmes, célibataire ou marié, viennent du fait qu'on ne fait pas ce que dit la Parole. « Tout ce qui est écrit dans ce livre est une bénédiction pour toi et la vie pour toi. »
  • Il refuse donc de mettre de côté les textes difficiles sous prétexte que Paul écrivait aux Corinthiens et non aux habitants de Saint-Gall.

2. Dieu a inventé le mariage, Dieu le définit

  • La première chose que Dieu crée pour l'humanité dans le jardin d'Éden, c'est un mariage : pas une Église, pas un gouvernement, pas un parti.
  • La Bible commence par un mariage et se termine par des noces, celles de l'Époux et de l'Épouse, de Jésus et de son Église, dans l'Apocalypse.
  • « Si Dieu est l'inventeur du mariage, il est aussi le seul qui a le droit de le définir. » Comme Apple pour l'iPhone : tu peux avoir un avis, mais il n'intéresse personne.
  • Pour un chrétien, son opinion personnelle sur le mariage et la famille est « super irrelevante » : c'est dans la Parole que Dieu définit le mariage.

3. Égaux en valeur, différents dans leur nature

  • « Deux bâtisseurs, une seule maison. » Homme et femme ont une valeur absolument égale, sans être identiques.
  • À l'objection « si je me soumets, je vaux moins », il répond : « Qui dit cela ? Au contraire, quand quelqu'un se donne pour toi, ta valeur se mesure au fait qu'il se donne pour toi. »
  • Il met en garde contre la question « Et moi, qu'est-ce que j'y gagne ? » : « Ce n'est pas comme ça que tu commences ta vie avec Jésus. Ce n'est pas l'Évangile. »
  • Adam est tiré de la poussière et envoyé au travail, « manches retroussées ». Le prédicateur raille au passage le télétravail qui favorise la passivité des hommes. Ève est placée dans le jardin et aime l'atmosphère et la beauté.
  • Avec humour, il compare les messages pour hommes (« Debout, il faut se bouger ! ») et ceux pour femmes (« Tu es magnifique, tu es assez »), puis rappelle que dans un couple, les deux portent une responsabilité. Il faut seulement comprendre où est celle de chacun.

4. L'aide, un titre que Dieu porte lui-même

  • La Bible appelle la femme une « aide » (Genèse 2:18). Pour la plupart des femmes, du moins en Allemagne, après « 60 ans de féminisme », le mot passe mal.
  • « Mais Dieu n'a aucun problème avec ce terme. » Au Psaume 121:2, le secours vient du Seigneur, avec le même mot hébreu, ezer, que pour la femme.
  • « En tant que mari, j'ai absolument besoin d'être complété. » Il cite l'éducation des enfants : sa femme est attentionnée et d'une patience incroyable, lui beaucoup moins. Si un seul était aux commandes, les enfants seraient élevés dans une seule direction.
  • Consoler est quelque chose de féminin dans la Bible, dit-il, et une mère allaite son bébé, ce qui est d'une importance capitale. « Égal en valeur ne veut pas dire identique. »
  • Avec la chute vient la fracture : qui domine qui, qui contrôle qui, qui a le dernier mot ? « Il y a trois lettres qui doivent mourir chez toi : E, G, O. »

5. Deux vases vides et un seul Sauveur

  • Il décrit sa propre famille : lui travaille à l'extérieur, sa femme est à la maison avec six enfants de 17 à 2 ans, deux lessives par jour, les repas, la vaisselle, les devoirs.
  • Le soir, chacun espère que l'autre va le remplir. Le mari rentre et on lui met dans les bras l'enfant de deux ans. Il demande : as-tu pensé à ce que tu communiques à cet enfant ? Qu'il dérange et qu'il est épuisant, au lieu d'être aimé et d'être une bénédiction.
  • « Que se passe-t-il quand deux vases vides se retrouvent le soir et que l'un dit à l'autre : remplis-moi ? Et l'autre répond : j'allais te dire la même chose. » Il rappelle : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance » (Osée 4:6).
  • « Ma responsabilité d'homme de Dieu, de leader, ce n'est pas d'espérer que ma femme me sauve. J'ai déjà un Sauveur, et il est mort sur la croix pour moi. »
  • Sur la route du retour, il prend vingt minutes pour se laisser remplir et consoler par Jésus, pour parler avec son Père. Au premier pas dans la maison, il sait que l'atmosphère change au nom de Jésus : il arrive avec joie et légèreté.
  • Sa femme fait de même pendant la lessive ou en cuisinant. Elle doit le faire plus souvent, dit-il, « parce que sa tâche est bien plus importante que la mienne ».
  • Il défend la femme au foyer : « Depuis quand ce n'est plus honorable d'être femme au foyer ? » Pour lui, c'est « le seul vrai métier », parce que la famille est la plus petite cellule de toute Église.

6. Le désir plutôt que l'agenda

  • Il s'amuse des enseignements sur les « date nights » inscrites dans l'agenda. À un homme qui lui expliquait qu'il oublierait s'il ne les notait pas, il a répondu : « Alors tu n'as pas un problème d'agenda, tu as un problème de priorités. »
  • Personne n'a besoin d'un rappel pour déjeuner ou dîner : on a faim. De même, il parle du mot hébreu teshuqa, le désir, et renvoie au Cantique des cantiques. « Pour le désir, tu n'as pas besoin d'une entrée dans ton agenda. »
  • « Nous avons de nouveau besoin de couples qui ont envie l'un de l'autre. » Le seul chemin qu'il connaisse, pour le mari comme pour la femme, c'est de mourir à soi-même, de mettre son ego de côté et de dire : « Jésus, change-moi. »
  • Il lance un défi aux épouses : passer 24 heures sans critiquer leur mari, dans une situation où ils sont vraiment ensemble. « Peut-être que tu échoueras déjà sur le trajet du retour. Nous avons besoin de Jésus. »

7. Le mariage, un combat spirituel

  • « Ton conjoint n'est pas ton ennemi. Mais vous, en tant que couple, vous avez un ennemi. »
  • Dieu et Adam se promènent dans le jardin, sans serpent à l'horizon. Ève arrive, un mariage naît, et c'est alors que le serpent apparaît, quelque chose qui veut diviser.
  • Le mariage est le principal point d'attaque, parce que le diable sait qu'il est la colonne vertébrale de la société : la stabilité, les valeurs familiales et éducatives, l'amour d'un foyer sain, « c'est ce qui change le monde ».
  • Il rappelle aussi le récit de la chute (Genèse 3:6) : Ève mange le fruit, mais Adam se tenait juste à côté et n'a rien fait. C'est le thème de son premier livre sur la passivité des hommes.

8. L'échange des cœurs

  • Dans le mariage, il se produit un échange des cœurs : chacun sort son cœur de sa poitrine, le donne à l'autre et dit : « S'il te plaît, prends-en soin. Si tu le blesses, je suis brisé. »
  • « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie » (Proverbes 4:23). Ce qu'on a de plus précieux, on le confie à la personne en qui on a le plus confiance.
  • Parce qu'il porte le cœur de sa femme, il ne fera rien volontairement qui la blesse. Il ne se dit pas pour autant professionnel : tous deux ont un fort tempérament et leurs disputes sont vives.
  • Son rôle de mari : faire venir à la maison ce qui plaît à sa femme et ne pas y laisser entrer ce qui la contrarie, « pas passif comme Adam ».
  • « Tu peux lever les mains aussi haut que tu veux pendant la louange. Je vois dans les yeux de ta femme à quel point tu marches avec Jésus. » Sa première Église, sa première priorité, c'est sa maison.
  • Une catégorie passe souvent à la trappe quand on cherche à développer le potentiel des gens : nos femmes, nos maris, nos enfants.

9. À genoux chaque matin

  • Des jeunes de leur Église qui pensaient au mariage n'ont su citer aucune famille modèle autour d'eux. « Pas de modèles. »
  • « Ton problème n'est pas ton stress, ton problème est que tu ne te laisses pas remplir par Jésus. »
  • Quand on lui demande comment ils y arrivent avec six enfants, il répond : « Je n'en ai aucune idée. Grâce. » Pas assez d'argent, pas assez d'énergie, pas assez de vision : c'est le bon endroit pour que Jésus travaille, parce que l'orgueil et l'ego tombent.
  • Chaque matin vers 7 h 30, sa femme et lui sont à genoux et remettent leur vie entre les mains de Jésus. « Si tu fais cela, tu n'as même pas le temps de te disputer. »
  • « Prends ta croix chaque jour », dit la Bible (Luc 9:23). « Dieu est mon pourvoyeur. Je n'ai pas besoin de prendre. Demande à Ève. Je reçois. »
  • Dans sa prière finale, il demande un feu nouveau de désir et de passion dans les couples, une guérison là où nous nous blessons le plus, et « un nouveau mariage avec le même conjoint ».

Points à retenir

  • Dieu a inventé le mariage, il est donc le seul à pouvoir le définir. Sa Parole est une bénédiction, même dans les passages qui dérangent.
  • Homme et femme ont une valeur absolument égale, sans être identiques. Dieu lui-même porte le titre d'aide.
  • Ton conjoint n'est pas ton sauveur : Jésus l'est. Laisse-toi remplir par lui avant de franchir le seuil de ta maison.
  • Le mariage est un combat spirituel. Ton conjoint n'est pas ton ennemi, mais votre couple en a un.
  • Le chemin d'un couple vivant passe par la mort de l'ego et la prière : « Jésus, change-moi. »

Application personnelle

  1. Dans ta manière de vivre ton couple ou ta famille, qu'est-ce qui vient de la culture ambiante plutôt que de la Parole de Dieu ?
  2. Quand tu rentres chez toi le soir, attends-tu de l'autre qu'il te remplisse, ou as-tu pris un moment pour te laisser remplir par Jésus ?
  3. Où ton ego réclame-t-il encore : « Et moi, qu'est-ce que j'y gagne ? »
  4. Pourrais-tu relever le défi de 24 heures sans critiquer ton conjoint, et dire du bien de lui même quand il n'est pas là ?
  5. Si tu es célibataire, quelles failles Jésus peut-il travailler en toi dès maintenant, avant qu'un mariage ne les révèle ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi Dieu est-il le seul à pouvoir définir le mariage ?

Pour Alessio Passarella, Dieu a inventé le mariage dans le jardin d'Éden, avant toute Église ou tout gouvernement, et la Bible se termine par les noces de Jésus et de son Église. Comme Apple définit l'iPhone, l'inventeur définit son invention. Ton avis sur le mariage peut exister, mais pour un chrétien il ne fait pas autorité.

Être appelée « aide » rend-il la femme inférieure à l'homme ?

Non, selon le prédicateur. Le mot hébreu ezer, utilisé pour la femme, est aussi celui du Psaume 121:2, où Dieu lui-même est appelé le secours. Homme et femme ont une valeur absolument égale, sans être identiques. L'homme a besoin d'être complété, par exemple dans l'éducation des enfants.

Que faire quand deux époux rentrent épuisés le soir ?

Alessio Passarella décrit deux vases vides qui se demandent l'un à l'autre : « Remplis-moi. » Son conseil : ne pas attendre de son conjoint qu'il soit son sauveur, puisque Jésus l'est déjà. Il utilise ses vingt minutes de trajet pour se laisser remplir par Jésus, et sa femme fait de même pendant la lessive ou la cuisine.

Rejoins le canal WhatsApp

Le boost du jour, des prières et les nouveaux enseignements, directement sur WhatsApp.

Rejoindre le canal

Gratuit, sans inscription. Ton numéro reste invisible pour les autres membres du canal.

Toutes les prédications sur « Famille »

Ne rate aucune prédication de ICF St. Gallen

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Personnages de la Bible dans ce message

Prier pour cette situation

Ressources sur ce thème

Sur le même thème

Message publié par ICF St. Gallen. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Genèse 2 : homme, femme, mariage et autres malentendus | Efficient Church