Hébreux 7 : Jésus, un Sauveur meilleur que tu ne le penses

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Introduction

Liberti Church Gold Coast vient de passer deux mois dans les Psaumes et s'apprête à commencer une série de sept semaines sur le réveil. Entre les deux, Adam Ramsey ouvre Hébreux 7 avec une question simple : que fait Jésus en ce moment, non pas en tant que Roi, mais en tant que Sauveur ?

Le prédicateur pose la question autrement, de façon plus directe. Tu sais que Jésus t'aime. Mais est-ce qu'il t'apprécie ? Quand tu l'imagines, y a-t-il un sourire sur son visage en regardant ta vie ? Si tu construis ton identité sur tes circonstances, tu risques d'en douter. Or la façon dont tu comprends l'attitude de Dieu envers toi en Christ détermine la façon dont tu t'approches de lui, ou non, tout au long de ta vie.

Son texte est court : « C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7:25). Sa conviction l'est tout autant : Jésus est un Sauveur meilleur que tu ne le penses.

Plan du message

1. L'attitude de celui qui parle change le sens de ses mots

  • Prends l'expression « Viens ici ». Prononcée par quelqu'un au visage fermé et à la voix dure, elle peut annoncer de la violence. Dite par un mari à sa femme, ou par un père qui veut offrir un cadeau à son enfant, elle devient un appel plein d'amour.
  • Les Australiens connaissent bien le phénomène avec « Oï » ou « mate » : le même son peut vouloir dire « Salut, content de te voir », « Pourquoi tu as fait ça ? » ou devenir une menace.
  • La manière dont tu entends les mots de quelqu'un dépend de la manière dont tu perçois son attitude. De même, la manière dont tu imagines Dieu quand il te parle par l'Écriture et en Christ est capitale.
  • D'où la question du message : quel genre de Sauveur est Jésus, et quelle est aujourd'hui son attitude envers son peuple ?

2. Un monde qui passe, un Sauveur qui demeure

  • Le verset 23 rappelle une évidence : tous les hommes meurent. Les souverains sacrificateurs de l'Ancien Testament ont été nombreux, et la mort a mis fin à leur service.
  • Tout ce qui est créé finira par te décevoir. Nous vivons dans un monde d'adieux où il faudra un jour dire au revoir à chaque personne que nous connaissons. L'écrivaine Anne Lamott le dit ainsi : « Dans cent ans, il n'y aura que des gens nouveaux. »
  • Le bois pourrit, le métal rouille, nos corps nous trahissent. Même ton meilleur ami ne sera pas toujours là quand tu auras besoin de lui. Les formules toutes faites, les astuces de vie et les devises personnelles ne tiennent pas face aux grandes questions de l'existence.
  • Le verset 24 fait le contraste : Jésus, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce permanent. Il est mort, il est ressuscité, il est vivant pour toujours. C'est le cœur de l'épître aux Hébreux : Jésus est le meilleur souverain sacrificateur, le sacrifice offert une fois pour toutes, le seul médiateur entre Dieu et les hommes.
  • Le souverain sacrificateur représentait le peuple devant Dieu, offrait des sacrifices pour ses péchés et intercédait, c'est-à-dire se tenait sur la brèche pour les autres.

3. Tu es pire que tu ne le penses, il sauve parfaitement

  • « Souligne-le dans ta Bible, écris-le quelque part, fais-toi-le tatouer si tu veux » : il sauve parfaitement. Quel genre de Sauveur est Jésus ? « Un professionnel. »
  • Cette nouvelle est meilleure que tu ne le crois, parce que tu es pire que tu ne le crois. Tu peux toujours te comparer horizontalement à quelqu'un de pire que toi. « C'est comme un hobbit qui dit : je suis le plus grand hobbit ici. Tu restes petit, mon frère. »
  • Mesurés à Jésus et à la loi qu'il a accomplie, nous sommes tous privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23). Nous commettons des péchés petits et grands, des péchés d'action et des péchés d'omission, visibles ou cachés. Nous pouvons même faire de belles choses avec des motivations centrées sur notre propre gloire.
  • Adam Ramsey cite une prière puritaine du recueil The Valley of Vision : mes meilleures prières sont tachées de péché, mes larmes de repentance ont besoin d'être lavées, j'ai besoin de me repentir de ma repentance.
  • « Nous avons péché jusqu'au bout, et nous avons besoin d'un Sauveur qui sauve jusqu'au bout. » Il ne sauve pas un peu, ni raisonnablement : il achève ce qu'il commence. Il est le chef et le consommateur de la foi (Hébreux 12:2), et celui qui a commencé en nous une bonne œuvre la rendra parfaite (Philippiens 1:6).
  • Aucun péché passé, présent ou futur n'échappe à l'œuvre de la croix si tu es en Jésus-Christ. Et si tu entends cela en te disant « parfait, faisons ce qu'on veut », tu ne connais pas Jésus. Le connaître, c'est haïr son péché même si l'on pèche encore, et revenir à lui chaque fois qu'on tombe, non pour redevenir chrétien, mais parce que c'est ce que font les chrétiens.

4. Là où tu te sens vaincu, il t'aime le plus profondément

  • Jésus ne se fait aucune illusion sur toi. Quand il est monté sur la croix à ta place, il savait exactement pour qui il mourait. Il connaît ton passé, ton présent et ton avenir.
  • Nous avons tous un petit recoin où nous nous sentons le plus vaincus et le plus honteux, un tas de regrets que nous ne pouvons pas effacer. « L'endroit où tu te sens vaincu est l'endroit où Jésus t'aime le plus profondément. »
  • Le prédicateur recommande vivement le livre de Dane Ortlund, Gentle and Lowly (« Doux et humble »), sur le cœur de Christ envers les pécheurs et ceux qui souffrent. Ortlund y écrit que le « parfaitement » d'Hébreux 7:25 signifie que le toucher de Dieu, qui pardonne et restaure, atteint les recoins les plus sombres de notre âme, et que c'est là que Christ nous aime le plus.
  • La vie de Jésus le montre : ami des pécheurs, il ne fuyait pas les lépreux, il les touchait et les guérissait. Il s'est approché de Zachée, l'escroc détesté de Jéricho, il a mangé avec lui, et sa miséricorde l'a transformé (Luc 19:1-10).
  • Ce qui te qualifie pour t'approcher de Jésus, ce n'est pas la qualité de ta semaine, ni ta performance morale, ni ton habileté théologique. C'est ton besoin reconnu d'un Sauveur. « Le christianisme n'est pas pour les gens qui sont doués pour être chrétiens. »
  • On apprend à prier : « Seigneur, je suis en désordre, mais je suis ton désordre. » « Cette semaine est lourde, aide-moi à te voir dedans. » « Je me sens parfois seul, mais merci, tu as promis de ne jamais me délaisser ni m'abandonner. »
  • Brennan Manning, dans The Ragamuffin Gospel, écrit que Dieu t'aime tel que tu es, et non tel que tu devrais être, parce que personne n'est encore ce qu'il devrait être. Plus tu crois cela, plus tu deviens peu à peu, par la puissance du Saint-Esprit, ce que tu dois être. Lui reçoit toute la gloire, toi toute la joie.

5. L'histoire d'un « misérable » sauvé

  • Adam Ramsey raconte l'histoire d'un garçon élevé dans un foyer chrétien, devenu orphelin à six ans, maltraité par des proches, qui s'enfuit, s'engage dans la marine, déserte et finit sur un navire négrier où il s'enfonce dans le mal.
  • Un jour, ivre, il tombe à la mer. Il ne doit la vie qu'à un marin qui le harponne à la jambe pour le remonter à bord. Peu après, une violente tempête le met face à sa mort. Il se souvient des versets que ses parents lui lisaient, et son cœur s'éveille à Christ.
  • Le changement n'est pas instantané : il y a une rupture nette, puis une croissance lente et complexe dans la grâce. À la fin de sa vie, il écrit le cantique que tout le monde connaît : Amazing Grace, « grâce étonnante, qui a sauvé un misérable comme moi ». Cet homme, c'est John Newton.
  • Le prédicateur témoigne : la grâce l'aidait déjà à améliorer sa vie spirituelle. Mais à la fin de son adolescence, il a compris que Dieu était bien plus grand qu'il ne l'imaginait, et lui bien plus pécheur et plus propre-juste qu'il ne le pensait. L'écart s'est creusé, et la grâce est devenue étonnante.
  • « Si tu vois l'œuvre de salut de Jésus comme un joli complément à ta vie, tu ne l'as pas encore saisie. »

6. Il vit toujours pour intercéder en ta faveur

  • « Étant toujours vivant pour intercéder » : Jésus ne fait pas cela par obligation, comme un employé qui pointe de 9 h à 17 h. Il vit pour cela. Il ne te supporte pas en attendant que tu sois assez en ordre pour te passer de lui.
  • Cette promesse concerne ceux qui s'approchent de Dieu par lui, ceux qui ont mis leur confiance en lui. Pour eux, il se tient sur la brèche, sans interruption, jour après jour.
  • Entre son ascension et son retour, Jésus tient sa promesse d'être avec nous tous les jours (Matthieu 28:20) de deux façons : par le Saint-Esprit qui habite en chaque croyant, et par son intercession constante à la droite du Père.
  • Que faisait Jésus ce matin, pendant que tu te demandais si tu irais à l'église ? Il intercédait pour toi. Le Saint, qui sait tout de toi, qui a vécu l'obéissance que tu ne pouvais pas vivre et porté la condamnation que tu méritais, est dans la gloire avec ton nom sur les lèvres.
  • Le prédicateur écossais du XIXe siècle Robert Murray M'Cheyne disait : « Si je pouvais entendre Christ prier pour moi dans la pièce d'à côté, je ne craindrais pas un million d'ennemis. Pourtant la distance ne change rien : il prie pour moi. »
  • Romains 8:33-34, le chapitre préféré du prédicateur : « Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! »

7. Quand l'accusateur montre ton dossier, montre celui de Christ

  • Le nom de Satan signifie « accusateur ». C'est l'accusateur des frères, le père du mensonge. Jusqu'à la croix, il avait une base légale pour accuser le peuple de Dieu, comme on le voit dans le livre de Job. Depuis, il a été jeté dehors (Jean 12:31 ; Apocalypse 12). Le sang de Jésus le fait taire dans la cour du ciel, mais il continue d'accuser sur la terre et dans nos cœurs.
  • Ses voix sont familières : « Tu as encore péché. Pathétique. Tu te dis chrétien ? Tu devrais abandonner. Tu crois que Dieu t'écoute ? Il a autre chose à faire. Après tant d'années, encore ce péché ? Tu es un imposteur, et Dieu en a assez de toi. » Peu de choses paralysent autant, surtout quand ces accusations sont vraies.
  • Mais le sang de Jésus fait taire chaque accusation : « Ceux-là sont à moi. Leur péché est réel, mais ma grâce est bien plus profonde. »
  • La réponse n'est pas de minimiser ton péché (« je ne suis pas si mauvais »). « Si, tu l'es. Et sa miséricorde est bien plus profonde. » On dit plutôt : « Christ est meilleur que ce que je mérite. » Apocalypse 12:10-11 le confirme : les frères ont vaincu l'accusateur par le sang de l'Agneau et par la parole de leur témoignage.
  • Et si tu as tout gâché après être venu à Christ ? Dans nos pires moments après la grâce, son intercession ne diminue pas : elle s'intensifie en défense. « Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2:1).
  • Un bon avocat cherche à prouver ton innocence. Jésus ne plaide pas ton innocence : il plaide sa justice. « Oui, ce péché est réel, mais mon sacrifice pour lui l'est aussi. Cette personne m'appartient. » C'est la justice donnée qui rend la grâce étonnante, comme le chante le cantique : devant le trône de Dieu là-haut, nous avons un grand souverain sacrificateur, toujours vivant, qui intercède pour moi.

Points à retenir

  • Tout ce qui est créé passe et finit par décevoir. Jésus, lui, demeure éternellement et possède un sacerdoce permanent.
  • Tu es plus pécheur que tu ne le penses, et Jésus sauve parfaitement : il achève ce qu'il commence.
  • Ce qui te qualifie pour venir à Jésus, ce n'est pas ta performance, c'est ton besoin reconnu d'un Sauveur.
  • Jésus vit toujours pour intercéder en faveur de ceux qui s'approchent de Dieu par lui. Quand tu tombes, il devient ton avocat et plaide sa propre justice.
  • Face à l'accusateur, ne minimise pas ton péché : montre le dossier de Christ.

Application personnelle

  1. Quand tu imagines Jésus te regarder, quel visage lui prêtes-tu : un visage fermé ou un visage qui se réjouit de toi ?
  2. Quel est ce petit recoin de ta vie où tu as du mal à croire que le pardon de Dieu peut t'atteindre ?
  3. T'arrive-t-il de te comparer aux autres pour te rassurer, au lieu de te mesurer à Christ et de recevoir sa grâce ?
  4. Quelle accusation revient le plus souvent dans ton cœur, et comment peux-tu y répondre en pointant vers l'œuvre de Christ ?
  5. Comment ta journée de lundi changerait-elle si tu te levais en sachant que Jésus intercède pour toi en ce moment même ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire « sauver parfaitement » dans Hébreux 7:25 ?

Pour Adam Ramsey, Jésus ne sauve pas un peu, ni de façon raisonnable : il sauve jusqu'au bout. Il achève ce qu'il commence. Aucun péché passé, présent ou futur n'est hors de portée de son œuvre à la croix pour celui qui est en Christ.

Quelle différence entre l'intercession et la défense de Jésus ?

L'intercession est ce que Jésus fait en permanence, à chaque instant, pour son peuple : il se tient sur la brèche. La défense, selon 1 Jean 2:1, est ce qu'il fait quand nous péchons gravement : il devient notre avocat auprès du Père. Il ne plaide pas notre innocence, il plaide sa propre justice.

Comment répondre aux accusations de l'ennemi selon ce message ?

Quand l'accusateur montre ton dossier, montre le dossier de Christ. Il ne s'agit pas de minimiser ton péché en disant que tu n'es pas si mauvais, mais de dire : Christ est meilleur que ce que je mérite. Apocalypse 12:10-11 rappelle que les frères ont vaincu l'accusateur par le sang de l'Agneau.

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