Jean 7 : des fleuves d'eau vive pour quiconque a soif

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Introduction

« Quand avez-vous eu vraiment soif pour la dernière fois ? » Jon ouvre ce message d'Arun Church par cette question, dans la série « Living in the River » (vivre près du fleuve).

Au mois d'août, il est monté avec quelques amis au Scafell Pike, dans le Lake District, depuis la vallée de Great Langdale. Au départ, une rivière longeait le sentier. Plus ils grimpaient, plus elle devenait ruisseau, puis filet d'eau. Près du sommet, l'eau sortait du rocher : une petite source. Dans son sac, son eau transportée depuis des heures était tiède et avait un goût de plastique. L'eau de la source, elle, était « absolument délicieuse et rafraîchissante ». Il avait de l'eau stagnante sur lui, mais il y avait là quelque chose de frais, qui donne la vie et qui devient plus bas un grand fleuve.

C'est le point de départ de ce message sur Jean 7:37-39 : au cœur de la fête des Tabernacles, Jésus se lève et promet des fleuves d'eau vive à quiconque a soif.

Plan du message

1. La fête des Tabernacles, un souvenir et une espérance

  • Le prédicateur commence dans le Lévitique, « le livre préféré de tout le monde ». Au chapitre 23, Dieu donne à Moïse les instructions pour la fête des Tabernacles : elle commence le quinzième jour du septième mois, dure sept jours, et le huitième jour est une sainte convocation.
  • Pendant sept jours, le peuple habite sous des tentes, « afin que vos descendants sachent que j'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte » (Lévitique 23:43). En hébreu, c'est la fête de Souccot. Les Juifs pratiquants la célèbrent encore chaque année, fin septembre ou début octobre.
  • Au début de la série, la vision d'Ézéchiel 47 avait été présentée : en exil à Babylone, le prophète voit un temple restauré, d'où sort une eau qui coule sous le seuil. Cette eau devient ruisseau, puis fleuve qu'on ne peut plus traverser, avec des arbres sur ses rives et la guérison pour les nations.
  • De retour à Jérusalem, les Israélites ont gardé la fête de Souccot et ont retenu ces images prophétiques d'Ézéchiel, et aussi de Zacharie, qui a eu lui aussi une vision de la fête avec de l'eau qui coule. « Ce qui nous amène à Jésus. Comme toujours. »

2. Le rituel de l'eau au temple

  • Au temps de Jésus, Hérode le Grand a achevé la reconstruction du second temple, un monument impressionnant. Les pharisiens et les docteurs de la loi y ont organisé leurs rituels pour garder les commandements de la Torah.
  • En Jean 7, les frères de Jésus le poussent à monter en Judée (versets 2 et 3). Il répond que son temps n'est pas encore venu (versets 6 et 8), puis il monte quand même, « non publiquement, mais comme en secret » (verset 10). Ce n'est qu'au milieu de la fête qu'il se met à enseigner dans le temple (verset 14).
  • D'après l'historien Josèphe, Souccot était l'une des trois grandes fêtes juives. Des pèlerins venaient de tout le monde connu : des centaines de milliers de personnes se rassemblaient à Jérusalem.
  • Les sources historiques, comme la Mishna, décrivent le rituel de l'eau. Chaque matin de la fête, les sacrificateurs et les pharisiens descendaient du mont du Temple jusqu'au réservoir de Siloé, à environ un demi-kilomètre, alimenté par une source d'eau douce. Ils remplissaient une cruche et remontaient en procession jusqu'à l'autel.
  • Là, ils versaient l'eau sur l'autel au son des trompettes, devant des milliers de personnes qui chantaient des psaumes. Ils se souvenaient de Moïse, priaient pour la provision de Dieu sur le pays, célébraient la récolte « comme une fête des moissons aujourd'hui » et rappelaient la vision d'Ézéchiel de l'eau sortant du temple.

3. « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi »

  • C'est dans ce décor, « le dernier jour, le grand jour de la fête », que Jésus se tient debout et s'écrie : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture » (Jean 7:37-38).
  • Jon parle d'un moment « micro qui tombe ». Imagine interrompre une fête si bien établie, avec ses sacrificateurs, sa procession, ses trompettes et ses prières. Jésus dit en somme : ce n'est plus ce temple ni cet autel. « Je suis l'accomplissement de toutes ces prophéties. Je suis l'accomplissement de tout ce que vous attendiez. Venez à moi et buvez. »
  • On comprend pourquoi les sacrificateurs et les pharisiens ne l'aimaient pas et se disaient qu'on ne pouvait pas le laisser continuer : « Quelle déclaration ! »
  • Le prédicateur aime le mot « quelqu'un ». Pas seulement ceux qui sont purifiés, qui ont fait leurs rituels ou offert leur sacrifice. La seule qualification, c'est la soif. « Pas de rituel, pas de procession, pas de trompette. Viens, simplement. » C'est gratuit.
  • Quelques chapitres plus tôt, en Jean 4, Jésus promettait à la Samaritaine une eau vive qui jaillit comme une source au-dedans. En Jean 7, c'est un fleuve qui coule au-dehors. On passe d'une source à un fleuve, du personnel à tout le monde.

4. L'eau vive, c'est le Saint-Esprit

  • Jean lui-même explique de quoi il s'agit au verset suivant : « Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié » (Jean 7:39). Jésus annonçait une promesse à venir.
  • « L'eau vive n'est pas un effort religieux. Ce n'est pas l'amélioration de soi. Ce n'est pas une expérience émotionnelle. » C'est le Saint-Esprit, une personne divine.
  • Jon répète la phrase pour qu'elle reste : « Le Saint-Esprit est la présence de Jésus qui vit en nous et à travers nous. »
  • En Jean 16:7, Jésus dit une chose qui paraît contre-intuitive : « Il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous. » Parce qu'il est mort, ressuscité et monté au ciel, nous avons le Saint-Esprit partout, tout le temps, en chacun de nous. Et à l'assemblée qui répond timidement, il lance : « Ce n'était pas très convaincant. »

5. La promesse accomplie à la Pentecôte, offerte à toi

  • La promesse s'accomplit plus tard, lors d'une autre fête juive, la Pentecôte. Les disciples attendent à Jérusalem, comme Jésus le leur a demandé. Un bruit comme celui d'un vent impétueux remplit la maison, des langues de feu se posent sur chacun, et tous sont remplis du Saint-Esprit (Actes 2:1-4).
  • Ils sortent en parlant des langues qu'ils n'ont jamais apprises. Les pèlerins venus pour la fête entendent la bonne nouvelle de Jésus dans leur propre langue, et environ trois mille personnes deviennent disciples ce jour-là et sont baptisées.
  • Pierre dit à la foule : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin » (Actes 2:38-39).
  • « Ceux qui sont au loin, c'est nous. » La promesse n'était pas réservée aux disciples de ce jour-là. Elle est pour toi, aujourd'hui, chaque jour.
  • Le prédicateur reconnaît pourtant qu'on l'oublie souvent, pris par tout ce qu'on a à vivre. Il a connu des moments où la présence de l'Esprit était palpable dans une salle, mais « ces moments n'ont pas été la norme pour moi ». Il se laisse distraire et ne tourne pas toujours son attention vers Dieu. Le fleuve, lui, est toujours là : c'est notre attention qui doit se tourner vers ce que Dieu fait.

6. Le Saint-Esprit est une personne

  • « Le Saint-Esprit n'est pas une force. Ce n'est pas une chose, ni quelque chose qu'on manie. Ce n'est pas une énergie. Ce n'est pas une atmosphère. » Il y a Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint-Esprit.
  • Le mot « Trinité » n'est pas dans la Bible, il est venu plus tard pour décrire cette relation. Mais en Actes 2:38, Pierre nomme déjà Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit. Ce sont des personnes, avec un caractère, à connaître.
  • Puisque c'est une personne, tu peux lui parler, apprendre à le connaître, te familiariser avec sa manière d'agir, écouter ce qu'il suggère dans tes conversations, tes pensées, tes prières et ta lecture de la Bible.
  • Le Saint-Esprit n'attire pas l'attention sur lui-même : il conduit les gens à Jésus et rend possible notre relation avec Dieu.
  • Il produit l'amour, la joie, la paix, la patience (« celle dont j'ai besoin »), la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi (Galates 5:22-23). Pour Jon, la marque de la maturité chrétienne est là : chaque année, deviens-tu plus aimant, plus gentil, plus semblable à Jésus ? Il propose de poser la question à sa famille, et ajoute avec humour : « Oui, à part ce truc d'hier. »

7. Viens et bois

  • Le prédicateur s'arrête là : « Je pourrais parler des heures de Jésus et du Saint-Esprit », mais il a senti en préparant que Dieu voulait surtout être présent avec l'assemblée.
  • L'invitation est simple : es-tu assoiffé spirituellement ? Te sens-tu sec dans ta relation avec Jésus ? Aspires-tu à la vie en abondance que Dieu a promise ? « Alors viens et bois. »
  • Pour reconnaître l'action de l'Esprit, écoute les petites incitations dans ton esprit. Le Saint-Esprit est doux, bon, aimant et humble. Il ne contraint pas, il ne contrôle pas, il ne te piège pas. À ceux qui ont été manipulés par le passé, Jon dit : « Je suis désolé, mais le Saint-Esprit n'est pas comme ça. »
  • « Si tu ressens de l'anxiété, ce n'est pas l'Esprit. Si tu ressens de la peur, ce n'est pas l'Esprit. » L'amour parfait bannit la crainte (1 Jean 4:18).
  • Dans sa prière finale, il demande au Père d'envoyer son Esprit dans cette salle d'école où l'Église se réunit, de souffler des paroles et des images, de montrer où il faut demander pardon et réparer, et d'aider chacun à saisir ce fleuve d'eau vive qui coule en nous et jusqu'aux autres.

Points à retenir

  • Au cœur du rituel de l'eau de la fête des Tabernacles, Jésus se présente comme l'accomplissement de tout ce que le temple et les prophètes annonçaient.
  • La seule condition pour venir boire, c'est d'avoir soif : pas de rituel, pas de procession, pas de qualification.
  • L'eau vive, c'est le Saint-Esprit, la présence de Jésus qui vit en nous et à travers nous.
  • La promesse donnée à la Pentecôte est pour toi, pour tes enfants et pour tous ceux qui sont au loin. Le fleuve est toujours là, même quand ton attention est ailleurs.
  • Le Saint-Esprit est une personne, douce et jamais contraignante. Il conduit à Jésus et produit en toi son fruit, à commencer par l'amour.

Application personnelle

  1. Te sens-tu sec en ce moment dans ta relation avec Jésus ? Qu'est-ce qui t'empêche de venir boire simplement ?
  2. Comme l'eau tiède du sac à dos, sur quelle eau « stagnante » comptes-tu au lieu de revenir à la source ?
  3. Qu'est-ce qui détourne ton attention de la présence de l'Esprit au fil de tes journées ?
  4. Prends-tu le temps de parler au Saint-Esprit et d'écouter ce qu'il suggère dans tes prières et ta lecture de la Bible ?
  5. Si tu posais la question à ta famille, que répondrait-elle : es-tu devenu plus aimant et plus gentil cette année ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi Jésus parle-t-il d'eau vive pendant la fête des Tabernacles ?

Chaque matin de la fête, les sacrificateurs allaient puiser de l'eau au réservoir de Siloé, remontaient en procession jusqu'au temple et la versaient sur l'autel en priant pour la bénédiction de Dieu, en se souvenant de la vision d'Ézéchiel. C'est au dernier jour, sur ce fond-là, que Jésus se lève et dit : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. » Il se présente comme l'accomplissement de ce que le rituel attendait.

Que désigne l'eau vive dans Jean 7 ?

Jean l'explique au verset 39 : Jésus parlait de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Pour Jon, l'eau vive n'est ni un effort religieux, ni une amélioration de soi, ni une expérience émotionnelle : c'est le Saint-Esprit, la présence de Jésus qui vit en nous et à travers nous.

Faut-il remplir des conditions pour recevoir l'eau vive ?

Non. Jésus dit « si quelqu'un a soif » : la seule qualification est la soif. Pas de rituel, pas de procession, pas de trompettes. Pierre le confirme à la Pentecôte : la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin (Actes 2:39).

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