« Levons-nous et bâtissons » : trois cœurs prêts à bâtir

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Levons-nous et bâtissons : trois cœurs prêts à bâtir

« Levons-nous, et bâtissons ! » Cette parole, tu la connais peut-être. Elle vient de Néhémie 2.18, quand le peuple découvre que la main de son Dieu est bonne sur lui et se décide enfin à relever les murs de Jérusalem. C'est aussi le thème de l'année dans l'église où l'ancien Fabrice SERI est venu prêcher le 17 août 2025. Et pour l'illustrer, il ne t'emmène pas d'abord à Néhémie, mais plus loin en amont, dans Exode 35, au pied du Sinaï, quand Moïse mobilise le peuple pour bâtir le tabernacle. La question qui traverse toute la prédication est simple : qui, aujourd'hui, doit se lever et bâtir pour Dieu ? Tu vas voir que la réponse te concerne directement.

Plan de l'article

  1. Un Dieu qui mérite qu'on se lève pour lui
  2. Premier profil : ceux qui sont sortis d'Égypte
  3. Deuxième profil : ceux qui ont quelque chose à offrir
  4. Troisième profil : ceux qui ont un cœur bien disposé et généreux
  5. Ce que Dieu fait de ceux qui se lèvent pour lui

1. Un Dieu qui mérite qu'on se lève pour lui

Avant de parler de service, l'ancien Fabrice SERI te rappelle qui est celui pour qui tu bâtis. Le culte s'était ouvert dans le Psaume 24 : « Portes, élevez vos linteaux, portes éternelles, que le roi de gloire fasse son entrée. Qui est ce roi de gloire ? L'Éternel des armées. » Ce roi-là mérite ta louange, ton adoration, ton service. Il est « digne d'être servi », répète le prédicateur, et c'est de ce constat que tout part.

Ce Dieu-là n'est pas comme les idoles que la Bible décrit, celles qui ont des yeux mais ne voient pas, des oreilles mais n'entendent pas, des mains mais ne peuvent rien faire. Lui entend, lui voit, lui agit. C'est parce qu'il a agi le premier (en Égypte hier, à la croix aujourd'hui), qu'il t'appelle à te lever à ton tour. Servir Dieu, ce n'est jamais initier quelque chose : c'est répondre.

2. Premier profil : ceux qui sont sortis d'Égypte

Israël vient de passer quatre cents ans sous la servitude en Égypte. Quatre cents ans de cris, d'oppression, de douleur, de rudes travaux à mouler des briques. « Les Égyptiens leur rendirent la vie amère », dit la Bible. Aucun peuple n'aurait pu se libérer seul. Alors Dieu est descendu. Il a étendu sa main puissante, il a vaincu les idoles de l'Égypte, et il a fait sortir son peuple à bras levé.

Et c'est ensuite, dans le désert, qu'il leur a demandé de bâtir un tabernacle. L'ordre compte. Un prisonnier ne peut pas servir. Un peuple enchaîné ne peut pas construire pour son Dieu. Il faut d'abord être libéré ; alors le service devient possible.

Applique cela à toi. L'Égypte est le symbole du monde ; Pharaon, le symbole de l'ennemi. Avant de connaître Christ, tu étais captif, captif du péché qui te poussait à faire ce que tu ne voulais pas, captif des puissances qui te tenaient. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23). Mais le sang de Jésus a coulé à la croix et il a brisé les chaînes. « Il a dépouillé les dominations et les autorités, il les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix » (Colossiens 2.15). Tu es sorti d'Égypte. Tu es libre.

Cette liberté n'est pas décorative : elle a un but. Tu as été délivré pour servir. Si tu ne t'es pas encore laissé libérer par Jésus, tout le reste de cet article te sera trop lourd à porter, parce que tu essaieras de servir sans avoir été affranchi. Fais d'abord la paix avec lui.

3. Deuxième profil : ceux qui ont quelque chose à offrir

« Prenez sur ce qui vous appartient une offrande pour l'Éternel. Tout homme dont le cœur est bien disposé apportera » (Exode 35.5). En sortant d'Égypte, Israël est parti avec de grands biens, Dieu leur avait fait trouver grâce aux yeux des Égyptiens (Exode 12.35-36). Et pour bâtir le tabernacle, Dieu a en plus donné des talents précis : à Betsaléel, fils d'Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda, il a donné « l'esprit de Dieu, de la sagesse, de l'intelligence et du savoir pour toutes sortes d'œuvres » (Exode 35.30-33). Aux femmes habiles, il a donné de filer le poil de chèvre.

Ce que Dieu demande, il l'a d'abord donné. Quand Dieu réclame quelque chose à son peuple, il a déjà pourvu. Les biens venaient de lui. Les talents venaient de lui. « Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée » (Romains 12.6). « Chacun tient de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre » (1 Corinthiens 7.7).

Alors la seule question honnête que tu peux te poser, ce n'est pas « ai-je quelque chose à offrir ? » (tu en as, forcément), mais « qu'est-ce que Dieu m'a déjà donné et que je pourrais lui remettre ? » Une voix pour chanter. Un don pour diriger. Des compétences dans la finance, le digital, l'accueil, l'enseignement. Un métier qui te forme jour après jour. Tout cela vient de lui. « Pourquoi faisons-nous comme si nous n'avions rien reçu ? » demande l'apôtre Paul (1 Corinthiens 4.7).

Le prédicateur raconte l'histoire d'une femme qui savait très bien cuisiner. Elle invitait ses voisins, ils venaient, ils mangeaient, ils appréciaient, et quand quelqu'un lui disait « qui a fait ce gâteau, il est délicieux », elle répondait simplement : « C'est un don que Dieu m'a fait. » Et la porte s'ouvrait, à chaque fois, pour parler de Jésus. Sers avec ce que tu as. Servir Dieu, ce n'est pas seulement chanter ou prêcher : ta cuisine, ton clavier, tes tableurs peuvent porter du fruit pour lui.

4. Troisième profil : ceux qui ont un cœur bien disposé et généreux

Quatre fois de suite, dans Exode 35, la même expression revient : « tous ceux dont le cœur était bien disposé ». Les hommes comme les femmes, tous ceux qui étaient animés d'une bonne volonté sont venus apporter. Et le résultat est spectaculaire : « Le peuple apportait beaucoup plus qu'il n'en fallait pour exécuter les ouvrages que l'Éternel avait ordonné de faire » (Exode 36.5). Moïse a dû leur dire de s'arrêter.

Dieu, dit l'ancien Fabrice SERI, « a de l'humour ». C'est lui qui donne la vie, lui qui délivre, lui qui distribue les dons ; et il te demande quand même : « Es-tu bien disposé à me remettre ce que je t'ai déjà donné ? » Il pourrait te forcer, comme le maître d'esclave qu'était Pharaon. Mais il ne violera jamais ta volonté. « Chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Corinthiens 9.7).

Si tu offres à Dieu par contrainte, mieux vaut ne rien offrir. Ce qu'il cherche, c'est un cœur qui souhaite, qui désire, qui apporte parce qu'il aime. « L'âme généreuse sera rassasiée » (Proverbes 11.25). Et l'inverse est aussi vrai : dans la parabole des talents (Matthieu 25.14-30), le serviteur qui enfouit son unique talent est appelé « méchant », pas parce qu'il avait peu, mais parce qu'il n'a rien remis à son maître.

5. Ce que Dieu fait de ceux qui se lèvent pour lui

Quand tu remets à Dieu ce qu'il t'a donné, il ne reste pas passif. Il bénit. C'est écrit à la fin d'Exode 39 : « Moïse vit tout l'ouvrage ; et voici, ils l'avaient fait comme l'Éternel l'avait ordonné, ils l'avaient fait ainsi. Et Moïse les bénit. »

Dieu est capable de te bénir au-delà de ce que tu imagines. D'un jeune berger derrière ses moutons, il fait le roi d'Israël (David). D'un prisonnier oublié dans un cachot, il fait le premier ministre de la plus grande nation de son temps (Joseph). L'ancien Fabrice SERI témoigne d'un CV déposé en 2012 et repêché des années plus tard pour un poste dont il n'attendait plus rien. Élever quelqu'un ne coûte rien à Dieu. Bénir quelqu'un est extrêmement facile pour lui. Ton rôle à toi, ce n'est pas de te démener pour ouvrir des portes, c'est de mettre à sa disposition ce qu'il t'a déjà confié.

Et le temps presse. « La nuit vient, où personne ne peut travailler » (Jean 9.4). Il fait jour maintenant. Tu as la vie, la santé, la liberté, un don. « Levons-nous et bâtissons » n'est pas un slogan : c'est une invitation à répondre, aujourd'hui, à ce Dieu qui t'a fait sortir d'Égypte.

Points à retenir

  • Le service ne précède jamais la délivrance : Dieu libère d'abord, puis il appelle à bâtir.
  • Ce que Dieu te demande, il te l'a déjà donné, biens, dons, talents, capacités, métier.
  • Servir Dieu ne se limite pas au chant ou à la prédication : ton métier, ta cuisine, ton digital, ta compta peuvent lui être offerts.
  • Dieu ne force personne : il cherche des cœurs bien disposés et généreux, pas des contraints.
  • Quand tu remets ce que tu as, il bénit et il fait plus que tu n'imagines, comme il a béni le peuple à la fin de la construction du tabernacle.

Application personnelle

  • De quelle « Égypte » Dieu t'a-t-il fait sortir ? En es-tu conscient au point que cela nourrisse ta reconnaissance et ton service ?
  • Nomme concrètement trois choses que Dieu t'a données (un don, un talent, une compétence), et demande-toi laquelle tu ne mets pas encore à son service.
  • Ton service actuel, tu le portes par contrainte, par habitude, ou par un cœur bien disposé ? Que dis-tu à Dieu à ce sujet ?
  • Y a-t-il, comme la femme qui cuisinait, un talent « profane » que tu pourrais transformer en occasion d'évangéliser tes voisins, tes collègues, ta famille ?
  • Es-tu prêt à ne rien enfouir de ce qu'il t'a confié, pour ne pas ressembler au serviteur de la parabole des talents ?

Versets cités

FAQ

Faut-il avoir de grands dons pour se lever et bâtir pour Dieu ?

Non. Le peuple du tabernacle est venu avec ce qu'il avait : de l'or pour certains, du fil de chèvre pour d'autres. Dieu n'a jamais reproché à personne d'avoir apporté peu ; il reproche seulement d'avoir enfoui. Ce qui compte, ce n'est pas la taille du don, c'est que tu l'aies effectivement remis. La femme de l'illustration servait Dieu avec un plat de cuisine.

Servir Dieu, est-ce forcément avoir une responsabilité dans l'église ?

L'ancien Fabrice SERI insiste : servir Dieu ne se limite pas à ce que tu fais devant l'assemblée. Ton travail dans la finance, le digital, la santé, l'enseignement, la logistique, tout cela vient de Dieu et peut être offert à Dieu. L'église a besoin de tes compétences en interne, mais le monde a aussi besoin d'un chrétien qui, dans son métier, laisse transparaître à qui appartient sa vie.

Comment savoir si mon cœur est vraiment « bien disposé » ?

Regarde ta motivation. Si tu sers par peur du regard des autres, par habitude ou par contrainte, ton cœur n'est pas encore ajusté. Un cœur bien disposé apporte parce qu'il veut, parce qu'il aime celui qui l'a délivré. Reprends conscience de ton « Égypte » d'origine, de la croix, du prix payé pour ta liberté ; la joie de donner en découle presque naturellement.

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