Ne vis plus au crochet de la foi des autres : saisis ton Dieu

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Ne vis plus au crochet de la foi des autres : saisis ton Dieu | Matt Marvane | Efficient Church

Introduction

Ce message de Matt Marvane, donné à l'Église SOS Lyon lors d'une célébration spéciale, s'intitule « J'ai confiance en mon Dieu ». Pas « le Dieu de Daniel », pas « le Dieu de mes parents » : mon Dieu. Tout part de la fin de l'histoire de Daniel dans la fosse aux lions. Après que l'ange est venu fermer la gueule des lions, le roi Darius écrit à tous les peuples une déclaration extrêmement puissante : le Dieu de Daniel est le Dieu vivant, son royaume ne sera jamais détruit, c'est lui qui délivre et qui sauve, qui opère des signes et des prodiges (Daniel 6:25-27).

Cette proclamation est juste et vraie. Mais il y a un « mais » : elle ne reste qu'une déclaration. Darius a dit « le Dieu de Daniel ». Il n'a pas dit « mon Dieu ». Il peut l'attester, il l'a vu de ses propres yeux : les lions bien sages à côté de Daniel, et Daniel vivant. Mais il y a une différence entre attester pour la vie des autres et accepter pour soi-même.

Alors comment, aujourd'hui, avoir confiance en un Dieu qui a fait ce miracle il y a plus de 2 500 ans, au moins 500 ans avant la venue de Jésus, et qui paraît si lointain ? Qu'est-ce qu'il peut faire pour toi aujourd'hui ? Cette question, les enfants se la posent aussi. Le prédicateur croit que ce jour est celui que Dieu a prévu pour que toi aussi tu puisses dire : c'est mon Dieu. Il est à moi et je suis à lui. Et ça change tout.

Plan du message

1. Le Dieu de Daniel, ou ton Dieu ?

  • Tu peux attester que le Dieu de tes parents, de tes grands-parents, de ta tante, de ton oncle, de ton frère, de ta femme ou de ton mari est puissant, qu'il fait des prodiges, parce que tu l'as vu de tes propres yeux. Mais ce n'est pas encore le tien.
  • « Je ne veux plus vivre au crochet de la foi de ceux qui m'entourent. » Le prédicateur veut être lui-même accroché au Dieu de Daniel, de David, d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, d'Esther, de Ruth, de Boaz, de Pierre, de Matthieu, de Marc, de Luc, de Jean, de Saul de Tarse devenu Paul, d'Étienne.
  • La Bible couvre 1 500 ans d'histoire et prouve une chose : Dieu est fidèle. Trouve une histoire dans ce livre où Dieu a été infidèle, impuissant, incapable, où c'était trop grand ou trop petit pour lui. Tu n'en trouveras aucune.
  • Si nous sommes ici 2 500 ans après Daniel, c'est parce que de génération en génération Dieu est fidèle. Il n'est pas un homme pour mentir, ni un fils d'homme pour se repentir. Ce qu'il dit, il l'accomplit toujours. Il est rassurant de faire confiance à quelqu'un qui n'a jamais fait d'erreur, et personne d'autre n'est comme lui, ni sur la terre ni dans le ciel.

2. Suivre Jésus, c'est bien plus qu'un clic (Luc 9:23-26)

  • 2 500 ans après Daniel, Jésus, Dieu incarné, vient rendre visible ce qui était invisible : la volonté, les promesses et le cœur du Père. Les prophéties annoncées 700 ans avant sa venue s'accomplissent. Dieu avait dit que Jésus viendrait, qu'il mourrait sur une croix, qu'il ressusciterait le troisième jour : tout s'est accompli. Il a dit qu'il serait fidèle jusqu'à la fin et qu'il reviendrait chercher ses enfants : nous pouvons en être assurés, parce que mon Dieu est fidèle.
  • Comment « follow Jesus » aujourd'hui, comment être un bon follower de Jésus ? Suivre Jésus demande bien plus qu'un petit clic. Jésus te dit : si tu veux me suivre, tu peux. C'est déjà une bonne nouvelle. Mais il y a une condition : il ne faut pas simplement le regarder, épier sa vie ou attester de ce qu'il a fait. Il faut accepter de vivre pleinement avec lui et pour lui, et renoncer à tout le reste.
  • Jésus est toujours clair, sans ambiguïté. Il n'a pas de simples partisans mais de vrais followers, qui le suivent jour et nuit, semaine après semaine, année après année. Aujourd'hui des gens achètent de faux followers, des robots, pour gagner en popularité. Jésus, lui, n'a jamais cherché la popularité, jamais cherché à caresser les gens dans le sens du poil, jamais tordu son discours pour plaire.
  • Personne ne peut suivre Jésus s'il n'a pas encore renoncé à sa vie. C'est là que tout démarre. On peut penser qu'on le suit, mais tant qu'on n'a pas renoncé à soi-même, ça reste une illusion.
  • « Si quelqu'un a honte de moi... » Jésus savait qu'il y aurait des gens qui auraient honte de lui. Il n'y a pas d'« unfollow » de Jésus : « Là c'est trop dérangeant ce que tu postes, l'humilité, laver les pieds, aimer ses ennemis, voir l'autre comme plus important que soi, adorer Dieu en toute circonstance... je ne te suis plus. » Ça n'existe pas. Celui qui aura honte de lui devra gérer ce moment-là devant le Père. Jésus dit ce qu'il faut faire maintenant parce qu'il y aura des conséquences plus tard.
  • Suivre Jésus n'est pas un jeu, pas un clic, pas une trend, pas une mode : c'est une décision pour la vie, que l'on peut renouveler et déclarer chaque jour, mais que l'on prend pour toujours. C'est pourquoi, au baptême, on pose la question : cet engagement, le prends-tu pour servir et être disciple de Jésus toute ta vie ?

3. Jésus n'est pas en mode privé

  • Sur Instagram, certains profils sont en mode privé : il faut faire une demande avant de voir la vie de la personne. Jésus n'est pas du tout en mode privé. Il te laisse regarder son profil sans aucun problème. Jésus est un livre ouvert, il n'a rien à cacher.
  • Il s'est exposé jusqu'à exposer son corps nu sur une croix. Quand il était en lambeaux, il ne l'a pas fait à l'abri des regards : il a été humilié devant le monde, pour que nous ne puissions jamais oublier ni mépriser ce qu'il a fait pour nous, et que nous n'ayons pas honte de lui.
  • « C'est mon Dieu, il s'est donné pour moi. Il est mort sur cette croix pour moi, il a été dépouillé pour moi, il s'est abaissé pour moi, il a versé son sang pour moi. » Tout a été écrit, exposé, révélé, sans aucun filtre. C'est du brut, à prendre ou à laisser, sans artifice. Il n'y a pas d'IA là-dessus : celui qui a écrit cette Parole est l'intelligence même, l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le Créateur des cieux, de la terre, des mers, des montagnes, de la neige et de la pluie.
  • Tu peux mettre ta confiance dans quelqu'un de vrai, qui a prouvé sa fidélité depuis des milliers d'années. La quasi-totalité des historiens attestent que Jésus est né, a vécu et est mort sur une croix. Mais ils attestent sans jamais expérimenter la puissance de cette vérité : ils ne savent pas pourquoi il est venu.
  • Jésus est venu révéler la puissance de son amour, afin que quiconque croit et veut le suivre puisse le suivre. Il s'est livré pour que chacun puisse déclarer : « Je connais mon Dieu. Je suis un vrai follower. J'ai dit oui à Jésus et je ne lâcherai rien. Il a promis : je serai avec vous jusqu'à la fin. » J'adore mon Dieu, pas le Dieu de mon voisin ni celui de mon frère.

4. Aux enfants et aux jeunes : saisis la main de ton Dieu

  • Le prédicateur s'adresse aux plus petits, aux enfants, aux préadolescents et aux adolescents : saisis la main de ton Dieu, pas simplement la main de maman ou de papa. Ne lâche jamais cette main, et peu importe ton âge, garde la conviction que c'est ton Dieu, qu'il est avec toi, qu'il n'est pas contre toi mais pour toi.
  • Jésus veut te bénir et poser sa main sur toi, comme il l'a fait avec les enfants : pas pour les menacer ni les disputer, mais pour les bénir, les encourager, leur montrer qu'il était accessible. Dieu s'est rendu accessible, du plus petit jusqu'au plus grand.

5. L'illustration de la chaîne : une nouvelle chaîne commence

  • Pour terminer, Jean-Pierre et Jenny, un couple de la communauté, puis Genola et le petit Théo, sont invités sur scène. Jean-Pierre représente Dieu le Père, qui tend toujours sa main vers ses enfants. Jenny lui prend la main, Genola prend celle de Jenny, Théo celle de Genola : les générations passent, et tous sont d'une certaine manière reliés au Père. C'est beau, et on pourrait s'en satisfaire.
  • Mais ça ne doit pas s'arrêter à un héritage ou une tradition. Mamie avait vraiment foi en Dieu, elle en a vu des miracles et des prodiges, c'était une femme de prière, et tu peux l'attester parce que tu as été à son contact. Tanti aussi était accrochée à Dieu. Le petit Théo a été au bénéfice de tout cela, et c'est une grâce. Mais le plus important, c'est que Théo lâche la main de Tanti et vienne lui-même prendre la main de son Père dans le ciel. Parce qu'à partir de là, une nouvelle chaîne commence.
  • Le problème, c'est qu'il y a trop de gens au bout de la chaîne aujourd'hui, qui ne goûtent plus à rien. Quand Jean-Pierre secoue la main de Jenny, elle ne peut pas tenir ; arrivée au bout de la chaîne, la secousse n'a quasiment rien fait. Celui qui est au bout de la chaîne ressent des choses, mais jamais comme s'il était connecté directement à la main du Père.
  • Puis Jean-Pierre chuchote « Dieu t'aime » à Jenny, qui le passe à Genola, qui le passe à Théo. Au bout de la chaîne, on peut se poser des questions : est-ce vraiment ce qu'il a dit ? « Dieu a-t-il réellement dit ? » On ne reçoit pas toujours le message tel qu'il a été donné au départ. Alors que si Théo revient vers son Père céleste, il entendra correctement sa voix, et il touchera lui-même le Père, qui transmettra directement à son fils.
  • Il y a une différence entre communiquer et transmettre. Nous pouvons communiquer beaucoup de choses à nos enfants, et il faut le faire. Mais rien ne remplacera jamais la transmission du Père vers un fils. Le travail des générations, c'est de témoigner suffisamment pour donner envie au fils d'aller lui-même vers le Père et de dire : je veux connaître le Dieu de mamie, le Dieu de Tanti, je veux goûter, toucher sa main, entendre ce Dieu me parler, je crois que c'est pour moi aussi.
  • Mais il faut que chacun vienne renoncer à lui-même : parfois à un héritage naturel, parfois à des richesses. Certains parmi nous ont entendu dans leur famille : « Si tu deviens chrétien, tu seras déshérité. » OK, je renonce à tout ça. Le plus important, c'est d'aller saisir la main de mon Père, et je sais qu'il ne me lâchera jamais la main, parce qu'il est fidèle depuis des millénaires.

6. Un temps de prière : recevoir l'amour et le pardon du Père

  • Dieu a quitté son ciel et il est venu jusqu'à nous. Quand nous choisissons de le suivre et de reconnaître qui il est, nous sommes connectés à lui : un accès, une communion, une communication restaurée avec Dieu. Et une deuxième chose s'ouvre : nous réalisons que nous ne sommes pas seuls, Dieu a mis autour de nous des frères et des sœurs, nous faisons partie de la même famille.
  • Ce jour-là, Dieu veut se servir des uns et des autres pour révéler à chacun à quel point il l'aime, y compris ceux qui n'ont pas eu de père ou de mère, ceux qui n'ont pas été aimés par ceux qui auraient dû les aimer. Dieu est assez grand pour te restaurer. Il ne force jamais, mais il ouvre la possibilité à quiconque croit d'expérimenter son amour.
  • Quoi que tu aies fait dans ta vie, tes péchés sont déjà pardonnés : c'est ce que Jésus a fait il y a 2 000 ans. Ce n'est pas « il va te pardonner », tu es pardonné, et il faut recevoir ce pardon et cet amour aujourd'hui, pour que cette relation avec le Père puisse commencer.
  • Pas simplement attester, pas simplement dire « je suis fils, petit-fils ou petite-fille de », mais : je veux moi aussi saisir la main de mon Père qui m'aime et qui me connaît, et ne jamais la lâcher. Lui-même a promis qu'il ne lâchera jamais notre main : rien ne pourra nous ravir de sa main, ni les puissances, ni les dominations, ni les persécutions, ni la mort, ni la vie. Rien ne pourra nous séparer de cet amour.

Points à retenir

  • Darius a dit « le Dieu de Daniel », pas « mon Dieu ». Attester pour les autres n'est pas accepter pour soi-même.
  • La Bible, sur 1 500 ans d'histoire, ne contient aucune histoire où Dieu a été infidèle. Ce qu'il dit, il l'accomplit toujours.
  • Suivre Jésus n'est ni un clic, ni une trend, ni une mode : c'est une décision pour la vie, et elle commence par renoncer à soi-même.
  • Jésus n'est pas en mode privé : il s'est exposé sans filtre jusqu'à la croix, pour que tu n'aies jamais honte de lui.
  • Le témoignage des générations est une grâce, mais rien ne remplace la transmission directe du Père vers son enfant. Une nouvelle chaîne commence quand tu saisis toi-même sa main.

Application personnelle

  1. Quand tu parles de Dieu, dis-tu « le Dieu de mes parents, de mon conjoint, de mon église » ou « mon Dieu » ? Vis-tu au crochet de la foi de ceux qui t'entourent ?
  2. Y a-t-il quelque chose à quoi tu n'as pas encore renoncé pour suivre Jésus : un héritage naturel, des richesses que tu aurais pu avoir ?
  3. Y a-t-il un aspect de ce que Jésus demande (l'humilité, aimer ses ennemis, servir, adorer en toute circonstance) dont tu as honte ou que tu voudrais « unfollow » ?
  4. Es-tu au bout de la chaîne, à ressentir de loin ce que d'autres vivent avec Dieu, ou connecté directement à la main du Père ? Quel pas peux-tu faire cette semaine pour l'entendre toi-même ?
  5. Si tu es parent ou grand-parent : communiques-tu la foi à tes enfants, ou témoignes-tu de manière à leur donner envie d'aller eux-mêmes saisir la main du Père ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi la déclaration du roi Darius sur le Dieu de Daniel ne suffit-elle pas ?

Darius proclame que le Dieu de Daniel est vivant, qu'il délivre et qu'il opère des prodiges. C'est vrai et puissant, mais il dit « le Dieu de Daniel », jamais « mon Dieu ». Il atteste ce qu'il a vu de ses propres yeux sans l'accepter pour lui-même. Il y a une différence entre attester pour les autres et accepter pour soi-même.

Que veut dire suivre Jésus selon Luc 9:23 ?

Jésus dit que si quelqu'un veut le suivre, il le peut, mais à une condition : renoncer à lui-même, se charger chaque jour de sa croix et le suivre. Ce n'est pas un clic, une trend ou une mode, c'est une décision pour la vie, que l'on peut renouveler chaque jour. Personne ne suit vraiment Jésus s'il n'a pas encore renoncé à sa vie.

Comment transmettre la foi aux enfants et aux jeunes générations ?

Il y a une différence entre communiquer et transmettre. Le témoignage des parents et des grands-parents est une grâce, mais rien ne remplace la transmission directe du Père vers un fils. Le travail des générations est de témoigner suffisamment pour donner envie à l'enfant de lâcher la main de la tradition et d'aller lui-même saisir la main de son Père céleste. Là, une nouvelle chaîne commence.

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