Traversée du désert : passer du « pourquoi » au « pour quoi »

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Introduction

Nathan ouvre une nouvelle série de trois mois à l'Église Comme à la Maison : La traversée du désert. Comment vivre l'épreuve ? Pendant que les groupes de maison plongeront en parallèle dans le livre de Job (l'histoire d'un homme qui a tout perdu sans explication), , les célébrations aborderont trois étapes du désert : l'entrée (l'incompréhension), la vie dans le désert (le détachement) et la sortie (la nouvelle rencontre avec Dieu).

Ce premier message s'arrête sur l'entrée dans le désert, là où tu te répètes sans arrêt : « Pourquoi ? Pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? » Ces questions sont normales quand la vie devient aride, quand un échec, une addiction, une maladie, une rupture ou une prière sans réponse s'installent. Mais Nathan propose un déplacement décisif : passer du pourquoi (chercher une cause) au pour quoi (espérer une conséquence bonne). Le texte support est Jean 9:1-12 : la rencontre de Jésus avec l'homme aveugle de naissance.

Plan du message

1. Le karma : la logique qui empoisonne notre lecture de l'épreuve

  • Le karma, c'est l'idée que tout ce que tu vis est déterminé par tes actions passées. Si tu es quelqu'un de bien, il t'arrivera des bonnes choses ; si tu es mauvais, il t'arrivera des mauvaises choses. Comme un boomerang : chaque acte, chaque pensée, chaque parole génère une énergie qui te revient dessus. C'est la théorie du « plus égale plus » : le positif attire le positif.
  • Cette croyance est bien plus ancrée dans notre culture qu'on ne le croit. Le dernier album de Bigflo & Oli, écouté par des centaines de milliers de personnes et devenu disque d'or en un mois, s'appelle simplement Karma. Le message ambiant devient : « Si tu crois que tu es quelqu'un de bien, il ne t'arrivera rien de mauvais. » Mais quand la maladie vient, quand le deuil arrive, quand la souffrance ne te lâche pas, est-ce que tu peux vraiment laisser faire le karma ?
  • Le karma plaît parce qu'il est simpliste et qu'il rassure. Il permet de rationaliser la souffrance, et rationaliser soulage. Nous voulons des explications. Le monde entier fonctionne comme ça : à l'école on obtient des notes selon notre travail, au travail un salaire selon nos performances, dans nos relations de l'amour à la mesure de ce qu'on donne. On compte tout. On finit par penser Dieu ainsi : « Si je suis bien, Dieu m'accepte ; si je pèche, Dieu me rejette ou je souffre pour le mériter. »
  • Le raccourci s'installe : fidélité + bonnes œuvres = bénédiction, faute + péché = malheur. Mais Jésus vient renverser cette logique humaine. La grâce arrive avant le mérite, et la souffrance n'est pas toujours la conséquence d'un péché.

2. La question des disciples : « Qui a péché ? » (Jean 9:1-5)

  • Jésus passe et voit un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui demandent : « Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? » Autrement dit : « Pourquoi ? À qui la faute ? »
  • Imagine la scène. Les disciples passent devant l'aveugle avec Jésus, et sans aucune gêne posent leur question. Ils ne voient pas un homme qui est aveugle, ils voient un aveugle, une maladie, une malédiction. La compassion et la considération manquent cruellement.
  • Est-ce qu'on n'est pas souvent comme eux ? Devant sa propre souffrance ou celle de l'autre, on cherche pourquoi. Cette réaction paraît bienveillante (on veut peut-être aider), mais est-ce vraiment une bonne question à poser à quelqu'un qui souffre ? Plutôt que le libérer, elle l'enferme dans sa souffrance et le pousse à regarder en arrière, à chercher une cause. Parfois connaître les raisons aide ; souvent elles recroquevillent sur soi.
  • Les explications des disciples sont d'ailleurs très faibles. Première possibilité : c'est la faute de ses parents. Or la Bible avait déjà parlé sur ce point. Là où il est dit que Dieu punit « jusqu'à la 3e ou 4e génération », il est aussi et surtout dit qu'il fait miséricorde jusqu'à la 1000e génération (Exode 20:5-6). La bénédiction dépasse largement la malédiction. Et Ézéchiel 18:20 tranche : « Le fils ne supportera pas les conséquences de la faute commise par son père, et le père ne supportera pas les conséquences de la faute commise par son fils. » La logique de Dieu n'est pas de transmettre le mal de génération en génération.
  • Deuxième possibilité : c'est sa faute à lui. Mais le texte précise qu'il est aveugle. Il aurait donc péché dans le ventre de sa mère ? Explication surréaliste. Les disciples tombent dans le piège du légalisme : le respect absolu d'une loi du « on pèche, on souffre ». Pour chaque sortie de route, une petite tape derrière la tête ; pour chaque péché, une souffrance.
  • Selon cette pensée, si tu es en dépression, si tu as perdu ton emploi, sûrement tu as péché (karma. Si tu n'arrives pas à sortir d'une addiction, c'est que tu n'as pas assez prié), karma. Si ta prière reste sans réponse, c'est que tu n'es pas en règle avec Dieu, karma. Attention : cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas prier dans l'épreuve, au contraire. Cela veut dire que le péché n'est pas toujours la cause de la souffrance, et qu'un manque de prière n'est pas toujours la raison pour laquelle tu traverses un désert.
  • Résultat de cette logique : la culpabilité. « Je l'ai mérité. Qu'est-ce que j'ai fait ? » Mais cette pensée oublie la chose la plus importante : la compassion. Étymologiquement, com-passion veut dire « souffrir avec ». Chercher des causes, ce n'est pas souffrir avec. Ce dont on a le plus besoin dans l'épreuve, ce n'est pas d'une explication, ni même d'une phrase bien tournée qui va dans le sens du poil, mais de considération et de présence : « Je prie pour toi, je pense à toi, je suis avec toi. »

3. La réponse de Jésus : renverser la logique du karma

  • Jésus répond en une seule phrase (Jean 9:3) : « Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui. » Il renverse littéralement la pensée karma des disciples, et la nôtre avec.
  • Jésus rappelle que Dieu est un Dieu qui pardonne, un Dieu qui libère de la culpabilité. Et il pointe les limites du karma :
    • Le karma culpabilise les victimes. Il fait peser sur les épaules de celui qui souffre l'idée qu'il mérite son sort.
    • Le karma tétanise. Il installe un fatalisme : « Si je vis cette épreuve, c'est que je l'ai méritée, je ne peux rien y changer. »
    • Le karma pousse à la comparaison. « Je souffre un peu moins que lui, j'ai dû faire de meilleures œuvres. » La comparaison dans l'épreuve est une mauvaise herbe à déraciner.
    • Le karma enferme sur soi. On ne fait plus le bien gratuitement : on en fait pour recevoir. C'est un égocentrisme spirituel.
  • Or il existe une autre histoire, celle de l'amour gratuit de Dieu. Un amour qui n'attend pas qu'on paye ou qu'on fasse des bonnes œuvres. Nous ne le méritons pas, mais Dieu nous aime tellement qu'il nous l'offre gratuitement. Voilà la libération de la culpabilité.
  • Oui, les injustices existent, oui, tu peux souffrir injustement. Mais Dieu est juste, d'une justice qui n'est pas une balance à l'équilibre entre nos péchés et nos souffrances. La justice de Dieu est fondée sur son amour, sur sa grâce et sur sa fidélité. À la croix, Jésus a pris la condamnation et la culpabilité que méritaient nos fautes, pour que nous ne soyons pas soumis à cette logique karma.
  • Cinq contrastes surgissent entre Jésus et ses disciples :
    1. Jésus fait preuve de compassion ; les disciples sèment la culpabilité.
    2. Jésus est dans une logique de don gratuit ; eux sont dans une logique comptable et légaliste.
    3. Jésus tourne le regard de l'aveugle vers Dieu, qui est bon ; eux le tournent vers ses parents ou son péché.
    4. Jésus regarde vers l'avenir et la conséquence (le « pour quoi ») ; eux vers la cause et l'origine (le « pourquoi »).
    5. Jésus espère le bien ; eux soupçonnent le mal.
  • Nathan cite une phrase de la chanson Jour meilleur d'Orelsan : « Quand t'as le désert à traverser, y a rien à faire sauf d'avancer. » C'est exactement ce que Jésus permet à cet aveugle : avancer, alors que ses disciples le bloquent, lui lient les mains et les pieds. Jésus propose la compassion au présent, un jour après l'autre, et l'espérance vers le futur.

4. « Afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui »

  • Jésus propose à cet homme aveugle une lecture complètement neuve de sa souffrance : qu'elle soit utile, qu'elle ait un sens et un but, mais pas forcément une explication. Que sa souffrance devienne une occasion de donner le meilleur à Dieu. Quelle libération dans nos souffrances !
  • L'épreuve peut te rappeler quelques vérités précieuses sur Dieu : qu'il est pleinement bon, qu'il est juste, qu'il t'aime, qu'il est souverain même quand tu ne comprends pas, et qu'il mérite le meilleur de toi-même.
  • Jésus t'offre la possibilité d'espérer, et de dire à Dieu : « Seigneur, je veux que tes œuvres soient révélées en moi. Je veux que cette épreuve soit utile pour ta gloire. »
  • Nathan témoigne d'une épreuve financière vécue six mois auparavant : il s'est fait arnaquer plusieurs milliers d'euros sur son compte professionnel par un simple appel téléphonique, tout ce qu'il avait pour payer des charges qui tombaient dès le lendemain. Double épreuve : d'abord se dévaloriser (« quel nul je suis d'être tombé dans le panneau »), ensuite l'angoisse de ne plus pouvoir se tirer un salaire. Mais quand avec Opaline ils ont choisi d'en faire une occasion de faire confiance à Dieu et de lui donner le meilleur d'eux-mêmes, la paix est venue. « Ça m'a vraiment aidé à traverser l'épreuve paisiblement, parce que je sais que Dieu est bon, qu'il est juste, qu'il nous aime, et qu'il pourvoie à nos besoins, sans regarder à ce que je mérite. »

5. Dieu se tient proche : la boue, la salive et la main (Jean 9:6-7)

  • « Après avoir dit cela, Jésus cracha à terre, fit de la boue avec sa salive et l'appliqua sur les yeux de l'aveugle. » Ça va, ça fait beaucoup ! Jésus vient ajouter de la boue sur les yeux d'un homme qui ne voit déjà pas. L'aveugle a peut-être pensé : « Pourquoi tu fais ça ? Je vois déjà rien, tu viens en rajouter ? »
  • Dans nos épreuves, c'est parfois pareil. Parfois on ne comprend pas ce que Dieu fait alors même qu'il est déjà en train de nous guérir. Parfois la guérison ne vient pas comme on l'attendait. Parfois elle est difficile, incompréhensible, douloureuse. Mais Jésus te demande de lui faire confiance, et c'est exactement ce que fait cet homme. Il obéit parfaitement, il se laisse guérir, même si c'est incompréhensible, même si c'est dégoûtant.
  • Pour faire confiance à Dieu, il faut le croire proche. Or regarde ce que fait Jésus : il prend de la terre, il crache, il fait de la boue et il touche l'aveugle. Comme l'homme ne peut pas voir, Jésus s'adapte à ses autres sens :
    • Cracher fait du bruit, l'aveugle entend Jésus.
    • La terre et la boue ont une odeur, l'aveugle sent Jésus proche.
    • Et surtout, Jésus le touche. Il étale la boue sur ses yeux, il crée le contact.
  • Jésus ne guérit pas cet homme comme il l'a fait ailleurs (« Va, ta foi t'a sauvé »). Il le rejoint, il lui parle dans sa langue. La guérison n'est pas un acte magique impersonnel : l'aveugle sait que c'est Jésus qui l'a guéri. C'est une vraie rencontre.
  • C'est ce que Dieu fait avec toi dans tes épreuves : il te rejoint, il s'adapte à toi pour te rencontrer personnellement. Il n'est pas ce Dieu lointain, sympa mais assis sur son trône. Il te propose une vraie rencontre dans l'intimité de ton cœur. Dans ta souffrance, dans ta maladie, dans ton incompréhension : qu'est-ce que ça change que Jésus se tienne proche ? Qu'est-ce que tu réponds s'il te propose de créer ou de renouveler une relation avec toi ?

6. « Va te laver au réservoir de Siloé » : l'épreuve qui rend témoignage (Jean 9:7-12)

  • Jésus n'envoie pas cet homme à n'importe quel bassin. Il l'envoie à Siloé. Et Jean précise que Siloé signifie « envoyé ». Jésus envoie cet aveugle se laver alors qu'il n'est pas encore guéri. L'homme obéit, y va, se lave et revient voyant clair.
  • Ses voisins et ceux qui l'avaient vu mendier ne le reconnaissent plus. « C'est bien lui ? » « C'est bien moi », répond-il. « Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? » Il raconte. Sa guérison ne rend pas témoignage à lui, ni à la boue : elle rend témoignage à Dieu.
  • Dans la suite du chapitre, cet homme monte en connaissance : il commence par parler de « l'homme qu'on appelle Jésus », puis dit au verset 17 « c'est un prophète », et finit par l'appeler « Seigneur » à deux reprises. Il rencontre Jésus au point que les chefs de la loi disent de lui qu'il est « disciple de Jésus ». L'épreuve est devenue le lieu où il est devenu disciple.
  • C'est la même invitation pour toi. Alors que tu es encore dans ton épreuve, Jésus t'envoie pour lui rendre témoignage. Il te charge d'une mission : lui donner le meilleur de toi-même, devenir son disciple.
  • Nathan conclut avec le Psaume 42, où le psalmiste, dont « les larmes sont sa nourriture jour et nuit », finit par parler à son âme : « Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore. » C'est cela, le déplacement : du pourquoi de la cause au pour quoi de l'espérance.

Points à retenir

  • Le karma est une croyance profondément ancrée dans notre culture et dans nos réflexes, mais ce n'est pas la vision de Dieu. Ton péché n'est pas toujours la cause de ta souffrance, et un manque de prière n'est pas toujours la raison de ton épreuve.
  • Chercher un coupable dans la souffrance culpabilise, tétanise, pousse à la comparaison et enferme sur soi. La compassion, souffrir avec, est bien plus précieuse qu'une explication.
  • Jésus renverse le « pourquoi » (à cause de quoi) en « pour quoi » (en vue de quoi) : « afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui » (Jean 9:3).
  • La justice de Dieu n'est pas une balance péchés/souffrances : elle est fondée sur son amour, sa grâce et sa fidélité. À la croix, Jésus a pris ta culpabilité.
  • Dieu se tient proche dans ton épreuve. Comme il a touché l'aveugle avec sa salive et sa boue, il vient te rejoindre personnellement, parfois par des chemins incompréhensibles, mais toujours dans une vraie rencontre.
  • Ton épreuve peut devenir le lieu où tu deviens disciple, et où ta vie rend témoignage à Dieu.

Application personnelle

  1. Quelle question du « pourquoi » tourne en boucle dans ta tête en ce moment ? Prends deux minutes pour l'écrire, puis dépose-la devant Dieu.
  2. Où le réflexe du karma s'est-il glissé dans ta lecture de ton épreuve, culpabilité, comparaison, fatalisme, repli sur soi ? Nomme-le précisément.
  3. Si tu devais remplacer ton « pourquoi » par un « pour quoi », quelle œuvre de Dieu aimerais-tu voir révélée en toi à travers ce que tu traverses ?
  4. Autour de toi, qui souffre en ce moment ? Comment peux-tu passer de l'explication à la compassion cette semaine, un message, un appel, une présence ?
  5. Si Jésus s'adaptait à tes sens pour te rejoindre aujourd'hui, par quelle « boue » inattendue s'y prendrait-il ? Es-tu prêt à lui faire confiance même quand tu ne comprends pas ?

Versets cités

  • Jean 9:1-12 · L'aveugle-né guéri par Jésus (texte principal).
  • Exode 20:5-6 · Dieu punit jusqu'à la 3e-4e génération, mais fait miséricorde jusqu'à la 1000e.
  • Ézéchiel 18:20 · Le fils ne portera pas la faute du père, ni le père celle du fils.
  • Psaume 42 · « Pourquoi t'abats-tu, mon âme ? Espère en Dieu. »
  • Job 1 · L'homme qui a tout perdu sans explication (série parallèle en groupes de maison).

FAQ

Le karma existe-t-il vraiment dans la Bible ?

Non. La Bible reconnaît un lien entre péché et conséquences (Galates 6:7 : on récolte ce qu'on sème), mais elle n'enseigne jamais une loi mécanique et binaire qui déterminerait chaque événement de ta vie par tes actions passées. Dieu est un Dieu personnel, libre, dont la justice est fondée sur son amour, sa grâce et sa fidélité, pas sur une balance cosmique. Et Jésus rejette explicitement le raisonnement « s'il souffre, c'est qu'il a péché » (Jean 9:3, mais aussi Luc 13:1-5).

Est-ce que ma souffrance actuelle peut être la conséquence de mon péché ?

C'est possible, mais ce n'est pas systématique. Nathan insiste : « Notre péché n'est pas toujours la cause de nos épreuves. » Certaines souffrances sont liées à nos choix (une addiction, un mensonge qui explose), d'autres non (un aveugle-né, une maladie, un deuil, une injustice). Si le Saint-Esprit te met un péché précis sur le cœur, apporte-le à Dieu et reçois son pardon. Sinon, résiste à la voix qui te culpabilise sans raison, ce n'est pas la voix de Dieu.

Comment aider concrètement quelqu'un qui souffre sans tomber dans le piège des disciples ?

D'abord, résiste à l'envie de chercher une cause à sa souffrance ou de lui suggérer « ce que Dieu veut te dire ». Offre-lui de la considération (« je pense à toi, je prie pour toi ») et de la compassion (« je souffre avec toi, je suis là »). Sois présent au présent, un jour après l'autre. Et laisse-lui l'espace, quand elle sera prête, de découvrir elle-même « pour quoi » Dieu peut faire quelque chose de bon dans ce désert.

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