Va et aime : témoigner de Jésus comme la Samaritaine

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Introduction

Ce dimanche, à Toulouse International Church, c'est Tibo [À COMPLÉTER : nom complet] qui apporte la Parole. Il prêche d'habitude en français et c'est la première fois qu'il prêche en anglais. Pendant plus d'un an, il a fui l'invitation du pasteur Roger. Cet été, il a compris ce qui le retenait : la peur. « Dans la vie, tu as deux chemins : marcher par la peur ou marcher par la foi. » Fin juillet, autour d'un café, le pasteur Roger lui pose la question. Cette fois, il répond oui.

Avec sa femme, il a servi à plein temps cinq ou six ans à Marseille, surtout auprès d'une population musulmane, soutenu dans la prière par cette Église. Arrivés à Toulouse il y a près de deux ans, ils viennent de lancer Campus Family, un ministère auprès des étudiants internationaux. Toulouse International Church est, dit-il, « une Église de toutes les nations et pour toutes les nations ».

Son message part de la grande mission de Matthieu 28 et s'arrête sur un seul verbe : « allez ». Il y ajoute, « entre parenthèses », un deuxième verbe : aimer. Deux personnages de l'Évangile montrent ce que cela veut dire, la femme samaritaine et l'homme délivré au pays des Géraséniens.

Plan du message

1. Allez, et aimez : revenir à la grande mission

  • Le prédicateur repart du fondement, l'un de ses passages préférés : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28:19-20). « C'est notre mission. C'est notre ADN. »
  • « Quand tu décides d'aller, cela veut dire que tu décides d'aimer. » Roger et Stéphanie vivaient confortablement aux États-Unis, entourés de leur famille et de leurs voisins. Ils ont décidé de venir servir cette Église : non seulement aller, mais aller et aimer.
  • À Marseille, un frère américain ne parlait que de faire des disciples. Le prédicateur était pris par beaucoup d'activités : évangélisation dans la rue, implantation d'Église. Il a dû reconnaître qu'il ne faisait pas de disciples. « Nous pouvons faire beaucoup d'activités et manquer la cible. »
  • Faire des disciples est simple, mais cela coûte. Ce n'est pas seulement étudier la Bible une heure par semaine avec quelqu'un : c'est investir dans une vie, donner de son temps, de ses finances, aimer et prendre soin.

2. La Samaritaine : une rencontre au puits

  • La femme vient puiser de l'eau à midi (Jean 4:6), au moment le plus chaud, quand personne ne va au puits. Elle porte sans doute de la honte, une vie brisée, des relations difficiles. Elle veut éviter tout le monde.
  • Elle vient chercher de l'eau et elle reçoit l'eau vive. Jésus commence par une conversation toute simple : « Donne-moi à boire » (Jean 4:7). Il ne commence pas par l'adoration à Jérusalem ou sur la montagne.
  • « Parfois, comme chrétiens, nous allons vers les gens et nous parlons de la marque de la bête, du 666. » Jésus, lui, a une conversation normale. C'est ce que nous devons apprendre de lui.
  • Ensuite, Jésus reçoit pour elle une parole de connaissance (Jean 4:16-18) : elle a eu plusieurs maris et l'homme avec qui elle vit n'est pas son mari. Quelque chose bascule en elle. Elle comprend qu'elle ne parle pas à un simple homme, mais au Messie.
  • Le prédicateur y voit un don du Saint-Esprit en action. L'Église a prié tout l'été en petits groupes pour un réveil, et il croit que le réveil vient avec les dons du Saint-Esprit. « Jésus peut te rassasier aujourd'hui. »

3. Deux mensonges qui empêchent d'aller

  • Premier mensonge : « Je ne suis pas évangéliste, ce n'est pas mon affaire. » Matthieu 28 est-il pour les évangélistes et les missionnaires, ou pour tout le peuple de Dieu ? Pour tous. Dire « je ne suis pas appelé » est une excuse : « Laisse-moi plutôt jouer du piano. »
  • Le corps a besoin des dons de l'Esprit et des cinq ministères, l'évangéliste compris, pour voir le réveil. Mais l'évangéliste n'est pas quelqu'un loin de l'Église : il est à l'intérieur, il équipe les saints, il forme et encourage tous les croyants à aller aimer les gens.
  • Second mensonge : « Je ne suis pas formé. Je n'ai pas étudié l'apologétique, je n'ai pas assez lu ma Bible. J'irai plus tard. » La Samaritaine n'avait pas de master en théologie. Elle était prête pour une seule raison : elle avait rencontré Jésus-Christ, son Sauveur.
  • « La connaissance est bonne, comprenez-moi bien. » Nous devons tous grandir dans les Écritures et la méditation de la Parole. Mais dire « je ne peux pas y aller parce qu'il me manque ceci » revient à chercher une excuse. « Les gens ici, à Toulouse, ont besoin de toi. »

4. « Venez voir » : la force d'un témoignage

  • « Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s'en alla dans la ville » (Jean 4:28). Le prédicateur aime ce détail. Il faisait chaud, elle était fatiguée, l'eau était vitale. Mais à ce moment-là, sa cruche n'a plus d'importance : ce qui compte, c'est de porter la bonne nouvelle aux autres.
  • Une heure plus tôt, elle se cachait. Maintenant, elle parle à beaucoup de monde, peut-être sur une place publique. Elle ne dit rien de très profond, mais quelque chose de très efficace : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; ne serait-ce point le Christ ? » (Jean 4:29). « Cela devrait être notre message. »
  • Elle partage son histoire avec Jésus. Chacun dans l'Église a sa propre histoire avec lui. « Nous ne te demandons pas de comprendre tout le livre de l'Apocalypse ou du livre de Daniel. Nous te demandons de partager ce que Jésus a fait dans ta vie. »
  • Cela peut se dire à un collègue, à un ami : « J'étais dépendant à l'alcool, à la drogue. Jésus m'a rendu libre. Venez voir. »
  • « Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme » (Jean 4:39). Son témoignage est devenu un pont. Elle n'avait pas toutes les réponses, mais raconter ce que Jésus a fait pour toi suffit.

5. L'homme délivré : Jésus va là où personne ne va

  • Au pays des Géraséniens (Marc 5:1-5), un homme possédé vit dans les tombeaux, sous une oppression spirituelle sévère, complètement isolé de la société. « Nous avons tous vu des gens comme ça, vivant hors de la ville. »
  • Les Samaritains étaient méprisés, on ne voulait pas avoir de relation avec eux. Cet homme était rejeté de tous. Chaque fois, Jésus vient là où personne ne vient. « L'Église devrait aller là où personne ne va. »
  • Beaucoup de gens arrivent à Toulouse de différents pays. « Ils sont à Toulouse, mais en même temps en dehors de Toulouse. » Nous ne les regardons pas, nous ne prenons pas de temps pour eux. L'Église devrait réagir comme Jésus.
  • Jésus délivre cet homme. Le prédicateur, qui a lui-même traversé des délivrances après sa nouvelle naissance, encourage à ne pas en avoir honte : « Nous pouvons croire en Jésus, marcher avec Jésus, et rester en prison à l'intérieur. » Il recommande la formation Soul Care proposée par l'Église le mardi soir.
  • L'Église est aussi appelée à pratiquer la guérison. Cet été, un ami qui travaille dans le bâtiment, souffrant d'un grave problème de dos, a reçu la prière à l'Église. Le lundi, il a appelé le prédicateur : « Je suis totalement guéri. » Cet ami, très cartésien, ne l'aurait pas dit si ce n'était pas vrai. « C'est la vie normale de notre christianisme. »

6. « Va dans ta maison » : le discipulat, c'est obéir

  • L'homme délivré veut suivre Jésus, être formé, équipé. Mais « Jésus ne le lui permit pas, mais il lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t'a fait, et comment il a eu pitié de toi » (Marc 5:19). Il s'en va publier dans la Décapole ce que Jésus a fait, et tous sont dans l'étonnement (Marc 5:20).
  • Le prédicateur s'imagine dire à Jésus : « Ne l'envoie pas maintenant, c'est trop tôt, il doit d'abord être formé. » Nous faisons souvent la même chose avec les nouveaux convertis pleins de feu : « Attends, assieds-toi, apprends. » Et nous éteignons le feu.
  • « Le vrai discipulat, c'est aller. » Nous avons pensé que le discipulat consistait à s'asseoir, apprendre et ne rien faire. Or Matthieu 28 dit : « enseignez-leur à observer ». On peut avoir la tête pleine d'Écritures et ne jamais obéir.
  • Pourquoi lui ? Parce que tout le monde le connaissait dans cette région. Personne ne pouvait avoir plus d'impact que lui. Il en était de même pour la Samaritaine, dont la ville connaissait la vie.
  • Nous avons tous une responsabilité envers notre famille, nos voisins, nos collègues. « Le Seigneur t'a placé ici. » Être missionnaire ne veut pas toujours dire partir en Afrique ou au Moyen-Orient. Parfois Jésus te dit simplement : va dans ta maison, dans ta famille, à ton travail, à ton université, vers tes amis.

7. Envoyés, non parce que nous sommes parfaits

  • Deux personnes ordinaires, deux personnes brisées, qui ont connu la honte, la douleur, les démons, la souffrance. Toutes deux ont rencontré Jésus, et dès la première seconde elles ont compris ce qu'elles avaient à faire.
  • La question du frère américain de Marseille a empêché le prédicateur de dormir pendant des semaines : « Est-ce que je fais des disciples ? » Il invite chacun à la poser au Seigneur. « Si la réponse est non, ce n'est pas grave. Mais que vas-tu faire maintenant ? »
  • Autour de nous, des gens luttent avec la dépendance, la dépression, le divorce, la drogue, des familles brisées. Ils ont besoin de l'amour de Jésus-Christ, mais ils ne peuvent pas entendre si personne ne vient. Il faut abandonner notre confort, nos peurs, nos projets, nos priorités.
  • « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés ? » (Romains 10:14-15). « Tu es envoyé. Je suis envoyé. »
  • « Nous n'allons pas parce que nous sommes parfaits. Nous allons parce que nous avons rencontré celui qui est parfait. »
  • Avec émotion, le prédicateur évoque un bébé atteint d'un grave problème cardiaque, pour qui un réseau de croyants a prié et jeûné tout l'été. Les médecins disaient qu'il ne survivrait pas à sa première respiration. Il est né le mercredi, il a crié, il a respiré, et il est parti auprès du Seigneur le vendredi matin. En deux jours, il a rassemblé dans la prière des croyants de France, de Belgique, de Syrie, du Liban, d'Égypte, du Maroc et d'Algérie. Le soir même, sa maman a parlé deux heures, en visioconférence, de la bonté et de la fidélité de Dieu. « Toi aussi, tu peux avoir un impact. »

Points à retenir

  • La grande mission de Matthieu 28 concerne tout le peuple de Dieu. Aller, c'est décider d'aimer.
  • Il n'est pas nécessaire d'être formé pour témoigner : la Samaritaine a simplement dit « Venez voir », et beaucoup ont cru à cause de son témoignage.
  • Jésus va là où personne ne va. L'Église est appelée à rejoindre ceux qui vivent en marge, y compris ceux qui arrivent d'autres pays.
  • Le vrai discipulat ne consiste pas seulement à accumuler de la connaissance : il consiste à obéir et à aller, en commençant par sa maison.
  • Nous n'allons pas parce que nous sommes parfaits, mais parce que nous avons rencontré celui qui est parfait.

Application personnelle

  1. Quelle excuse te retient le plus souvent d'aller vers les autres : « je ne suis pas évangéliste » ou « je ne suis pas assez formé » ?
  2. Comment raconterais-tu en quelques phrases ce que Jésus a fait dans ta vie, comme la Samaritaine l'a fait ?
  3. Qui, autour de toi, vit « à Toulouse mais en dehors de Toulouse », dans ta ville, ton quartier ou ton travail, et attend que quelqu'un prenne du temps pour lui ?
  4. Si tu poses aujourd'hui la question au Seigneur, « Est-ce que je fais des disciples ? », que te répond-il ?
  5. Quel confort, quelle peur ou quelle priorité dois-tu abandonner pour aller et aimer cette semaine ?

Versets cités

Questions fréquentes

Faut-il être évangéliste pour obéir à la grande mission ?

Non. Le prédicateur rappelle que Matthieu 28 s'adresse à tout le peuple de Dieu, pas seulement aux évangélistes ou aux missionnaires. L'évangéliste a sa place à l'intérieur de l'Église : il forme, équipe et encourage tous les croyants à aller aimer les gens.

Que nous apprend la Samaritaine sur le témoignage ?

Elle n'avait ni formation ni diplôme de théologie. Elle venait de rencontrer Jésus et elle a simplement dit : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait » (Jean 4:29). Beaucoup de Samaritains ont cru à cause de son témoignage (Jean 4:39). Raconter ce que Jésus a fait pour toi suffit.

Pourquoi Jésus renvoie-t-il chez lui l'homme délivré en Marc 5 ?

L'homme voulait suivre Jésus, mais Jésus lui dit : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t'a fait » (Marc 5:19). Tout le monde le connaissait dans la région, personne ne pouvait avoir plus d'impact que lui. Pour le prédicateur, le vrai discipulat n'est pas seulement s'asseoir et apprendre : c'est obéir et aller.

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