En bref
Gaïus était un nom très courant dans le monde romain, et le Nouveau Testament nomme plusieurs hommes ainsi : un Macédonien compagnon de Paul à Éphèse, un Gaïus de Derbe, un Gaïus baptisé par Paul à Corinthe, l'hôte de Paul et de toute l'Église cité dans Romains, et le destinataire de la troisième épître de Jean. Rien ne permet de dire avec certitude combien de personnes différentes se cachent derrière ces mentions. On retient surtout une hospitalité généreuse envers les frères.
Que signifie le nom Gaïus ?
Gaïus est la forme grecque d'un prénom latin très répandu, Caius, que l'on rapproche généralement d'un verbe latin signifiant « se réjouir », mais cette origine reste incertaine. La Bible n'explique pas ce nom.
L'histoire de Gaïus
Un Macédonien dans l'émeute d'Éphèse
Actes 19:29Lorsque l'orfèvre Démétrius soulève Éphèse contre Paul, toute la ville est dans la confusion. La foule se précipite au théâtre en entraînant « Gaïus et Aristarque, Macédoniens, compagnons de voyage de Paul ». Ce Gaïus partage le danger de l'apôtre, jusqu'à ce que le secrétaire de la ville apaise la foule et congédie l'assemblée.
Gaïus de Derbe
Actes 20:4Quand Paul quitte la Grèce pour remonter vers l'Asie, plusieurs compagnons l'accompagnent, parmi lesquels « Gaïus de Derbe ». Derbe est une ville de Lycaonie, et non de Macédoine (Actes 14:6). Il pourrait donc s'agir d'un autre homme que le Gaïus d'Actes 19:29, mais le texte ne permet pas de trancher.
Baptisé par Paul à Corinthe
1 Corinthiens 1:14-16Face aux divisions de l'Église de Corinthe, Paul rend grâces de n'avoir baptisé presque personne, « excepté Crispus et Gaïus », ainsi que la famille de Stéphanas. Il ne veut pas que quelqu'un dise avoir été baptisé en son nom. Ce Gaïus fait donc partie des premiers croyants de Corinthe.
L'hôte de toute l'Église
Romains 16:23À la fin de la lettre aux Romains, Paul transmet cette salutation : « Gaïus, mon hôte et celui de toute l'Eglise, vous salue. » Beaucoup pensent que ce Gaïus est celui de Corinthe, ville d'où Paul aurait écrit cette lettre, mais le texte ne le précise pas. Sa maison est ouverte à l'apôtre comme aux croyants.
Le bien-aimé de 3 Jean
3 Jean 1-8L'ancien écrit « à Gaïus, le bien-aimé ». Des frères ont rendu témoignage de la vérité qui est en lui et de sa charité. Gaïus agit fidèlement envers les frères, même étrangers, partis pour le nom de Jésus-Christ, et l'ancien l'encourage à pourvoir à leur voyage d'une manière digne de Dieu. Rien ne dit qu'il s'agisse d'un des Gaïus liés à Paul.
Face à Diotrèphe
3 Jean 9-12L'ancien oppose Gaïus à Diotrèphe, qui aime être le premier, ne reçoit pas les frères et chasse de l'Église ceux qui voudraient les accueillir. Il exhorte Gaïus : « Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. » Il lui recommande aussi Démétrius, à qui tous rendent un bon témoignage.
Ce que Gaïus nous enseigne
- L'hospitalité chrétienne est un service précieux qui fait de nous des ouvriers avec ceux qui servent la vérité.
- Accueillir les frères, même ceux que l'on ne connaît pas, est une marque de fidélité au Seigneur.
- Une vie qui marche dans la vérité se voit et se raconte, sans qu'il soit besoin de se mettre en avant.
- Le désir d'être le premier ferme les portes, alors que l'amour fraternel les ouvre.
- Dieu remarque les serviteurs discrets dont l'Écriture ne nous livre parfois que le nom.
Versets clés
Paul présente Gaïus comme son hôte et celui de toute l'Église. Sa maison est un lieu d'accueil pour l'apôtre comme pour les croyants, un ministère discret mais essentiel à la vie de l'Église.
L'ancien souhaite à Gaïus de prospérer à tous égards et d'être en bonne santé, comme prospère l'état de son âme. La santé spirituelle de Gaïus est la première chose qu'il remarque.
« Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d'être ouvriers avec eux pour la vérité. » Accueillir les serviteurs de l'Évangile, c'est participer à leur mission.
« N'oubliez pas l'hospitalité » : l'exemple de Gaïus illustre cet appel adressé à tous les croyants, car accueillir les frères reste une part concrète de l'amour chrétien.
Prédications sur Gaïus
- 3 Jean : Gaïus ou Diotrèphe, une culture de l'accueilAntonio Morra met face à face Gaïus, qui accueille même ceux qu'il ne connaît pas, et Diotrèphe, qui ferme la porte. Par son accueil, Gaïus est devenu un collaborateur de la vérité.
- 15 versets bibliques sur l'accueil et l'hospitalitéLa page cite 3 Jean 1:8 : Jean félicite Gaïus d'avoir reçu des frères de passage, serviteurs de l'Évangile, car accueillir ceux qui servent, c'est devenir coéquipier de leur mission.
Questions fréquentes
Combien de Gaïus y a-t-il dans la Bible ?
Le Nouveau Testament mentionne un Gaïus macédonien (Actes 19:29), un Gaïus de Derbe (Actes 20:4), un Gaïus baptisé par Paul à Corinthe (1 Corinthiens 1:14), l'hôte de Paul et de l'Église (Romains 16:23) et le destinataire de 3 Jean. Certains pourraient être la même personne, mais la Bible ne permet pas de l'affirmer.
Que signifie le nom Gaïus ?
Gaïus est la forme grecque du prénom latin Caius, très répandu à l'époque romaine. On le rapproche généralement d'un verbe latin signifiant « se réjouir », mais cette origine reste incertaine. La Bible n'en donne aucune explication et s'intéresse surtout à la foi et à l'hospitalité de ceux qui le portent.
Pourquoi Gaïus est-il un modèle d'hospitalité ?
Paul l'appelle « mon hôte et celui de toute l'Eglise » (Romains 16:23), et la troisième épître de Jean loue un Gaïus d'agir fidèlement envers les frères, même étrangers. Dans les deux cas, sa maison est ouverte aux serviteurs de l'Évangile, et l'accueil devient une manière d'être ouvriers avec eux pour la vérité.