1 Rois 21 : la réponse ferme de Naboth face à la tentation

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Introduction

« Que l'Éternel me garde de te donner l'héritage de mes pères ! » Cette phrase de Naboth au roi Achab est au cœur du message que Rodolfo Arata, pasteur de l'Église chrétienne évangélique ADI de Palerme Noce, apporte à partir de 1 Rois 21.

Le récit est connu : un roi convoite la vigne de son voisin, la reine organise un faux procès, Naboth est lapidé, et Dieu envoie Élie. Pour le pasteur, c'est une histoire « d'ordinaire coutume », car bien souvent « les puissants sont aussi des arrogants ».

Mais il y voit surtout une parabole pour notre temps. Chacun de nous a reçu du Seigneur une part d'héritage spirituel, et le tentateur se tient toujours tout près, prêt à nous la prendre. La question est simple : sauras-tu répondre avec la même fermeté que Naboth ?

Plan du message

1. Un roi qui convoite la vigne de son voisin

  • Achab, roi d'Israël, se trouve à Jizreel. Ce n'est pas la capitale, qui est Samarie. Le pasteur suppose qu'il y avait là une autre résidence.
  • Il remarque la vigne de Naboth, voisine de sa maison, et lui propose : « Cède-moi ta vigne, dont je ferai un jardin potager, car elle est tout près de ma maison. » En échange, une vigne meilleure ou sa valeur en argent.
  • La réponse de Naboth est « très ferme » et solennelle : « Que l'Éternel me garde de te donner l'héritage de mes pères ! » Autrement dit : je ne te donnerai pas ma vigne.

2. Pourquoi une réponse aussi ferme ?

  • Il y avait sans doute une valeur affective. Beaucoup de choses comptent pour nous au-delà de leur prix, à cause de ce qu'elles représentent pour notre famille.
  • Mais il y avait peut-être plus. La loi disait : « Les terres ne se vendront point à perpétuité ; car le pays est à moi, et vous êtes chez moi comme étrangers et comme habitants » (Lévitique 25:23).
  • En Israël, chacun était en quelque sorte l'hôte de sa propriété. Le vrai propriétaire était Dieu. Chacun recevait sa part pour s'y établir avec sa famille et gagner sa vie.
  • Le livre des Nombres ajoute qu'aucun héritage ne devait passer d'une tribu à une autre, « car les enfants d'Israël s'attacheront chacun à l'héritage de la tribu de ses pères » (Nombres 36:7).
  • Naboth a répondu sans crainte devant le roi, par respect pour ses pères, mais peut-être aussi par respect pour ce que Dieu avait établi.

3. Le complot de Jézabel et la parole d'Élie

  • Achab rentre chez lui triste et irrité. Triste de ne pas avoir obtenu ce qu'il voulait, irrité qu'un sujet ose refuser une demande du roi.
  • Jézabel intervient : pour si peu ? Tu es le roi, tu peux faire ce que tu veux. Elle organise un faux procès avec deux faux témoins, et Naboth est lapidé. Ses biens sont confisqués, et la reine dit à son mari d'aller prendre la vigne.
  • Achab y descend, sans tenir compte qu'au-dessus des pensées et des décisions humaines, il y a toujours le Seigneur.
  • Dieu envoie Élie : « N'es-tu pas un assassin et un voleur ? » (1 Rois 21:19). Il ose venir prendre possession de la vigne après un meurtre. Même s'il n'a pas tué de ses mains, Achab en porte la responsabilité.
  • Cette parole entre dans le cœur d'Achab. Il déchire ses vêtements, se couvre d'un sac, jeûne et marche lentement. Il ne peut pas revenir en arrière, et n'en a peut-être pas la force devant sa femme. Mais parce qu'il s'est humilié, Dieu repousse le malheur annoncé aux jours de son fils.

4. Une parenthèse pour les jeunes : choisir avec sagesse

  • Jézabel, une femme païenne venue de Sidon, a eu une grande influence sur son mari. Elle a introduit en Israël le culte de Baal et d'Astarté et a fait tuer de nombreux prophètes de l'Éternel.
  • Le pasteur s'adresse aux jeunes : « Réfléchissez bien aux choix que vous voulez faire, même sur le plan sentimental. » Une épouse sage et qui craint Dieu est une bénédiction. Une épouse qui vit loin du Seigneur est une tragédie. Et il en va de même pour les jeunes filles : un mari qui n'aime pas le Seigneur est « une grande désolation ».
  • La Bible présente aussi des femmes qui ont eu une influence positive : Séphora, la femme de Moïse, plus sage que son mari en une occasion ; Ruth, une païenne qui a choisi les voies de Dieu ; Abigaïl, qui a sauvé son mari d'un désastre.
  • Faire le bon choix ne se résume pas à choisir quelqu'un qui fréquente une Église. « Il ne suffit pas de fréquenter une Église pour être un enfant de Dieu. » Il faut que la grâce de Dieu ait pénétré le cœur et pris possession de la vie.

5. Naboth, image du croyant face au tentateur

  • Naboth représente chacun de nous, exposé aux attaques et aux pièges du monde qui nous entoure. Il est la figure du croyant qui veut rester attaché à la saine doctrine de la Parole.
  • Notre héritage n'est pas d'abord fait de maisons ou de terrains, mais de l'héritage spirituel de la sainte Parole de Dieu. Ce trésor, il faut le garder précieusement dans notre cœur.
  • Le diable se présente parfois de façon « alléchante », comme la proposition d'Achab : une vigne meilleure, ou de l'argent d'un roi qui pouvait payer cher. La vigne de Naboth était peut-être petite, ses ceps peut-être vieux. L'offre était tentante.
  • Le pasteur fait le lien avec le témoignage d'une sœur entendu plus tôt dans le culte : il faut rester ferme dans la vérité de la Parole, car le diable cherchera par tous les moyens à voler ou à nous faire échanger le bien reçu du Seigneur.

6. Les menaces et les flatteries de l'ennemi

  • Parfois le diable vient avec des menaces. Avec Job, il a frappé les biens, les animaux, les richesses, les enfants et jusqu'au corps, pour détruire sa foi et le faire renoncer à son intégrité.
  • D'autres fois, il vient avec des flatteries. Il l'a fait avec Jésus en lui montrant tous les royaumes du monde : « Tout cela est à moi. Si tu m'adores, je te le donne. » Jésus a répondu : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »
  • « Le diable a eu l'effronterie de tenter notre Sauveur », le créateur du ciel et de la terre. À plus forte raison, il voudra te tenter, souvent en te faisant croire que si tu laisses un peu de côté les choses du Seigneur, tu trouveras plus de plaisir ou de satisfaction ailleurs.
  • Moïse a fait l'autre choix : il a préféré être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d'avoir « pour un temps la jouissance du péché », car il regardait à la rémunération (Hébreux 11:24-26).
  • Ce que le monde offre est temporaire, et peut aussi être dangereux et faire du mal. « Pour mille raisons, nous ne devons jamais troquer le bien de la grâce de Dieu contre ce que le monde et l'ennemi veulent nous offrir. »

7. Qui a vraiment gagné ?

  • La fermeté de Naboth lui a coûté la vie. Il a été condamné et mis à mort injustement. Mais son nom est resté dans le livre saint. Entre Naboth et Achab, vers qui va notre admiration ?
  • Il faut demander à Dieu la même fermeté pour répondre à l'ennemi de nos âmes : « Je ne te donnerai pas ce que le Seigneur m'a donné. La grâce de Dieu, la vérité, la lumière qui sont dans mon cœur, je ne te les donne pas en échange de ce que tu me proposes. »
  • Il faut aussi demander la force d'en assumer les conséquences. Nous ne serons sans doute pas lapidés, car nous pouvons encore exprimer notre foi avec une certaine liberté, mais nous pouvons connaître souffrances, mise à l'écart, critiques et moqueries. Le pasteur invite à prier pour les frères persécutés dans d'autres pays.
  • Les sept lettres de l'Apocalypse se terminent toutes par une promesse « à celui qui vaincra ». Humainement, Achab et Jézabel ont gagné. Spirituellement, le vainqueur est Naboth, qui ne s'est laissé ni soumettre ni séduire.
  • « Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2:10). Fidèle jusqu'au dernier jour de ta vie, ou fidèle jusqu'à être prêt à mourir si nécessaire, comme tant d'hommes et de femmes martyrs au fil des siècles. Car celui qui perdra sa vie à cause de Jésus et de l'Évangile la sauvera.
  • Naboth défendait un bien matériel pour honorer ses pères. Nous défendons un bien spirituel : la grâce de Dieu et l'héritage que nous avons comme enfants de Dieu, frères de Jésus-Christ et cohéritiers avec lui de la vie éternelle.

Points à retenir

  • Naboth a répondu au roi sans crainte : « Que l'Éternel me garde de te donner l'héritage de mes pères ! » Sa fermeté honorait ses pères et la loi de Dieu.
  • Tu as reçu un héritage spirituel : la Parole de Dieu, sa grâce, sa vérité et sa lumière. Il se garde précieusement dans le cœur.
  • Le tentateur vient parfois avec des menaces, comme pour Job, et souvent avec des flatteries, comme pour Jésus au désert.
  • Ce que le monde offre est passager et peut faire du mal. La grâce de Dieu et la vie éternelle n'ont pas de prix comparable.
  • Humainement, Naboth a perdu. Spirituellement, il a vaincu. La couronne de vie est promise à ceux qui restent fidèles jusqu'à la mort.

Application personnelle

  1. Quel héritage spirituel as-tu reçu du Seigneur, et comment le gardes-tu concrètement dans ton cœur ?
  2. Quelle proposition « alléchante » te pousse aujourd'hui à laisser de côté les choses de Dieu ?
  3. Si tu es jeune, sur quels critères fais-tu tes choix sentimentaux : la simple présence à l'Église, ou une vie réellement saisie par la grâce ?
  4. Es-tu prêt à accepter critiques, moqueries ou mise à l'écart pour rester fidèle au Seigneur ?
  5. Pour quels frères et sœurs persécutés peux-tu prier cette semaine ?

Versets cités

Questions fréquentes

Pourquoi Naboth refuse-t-il de vendre sa vigne au roi Achab ?

La vigne avait sans doute une valeur affective, car c'était l'héritage de ses pères. Mais Rodolfo Arata rappelle aussi la loi de Dieu : la terre appartenait à l'Éternel et ne devait pas se vendre à perpétuité (Lévitique 25:23), et chacun devait s'attacher à l'héritage de la tribu de ses pères (Nombres 36:7). Naboth honore donc aussi ce que Dieu avait établi.

Que représente la vigne de Naboth pour le croyant aujourd'hui ?

Pour le prédicateur, l'histoire est une parabole pour notre temps. Chaque enfant de Dieu a reçu une part d'héritage spirituel : la Parole de Dieu, sa grâce, la vérité et la lumière qu'il a mises dans le cœur. Le tentateur cherche à nous la faire troquer contre des propositions alléchantes, et il faut lui répondre avec la même fermeté que Naboth.

Qui a vraiment gagné entre Naboth et Achab ?

Humainement, Achab et Jézabel ont gagné : Naboth a perdu la vie et le roi a pris la vigne. Spirituellement, le vainqueur est Naboth, resté fidèle à ses principes sans se laisser ni soumettre ni séduire. Son nom est resté dans la Bible, et la promesse d'Apocalypse 2:10 s'adresse à ceux qui sont fidèles jusqu'à la mort.

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