Actes 6 : la mue, ne plus tout porter seul

14 min de lecture

Introduction

« Le titre du message de ce matin, vous ne l'oublierez sûrement pas : la mue. » Jun Kimura, frère de l'Église Kōjō de Yonezawa, au Japon, prêche lors du premier culte du 25 octobre 2026, par un matin de pluie qu'il appelle « une pluie de grâce ». Son texte tient en deux versets, Actes 6:3-4, où les apôtres demandent à l'Église de choisir sept hommes pour servir aux tables afin de se consacrer à la prière et à la Parole.

Il ouvre son message avec un livre, Extra Life, de Steven Johnson. Le sous-titre de l'édition japonaise pose une question : pourquoi l'espérance de vie a-t-elle gagné 54 ans en cent ans ? Le prédicateur se souvient que, dans son enfance, on disait que la vie durait cinquante ans et qu'atteindre soixante ou soixante-dix ans était une longévité. Aujourd'hui, on parle d'une vie de cent ans.

Parmi les causes de ce progrès, le livre raconte la lutte contre le choléra, une maladie transmise par l'eau souillée qui tuait par déshydratation. Un médecin indien a compris qu'il suffisait de redonner de l'eau, bouillie et mélangée à du sucre et du sel, pour que le corps l'absorbe. En 1972, dans un camp de réfugiés venus du Bangladesh en Inde, le choléra se répand parmi environ 3 000 personnes. Un seul médecin est là. À l'époque, raconte Jun Kimura, une certaine fierté voulait que seuls les médecins soignent. Lui décide de faire appel à des bénévoles. « Opérer une tumeur au cerveau, tout le monde ne peut pas le faire. Mais faire boire de l'eau, tout le monde le peut. » Grâce à cela, les 3 000 personnes du camp sont sauvées.

« Par un petit changement, une petite décision, on peut aider beaucoup de monde. » Le prédicateur y voit ce qui se passe dans Actes 6, et il en tire trois points pour apprendre à changer : préparer un vase nouveau, partager une onction nouvelle, s'abandonner au nouveau courant.

Plan du message

1. Une Église en pleine bénédiction rencontre un problème

  • Après l'ascension de Jésus, le Saint-Esprit descend et l'Église commence. En un jour, 3 000 personnes sont sauvées, puis 5 000. Au-delà du salut, les malades amenés sont tous guéris, « sans qu'il en reste un seul ». « C'est l'état idéal de l'Église. »
  • « Mais un problème survient. » Si florissante que soit une communauté, partout où des êtres humains se rassemblent, des problèmes apparaissent, et d'autant plus qu'ils sont nombreux.
  • Plutôt que de chercher à éviter tout problème, le prédicateur invite à regarder plus loin : quand on se heurte à une difficulté, à un mur, quand on sent sa limite, Dieu a souvent préparé au-delà une bénédiction suivante.
  • Actes 6:1 décrit le problème : les Juifs de langue grecque se plaignent que leurs veuves sont négligées dans la distribution quotidienne. « Les rancunes liées à la nourriture font peur », plaisante-t-il : on lui pardonne s'il confond Pierre et Paul en prêchant, mais si un repas d'église manque de nourriture, les plaintes arrivent vite. Certains y voient aussi une question d'inégalité entre les deux groupes. Quoi qu'il en soit, c'est là que commence un nouveau courant.

2. Une lecture imaginée : Pierre, Jean et Exode 18

  • Jun Kimura propose ce qu'il appelle, avec humour, une « lecture imaginée » de la Bible, une façon de faire empruntée à un frère de l'église, avec sa permission. Il imagine Pierre et Jean rentrant chez eux après une journée de distribution.
  • « Pierre, la distribution d'aujourd'hui était dure. Au début, on était heureux de voir venir des milliers de personnes, mais tous les jours, ça fatigue. » Jean raconte qu'il a reçu la plainte des Juifs de langue grecque, très remontés, et qu'il a pris soin de leurs émotions comme il l'a appris à l'école de counseling : privilégier la personne en face de soi plutôt que l'affaire elle-même.
  • Les deux hommes s'avouent qu'ils n'ont pas encore fait leur temps de dévotion. Ils ouvrent la Bible au texte du jour : Exode 18:13.
  • Moïse siège seul pour juger le peuple, qui se tient autour de lui du matin au soir. Son beau-père lui dit : « Ce que tu fais n'est pas bien. Tu t'épuiseras toi-même, et tu épuiseras ce peuple. » Jéthro lui conseille de choisir des hommes capables, craignant Dieu, intègres, ennemis de la cupidité, et de les établir chefs de mille, de cent, de cinquante et de dix. Les petites affaires seront jugées par eux, les grandes lui seront apportées. « Allège ta charge, et qu'ils la portent avec toi. »
  • Dans le dialogue imaginé, Pierre et Jean se reconnaissent : « C'est exactement notre situation. Il n'est pas bon de tout faire seul. Demandons aux autres de nous aider. Essayons dès demain. »
  • Le prédicateur précise : il ne sait pas si les apôtres ont lu Exode 18 ce jour-là ou si Dieu le leur a montré autrement. « C'est mon imagination. Mais le contenu est le même. » En Actes 6:2, les Douze disent : « Il n'est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. » Autrement dit, comme pour Moïse, l'organisation actuelle n'est pas bonne.

3. Premier point : préparer un vase nouveau

  • Les apôtres ne désignent pas eux-mêmes les sept, et ils ne font pas venir des gens de l'extérieur. Ils disent : « Choisissez parmi vous. » « C'est un point important. Dieu a déjà préparé, au sein du troupeau rassemblé, les collaborateurs et les aides nécessaires. »
  • Cela vaut à l'église, au travail et dans nos difficultés personnelles : Dieu place autour de nous des compagnons d'œuvre. Pourtant, on se dit qu'on doit s'en sortir seul. On hésite à demander, on a peur d'être une charge, et on garde tout en main.
  • Jun Kimura se reconnaît : « Je suis de ce genre-là. Je n'arrive pas à confier aux autres. » Il y a plein de monde autour de lui, et pourtant les mots sortent de sa bouche : « On manque de monde. »
  • Ce n'est pas tout abandonner aux autres : ceux qui sont choisis sont présentés aux apôtres, qui leur imposent les mains en priant. C'est dans cet équilibre que Dieu donne de nouvelles personnes.
  • « Le vase qui doit le plus être préparé, c'est toi-même. » En nous, il y a des habitudes, des certitudes, parfois de la fierté, comme chez le médecin du camp, ou un sens des responsabilités mal placé : « C'est moi qui dois le faire. »
  • Il y a aussi des habitudes inconscientes. Celui qui a entendu ses parents lui répéter « ce n'est pas comme ça, ce n'est pas bien fait » a intériorisé cette image. Dans sa tête, il sait que les autres sont capables, mais plus les gens sont proches, ses enfants ou ceux qui travaillent sous sa responsabilité, plus l'inconscient reprend le dessus : il devient dur, ou reprend la main dès que quelque chose ne marche pas. Quelqu'un a raconté qu'un cadet lui avait dit, des années plus tard : « Tu étais vraiment sévère à l'époque. » Lui ne s'en était jamais rendu compte.
  • Le prédicateur parle de « rendre conscient l'inconscient » : remarquer qu'on répète toujours la même chose, qu'on retombe dans le même schéma, qu'on a envie de tout contrôler. Puis le reconnaître. On passe souvent tout de suite à l'autocritique, mais il y a là un monde de grâce : c'est à cet endroit qu'on rencontre Jésus. « C'est toi, c'est comme ça que tu es. » En laissant Jésus venir et nous toucher là, on est libéré.

4. « Depuis que tu es parti, tout le monde est plein de vie »

  • En préparant ce message, Jun Kimura se souvient d'une scène. Il a servi une vingtaine d'années dans une église de Tokyo avant que Dieu le conduise à l'Église Kōjō et à Yonezawa. Environ trois ans après son arrivée, vers la fin de la période du Covid, un jeune homme de son ancienne église, de passage dans la région de Yamagata, vient le voir.
  • Assis dans le hall, il espère secrètement entendre : « Depuis que tu es parti, c'est dur, mais on tient bon », ou un souvenir de ce qu'il a fait pour eux. Le jeune homme lui dit : « Depuis que tu es parti, tout le monde est plein de vie. »
  • Il ajoute des nouvelles d'un groupe philippin d'Ichihara, dans la préfecture de Chiba, où Jun Kimura allait enseigner les enfants presque chaque mois. Ces enfants ont grandi, certains sont étudiants, et le groupe progresse lui aussi.
  • Le prédicateur sourit et répond qu'il en est heureux. Mais après le départ du jeune homme, il ressent un malaise. « Ah, c'est moi qui tenais tout en main. » C'est son vrai sentiment, l'étape où il en est. Il remet alors cela à Jésus : c'est Dieu qui fait croître.

5. La mue : la même vie, une forme nouvelle

  • Tout changement demande que le vase intérieur soit changé. D'où le titre : la mue. La chenille devient chrysalide, puis papillon. « Vous le saviez ? La chenille, la chrysalide et le papillon ont le même ADN. C'est le même être. Seule la forme change. »
  • La chenille est faite pour manger beaucoup et se nourrir. Le papillon ne mange plus, il butine le nectar. Sa constitution change, mais son ADN reste le même.
  • « Nous aussi, nous sommes changés dans le Seigneur, mais ton être reste toujours le même. » En ce moment même, tu es aimé de Dieu. Et au milieu de ce que tu affrontes, il te transforme pour une bénédiction plus grande encore.
  • « Muons ensemble ce matin. Jésus nous refaçonne. »

6. Deuxième point : partager une onction nouvelle

  • Les sept sont choisis parce qu'ils sont « pleins d'Esprit et de sagesse ». Remplis de l'Esprit, ils ont reçu la puissance. La sagesse leur permet de faire face aux difficultés avec la force de Dieu. « Avoir de la puissance et de l'élan sans sagesse... » : le prédicateur s'arrête en riant, mais insiste sur l'importance des deux.
  • Ils sont aussi « de bonne réputation » : des personnes en qui les autres ont confiance. Une fois préparés comme vases, l'onction du Saint-Esprit est répandue sur eux.
  • « Être rempli de l'Esprit et de sagesse, c'est être un vase vide. » Quand un vase vide est disponible, Dieu y verse sa puissance.
  • Il rappelle l'histoire d'Élisée (2 Rois 4:1-7). La veuve d'un des fils des prophètes vient le trouver, couverte de dettes : ses enfants vont être emmenés. Élisée lui dit de rassembler des vases vides, chez elle et chez ses voisins. L'huile coule et remplit tous les vases. Quand l'enfant dit qu'il n'y a plus de vase, l'huile s'arrête. Elle vend l'huile, paie sa dette et vit du reste avec ses fils.
  • « Le secret, c'est de se vider soi-même. » Quand on se dit « je sais déjà, j'en suis capable », le vase est retourné, comme le dit souvent le pasteur Tanaka. Il faut le remettre à l'endroit : « Je ne comprends pas encore vraiment. Seigneur, enseigne-moi. Aide-moi. » Le vase vide, c'est s'humilier devant Dieu et s'appuyer sur lui.

7. Les ninjas et le passage de relais entre générations

  • Au Japon, dans l'Église comme ailleurs, le vieillissement avance et l'on parle beaucoup de passage de relais entre générations. Jun Kimura a écouté un séminaire d'une autre église sur ce thème. La conclusion tenait en une phrase : le passage de relais, c'est que les anciens et les jeunes fassent les choses ensemble.
  • Une image l'a marqué, celle des ninjas qui franchissent un haut mur. Un ninja expérimenté se tient au pied du mur, un jeune court, prend appui sur ses mains et se fait propulser en haut. Quand tous sont montés, les jeunes tirent l'ancien vers le haut. « C'est cela, le passage de relais. »
  • Si les jeunes partent devant en laissant l'ancien en bas, il y a un problème. Si l'ancien refuse de servir de marchepied, il y a aussi un problème. « On le fait ensemble. »
  • Dieu va donner son onction à beaucoup de personnes et les utiliser toutes, les nombreux vétérans comme ceux qui grandissent. Jésus l'a dit : on met le vin nouveau dans des outres neuves (Matthieu 9:17). Une vieille outre durcie éclate quand le vin nouveau fermente. Avec un cœur souple, prêt à dire « faisons-le ensemble », l'onction se répand.
  • Actes 6:7 en montre le résultat : la parole de Dieu se répand de plus en plus, le nombre des disciples augmente beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéit à la foi. « C'était déjà merveilleux avant. Mais quand ils ont rencontré ce problème et changé de façon de faire, la bénédiction s'est étendue encore plus. » Il en va de même au niveau personnel : en acceptant le défi du Seigneur, la bénédiction sur ta vie s'élargit.

8. Troisième point : s'abandonner au nouveau courant

  • Le récit ne s'arrête pas à une distribution mieux organisée. Les apôtres reviennent à la prière et au ministère de la Parole. Quand une église grandit, on peut être submergé par les tâches. Ce n'est pas mauvais en soi, mais le plus important, la prière et la Parole, finit par être négligé. Eux y reviennent.
  • Les sept, remplis de l'onction de l'Esprit, ne restent pas aux tables. Étienne accomplit des prodiges et annonce l'Évangile jusqu'au martyre. Un jeune homme nommé Saul assiste à sa mort. Il deviendra Paul, utilisé pour l'évangélisation du monde. Philippe, lui, provoque un réveil en Samarie, où beaucoup sont sauvés.
  • Jésus avait dit : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 1:8). La bénédiction ne s'arrête pas à Jérusalem, et cet épisode d'Actes 6 en est un tournant.
  • Le prédicateur lit les paroles d'un chant présenté pendant le culte : « Un courant d'eau que l'on désire dans la soif, un courant nouveau qui ne tarit pas, la Parole qui ne change pas, le courant de Christ qui donne la vie. » Ce courant de Christ, on le voit se répandre dans l'Église primitive.
  • Ce courant commence aussi en chacun quand il revient à Jésus-Christ. Même sauvés, nous restons influencés par ce monde, par nos parents. Romains 12:2 dit de ne pas se conformer au siècle présent ; certaines traductions disent de ne pas se laisser emporter. On entend des phrases comme « tu ne sers à rien », « tu ne tiendras pas dans la société », « tu n'as pas de valeur ». Vivre sa foi avec ces images fausses de soi, « c'est douloureux ».
  • C'est là que le nouveau courant commence : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17). Libéré des images et des mensonges qui t'ont égaré, tu es aimé de Dieu, une œuvre magnifique de ses mains, et ta vie peut avancer dans sa volonté.
  • Quand tu penses que l'avenir sera difficile, que ceci ou cela manque, Dieu a pour toi le meilleur plan et fait concourir toutes choses à ton bien (Romains 8:28). Il te donne l'éclat propre à son œuvre, une vie que toi seul peux vivre.

Points à retenir

  • Les problèmes surviennent partout où des personnes se rassemblent, mais Dieu a souvent préparé une bénédiction au-delà de la difficulté.
  • Il n'est pas bon de tout porter seul : Dieu a déjà placé des collaborateurs parmi ceux qui nous entourent.
  • Le premier vase à renouveler, c'est soi-même : nos habitudes, notre fierté et nos réflexes inconscients, que Jésus vient toucher et libérer.
  • Comme la chenille devenue papillon, nous changeons de forme sans changer d'identité : nous restons aimés de Dieu.
  • Le vase vide reçoit l'onction : l'humilité devant Dieu, la souplesse et le travail ensemble entre générations ouvrent un nouveau courant.

Application personnelle

  1. Dans quel domaine de ta vie gardes-tu tout en main, alors que Dieu a placé autour de toi des personnes capables de t'aider ?
  2. Quelle habitude inconsciente, reçue de ton éducation ou de ton parcours, se manifeste surtout avec tes proches ? Es-tu prêt à la présenter à Jésus plutôt qu'à te condamner ?
  3. Ton vase est-il retourné, parce que tu penses déjà savoir, ou vide et prêt à recevoir ce que Dieu veut y verser ?
  4. Avec quelle personne d'une autre génération pourrais-tu « franchir le mur » ensemble cette semaine ?
  5. Quelle parole fausse sur ta valeur as-tu besoin de laisser derrière toi pour entrer dans le nouveau courant de Christ ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que s'est-il passé dans Actes 6 ?

Alors que le nombre des disciples augmentait, les Juifs de langue grecque se sont plaints que leurs veuves étaient négligées dans la distribution quotidienne. Les douze apôtres ont demandé à l'assemblée de choisir parmi elle sept hommes pleins d'Esprit et de sagesse, et de bonne réputation, pour se consacrer eux-mêmes à la prière et au ministère de la Parole. Ensuite, la parole de Dieu s'est répandue de plus en plus.

Pourquoi Jun Kimura parle-t-il de « mue » ?

La chenille, la chrysalide et le papillon ont le même ADN : c'est le même être, mais sa forme et sa façon de vivre changent. Pour le prédicateur, Dieu nous transforme de la même manière : notre identité d'enfant aimé de Dieu reste la même, mais nos habitudes et nos façons de faire doivent changer pour entrer dans une bénédiction plus grande.

Quel est le lien entre Actes 6 et Exode 18 ?

Dans Exode 18, Jéthro dit à Moïse que ce qu'il fait n'est pas bien, parce qu'il juge le peuple seul du matin au soir et qu'il va s'épuiser. Il lui conseille d'établir des hommes capables pour partager la charge. Jun Kimura y voit le même principe qu'en Actes 6 : il n'est pas bon de tout faire seul, et Dieu a déjà placé des collaborateurs au milieu de son peuple.

Rejoins le canal WhatsApp

Le boost du jour, des prières et les nouveaux enseignements, directement sur WhatsApp.

Rejoindre le canal

Gratuit, sans inscription. Ton numéro reste invisible pour les autres membres du canal.

Toutes les prédications sur « Église »

Ne rate aucune prédication de 米沢興譲教会

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Personnages de la Bible dans ce message

Ressources sur ce thème

Sur le même thème

Message publié par 米沢興譲教会. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Actes 6 : la mue, ne plus tout porter seul | Efficient Church