Luc 15 : tu n'es plus orphelin, tu es fils de Dieu

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Introduction

Sharon Vandeput est pasteure à Kingdom Faith Church, à Horsham, avec son mari, le pasteur Kevin Vandeput. Le Seigneur les a appelés en Angleterre il y a une dizaine d'années pour l'école biblique de Kingdom Faith. « Nous sommes venus pour cela et nous ne sommes jamais repartis. » Après sept ans à la tête de Kingdom Faith Burgess Hill, ils servent aujourd'hui à Horsham.

Le message s'inscrit dans une série sur ce que veut dire « être l'Église ». L'Église n'est pas un bâtiment, ce sont des personnes. Après Actes 2, présenté comme le plan de Dieu pour l'Église, le pasteur Kevin a parlé la semaine précédente du sacerdoce royal et d'une « famille du Royaume avec un but ».

Sharon Vandeput croit que le Seigneur veut parler ce matin-là de deux choses : ton identité de fils et de fille de Dieu, puis ta place de père ou de mère spirituel. « Les enfants ont besoin de parents. »

Plan du message

1. Adoptés dans la famille de Dieu

  • Dans une famille, il y a une tête : Dieu le Père. Il nous a adoptés comme ses fils. Romains 8 emploie ce langage familial : « Vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! »
  • Paul utilise le mot grec huios, fils, pour souligner les pleins droits légaux, le statut et l'héritage reçus par l'adoption spirituelle, au moment où nous avons fait de Jésus le Seigneur de notre vie.
  • « La création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. » La prédicatrice pose la question : est-ce que tu le vois, que tu es fils de Dieu ? Et si oui, marches-tu dans la pleine autorité d'un fils ?
  • Ce que tu fais découle de qui tu es, « pas de qui tu penses devoir être, mais de qui tu crois réellement être ». Une Église saine, des communautés de maison saines, sont faites de personnes saines, dans une relation saine avec le Seigneur.

2. D'orphelins à fils et filles

  • Une personne qui n'a plus de parents est un orphelin. Quand nous remettons notre vie à Jésus, nous ne sommes plus orphelins : nous sommes fils et filles.
  • Le cœur de Dieu se tourne vers l'orphelin, la veuve et la personne seule. Il donne une famille à ceux qui étaient abandonnés et il est le père des orphelins (Psaume 68).
  • Dieu a voulu une famille dès le commencement, avec Adam et Ève. Quand ils ont péché et quitté le jardin, ils ont quitté la présence du Père et sont devenus des orphelins spirituels.
  • Jésus est venu inverser cela. Le Fils unique de Dieu est mort sur la croix pour le pardon de nos péchés, afin que nous soyons réunis avec le Père. Nous n'avons plus à marcher ni à parler comme des orphelins.
  • Pourtant, une mentalité d'orphelin peut revenir dans une vie déjà nouvelle avec Jésus. Le diable, devenu orphelin par son propre choix en se séparant du Père, veut faire de chacun un orphelin avec lui. Il ment, il isole, il répète que ce que tu fais n'a pas d'importance.
  • Si nous savons que nous sommes fils et filles, nous marchons dans l'autorité déléguée par le Père, avec ses droits et son héritage. C'est alors que nous devenons « une vraie menace pour le royaume des ténèbres ».

3. Deux fils, un même père, deux façons de vivre en orphelin

  • Sharon Vandeput lit la parabole de Luc 15:11-32. Le cadet réclame sa part, la dilapide dans un pays lointain, garde les cochons, puis revient en se disant : « Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. »
  • « Mais le père » : alors que le fils est encore loin, le père le voit, est ému de compassion, court, se jette à son cou et l'embrasse. Il fait apporter la plus belle robe, un anneau, des souliers, et tuer le veau gras.
  • Une remarque en passant : l'aîné, dans les champs, ne sait pas ce qui se passe à la maison. « Ne soyons pas comme le frère aîné, qui ne sait pas ce que Dieu est en train de faire. Occupons-nous des affaires de notre Père. »
  • L'aîné se met en colère et refuse d'entrer. Il a servi comme un esclave sans jamais recevoir un chevreau. Le père lui répond : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi. »
  • Les deux fils avaient le même père, un bon père, et pourtant ils se comportaient comme des orphelins. La prédicatrice cite l'auteur Leif Hetland : le prodigue a mis le plus de distance possible entre lui et son père, l'aîné pensait l'impressionner en travaillant aux champs avec les esclaves. « Tous deux avaient besoin de rentrer à la maison. »

4. Reconnaître une mentalité d'orphelin

  • L'orphelin spirituel ne se soumet pas facilement. Il résiste à l'autorité pour se préserver, par peur.
  • Il se comporte comme s'il n'avait pas de maison. Il ne s'engage pas dans la durée, ne s'enracine pas, dresse des murs ou s'en va avant que quelqu'un ne s'approche trop.
  • Il pense que s'il fait assez de bonnes choses, ou possède assez d'argent et de biens, il sera enfin assez bien et trouvera le repos. Cette agitation l'empêche de se poser : jamais vraiment chez lui, jamais vraiment en paix.
  • Il se concentre sur la performance, sur l'image qu'il donne et sur ce qu'il fait pour Dieu, plutôt que sur sa pleine acceptation de fils et sur le temps passé dans la présence de Dieu.
  • Comme l'aîné, il travaille en serviteur, reste dehors pendant la fête, devient jaloux et se compare quand le Père bénit ou fait grâce à un autre.
  • Il attend de son conjoint, de sa famille, de ses amis, de ses pasteurs ou de l'Église ce que seul Dieu le Père peut combler. Sharon Vandeput demande pardon pour les fois où les responsables n'ont pas fait ce qu'ils auraient dû, mais rappelle : « Personne ici, moi y compris, ne peut remplir ce que seul Dieu le Père peut remplir dans ton cœur. »
  • Elle confie que le Seigneur la conduit depuis quelques mois sur ce chemin, « par couches », et qu'elle découvre des domaines où elle ne marche pas pleinement dans sa position de fille. « Il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » Le but n'est pas d'accuser, mais de marcher dans la liberté et d'y conduire d'autres.

5. Revenir dans l'étreinte du Père

  • Le fils connaît son père, vit dans l'intimité avec lui, l'écoute, lui obéit et fait ce qu'il dit. « C'est tout ce dont le Père a besoin pour agir à travers toi. » Nous portons le même nom : chacun de nous est « en Christ ».
  • À ceux qui ressemblent à l'aîné, qui servent en restant juste assez près du Père sans jamais rencontrer son amour : « Tu gardes une distance saine, qui n'est pas saine du tout. » Dieu t'invite à déposer la charrue et à venir être avec lui. Il veut que tu le savoures.
  • La prédicatrice reconnaît que c'est un point important pour elle : l'amour radical que Dieu montre au nouveau converti est aussi pour elle, après des années de vie chrétienne.
  • À ceux qui ressemblent au cadet, dont la vie tourne encore autour d'eux-mêmes : le Seigneur veut arracher l'égoïsme du cœur. Certains se sont éloignés intérieurement de l'étreinte du Père sans que cela se voie. Le Père les attend, il guette, prêt à courir vers eux, à les revêtir de la robe et à leur donner l'anneau.

6. Prendre ta place de père ou de mère spirituel

  • Il y a un troisième groupe dans la salle : ceux qui disent ne pas avoir la moindre mentalité d'orphelin. Dieu leur parle aussi, car les fils et les filles ont besoin de pères et de mères.
  • « Vas-tu prendre ta place de père et de mère spirituel dans cette maison, pour aimer, prier et combattre pour ces fils et ces filles, ou pour ces orphelins, comme s'ils étaient tes propres enfants ? »
  • Ce n'est pas du mentorat : « Tu peux être le mentor de quelqu'un, lui apprendre à t'imiter, et ne pas l'aimer. » Dans le Royaume, Dieu appelle à aimer les gens comme ses propres enfants, même s'ils ne sont pas plus jeunes que toi.
  • Un vrai père ou une vraie mère spirituel aide l'autre à devenir ce que Dieu a prévu pour lui. Il intercède, combat pour lui, l'aime quand c'est difficile, lui fait grâce encore et encore, attend son retour avec le Père et conduit sans chercher son propre intérêt.
  • Sharon Vandeput raconte son enfance : ses parents, chrétiens de première génération, étaient si affamés de Dieu qu'ils écoutaient la cassette du mois de Kingdom Faith jusqu'à l'user. Elle se réveillait en entendant son père prier en marchant de long en large pour sa famille, et trouvait sa mère lisant la Bible à la table de la cuisine.
  • Ses parents l'associaient, elle et sa sœur, à la prière, à la louange et à la sainte cène. C'est là qu'elle a appris à entendre la voix du Seigneur et à prier. « Ils n'étaient pas seulement mes parents biologiques, ils étaient mes parents spirituels. »

7. Débora, une mère en Israël

  • Juges 4 : après la mort d'Éhud, Israël est opprimé vingt ans par Jabin, roi de Canaan, et par Sisera, chef de son armée aux neuf cents chars de fer. Débora, prophétesse et juge, siège sous le palmier de Débora, entre Rama et Béthel.
  • Elle fait appeler Barak, fils d'Abinoam, de Kédesch en Nephthali. Selon la prédicatrice, Barak n'était sans doute pas un soldat mais un homme ordinaire. Kédesch était une ville de refuge, un lieu où l'on se cachait : « C'est comme si Débora appelait Barak à sortir de sa cachette. »
  • « C'est ce que font les parents spirituels. Ils t'appellent à sortir de ta cachette et te disent : arrête de te cacher devant l'ennemi, tenons-nous ensemble et affrontons-le. » Ils voient en toi ce que tu ne vois pas encore, appellent ton identité et te tournent vers le Seigneur.
  • Barak répond : « Si tu viens avec moi, j'irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n'irai pas. » Certaines personnes n'avanceront que si tu marches devant elles. Comme les enfants qui suivaient leurs parents dans la louange ce matin-là, « les enfants font ce que font leurs parents ».
  • Face à l'armée de Sisera, Débora dit à Barak : « Lève-toi, car voici le jour où l'Éternel livre Sisera entre tes mains. L'Éternel ne marche-t-il pas devant toi ? » Elle lui rappelle la vérité. Soyons des gens qui s'encouragent mutuellement avec la vérité au cœur de l'épreuve.
  • Dans le cantique de Juges 5, les routes étaient abandonnées et Israël restait sans force, « jusqu'à ce que je me sois levée, moi Débora, que je me sois levée comme une mère en Israël ». Le Seigneur appelle aujourd'hui des Débora et des Paul : une Église où les orphelins deviennent des fils et des filles entourés de pères et de mères.

Points à retenir

  • En Christ, tu n'es plus orphelin : tu as reçu un Esprit d'adoption, avec le statut, les droits et l'héritage d'un fils ou d'une fille de Dieu.
  • Une mentalité d'orphelin peut revenir chez un croyant : peur de l'autorité, absence de racines, course à la performance, jalousie, attente que les autres comblent ce que seul le Père peut combler.
  • Le cadet et l'aîné de Luc 15 vivaient tous deux hors de l'étreinte du père. Tous deux avaient besoin de rentrer à la maison.
  • La parentalité spirituelle va plus loin que le mentorat : elle aime l'autre comme son propre enfant, prie et combat pour lui.
  • Comme Débora avec Barak, les parents spirituels appellent les autres à sortir de leur cachette et leur rappellent la vérité face à l'ennemi.

Application personnelle

  1. Dans quel domaine de ta vie te comportes-tu encore comme un orphelin plutôt que comme un fils ou une fille de Dieu ?
  2. Te reconnais-tu davantage dans le cadet, qui s'éloigne, ou dans l'aîné, qui sert sans entrer dans la fête ?
  3. Qu'attends-tu de ton conjoint, de tes proches ou de ton Église que seul Dieu le Père peut combler en toi ?
  4. Qui le Seigneur te demande-t-il d'aimer, de porter dans la prière et d'encourager comme ton propre enfant spirituel ?
  5. Y a-t-il quelqu'un que tu peux appeler à sortir de sa cachette cette semaine, en lui rappelant ce que Dieu dit de lui ?

Versets cités

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un esprit d'orphelin selon Sharon Vandeput ?

C'est une manière de penser qui revient chez des croyants pourtant adoptés par Dieu. Elle se voit dans la difficulté à se soumettre à l'autorité, l'incapacité à s'enraciner quelque part, les murs dressés pour se protéger, la course aux bonnes œuvres ou aux possessions pour se sentir assez bien, et l'attente que les autres comblent ce que seul Dieu le Père peut combler.

Pourquoi les deux fils de Luc 15 se comportent-ils comme des orphelins ?

Les deux ont le même bon père. Le cadet s'éloigne pour chercher son bonheur ailleurs. L'aîné reste à la maison mais travaille comme un esclave, refuse d'entrer à la fête et ne voit pas que tout ce qui est à son père est à lui. Pour Sharon Vandeput, tous deux vivaient hors de l'étreinte du père et avaient besoin de rentrer à la maison.

Quelle différence entre mentorat et parentalité spirituelle ?

On peut être le mentor de quelqu'un, lui apprendre à nous imiter, sans l'aimer. La parentalité spirituelle consiste à aimer les autres comme ses propres enfants : intercéder et combattre pour eux, les aimer quand c'est difficile, leur faire grâce encore et encore, et les aider à devenir ce que Dieu a prévu, comme Débora l'a fait pour Barak.

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