Jésus, le goël : le proche parent qui a payé ta rançon

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Introduction

« L'un de ses proches parents pourra le racheter. » Stéphane Burgos insiste sur ces quelques mots de Lévitique 25:47-49. Dans ce message prêché à l'Assemblée de Dieu de Toulouse Ouest, il présente le goël, ce proche parent rédempteur de la loi de Moïse, comme une « magnifique image de Jésus-Christ ».

Le prédicateur a parlé dernièrement de la justification, puis de la sanctification. Il s'appuie sur 1 Corinthiens 1:30, où Jésus-Christ a été fait pour nous « sagesse, justice et sanctification et rédemption », pour aborder cette fois la rédemption. Trois sous-thèmes d'un même thème plus grand : l'œuvre de Jésus-Christ.

Il parcourt les ombres de la rédemption dans l'Ancien Testament, puis montre en Jésus le seul rédempteur, celui qui te libère, qui a payé ta rançon et qui a écrasé la tête du serpent. Il termine par un appel à ceux qui rejettent Jésus ou pensent l'abandonner.

Plan du message

1. Le goël, le proche parent qui rachète

  • Goël est un mot hébreu lié au rachat et à la rédemption. En Israël, un Juif devenu pauvre pouvait se vendre comme serviteur à un étranger riche, qui devenait son propriétaire.
  • Mais Dieu avait prévu « une loi de grâce » : un proche parent de l'esclave pouvait payer le prix de sa libération. Ce proche parent, c'était le goël, « celui qui rachète », le rédempteur.
  • Le mot français rédemption vient du latin. Dans 1 Corinthiens 1:30, le grec emploie apolutrosis : une rédemption par un prix payé. Rachat et rédemption, « c'est la même chose ».
  • Le prédicateur s'arrête sur « le petit r » du mot rachat : « S'il y a un rachat, c'est qu'auparavant, il y a eu un achat. » Pour être racheté, il faut d'abord avoir été vendu.
  • La rédemption selon Dieu est une délivrance au moyen d'un prix payé : « Sans rançon, il n'y a pas de rédemption. »

2. Les ombres de la rédemption dans l'Ancien Testament

  • « Dans la Bible, Dieu enseigne par les ombres. » Il commence par des personnes et des événements qui annoncent l'œuvre de la rédemption à venir en Jésus.
  • Job a probablement vécu avant la loi de Moïse, les sacrifices lévitiques, la loi du goël et les prophéties de la croix. Il déclare pourtant : « Je sais que mon rédempteur est vivant » (Job 19:25). Pour le prédicateur, Job était aussi un prophète.
  • Abraham et Lot : quand Lot, son neveu, est emmené captif après une guerre, Abraham réunit ses meilleurs hommes, poursuit les rois et le libère. Un homme incapable de se délivrer lui-même est libéré parce qu'un autre combat à sa place, et ce libérateur est son proche parent. Abraham refuse le butin que lui offre le roi de Sodome et ne garde que les captifs.
  • La sortie d'Égypte : Dieu avait annoncé à Abraham que sa postérité serait étrangère et asservie pendant 400 ans. Israël reçoit la révélation du sang de l'agneau sur les poteaux et le linteau, révélation que les Égyptiens ne reçoivent pas.
  • Différence remarquable : les Israélites devaient eux-mêmes apposer le sang. Jésus, lui, a versé son propre sang sur le bois, une fois pour toutes. « Il ne nous demande plus d'apposer nous-mêmes le sang sur la porte, mais il nous demande simplement de croire. »
  • Ruth et Boaz : Ruth la Moabite, issue d'un peuple étranger à l'alliance, revient avec Naomi, pauvre et veuve. La providence de Dieu la conduit dans le champ de Boaz, proche parent de Naomi. Le parent plus proche renonce, Boaz exerce son droit de rachat, l'épouse, et elle devient l'arrière-grand-mère de David.
  • « Prie le Dieu de ta destinée. Lui seul sait où tu dois aller. Lui seul sait qui tu dois rencontrer. »

3. Jésus, le seul rédempteur : l'ombre s'efface

  • Toutes ces histoires « ne sont que des ombres ». Quand la lumière de la vérité apparaît, l'ombre s'estompe. L'ancienne alliance est devenue l'ombre et Christ est devenu la réalité.
  • « Que personne ne vous ramène sous la loi. » Pas besoin d'un autre sacrifice, de religiosité, de cérémonies ni de prescriptions : « En Jésus, il n'y a qu'un seul mot, c'est crois, crois et crois seulement. »
  • Tu n'as pas besoin d'aller à Jérusalem pour te faire baptiser : tu peux l'être « dans la Garonne » ou dans une piscine. Pas besoin d'huile de Jérusalem : « Rentre dans ta chambre, ferme la porte, prie et le Saint-Esprit te oindra. »
  • « Aucun objet, aucun lieu, aucune cérémonie, aucune prescription ne pourra nous sauver. » Seul le sang de Jésus sauve. Les Israélites voyaient le sang sur les linteaux ; nous croyons dans un sang qui a coulé il y a 2000 ans sans l'avoir vu : « Voilà la vraie foi. »
  • L'œuvre de Jésus est parfaite. C'est pourquoi il a pu déclarer sur la croix : « Tout est accompli » (Jean 19:30).
  • Pour le prédicateur, Jésus est le goël parfait, car aucun proche parent n'est plus près de toi : il est ton créateur (rien n'a été fait sans la Parole), ton père (tu es né de nouveau en lui), ton frère (tu es héritier et cohéritier de Christ) et ton époux (l'Église est son épouse). « Il n'y a rien entre toi et Jésus. »
  • Jésus est aussi le Boaz parfait. Boaz a accueilli une Moabite ; Jésus nous a tous accueillis, nous qui venions du péché et de la nature adamique, « malgré nos origines, malgré notre passé, malgré nos erreurs ». Ruth s'est couchée aux pieds de Boaz ; nous nous sommes couchés au pied de la croix. Ruth a engendré la lignée de David ; l'Église engendre des disciples.

4. Le rédempteur qui te libère du péché, de la loi et de Satan

  • Du péché : avant, tu pratiquais librement le mal. Quand tu reçois Jésus, « tout change », tu es repris intérieurement. Dieu ne pardonne pas seulement les péchés, il frappe aussi la puissance du péché.
  • De la loi : le prédicateur confie qu'il a pu penser le contraire, mais « la loi est bonne », car elle vient de Dieu. Le problème, c'est la nature pécheresse : donner une loi parfaite à une nature corrompue entraîne le péché.
  • Jésus, le seul homme capable d'accomplir toute la loi (Matthieu 5:17), ne garde pas cette justice parfaite pour lui : il nous la communique. C'est la justification. La sanctification, qui vient après, consiste à démontrer cette justice reçue.
  • De Satan : pour Stéphane Burgos, Satan n'est pas un païen mais un apostat, qui a connu et servi Dieu avant de l'abandonner. Il attaque souvent les serviteurs de Dieu et les adorateurs, et cherche à reproduire sa propre chute en poussant les hommes à s'éloigner de Dieu.
  • La différence, c'est la promesse. Dieu ne donne aucune promesse au serpent, mais annonce que la postérité de la femme lui écrasera la tête (Genèse 3:15). Une postérité, c'est une famille, et « s'il y a une famille, il y aura un proche parent ».
  • Satan, lui, n'a ni père, ni mère, ni frère : il n'aura jamais de rédemption. Il a péché volontairement, alors que nous sommes nés des conséquences du péché d'Adam. Voilà pourquoi Dieu, dans son grand amour, a préparé pour nous une rédemption.

5. Le rédempteur qui a payé ta rançon

  • « Tu n'es pas libéré comme cela » : un prix a été payé. Selon 1 Pierre 1:18-19, nous avons été rachetés de la vaine manière de vivre héritée de nos pères, non par de l'argent ou de l'or, mais par le sang précieux de Christ.
  • « Beaucoup de chrétiens vivent encore comme des prisonniers. » La porte de leur cellule est ouverte, mais ils la croient fermée parce qu'ils n'ont pas vérifié. La dette est déjà payée : toute délivrance est d'abord une question de foi.
  • Naomi avait dit à Ruth que Boaz « ne dormira pas avant d'avoir réglé cette affaire » (Ruth 3:18). Nous pensons souvent que Dieu nous délivrera dans 10, 15 ou 30 ans. « Dieu est pressé de te libérer. Jésus est tellement pressé de te libérer qu'il t'a déjà libéré. »
  • Personne ne pouvait payer ta rançon. Le prix n'avait été fixé ni par le diable ni par les hommes, mais par Dieu : un homme parfait et un sang parfait. Ni ta famille ni un ange ne pouvaient payer. Seul Jésus-Christ de Nazareth l'a fait.
  • En se faisant chair (Jean 1:14), Jésus est entré dans notre famille et il est devenu juridiquement notre proche parent. Il nous réclame : « Je prends cet homme, je prends cette femme, car il m'appartient. J'ai payé pour lui. »
  • Le Lévitique ajoute que celui qui en a les ressources se rachètera lui-même. Après avoir payé notre rançon, Jésus s'est libéré de sa propre prison : le troisième jour, il est ressuscité, et il est vivant aujourd'hui.

6. Le rédempteur qui a écrasé la tête du serpent

  • Selon Hébreux 9:11-12, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non fait de main d'homme, avec son propre sang, « ayant obtenu une rédemption éternelle ».
  • Racheté, mais auprès de qui ? Pendant longtemps, des chrétiens ont pensé que nous avions été rachetés auprès de Satan. Or, à la sortie d'Égypte, aucun sang n'a été mis sur la porte du palais de Pharaon : seules les portes des Israélites l'ont reçu.
  • « Jésus n'a jamais versé son sang devant Satan. » Il l'a présenté au Père, comme satisfaction de sa justice. Le sang de Christ est infiniment saint, il ne peut pas être offert au diable, et Satan est trop faible pour traiter avec Dieu.
  • Satan n'a pas de loi propre. Il s'est appuyé sur la parole de Dieu à Adam : « le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2:17). Puisque Jésus a satisfait la justice de Dieu, Satan a perdu automatiquement son pouvoir sur ceux qui sont en Christ.
  • « Ne négocie pas avec Satan, mais mets-toi en règle avec Dieu et seulement avec Dieu. »
  • Le serpent a mordu la postérité : c'est la croix. Mais la postérité lui a écrasé la tête. « Quand Satan veut t'attaquer, dis-toi que tu as en face de toi quelqu'un qui a la tête écrasée. » Quand il te menace, réjouis-toi : tu appartiens à la famille de Dieu.

7. Ne refuse pas ton proche parent

  • « Quand tu refuses Jésus, tu ne refuses pas seulement une religion. Tu refuses ton proche parent. » Selon le droit du goël, on ne peut intervenir que pour quelqu'un de sa famille.
  • Satan peut dire : « Celui-ci n'est pas de ta famille. » Dieu respecte le cadre qu'il a lui-même établi, mais il n'abandonne pas : il envoie sa Parole et son Esprit pour révéler un secret très simple, « crois seulement ».
  • Dès que le captif croit, il est libéré et devient membre de la famille du Roi des rois. C'est pourquoi le diable déteste les prédicateurs et les évangélistes qui disent aux captifs : « Reçois Jésus-Christ comme Sauveur et comme Seigneur. »
  • Le prédicateur raconte l'histoire d'une esclave jetée en prison pour s'être trouvée dans une rue interdite aux esclaves. Le lendemain matin, les gardes ont trouvé dans la cellule une reine : « On ne peut plus la traiter comme une esclave, parce que certainement le roi va venir la réclamer. » Ainsi fait Dieu : « Celui-ci m'appartient, celle-là m'appartient. »
  • À ceux qui pensent abandonner Jésus : c'est chasser de sa vie son plus proche parent. Pharaon a poursuivi Israël avec 600 chars d'élite et tous les chars d'Égypte (Exode 14:7). Le prédicateur pense qu'il ne voulait pas les ramener mais les massacrer : celui qui repart dans le monde retrouve une condition pire que la première.
  • « Si Jésus est dans ton cœur, aime-le de tout ton cœur. Suis-le de tout ton cœur. » Apprends à le connaître de mieux en mieux, tous les jours de ta vie.

Points à retenir

  • Le goël était le proche parent qui pouvait payer le prix de la libération d'un frère vendu comme esclave. Jésus est ce proche parent pour toi.
  • Job, Abraham, l'agneau de la Pâque, Ruth et Boaz sont des ombres. En Christ, la réalité est venue et il n'y a qu'un mot : crois.
  • Jésus te libère du péché, de la loi et de Satan. La loi est bonne, mais lui seul l'a accomplie et t'a communiqué sa justice.
  • Ta rançon est payée par le sang précieux de Christ, présenté au Père et jamais à Satan. La porte de ta prison est déjà ouverte.
  • Refuser Jésus, c'est refuser son proche parent. Dès que tu crois, tu deviens membre de la famille du Roi.

Application personnelle

  1. Vis-tu encore comme un prisonnier dans une cellule dont Jésus a déjà ouvert la porte ? Dans quel domaine as-tu besoin de croire que la dette est payée ?
  2. Cherches-tu encore à ajouter quelque chose au sang de Jésus : un lieu, un objet, une cérémonie, une prescription ?
  3. Quand Satan te menace, te souviens-tu qu'il a la tête écrasée et que tu appartiens à la famille de Dieu ?
  4. Comme Ruth, pries-tu le Dieu de ta destinée pour qu'il te conduise là où tu dois aller ?
  5. Si tu es tenté de t'éloigner de Jésus, qu'est-ce qui t'aiderait à apprendre à le connaître de mieux en mieux cette semaine ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que signifie le mot goël dans la Bible ?

Goël est un mot hébreu lié au rachat et à la rédemption. Dans Lévitique 25:47-49, c'est le proche parent qui pouvait payer le prix de la libération d'un Israélite devenu pauvre et vendu comme esclave à un étranger. Stéphane Burgos y voit une image de Jésus-Christ, notre proche parent qui a payé le prix de notre délivrance.

Pourquoi Jésus est-il appelé notre proche parent rédempteur ?

Selon la loi du goël, seul un proche parent pouvait racheter. En se faisant chair, Jésus est entré dans notre famille. Pour Stéphane Burgos, il n'y a pas de plus proche parent que lui : il est ton créateur, ton père, ton frère et ton époux. Il a donc le droit de te racheter.

À qui Jésus a-t-il présenté son sang pour nous racheter ?

D'après Hébreux 9:11-12, Christ est entré dans le lieu très saint céleste avec son propre sang. Stéphane Burgos insiste : Jésus a présenté son sang au Père pour satisfaire sa justice, jamais à Satan. Comme lors de la sortie d'Égypte, où aucun sang n'a été mis sur la porte du palais de Pharaon, il n'y a eu aucune transaction avec le diable.

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