Luc 6 : faire de Jésus le Seigneur de toute ta vie

9 min de lecture

Introduction

« Il est peut-être plus facile de recevoir Jésus comme Sauveur, parce que nous savons que nous avons besoin de lui. Mais il peut être plus difficile de continuer à faire de lui notre Seigneur. » Rachel, pasteure principale de Woodlands Church, qu'elle dirige avec Nigel Savage, part des baptêmes qui se multiplient dans son Église pour poser une question simple à ceux qui suivent déjà Jésus : comment continuer à le choisir comme Seigneur ?

Le dimanche précédent, l'Église avait parlé de Jésus comme Sauveur. Cette fois, le message porte sur sa seigneurie. Au cœur du texte, une parole de Jésus en Luc 6 : « Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? »

Avec une scène de famille, un volant de voiture emprunté à son fils et deux personnes tombées aux pieds de Jésus, Rachel montre que la seigneurie de Jésus ne se joue pas seulement dans la louange du dimanche matin, mais dans les domaines où tu préfères garder le contrôle.

Plan du message

1. Sauveur, mais aussi Seigneur

  • Une dizaine de personnes doivent être baptisées ce trimestre, surtout de jeunes adultes, lors du culte du soir. Devant environ 400 personnes et en direct sur YouTube, ils déclarent leur engagement envers Jésus.
  • Ils le disent devant leur famille et leurs amis, parfois des collègues « un peu déroutés » par ce qui se passe.
  • La question posée aux baptisés est claire : renoncez-vous au péché et au mal, et vous tournez-vous vers Jésus-Christ comme votre Seigneur et votre Sauveur ?
  • On profite volontiers des bienfaits de Jésus comme Sauveur. Continuer à dire « tu es aussi mon Seigneur » peut coûter et être difficile.

2. Ce que veut dire « Seigneur »

  • Jésus est appelé Seigneur plus de 700 fois dans le Nouveau Testament, environ 740 fois selon les versions. Dans les Évangiles comme dans les lettres de Paul, des gens tombent à genoux devant lui et l'appellent Seigneur.
  • Ce n'est pas un titre sans importance, « comme Monsieur ou Madame ». C'est une déclaration sur l'identité de Jésus et sur ce que cette identité porte.
  • Dans le récit de Noël, les anges annoncent aux bergers : « il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2:11).
  • Dans l'hymne de Philippiens 2, Paul écrit que Dieu lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, « afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse » et « que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur ».
  • Le mot grec kurios signifie maître, celui qui détient l'autorité suprême sur un autre. Appliqué à Jésus, il désigne son autorité totale sur la création, le monde spirituel, la maladie, la mort, le péché et sur nous. « Que nous le croyions ou non, Jésus est Seigneur de tout. »

3. « Ce n'est pas toi qui commandes » : le terrain contesté

  • C'est là que le terrain est contesté. « J'aime être le seigneur de ma vie, et je suis presque sûre que la plupart d'entre vous aussi, si vous êtes très honnêtes. »
  • Rachel raconte un souvenir avec l'un de ses enfants, petit. Puni sur la marche, selon la règle de la maison (autant de minutes que d'années), il lui crie depuis la marche : « Ce n'est pas toi qui commandes ! » Elle répond : « Si, je le suis, que ça te plaise ou non, je suis ta mère. »
  • Elle reconnaît qu'elle donnait alors un bien mauvais exemple, puis rassure : « Nous allons bien, tout est guéri et pardonné. » Mais cet enfant exprimait ce que nous ressentons tous : je veux être mon propre chef, je veux prendre les décisions.
  • Nous voulons garder la main sur nos finances, notre carrière, sur ceux à qui nous parlons, ceux que nous pardonnons ou non, ceux avec qui nous acceptons de vivre en paix. « Je ne veux pas qu'on me dise que je dois aimer quelqu'un d'horrible. Ça n'a aucun sens, Dieu. »
  • Jésus veut être Seigneur aussi là : pas seulement pendant la louange, mais « un mardi à 15 h 30 au bureau », à côté de la personne difficile avec qui tu partages ton espace.

4. Luc 6 : bâtir sa maison sur le roc

  • Jésus dit : « Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » Celui qui vient à lui, entend ses paroles et les met en pratique ressemble à un homme qui a creusé profondément et posé le fondement sur le roc (Luc 6:46-49).
  • Jésus attend que celui qui l'appelle Seigneur fasse ce qu'il dit : obéir à son enseignement, à sa manière de vivre, à ce qu'il nous a montré. « C'est presque trop simple. Est-ce vraiment aussi simple, Jésus ? Oui. »
  • Les tempêtes viennent, parfois sans relâche : elles sont là, elles viennent de passer ou une autre se profile à l'horizon. Autour de la maison bâtie sur le roc, le vent souffle, les fenêtres tremblent, les courants d'air passent, mais elle n'est ni ébranlée ni emportée.
  • Celui qui écoute sans mettre en pratique bâtit sans fondation. « Qui ferait une chose pareille ? » Sa maison s'écroule.
  • Faire de Jésus son Seigneur, c'est venir sous son autorité et marcher, avec l'aide du Saint-Esprit, dans l'obéissance. « Il ne vient pas sous notre autorité. Nous venons sous la sienne. Il est Seigneur, et nous ne le sommes pas. »

5. Qui tient le volant ?

  • Rachel reprend une image apprise à l'adolescence, un volant emprunté à son fils à la main : notre vie ressemble à une voiture, et nous aimons être au volant.
  • Nous aimons décider de notre argent, de ce que nous donnons ou ne donnons pas, de notre carrière. Au fond, c'est une question de contrôle.
  • Alors on invite Jésus à monter à l'arrière, « avec les enfants, le chien et les papiers de bonbons collés au plancher ». Il peut commenter le paysage. Parfois, on le fait passer à l'avant, parce qu'il est bon pour les directions et réconfortant dans les embouteillages. Et quand on a un accident, il descend et il arrange les choses.
  • « Mais, mes amis, il n'est pas censé être le passager. Il est censé être le conducteur. »
  • On sait vraiment si Jésus est Seigneur dans les moments où il demande ce que tu ne veux pas faire : être plus généreux, pardonner à quelqu'un alors que tu as mis cela en attente, changer un comportement. Il est censé être Seigneur de tout, « pas seulement de quelques morceaux ».
  • Jésus a connu ce moment à Gethsémané. Dans l'angoisse, il prie : « que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22:42). Il connaît la tension de l'abandon, mais c'est le chemin de la liberté et de l'amour.

6. Pourquoi continuer à choisir Jésus comme Seigneur

  • Jésus est Seigneur de toute façon. Alors pourquoi est-ce important de le choisir ? Première raison : parce que c'est vrai, et que la liberté se trouve dans la vérité. Quand Rachel a fait, à un prix élevé, de Jésus le Seigneur d'un domaine précis de sa vie, elle y a trouvé « une puissance et une liberté ».
  • Cette vérité ne nous restreint pas, elle élargit notre vie : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:31-32).
  • Deuxième raison : Jésus conduit ta vie mieux que toi. Il t'aime plus que tu ne t'aimes, il est plus digne de confiance, il voit plus large, il a placé en toi des dons qu'il veut faire porter du fruit. « Il te connaît mieux que tu ne te connais. Quel soulagement. »
  • Nous cherchons la sécurité dans le contrôle, mais le contrôle est une illusion : un événement inattendu suffit pour comprendre que l'on ne contrôle rien. Notre sécurité vient de Jésus.
  • Il faut le refaire encore et encore, pas une seule fois : relations, carrière, comportement, choix, argent, enfants, avenir, santé, maladie. « Quand nous lui remettons tout, c'est là que se trouve la liberté. »

7. Tomber aux pieds de Jésus

  • Dans sa lecture de l'Évangile de Luc, Rachel a été frappée par un détail : la femme malade depuis douze ans, guérie en touchant le vêtement de Jésus, tombe à ses pieds. Dans le même récit, Jaïrus, dont la fille est malade, tombe lui aussi aux pieds de Jésus (Luc 8:40-56).
  • Tomber aux pieds de Jésus peut passer pour de la faiblesse. C'est en réalité un signe de force, de confiance et d'abandon : « Je ne peux pas faire cela, Jésus. J'ai besoin que tu le fasses. Pas moi, mais toi. »
  • « Quand tu tombes aux pieds de Jésus, de bonnes choses arrivent. » La femme est guérie, la fille de Jaïrus aussi.
  • Là où l'ennemi souffle « ne t'en occupe pas, ignore-le », Jésus dit : « Je veux être Seigneur de ce domaine de ta vie. » L'obéissance paraît restrictive, mais « là où est l'obéissance, là est la liberté ».
  • Paul écrit que nul ne peut dire « Jésus est le Seigneur » si ce n'est par le Saint-Esprit (1 Corinthiens 12:3). « Quel soulagement. » Il ne s'agit pas de serrer les poings : c'est l'Esprit qui donne la force.
  • Jésus n'est pas « un tyran, ni un narcissique, ni un dictateur ». C'est une invitation à le mettre au volant de ce domaine de ta vie. Rachel prie ensuite pour que le Saint-Esprit apporte la liberté et la force de faire de Jésus le Seigneur de chaque domaine.

Points à retenir

  • Recevoir Jésus comme Sauveur est une chose. Continuer à le choisir comme Seigneur en est une autre, et cela se refait sans cesse.
  • « Seigneur » n'est pas un titre de politesse : c'est l'autorité suprême de Jésus sur toute la création et sur ta vie.
  • Selon Luc 6, appeler Jésus Seigneur, c'est faire ce qu'il dit. C'est cette obéissance qui fait tenir la maison dans la tempête.
  • Jésus n'est pas censé être le passager de ta vie, mais le conducteur.
  • Là où est l'obéissance, là est la liberté, et c'est le Saint-Esprit qui rend capable de dire « Jésus est Seigneur ».

Application personnelle

  1. Quel domaine de ta vie (argent, carrière, relations, pardon, avenir) gardes-tu encore pour toi ?
  2. Où se trouve Jésus dans ta voiture en ce moment : à l'arrière, sur le siège passager ou au volant ?
  3. Qu'est-ce que Jésus t'a demandé récemment que tu as mis en attente ?
  4. Qui est la personne difficile, au travail ou ailleurs, envers qui Jésus veut être Seigneur de ton attitude ?
  5. Dans quel domaine as-tu besoin, cette semaine, de tomber aux pieds de Jésus en lui disant : « Pas moi, mais toi » ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que signifie appeler Jésus « Seigneur » ?

Le mot grec kurios signifie maître, celui qui détient l'autorité suprême sur un autre. Pour Rachel, ce n'est pas un simple titre de politesse : appeler Jésus Seigneur, c'est reconnaître son autorité sur la création, la maladie, la mort, le péché et sur ta propre vie.

Que nous apprend la parabole de la maison sur le roc en Luc 6 ?

Jésus demande : « Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » Celui qui écoute ses paroles et les met en pratique bâtit sur le roc : quand la tempête arrive, le vent souffle et les fenêtres tremblent, mais la maison n'est pas emportée. Faire de Jésus son Seigneur, c'est lui obéir.

Pourquoi l'obéissance à Jésus rend-elle libre ?

Parce que Jésus est Seigneur de toute façon, et que vivre dans la vérité libère. Il conduit ta vie mieux que toi, il t'aime plus que tu ne t'aimes et il te connaît mieux que tu ne te connais. Le contrôle n'est qu'une illusion : la sécurité vient de Jésus, pas de la maîtrise.

Rejoins le canal WhatsApp

Le boost du jour, des prières et les nouveaux enseignements, directement sur WhatsApp.

Rejoindre le canal

Gratuit, sans inscription. Ton numéro reste invisible pour les autres membres du canal.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de Woodlands Church

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Personnages de la Bible dans ce message

Ressources sur ce thème

Sur le même thème

Message publié par Woodlands Church. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Luc 6 : faire de Jésus le Seigneur de toute ta vie | Efficient Church