Introduction
Il y a une image toute simple pour comprendre ce que Dieu attend de toi aujourd’hui : ta valise. Avant chaque départ en vacances, tu prends du temps pour la préparer. Tu penses à ce dont tu auras besoin, à la destination, aux enfants, au conjoint, au chien. Rien n’est laissé au hasard. Et si tu regardais ta vie spirituelle avec le même sérieux ?
Dans la série Essere un Waymaker, la prédicatrice de Momentum revient sur un verset qui a traversé les siècles : « La voix de celui qui crie : Préparez au désert le chemin de l’Éternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. » (Ésaïe 40.3). Prononcé par Ésaïe sept siècles avant Christ, ce cri est repris par Jean-Baptiste au bord du Jourdain. Il résonne encore aujourd’hui, et il résonne pour toi.
Tu ne peux pas ouvrir un chemin aux autres si tu n’as pas d’abord ouvert le tien. Cet article te propose de vérifier ce que tu as dans ta valise avant de partir.
Plan du sermon
1. Prépare d’abord ta propre voie
Jean-Baptiste ne s’est pas mis à crier « préparez le chemin » par hasard. Toute sa vie a été construite autour de ce mandat. Luc 1.41 raconte que déjà dans le ventre de sa mère Élisabeth, il tressaillit quand Marie salua sa mère : il reconnaissait déjà celui qui allait venir. Homme du désert, marginal aux yeux du monde, il vivait pour une seule chose : préparer les cœurs à l’arrivée de Jésus.
Avant de porter la Parole au dehors, tu dois la porter au dedans. La Parole de Dieu est « plus tranchante qu’une épée à deux tranchants », elle pénètre jusqu’à partager l’âme et l’esprit, elle juge les sentiments du cœur (Hébreux 4.12). Mais elle ne te condamne pas : quand elle te touche, Dieu se réjouit de te voir comprendre. L’Esprit Saint intercède avec des soupirs inexprimables (Romains 8.26) quand tu manques de mots. Tu es rempli, fortifié, remis debout dans ton identité d’enfant de Dieu.
Prends la Parole avec toi comme une hôtesse prend son trolley : partout, tous les jours. C’est à ce moment-là que tu es prêt à sortir.
2. Sois cohérent avec la Parole
« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté. » (Ésaïe 61.1). Tu as reçu la même onction. Tu es rempli du Saint-Esprit. Alors sors, va parler de Jésus, prépare la voie pour ceux qui ne le connaissent pas encore.
Mais sortir demande de la cohérence. Quand tu prépares une valise pour la mer, tu ne mets pas des chaussures de ski. Si tu as décidé de marcher sur la voie du Seigneur, ton comportement doit correspondre à ta destination. Comme le disait Emanuele Frediani lors d’un congrès de Momentum : ta signature, c’est ce que tu fais. Les autres ne se souviendront pas de toi pour ce que tu dis, mais pour ce que tu fais.
Un autocollant chrétien sur ta voiture ne fait pas de toi un vrai chrétien si tu insultes le premier automobiliste qui te coupe la route. Bénis, ne maudis pas (Romains 12.14). Même au volant, tu peux prononcer une parole de vie sur quelqu’un que tu ne reverras jamais. Tu ouvres un chemin, sans savoir ce qui se passera ensuite.
3. Fais la volonté du Père, pas la tienne
Être un waymaker, c’est parfois faire ce que tu n’as pas envie de faire. Jésus lui-même, à Gethsémani, dit à Pierre, Jacques et Jean : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » Puis il pria : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26.38-39). Il fit cette prière trois fois.
Si Dieu te demande d’aller vers quelqu’un qui t’a blessé, quelqu’un que tu ne veux plus voir, obéis. Tu ne le fais pas pour toi, tu ne le fais pas pour cette personne : tu le fais pour Jésus, parce que Jésus l’a fait pour toi. C’est ainsi que Dieu se sert de toi pour ouvrir un chemin dans la vie d’un autre.
4. Sois un exemple de douceur
« Que votre douceur soit connue de tous les hommes. » (Philippiens 4.5). Dans un monde d’égoïstes, d’amateurs d’argent, de vaniteux, de rebelles (2 Timothée 3.1-5), la douceur détonne. Elle attire l’attention. Elle suscite la curiosité.
Quand tout le monde autour de la table parle mal de quelqu’un, refuse. Dis simplement : « Non, je ne fais pas ça. » Cette cohérence-là force le respect. Elle fait dire aux autres : « Ce qu’il dit est juste, ce qu’il fait est juste. » Tu deviens un modèle, un exemple qui ouvre une porte.
5. Passe à l’action envers celui qui souffre
La parabole du bon Samaritain te met devant un choix (Luc 10.30-37). Le prêtre et le lévite ont vu l’homme blessé et ont passé leur chemin. Le Samaritain s’est arrêté. Prends le temps d’aider les autres. Attention : aider ne veut pas dire résoudre à leur place. Parfois, il suffit d’interrompre ce que tu fais pour montrer que tu es là. « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. » (Romains 12.15).
Tu as aussi une arme puissante : la prière. La prédicatrice raconte qu’un jour au travail, une patiente est arrivée bouleversée : son mari était parti dire adieu à son beau-père mourant, avec des tensions familiales lourdes. Elle a arrêté son travail, lui a offert à boire, l’a écoutée, puis lui a demandé : « Est-ce que je peux prier pour toi ? » Elle a prié. La femme a fondu en larmes et l’a serrée fort. Une semaine plus tard, elle revient et raconte : elle a prié toute la nuit, et son beau-père va bien. Un an plus tard, il va toujours bien. Ce qui compte, ce n’est pas la prière en soi : c’est le chemin qui a été ouvert vers Dieu dans la vie de cette femme.
6. Ose aller là où les autres ne vont pas
Si tu as accueilli Jésus, ta manière de penser et d’agir a changé. Tu comprends que ta vie repose sur des fondations solides. Tu es tenu dans la paume de sa main (Ésaïe 49.16). Alors Dieu te donne un esprit d’audace et t’envoie là où les autres ne vont pas, parce qu’ils ont peur.
Souviens-toi d’Esther. Elle a risqué sa vie pour sauver son peuple, en entrant chez le roi sans y être convoquée (Esther 4.16). Aujourd’hui, peux-tu dire que tu as cet esprit-là ? Es-tu prêt à aller vers ceux dont personne ne veut, pour leur ouvrir une voie vers Christ ?
Points à retenir
- Avant d’ouvrir la voie aux autres, prépare ta propre voie par la Parole et la prière.
- Ta signature spirituelle, c’est ce que tu fais, pas seulement ce que tu dis.
- Faire la volonté du Père quand elle est difficile, c’est marcher sur les pas de Jésus à Gethsémani.
- La douceur et la cohérence attirent plus que les grands discours.
- La prière est une arme : la proposer, c’est ouvrir un chemin vers Dieu.
- Un waymaker ose aller où les autres n’osent pas.
Application personnelle
- Qu’est-ce qui se trouve dans ta « valise » spirituelle aujourd’hui ? Qu’est-ce qui manque ?
- Y a-t-il un domaine de ta vie où ta parole et tes actes ne sont pas cohérents ? Lequel ?
- Existe-t-il quelqu’un vers qui Dieu te pousse mais que tu évites ? Que veux-tu faire cette semaine ?
- À qui pourrais-tu proposer, tout simplement, « est-ce que je peux prier pour toi ? » d’ici dimanche prochain ?
- Quel est ton « désert » personnel : le lieu, la personne, la situation où tu peux ouvrir une voie ?
Versets cités
- Ésaïe 40.3 · « Préparez au désert le chemin de l’Éternel. »
- Ésaïe 61.1 · L’onction de l’Esprit.
- Luc 1.41 · Jean-Baptiste tressaille dans le ventre d’Élisabeth.
- Hébreux 4.12 · La Parole plus tranchante qu’une épée.
- Romains 8.26 · L’Esprit intercède par des soupirs inexprimables.
- Matthieu 26.36-46 · L’agonie de Jésus à Gethsémani.
- Philippiens 4.5 · « Que votre douceur soit connue de tous. »
- Romains 12.14-15 · Bénir, se réjouir, pleurer avec les autres.
- 2 Timothée 3.1-5 · Le portrait des derniers temps.
- Luc 10.25-37 · La parabole du bon Samaritain.
- Esther 4.16 · L’audace d’Esther devant le roi.
FAQ
Que signifie être un « waymaker » ?
C’est être quelqu’un qui ouvre un chemin vers Dieu pour les autres, en commençant par préparer sa propre vie par la Parole, la prière, la cohérence et l’obéissance. La référence biblique est Ésaïe 40.3, reprise par Jean-Baptiste.
Comment savoir si Dieu me demande d’aller vers quelqu’un que je préfère éviter ?
L’insistance intérieure de l’Esprit, la lecture de la Parole et la prière en sont les indices. Si Jésus a prié trois fois à Gethsémani avant d’obéir, tu peux prendre le temps de discerner. Mais quand la volonté du Père est claire, obéis même si ça coûte.
Est-ce que proposer une prière au travail ou dans la rue, ce n’est pas déplacé ?
La prédicatrice témoigne qu’elle a prié pour une patiente bouleversée après l’avoir simplement écoutée. Ce n’est pas l’endroit qui déplace la prière, c’est le manque d’attention à la personne. Un cœur brisé reçoit presque toujours une proposition faite avec douceur.
pour prendre des notes et poser une question.