Introduction
« Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort. » C'est le cri de ralliement que les candidats de Fort Boyard lancent ensemble pour se motiver ou pour fêter la fin de leur parcours. Youssef Chehade, de l'Église Connexion à Paris, ouvre ainsi son message sur le Psaume 16, intitulé « Le sentier de la vie ».
Il prend le temps de poser le décor, parce que son Église est composée en grande partie de jeunes et d'internationaux qui ne connaissent pas forcément cette émission. Fort Boyard se déroule dans une ancienne prison bâtie en pleine mer. Une équipe doit franchir plusieurs étapes pour récolter de l'argent au profit d'une association. Sur le papier, c'est simple. En pratique, il faut affronter des épreuves particulièrement intenses : équilibre au-dessus du vide, saut depuis le haut des remparts, parcours d'agilité épuisants, face-à-face écœurants avec des serpents et des araignées. Avec sept clés et le mot de code, l'équipe accède à la salle du trésor où coule une fontaine de pièces d'or, et elle n'a que quelques dizaines de secondes pour en ramasser le plus possible avant que la grille ne se referme.
Le chemin de la vie n'est pas si différent de cette émission : il y a plein d'épreuves, plein de difficultés, plein de situations désagréables. Le prédicateur pense à ce dessin où l'on voit quelqu'un à vélo regarder le sommet de la montagne en imaginant que le chemin est une ligne droite, alors que la réalité est faite de hauts et de bas. Le Psaume 16 est un cri destiné à nous encourager et à nous fortifier face aux défis quotidiens. Mais il offre aussi une espérance face au plus grand malheur de notre existence : la mort, conséquence du péché.
Ce message s'inscrit dans une série sur les psaumes à l'Église Connexion, après ceux d'Arthur et d'Eduardo les semaines précédentes. En quatre mouvements, Youssef Chehade montre comment ce psaume nous pousse à regarder toujours plus haut, toujours plus loin, et à gagner la perspective qui nous rend plus forts. Puis il révèle de qui parle vraiment ce psaume.
Plan du message
1. Toujours plus haut : se réfugier en Dieu au milieu des idoles (versets 1 à 4)
Le psaume s'ouvre sur une prière : « Garde-moi, ô Dieu ! car je cherche en toi mon refuge. » Le psalmiste s'adresse à Dieu, lui demande de le garder et déclare qu'il cherche refuge en lui. Mais, à la différence des psaumes étudiés les semaines précédentes, celui-ci ne dit pas directement quel est le problème. Il ne parle pas de menteurs, comme dans le message d'Arthur, ni d'attaques ennemies, comme dans celui d'Eduardo. C'est peut-être plus subtil : on ne sait pas forcément de quoi David a besoin d'être gardé.
Comme d'habitude, la meilleure réponse est celle qui se trouve dans le texte, aux versets suivants : « Je dis à l'Éternel : Tu es mon Seigneur, tu es mon souverain bien ! Les saints qui sont dans le pays, les hommes pieux sont l'objet de toute mon affection. On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers : je ne répands pas leurs libations de sang, je ne mets pas leurs noms sur mes lèvres. »
- Le psalmiste explique qu'il y a des hommes saints et des hommes idolâtres, et il a choisi son camp.
- Il observe que les idolâtres se multiplient. On a l'impression que la majorité des gens autour de lui le sont. Mais il résiste : il ne veut pas leur ressembler et refuse de répandre des offrandes de sang en l'honneur des dieux étrangers.
- Cette résistance n'est pas facile. Il est entouré, submergé. Tout ce qu'il voit autour de lui, c'est de l'idolâtrie. Alors il se tourne vers Dieu.
- À l'inverse, il se réjouit en voyant qu'il existe des hommes saints et pieux dans le pays. Il éprouve naturellement de l'affection, du plaisir et un amour fraternel pour ces personnes, au milieu d'un environnement rempli d'idoles.
Cela rappelle au prédicateur l'histoire de Daniel, Schadrac, Méschac et Abed-Nego. Quelques années après le règne de David, le peuple d'Israël est déporté à Babylone. Parmi les déportés, quatre jeunes garçons sont choisis pour rejoindre le cercle royal, dans un programme destiné à leur enseigner la culture babylonienne. Cela impliquait d'adorer des dieux étrangers et de leur offrir des sacrifices. Mais ces jeunes hommes ne voulaient pas commettre l'idolâtrie : leur adoration était réservée au Seigneur. Leur amitié et leur amour fraternel venaient de leur adoration commune de l'Éternel dans un environnement idolâtre.
Évidemment, cela n'a pas plu aux autorités, et ils ont dû affronter des épreuves menaçantes, mortelles. Alors, exactement comme David dans ce psaume, Daniel, Schadrac, Méschac et Abed-Nego se tournent vers Dieu, font appel à lui et reconnaissent leur dépendance totale dans leurs difficultés, ainsi que leurs limites. Ils reconnaissent que lui seul peut les garder. « Face aux épreuves, ils se tournent vers Dieu. Ils regardent toujours plus haut. »
2. Toujours plus loin : s'appuyer sur les promesses de Dieu (versets 5 et 6)
Pour Youssef Chehade, le Psaume 16 est l'un des psaumes qui décrit le mieux la relation entre David et Dieu. David lui dit : « L'Éternel est mon partage et mon calice ; c'est toi qui m'assures mon lot. » Dans notre vocabulaire d'aujourd'hui, c'est comme dire à quelqu'un : « Tu es celui en qui je prends plaisir. Tu es celui qui me donne du repos. Tu es mon assurance. Tu es ma paix. »
- Ce sont des mots que l'on ne dit pas à n'importe qui. Ce sont des paroles fortes, de grande valeur, que l'on choisit intentionnellement d'adresser à quelqu'un qui nous est précieux. On voit là une relation intime, une alliance entre Dieu et David.
- L'assurance du psalmiste repose sur qui Dieu est pour lui et sur ce qu'il fait pour lui au quotidien : il lui donne la paix, il est la coupe à laquelle il boit.
- Mais cette assurance ne se limite pas au présent. Elle s'appuie aussi sur ce que Dieu lui a promis et sur ce qu'il lui donnera à l'avenir : « Un héritage délicieux m'est échu, une belle possession m'est accordée. »
- David a la certitude que Dieu ne l'abandonnera pas, ni maintenant ni à l'avenir. Il a la conviction absolue que Dieu est fidèle à ses promesses.
Le texte ne donne pas de réponse claire et explicite sur la nature exacte de cet héritage et de cette belle possession. Mais on peut faire le lien avec la promesse que Dieu a faite à David en 2 Samuel 7, quand il annonce par le prophète Nathan que son règne durera pour toujours : « Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. »
David tire donc toute son assurance de ce que Dieu lui a promis. Il est dans une situation difficile, mais il espère dans les promesses de Dieu. Il sait ce que Dieu a fait pour ses ancêtres, et il sait aussi que pour l'avenir, Dieu le gardera. Dieu lui a promis un descendant dont le règne serait éternel : sa part est en sécurité.
Si l'on continue le parallèle avec Daniel, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, leur seule assurance, c'était Dieu. Leur espérance, c'était son secours face aux menaces de mort, à la fournaise ardente et à la fosse aux lions. Ils savent ce que Dieu a fait pour leur ancêtre, qui dans ce cas est David. Ils lui font confiance, ils savent que Dieu prend soin d'eux aujourd'hui, mais ils savent aussi que pour l'avenir, Dieu les gardera et assurera leur part, parce qu'il est fidèle à ses promesses. Dieu leur a promis un descendant qui régnera pour toujours. Leur part aussi est en sécurité. « Face aux épreuves, les saints se tournent vers Dieu, et leur espérance est fondée sur les promesses de Dieu. Ils regardent toujours plus haut et toujours plus loin. »
3. Toujours plus fort : inébranlable parce que Dieu conseille (versets 7 et 8)
Le prédicateur raconte une anecdote de la vie de son Église. L'Église Connexion a récemment fêté ses onze ans. Lors du week-end d'Église en juin, la dernière soirée s'est jouée sous la forme de « Qui veut gagner des millions », sur l'histoire de l'Église et toutes sortes d'anecdotes. Les gagnants étaient assis non loin de celui qui avait organisé le jeu. « Je ne dis pas qu'il y a eu de la triche, mais c'est peut-être une coïncidence. » Dans la version originale du jeu, on a la possibilité d'appeler quelqu'un pour obtenir un conseil, et cela peut faire gagner la partie. Si les règles permettaient d'appeler directement l'organisateur du jeu, et qu'on était proche de lui, ce serait la garantie totale d'avoir la bonne réponse et de gagner.
Retour au psaume. David dit : « Je bénis l'Éternel, mon conseiller ; la nuit même mon cœur m'exhorte. J'ai constamment l'Éternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. »
- David reçoit les conseils de Dieu et, en même temps, même dans les moments difficiles, il ne manque jamais d'instruction.
- Il dit qu'il a constamment Dieu devant lui, et c'est pour cela qu'il n'est pas ébranlé.
- Qui peut conseiller comme Dieu, le Créateur du monde ? Imagine l'avantage de David d'avoir Dieu à ses côtés pour le conseiller et l'instruire. Évidemment qu'il ne chancelle pas : il a Dieu devant lui.
- Cela confirme une relation plutôt exclusive entre David et Dieu. « Honnêtement, c'est enviable. » C'est une relation qui rend inébranlable face aux difficultés.
Dans la fournaise et dans la fosse aux lions, Daniel, Schadrac, Méschac et Abed-Nego n'étaient pas seuls non plus. Dieu était avec eux et il les a secourus. Ce qui est encore plus provocant, c'est que Schadrac, Méschac et Abed-Nego se promenaient dans la fournaise, et que Daniel dormait à côté des lions. Est-ce qu'on réalise ? Leur force n'était ni physique ni mentale : leur force, c'était leur relation avec Dieu, le Dieu qui les aime, le Dieu qui les protège. Inébranlables.
« Face aux épreuves, les saints se tournent vers Dieu. Leur espérance est fondée sur les promesses de Dieu, et cela les rend inébranlables. Ils regardent toujours plus haut, toujours plus loin, et cela les rend toujours plus forts. »
4. Le trésor incomparable (versets 9 à 11)
Retour à Fort Boyard. Le gagnant remporte un trésor, mais il n'a que quelques dizaines de secondes pour ramasser le plus de pièces possible avant que la grille ne se referme. Si le temps s'écoule et qu'un candidat reste coincé, l'équipe risque de perdre tout son gain. Et même si les tigres sont enfermés dans leurs cages (le prédicateur avoue avoir oublié de mentionner les tigres de la salle du trésor), la pression reste intense. Tout ce stress pour finalement tout donner à une association. « Je comprends tout à fait la bonne cause, et c'est super. Mais l'aventurier en moi, je passe ; franchement, je ne pense pas que ça en vaille la peine. Tout ce stress, je ne vois même pas où est le trésor. »
Le trésor de ce psaume, lui, est incomparable. Ce n'est ni un trésor quantifiable, ni un trésor temporaire.
- Le psalmiste dit qu'il est dans la joie et l'allégresse. Et cette joie touche non seulement son cœur, mais tout son être : son esprit, son âme et son corps. « Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l'allégresse, et mon corps repose en sécurité. »
- Le psalmiste ne craint pas la mort, ni la mort physique ni la mort spirituelle : « Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. » On voit ici le côté intemporel de ce trésor.
- On pense vite à la vie éternelle, puisqu'il dit que son corps ne verra pas la corruption. Mais le texte ajoute qu'il s'agit d'une abondance de joie éternelle : « Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d'abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite. »
Or la vie éternelle, selon Jean 17:3, c'est connaître le seul vrai Dieu. Ce trésor est donc une relation épanouie avec Dieu, et c'est un bonheur éternel. Un bonheur éternel qui commence dès que l'on rencontre Dieu et qui grandit tout au long de notre vie, dans les moments durs comme dans les moments plus légers. Dans la présence de Dieu, il y a une joie abondante même quand rien ne va. Ce n'est pas seulement la destination qui compte, mais le voyage : une relation épanouie avec Dieu tout au long de la vie, en toutes circonstances. Voilà notre trésor.
5. Un psaume qui parle de quelqu'un d'autre
Comment avoir ce trésor ? Comment dire « je peux ramasser ce trésor » ? Comment avoir une relation épanouie avec Dieu ? Qu'est-ce qui nous assure que si nous crions à Dieu, il nous écoutera ? Qu'est-ce qui nous assure que Dieu est avec nous et qu'il nous a promis un bel héritage ? Qu'est-ce qui nous assure que nous serons inébranlables ?
Le Psaume 16 n'est pas seulement un cri d'encouragement pour persévérer au quotidien ou pour remonter le moral quand rien ne va. Ce psaume n'est pas simplement le psaume de David, et nous ne pouvons pas nous l'approprier aujourd'hui sans voir son côté prophétique.
- Dans la première partie, le psalmiste recherchait la sainteté. Mais nous savons que ce psalmiste est tombé en commettant l'adultère.
- Dans la deuxième partie, il recevait la belle promesse d'une belle possession. Pourtant, David a eu un fils qui l'a pourchassé et qui voulait sa mort.
- Dans la troisième partie, il affirmait que son corps ne verrait pas la corruption. Or le roi David est mort, et son corps repose aujourd'hui dans un tombeau. Il s'est certainement décomposé.
Le prédicateur cite alors les paroles de l'apôtre Pierre dans Actes 2:29-31 : « Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. »
Le Psaume 16 prophétise et parle de quelqu'un d'autre : quelqu'un qui est resté parfaitement saint, sans aucune tache de péché devant Dieu. Quelqu'un qui a eu Dieu fidèlement et constamment devant sa face. Quelqu'un qui a littéralement vaincu la mort, dont le corps n'a pas vu la corruption et qui est aujourd'hui assis à la droite de Dieu. « Ce psaume prophétise la venue de Jésus. Ce psaume parle de Jésus. »
- Si nous pouvons nous approprier ce psaume aujourd'hui, c'est grâce à une seule personne : Jésus.
- Si nous pouvons parler à Dieu et appeler son secours, c'est parce que Jésus a rétabli le chemin entre l'humanité et Dieu.
- Si nous pouvons aimer Dieu et prendre plaisir en lui, c'est parce que Jésus vit en nous.
- Si nous allons vivre une vie éternelle, c'est parce que Jésus est ressuscité et qu'en lui, nous avons la vie éternelle.
Avoir ce trésor infini, cette relation épanouie avec Dieu, n'est possible que par Jésus. Lui-même, dans sa prière avant la croix, le dit en Jean 17:3 : « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »
6. Le sentier de la vie, c'est Jésus
Quel est donc ce conseil que Dieu a donné à David ? Quel est ce sentier de la vie que Dieu nous fait connaître et qu'il a fait connaître à David ? Jésus répond en Jean 14:6-7 : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Si nous connaissons Jésus, nous connaissons Dieu le Père.
Youssef Chehade résume ainsi : le sentier de la vie est une relation d'adoration exclusive envers Dieu, qui nous fait dépendre de son amour et de sa provision à chaque instant de la vie. Une espérance fondée sur qui il est et sur ce qu'il a fait, ce qu'il fait et ce qu'il fera. « Dieu est notre trésor, comme nous venons de le chanter. Et tout cela n'est possible que par Jésus. »
En conclusion, le prédicateur s'adresse à deux publics.
- À ceux qui n'ont pas encore mis leur foi en Jésus : pourquoi ce psaume a-t-il été écrit ? Pourquoi le lisons-nous aujourd'hui ? « C'est pour toi, pour te parler de Jésus, de qui est Jésus et de ce que Jésus a fait pour nous. Jésus, le bien-aimé de Dieu, le Fils unique de Dieu, t'a aimé jusqu'à la mort pour te donner la vie. Viens à lui, n'attends plus. Il est doux, il est beau. Jésus a vaincu la mort et il vit. Il est assis à la droite du Père. Viens à lui, en lui est la vie éternelle. »
- À ceux qui ont mis leur foi en Christ mais qui ne s'épanouissent pas dans leur relation avec Dieu : ce psaume est clair. Il appelle à regarder plus haut, vers Dieu ; à regarder plus loin, vers les promesses que nous avons en Dieu ; à regarder à Jésus. « En Jésus, tu as la vie éternelle, le bonheur éternel. »
« Je ne minimise pas les souffrances. Je reconnais qu'il est difficile de se tourner vers Dieu pendant les épreuves. Mais notre Dieu est proche de nous, il écoute, il nous sauve grâce à Jésus. Faisons appel à lui, prenons plaisir en lui, espérons dans ses promesses. Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort. Grâce à Jésus. »
Points à retenir
- Face aux épreuves, les saints se tournent vers Dieu : il est le seul refuge, et il est le seul à pouvoir garder.
- Leur espérance ne repose pas seulement sur ce que Dieu fait aujourd'hui, mais sur ce qu'il a promis pour l'avenir. Il est fidèle à ses promesses.
- La force de David, comme celle de Daniel et de ses amis, n'était ni physique ni mentale : c'était leur relation avec Dieu, qui les rendait inébranlables.
- Le trésor du Psaume 16 n'est ni quantifiable ni temporaire : c'est une relation épanouie avec Dieu, une joie qui commence maintenant et dure éternellement.
- Le Psaume 16 parle de Jésus. Si nous pouvons nous l'approprier, prier Dieu, prendre plaisir en lui et espérer la vie éternelle, c'est uniquement grâce à lui.
Application personnelle
- De quoi as-tu besoin d'être gardé en ce moment ? Quelles sont les « idoles » qui se multiplient autour de toi et qui rendent ta résistance difficile ?
- Peux-tu dire à Dieu, sincèrement : « Tu es celui en qui je prends plaisir, tu es mon assurance, tu es ma paix » ? Qu'est-ce qui t'en empêche ?
- Ton espérance repose-t-elle sur ce que tu vois aujourd'hui, ou sur ce que Dieu a promis pour l'avenir ?
- Quand rien ne va, vers qui ou vers quoi te tournes-tu en premier pour chercher conseil ? As-tu constamment l'Éternel sous tes yeux ?
- Si tu as mis ta foi en Jésus mais que ta relation avec Dieu ne s'épanouit pas, que signifierait concrètement pour toi « regarder plus haut, plus loin, et regarder à Jésus » cette semaine ?
Versets cités
Questions fréquentes
De quoi David a-t-il besoin d'être gardé dans le Psaume 16 ?
Contrairement à d'autres psaumes, le Psaume 16 ne nomme pas directement le problème. Youssef Chehade montre que la réponse se trouve dans les versets 2 à 4 : le psalmiste est entouré d'idolâtres, il a choisi son camp et refuse de répandre des libations de sang aux dieux étrangers. Cette résistance n'est pas facile, et c'est pour cela qu'il se tourne vers Dieu, son refuge.
Quel est le trésor dont parle le Psaume 16 ?
Ce n'est ni un trésor quantifiable ni un trésor temporaire. D'après Jean 17:3, la vie éternelle, c'est connaître le seul vrai Dieu. Le trésor du Psaume 16 est une relation épanouie avec Dieu, un bonheur éternel qui commence dès la rencontre avec lui et qui grandit tout au long de la vie, dans les moments durs comme dans les moments légers.
Pourquoi dit-on que le Psaume 16 parle de Jésus ?
David a commis l'adultère, son fils l'a pourchassé, et son corps repose dans un tombeau. Dans Actes 2:29-31, l'apôtre Pierre explique que David, en tant que prophète, annonçait la résurrection du Christ quand il écrivait que le bien-aimé de Dieu ne verrait pas la corruption. Le Psaume 16 parle de quelqu'un qui est resté parfaitement saint, qui a vaincu la mort et qui est assis à la droite de Dieu : Jésus.
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