Psaume 13 : Dieu, est-ce que tu m'entends ?

17 min de lecture

Introduction

« Qui pense que la vie avec Jésus est facile ? » Peu de mains se lèvent. Arthur Fourniol, de l'Église Connexion à Paris, ouvre son message par cette question. Si nous pensions qu'en devenant chrétiens tous nos problèmes allaient se régler, nous nous sommes trompés. Être chrétien ne nous épargne ni les maladies ni les difficultés de ce monde. « Sinon, à la pharmacie, on vendrait des Bibles au lieu de médicaments. »

Nous avons tous traversé des moments difficiles, et peut-être que tu traverses en ce moment une période de souffrance intense : une recherche d'emploi qui s'éternise, la quête d'un mari ou d'une femme, la guérison d'une maladie qui semble incurable, l'attente d'un enfant qui ne vient pas. Alors tu pries la même prière, jour après jour, mois après mois, parfois pendant des années, sans réponse, jusqu'à demander : « Dieu, est-ce que tu m'entends ? »

Le Psaume 13 de David est, pour le prédicateur, un excellent exemple de lamentation, de prière et de reconnaissance pour les temps où nous traversons l'épreuve sans réponse. En six versets, David passe du « Jusques à quand ? » au chant. Ce message suit son chemin.

Plan du message

1. La vie avec Jésus n'est pas une vie sans souffrance

Être chrétien, dit Arthur Fourniol, ajoute même à nos difficultés. Nous voyons désormais beaucoup plus clairement la nature pécheresse de notre cœur, contre laquelle nous luttons chaque jour. Nous voyons ce qui déplaît à Dieu. Nous voyons dans nos relations que nous pouvons faire du mal aux autres. Nous voulons changer d'attitude, souvent avec peu de résultats, et nous sommes découragés. Jésus nous demande de porter notre croix et de le suivre (Luc 9:23) : nous nageons à contre-courant dans un monde qui s'oppose à Dieu et à ceux qui lui appartiennent.

Heureusement, nous avons un grand Dieu à qui nous pouvons confier toutes nos souffrances et tous nos combats. « Quoi qu'il m'arrive, je sais que je peux lui parler, qu'il écoute et qu'il me délivrera. »

Dans ce psaume, David souffre, mais nous ne savons pas exactement ce qu'il traverse. Le mot « ennemi », présent plusieurs fois, pourrait indiquer des ennemis qui en veulent littéralement à sa vie : le livre de 1 Samuel raconte que David est poursuivi par Saül, et le livre de 2 Samuel qu'il est poursuivi par son fils Absalom. Mais comme les psaumes sont des poèmes, cela peut aussi être une image : la maladie dont il a souffert à la fin de sa vie, ou la souffrance ressentie à cause de son propre péché.

La souffrance ne devrait pas nous surprendre. En désobéissant à Dieu, l'homme a fait entrer le péché dans le monde, et la création tout entière en subit les conséquences : la mort, une relation brisée avec Dieu, un cœur tordu qui affecte nos relations et notre quotidien. Le prédicateur lit Genèse 3:17-19 :

  • « Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre : Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »
  • Nous voyons cela dès le début de la Bible. En tant que chrétiens, nous ne sommes pas épargnés par les conséquences du péché. Tant que nous sommes sur cette terre, nous vivons avec un cœur marqué par le péché, dans un monde brisé.
  • Notre espérance, c'est que malgré ces souffrances, nous avons un Dieu qui veille sur nous et prend soin de nous. Jean 15:7 : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. »

2. « Jusques à quand ? » : l'impatience qui fait croire à l'abandon

Il arrive que Dieu prenne plus de temps que nous le voudrions pour répondre à nos prières. C'est le cas de David, avec la répétition de « Jusques à quand ? » :

  • « Jusques à quand, Éternel ! m'oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? Jusques à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur ? Jusques à quand mon ennemi s'élèvera-t-il contre moi ? » (Psaume 13:2-3)
  • Nous ne savons pas depuis combien de temps David attend une réponse, mais cette répétition souligne une forme d'impatience. « Seigneur, mes ennemis en veulent à ma vie. J'ai besoin de toi maintenant. Pourquoi mets-tu si longtemps à répondre ? »

Le prédicateur observe que nous devenons de plus en plus impatients. Il travaille dans la conception de sites web, et l'impatience humaine est un sujet central dans les sites et les applications qu'il construit. Si une page met trop de temps à charger, l'utilisateur s'en va et un client potentiel est perdu. C'est pour cela qu'on voit des barres de chargement ou des éléments qui clignotent avant l'affichage complet : « Ça arrive, ça arrive, ne pars pas. Regarde, encore quelques secondes à attendre. »

Nous menons des vies rapides et nous n'avons plus le temps d'attendre. Et comme chrétiens, nous faisons la même chose avec Dieu : « Combien de temps vais-je devoir attendre ce travail dont j'ai tant besoin ? Combien de temps vais-je devoir continuer à lutter contre ce péché qui gâche ma vie ? »

C'est cette impatience qui conduit David à dire : « Jusques à quand, Éternel, m'oublieras-tu sans cesse ? » L'attente nous fait nous sentir abandonnés par Dieu. Mais le prédicateur insiste sur le mot : nous nous sentons abandonnés. C'est un sentiment, ce n'est pas la réalité. Dieu ne nous abandonne pas. Il lit Ésaïe 49:14-16 :

  • « Sion disait : L'Éternel m'abandonne, le Seigneur m'oublie ! Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l'oublierait, moi je ne t'oublierai point. Voici, je t'ai gravée sur mes mains ; tes murs sont toujours devant mes yeux. » Sion désigne ici le peuple d'Israël.
  • As-tu déjà écrit quelque chose sur ta main pour être sûr de ne pas l'oublier ? En général, c'est le dernier recours. Nous sommes gravés sur les mains de Dieu. Nous sommes en permanence sous son regard. Nous sommes ses enfants et il nous aime d'un amour plus fort encore que celui d'une mère pour son nouveau-né.
  • Comme un bon parent, il sait mieux que nous ce dont nous avons besoin et quand nous en avons besoin. Nos émotions nous font croire que dans l'épreuve, quand il n'y a pas de réponse, Dieu nous a oubliés. La réalité est tout autre : « Je ne t'oublierai point. »

Avoir des sentiments est une bonne chose. Dieu nous a créés avec des émotions, il nous a créés à son image. Il est normal de ressentir de la douleur, de la joie, de la tristesse, du doute, surtout quand on traverse des moments difficiles. Comme quelqu'un l'a dit cette semaine dans le groupe de soutien du prédicateur : « C'est ok de pleurer. » Il faut simplement veiller à ce que nos sentiments ne prennent pas le dessus sur notre raison et ne nous fassent pas croire des choses fausses.

Voici donc une première leçon : comme David, venons à Dieu et exprimons-lui nos sentiments. Soyons toujours vrais et transparents avec lui, disons-lui nos peines et nos questions. Il est la personne la plus capable de nous comprendre : il est notre créateur.

3. Si Dieu ne nous a pas oubliés, pourquoi ne nous aide-t-il pas ?

C'est une question difficile, précisément parce que les plans de Dieu sont divins et ne nous sont pas entièrement révélés. Mais la lettre aux Romains nous donne un encouragement. Le prédicateur lit Romains 8:28-30 :

  • « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. »
  • Dieu ne nous laisse pas souffrir en vain. Nous sommes ses enfants. Tout son plan concourt au bien de ceux qui l'aiment. Par sa puissance, il utilise les difficultés du moment présent pour sculpter nos âmes et les rendre conformes à l'image de Christ pour les temps à venir.
  • Il y aura un temps de jugement, mais par sa grâce, comme témoignage de son amour, il accorde à chacun du temps pour se repentir. 2 Pierre 3:9 : « Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. »

« Dieu est patient envers nous. Soyons patients envers lui. »

4. Persévérer dans la prière : « Donne à mes yeux la clarté »

Comment attendre patiemment ? C'est bien beau de savoir que cette épreuve est là pour façonner mon âme, mais j'ai mal. Jour après jour, je m'épuise. Petit à petit, sans réponse, je perds espoir. Voici l'attitude de David face au désespoir. Le tournant de ce psaume est peut-être la leçon principale du message : la persévérance dans la prière.

  • « Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu ! Donne à mes yeux la clarté, afin que je ne m'endorme pas du sommeil de la mort, afin que mon ennemi ne dise pas : Je l'ai vaincu ! Et que mes adversaires ne se réjouissent pas, si je chancelle. » (Psaume 13:4-5)
  • Dans les premiers versets, David pensait que Dieu l'avait oublié. Mais David ne fait pas confiance à ses sentiments. Il sait que Dieu ne l'a pas oublié et que son seul espoir est en lui. Alors il crie encore plus fort et implore son aide.
  • « Frères et sœurs, voici un magnifique exemple de foi. Croire quand la vie va dans notre sens, c'est facile. Mais croire quand rien ne nous y encourage, c'est ça la foi. » Hébreux 11:1 : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » La foi est une conviction profonde que Dieu accomplira ce qu'il a promis, et c'est croire en la réalité de ce que Dieu a révélé, même si nos yeux ne le voient pas encore.

David reconnaît que sa situation, ou plutôt sa vision de sa situation, est brouillée par ses sentiments. Il a l'humilité d'admettre qu'en simple être humain, il ne peut pas comprendre pourquoi les choses sont ainsi. Sa prière la plus chère est alors de demander à Dieu de donner la clarté à ses yeux. Il demande la lumière, la sagesse, pour voir comme Dieu voit. C'est seulement grâce à Dieu et à son Saint-Esprit que nous pouvons comprendre et accepter les épreuves, reconnaître que l'absence de réponse ne signifie pas l'abandon de Dieu, et être guidés pour trouver la bonne manière d'agir dans ces temps difficiles.

Le prédicateur souligne la suite de la demande : « afin que je ne m'endorme pas du sommeil de la mort ». Même si David est attaqué par des ennemis et craint pour sa vie, il parle ici, selon Arthur Fourniol, d'un sommeil spirituel. Pour un chrétien, ce qui est pire que la mort, c'est la mort spirituelle. Malgré ses difficultés, David sait que la pire chose qui pourrait lui arriver serait d'être sans espérance, sans relation avec Dieu. Si nous ne sommes pas éclairés par Dieu, nous sommes dans les ténèbres. Comme la nature a besoin du soleil, nous avons besoin de la lumière de Dieu. Alors, quand la souffrance persiste et que les réponses tardent, prions que Dieu ne nous laisse pas sombrer dans le désespoir, mais qu'il fasse briller sa lumière sur nous, pour que nous gardions l'espérance en ses promesses.

L'attitude de David fait penser le prédicateur aux enfants qui tombent par terre. Le genou est écorché, la blessure est là, ça saigne, ça fait mal, ça doit être grave. Panique, larmes et cris. Mais malgré la douleur, ils courent vers leurs parents, de qui viendra le secours. Un gros câlin, quelques mots rassurants, et les voilà repartis en courant. La blessure au genou est toujours là, mais les mots rassurants du parent leur donnent une nouvelle perspective : cette blessure n'est peut-être pas si grave.

« J'avoue que j'aime particulièrement ce sentiment avec Dieu. Quand mon cœur est lourd, je prie, je me confie à lui, je lui remets ce qui me pèse, et souvent, après une prière sincère, mon fardeau est toujours là. Mais maintenant, il est un peu plus léger. » Cette légèreté est temporaire : la nature anxieuse du prédicateur revient sur le devant. C'est donc à lui de persévérer dans la prière pour en bénéficier à nouveau.

Par ces exemples, il ne veut en aucun cas minimiser ta souffrance. Il ne sait pas ce que tu as vécu ni ce que tu traverses en ce moment : peut-être quelque chose de très dur, bien plus grave qu'une petite blessure au genou, ou quelque chose qui dure depuis bien trop longtemps. Il est normal que tu aies mal. Romains 8:22 : « Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. » Passer des larmes au cri de joie comme David est tout simplement impossible. Impossible par nous-mêmes, impossible sans l'aide de Dieu. Et c'est précisément pour cela que nous prions.

Peut-être que tu ne connais pas Christ et que tu traverses toi aussi des moments difficiles. Sache que ce qu'il a fait pour nous, il l'a aussi fait pour toi. Il use de patience, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance. « S'il te plaît, n'attends pas. » Tes problèmes ne vont pas disparaître par miracle, mais Jésus t'attend les bras ouverts pour te consoler. Si tu doutes, demande à Jésus de t'éclairer, d'ouvrir tes yeux pour que tu reconnaisses et sois convaincu qu'il est le chemin qui mène à la vie (Jean 14:6).

5. Du cri à la confiance : regarder vers les promesses à venir

Au verset 6, quel changement radical ! On dirait que la prière de David est magique, que la réponse est instantanée. Sa perspective est transformée :

  • « Moi, j'ai confiance en ta bonté, j'ai de l'allégresse dans le cœur, à cause de ton salut ; je chanterai à l'Éternel, car il m'a fait du bien. » (Psaume 13:6)
  • Son regard n'est plus centré sur lui-même, sur ses pieds, sur ses souffrances actuelles. Il regarde vers le ciel, vers Dieu et vers les promesses à venir, sûr d'un salut que personne ne pourra lui enlever.
  • Paul dira dans Romains 8:18 : « J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. »

Dans les temps difficiles, souvenons-nous que nous avons la faveur de Dieu : par Jésus-Christ son Fils, qui a pris sur lui la juste colère que nous méritions, qui est mort sur la croix et ressuscité, nos péchés sont pardonnés. La vie n'est plus sans espérance. Nos souffrances ne sont que temporaires. La création sera restaurée, le mal éradiqué, plus de larmes, plus de douleur (Apocalypse 21:4). Et dans ce royaume où Dieu règne en souverain, une place nous est réservée et la vie éternelle nous y attend. Ce n'est pas facile, parce que nous ne le voyons pas encore, mais nous pouvons anticiper la certitude de ce que nous espérons et nous en réjouir dès aujourd'hui.

Cela rappelle au prédicateur son enfance, quand ses parents lui annonçaient qu'ils iraient au parc d'attractions. Il fallait évidemment attendre les vacances scolaires, et l'attente des vacances est longue, très longue. Alors chaque soir dans son lit, il imaginait les manèges, dans quel ordre les faire pour en profiter au maximum, et il ressentait un certain plaisir dans son cœur alors qu'ils n'y étaient même pas encore. Aujourd'hui, on appelle ça la « hype » : quand quelque chose est cool et que tout le monde veut l'avoir. « Amis, en Jésus, nous avons la vie éternelle et personne ne pourra nous l'enlever. Gardons nos cœurs dans la hype des promesses à venir. »

6. Se souvenir des bontés passées, sans attendre dimanche

David, qui se lamentait deux versets plus tôt, chante maintenant en l'honneur de l'Éternel. Malgré les difficultés actuelles, il se rappelle qu'il n'en a pas toujours été ainsi. Il regarde en arrière et se souvient que Dieu a pris soin de lui.

  • Regardons d'où nous venons : seuls face à nous-mêmes, esclaves du péché, incapables de nous sauver. Dans sa miséricorde, Dieu est venu nous chercher, nous relever, nous sauver. Te souviens-tu de la foi que tu avais quand tu as dit oui à Christ ? De cette joie inexprimable qui brûlait en toi, et de cette libération vécue dans l'épreuve ?
  • Souvenons-nous qu'il n'y a pas eu que des mauvais jours. La vie chrétienne n'est pas forcément plus facile, mais sur certains aspects, elle l'est. En regardant en arrière, nous voyons que Jésus a changé notre cœur et nous rend un peu meilleurs. Les soucis de la vie n'ont plus la même importance. Nous ne sommes plus dévastés par la moindre difficulté.
  • Toutes les fois où nous avons reçu un encouragement bienveillant d'un frère ou d'une sœur, toutes les fois où nous avons goûté au plaisir intense d'aider les autres, et même dans les choses les plus simples : Dieu renouvelle sa bonté envers nous chaque jour. C'est lui qui nous laisse respirer, lui qui nous laisse profiter d'une belle journée ensoleillée en famille ou entre amis.

Ce psaume fait penser au prédicateur à ce que nous vivons parfois le dimanche en venant à l'église. Nous arrivons le cœur lourd, chargés des fardeaux de la semaine, fatigués, reconnaissant que par nos propres forces nous ne pouvons rien et que notre seule espérance est en Jésus. Alors nous prions, nous louons, nous nous rappelons les vérités présentes et celles à venir. Le culte se termine, et nous voilà plus légers, remplis de la paix et de la joie de Dieu.

N'attendons pas dimanche pour vivre cela. Soyons patients dans l'affliction. Quoi que nous traversions, quels que soient nos combats, quelle que soit l'heure du jour ou le jour de la semaine, venons pleurer devant Dieu. N'ayons pas honte de venir à lui, de lui crier nos peines et nos doutes. « Dieu n'est jamais trop occupé pour nous écouter. » Et en attendant sa réponse, persévérons dans la prière. Demandons à Dieu de donner la clarté à nos yeux, de nous aider à voir comme il voit, pour tenir ferme dans l'épreuve et reconnaître que malgré l'absence de réponse, Dieu ne nous a pas abandonnés. Avec l'aide de son Esprit, souvenons-nous des joies passées et des promesses à venir : comment il nous a conduits à lui, les bénédictions dont il nous comble chaque jour, et l'assurance qu'un jour nous serons avec Dieu, délivrés de toute souffrance pour l'éternité.

Points à retenir

  • Devenir chrétien ne supprime pas la souffrance : nous vivons avec un cœur marqué par le péché dans un monde brisé, mais avec un Dieu qui veille sur nous.
  • L'attente nous fait nous sentir abandonnés. C'est un sentiment, pas la réalité : nous sommes gravés sur les mains de Dieu (Ésaïe 49:16).
  • Comme David, viens à Dieu avec tes sentiments, tes peines et tes questions. Il est le plus capable de te comprendre.
  • Le tournant du psaume, c'est la persévérance dans la prière : demander à Dieu la clarté pour voir comme il voit et ne pas sombrer dans le désespoir.
  • Du cri à la confiance : regarde vers les promesses à venir et souviens-toi des bontés passées, sans attendre dimanche pour le faire.

Application personnelle

  1. Quelle prière répètes-tu depuis des mois ou des années sans réponse ? L'as-tu dite à Dieu telle qu'elle est, avec tes doutes et ta colère, comme David ?
  2. Dans ton attente, quels sentiments ont pris le dessus sur ta raison et t'ont fait croire que Dieu t'avait oublié ?
  3. Peux-tu demander à Dieu, cette semaine, de « donner la clarté à tes yeux » plutôt que d'exiger une réponse immédiate ?
  4. De quelle bonté passée de Dieu te souviens-tu ? Quelle promesse à venir peut nourrir ta « hype » aujourd'hui ?
  5. Attends-tu le dimanche pour déposer tes fardeaux ? À quel moment de ta semaine peux-tu venir pleurer devant Dieu ?

Versets cités

Questions fréquentes

De quoi David se plaint-il dans le Psaume 13 ?

David souffre, mais le psaume ne dit pas exactement de quoi. Le mot « ennemi » revient plusieurs fois : il peut s'agir de Saül ou d'Absalom qui le poursuivent, mais comme les psaumes sont des poèmes, Arthur Fourniol rappelle que cela peut aussi représenter la maladie de la fin de sa vie ou la souffrance liée à son propre péché.

Quand Dieu tarde à répondre, est-ce qu'il m'a oublié ?

Non. L'attente nous fait sentir abandonnés, mais c'est un sentiment, pas la réalité. Ésaïe 49:15-16 répond à ce sentiment : « Quand elle l'oublierait, moi je ne t'oublierai point. Voici, je t'ai gravée sur mes mains. » Dieu est patient envers nous et utilise les difficultés pour nous rendre semblables à Christ (Romains 8:28-30).

Que signifie « Donne à mes yeux la clarté » dans le Psaume 13 ?

David reconnaît que sa vision de sa situation est brouillée par ses sentiments. Il demande à Dieu la lumière et la sagesse pour voir comme Dieu voit, afin de ne pas sombrer dans le désespoir, ce sommeil de la mort qui est pour le prédicateur une mort spirituelle, une vie sans espérance et sans relation avec Dieu.

Toutes les prédications sur « Épreuve »

Ne rate aucune prédication de Église Connexion

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Rejoins le canal WhatsApp

Le boost du jour et les nouveaux enseignements, directement sur WhatsApp.

Rejoindre le canal

Gratuit, sans inscription. Ton numéro reste invisible pour les autres membres du canal.

Ressources sur ce thème

Sur le même thème

Message publié par Église Connexion. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Psaume 13 : Dieu, est-ce que tu m'entends ? | Efficient Church