Un chrétien peut-il faire n'importe quel métier ?

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Introduction

« Si ce que je fais à l'église, c'est l'œuvre de Dieu, ce que je fais en dehors de l'église, c'est l'œuvre de qui ? » La question est posée par Patrick Butsapu, pasteur et auteur du livre Le travail selon Dieu, invité du deuxième épisode du podcast « La Foi en vrai » de l'Église du Tabernacle, à Paris 18e. Au micro, Hélène Cofi, membre de l'église, l'interroge sur le rapport de Jésus au travail et sur une question que beaucoup de chrétiens se posent au moment de choisir une carrière : y a-t-il des métiers plus dignes que d'autres ?

La réponse du pasteur part de Nazareth, où Jésus a été connu pendant des années comme le charpentier, fils de Marie. Elle passe par Paul qui fabriquait des tentes, par Abraham, Moïse, Joseph et Daniel, puis aborde l'ambition, la fausse humilité, la fidélité et le travail vécu comme un acte d'adoration. Cet article restitue son enseignement, en gardant ses exemples et ses formules, ainsi que le témoignage professionnel qu'Hélène Cofi partage en cours d'épisode.

Si tu te demandes si ton métier compte pour Dieu, ou si tu as le droit de viser plus haut sans trahir ta foi, ce message est pour toi.

Plan du message

1. Jésus, le charpentier de Nazareth

Quand Jésus commence à enseigner, les gens de son quartier et de sa ville sont surpris. Ils disent : « N'est-ce pas là le fils de Joseph, le charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie ? » Ils parlent même de ses frères (Matthieu 13:54-55). Dans l'Évangile de Marc, c'est Jésus lui-même qui est appelé le charpentier (Marc 6:3). Autrement dit, pendant toutes les années qui précèdent ses trois ans de ministère public, on l'a connu comme une personne ordinaire, pas comme quelqu'un venu enseigner des choses qui bouleversent le monde.

  • Le mot grec employé est tekton. À l'époque, il désigne plus que le travailleur du bois : ces artisans travaillaient aussi les métaux, l'argile, ils étaient bricoleurs. « Jésus pouvait toucher à tout. »
  • Être tekton, c'est avoir des clients, et sûrement des clients difficiles. Jésus a peut-être eu des occasions de discuter le prix, de demander : « Tu veux quelle qualité ? Tu veux que je le fasse de cette manière ? » Jésus a vécu le travail.
  • C'est pour cela que la plupart de ses enseignements et de ses paraboles parlent du contexte du monde du travail. Mais il ne s'est pas limité à des images : il a donné des vérités pour la vie professionnelle.

Le pasteur en cite plusieurs. Jésus dit qu'il est important de payer l'impôt : « J'aurais bien voulu qu'il n'en parle pas, mais il en parle quand même » (Matthieu 22:21). Il montre comment garder son trésor à un endroit où le voleur ne peut pas arriver (Matthieu 6:19-20). Il parle de l'ouvrier qui mérite son salaire (Luc 10:7). Il parle de faire pour l'autre ce que tu aimerais qu'on fasse pour toi (Matthieu 7:12). Ce sont des principes que nous utilisons tous les jours dans notre vie de travail.

Pourquoi ? Parce que Jésus a été travailleur lui-même, et qu'il comprend que notre vie chrétienne, et même notre compréhension du royaume, se manifestent dans la manière dont nous travaillons chaque jour et dont nous traitons avec les autres. « Christ, je dirais, il était en contact avec le travail. »

2. Des hommes de Dieu dans la vie publique

Hélène Cofi relève que, dans le Nouveau Testament, d'autres personnages mènent un ministère d'évangélisation tout en ayant un travail à côté, avec de vraies transactions. Le pasteur pense d'abord à Paul, qui fabriquait des tentes (Actes 18:3) et qui écrit aux Thessaloniciens que celui qui ne veut pas travailler ne doit pas non plus manger (2 Thessaloniciens 3:10). Paul parle de la valeur du travail de tous les jours.

Mais Paul n'est pas le premier dans la Bible. Dès l'Ancien Testament :

  • Abraham était un éleveur.
  • Moïse était un berger.
  • Joseph était un administrateur politique en Égypte.
  • Daniel a occupé des postes élevés dans l'administration de différents empires.

Ce sont des gens qui ont travaillé avec Dieu. Nous les reconnaissons aujourd'hui pour qui ils sont, mais les postes qu'ils occupaient n'étaient pas dans le temple : ils étaient dans la vie publique. Ils ont démontré comment Dieu peut travailler avec nous, et au travers de nous, dans la vie publique. « Ce sont des exemples, vraiment, pour moi, à prendre. »

Le pasteur raconte la visite d'un collègue, il y a quelques années : « Pasteur, là où je suis pasteur aujourd'hui, je ne suis pas considéré comme autant engagé dans l'œuvre de Dieu, parce que je travaille aussi dans le monde séculier ou profane. Qu'est-ce que toi, tu en penses ? » Sa réponse a été une question : Paul, qui faisait des tentes, était-il moins apôtre que Pierre, qui ne travaillait que dans ce que nous considérons comme l'œuvre de Dieu ? Quand nous travaillons, c'est à nous de voir comment Dieu nous a appelés.

3. Y a-t-il des métiers plus dignes que d'autres ?

Hélène Cofi pousse plus loin. Bâtir des maisons ou coudre des tentes, ce ne sont pas tout à fait les métiers d'aujourd'hui. Il y a maintenant les métiers de la bourse, les marchés financiers, et toujours l'agriculture, la médecine, l'assistance sociale. Face à toutes ces opportunités, surtout quand on est dans un circuit de choix de carrière, peut-on considérer certains métiers comme plus dignes que d'autres ? Tous les chrétiens sont-ils appelés à devenir médecins, travailleurs sociaux ou agriculteurs, parce qu'il est plus évident de relier ces métiers à quelque chose qui ferait plaisir à Dieu, prendre soin des gens ou prendre soin de la terre ?

« Ça, c'est une très belle question », répond le pasteur, qui a lui-même travaillé dans le développement international. Son métier consistait à aider des communautés sous-développées à sortir de la pauvreté, avec des projets qui touchaient directement au bien-être des gens. On lui disait : « N'est-il pas bon, ce que tu fais ? » Les gens pensent que les métiers de service sont à part, parce qu'ils rendent un service direct, qu'on voit les bénéficiaires et qu'on peut évaluer comment cela améliore leur vie.

  • « Malheureusement, ou curieusement, la Bible ne hiérarchise pas le travail de cette manière-là. »
  • Bibliquement, tout travail est un service, un travail d'aide. Le travail intervient pour le bien-être des gens, qu'on le voie directement ou pas, et Dieu l'utilise pour accomplir ses desseins.
  • Le pasteur cite Dorothy Sayers, qu'il présente comme une chercheuse anglaise : « Le véritable travail chrétien, c'est tout travail bien fait. » Quand tu fais bien ton travail, il devient un travail chrétien. Ce n'est pas seulement ce que tu fais à l'église, ni seulement ce que tu fais pour des bénéficiaires directs que tu sais évaluer. C'est quand tu le fais bien, sachant que des gens en bénéficient et qu'il y a un Dieu qui regarde à qui tu rends ce service.
  • Il cite aussi Martin Luther : « Si tu es appelé à essuyer le sol, fais-le... » (la fin de la citation est inaudible dans l'enregistrement).

Le danger, c'est de minimiser ce que les autres font parce qu'on se dit qu'ils ne servent pas Dieu. « Et souvent, c'est nous, pasteurs, qui commettons cette erreur. » Nous pensons que nous sommes au service de Dieu et que les autres nous aident à faire l'œuvre de Dieu : leur travail leur sert à gagner de l'argent pour nous soutenir, nous qui faisons l'œuvre de Dieu. Alors que Dieu travaille avec nous tous, mais à des endroits différents.

Paul était apôtre quand il faisait des tentes. Cela ne l'a pas empêché de rester apôtre au service de Dieu. Il était au service de Dieu ici, au service de Dieu là, pour que Dieu trouve sa gloire dans tout ce qu'il faisait. D'où la question que le pasteur pose toujours : « Si ce que je fais à l'église, c'est l'œuvre de Dieu, ce que je fais en dehors de l'église, c'est l'œuvre de qui ? » Il n'y a pas de hiérarchie, à sa connaissance, dans le travail.

4. L'ambition : bonne ou mauvaise ?

Si tout travail peut être l'œuvre de Dieu, quelle place le travail doit-il prendre dans notre vie ? Quels repères se donner quand on a de grandes ambitions professionnelles ? Pour le pasteur, la réponse tient à une chose : ce qu'il y a au centre de l'ambition.

  • « L'ambition devient mauvaise lorsque je suis au centre de cette ambition, lorsque mon gain est au centre de cette ambition, lorsque mon pouvoir est au centre de cette ambition. »
  • Mais quand l'ambition est attachée au dessein de Dieu, elle devient quelque chose de positif. L'ambition en soi n'est pas mauvaise : il faudra réévaluer ses motivations. Pourquoi est-ce que je veux plus grand que ça ?
  • « Je pense que nous servons un Dieu ambitieux. » Il crée deux personnes et leur dit : « Remplissez la terre » (Genèse 1:28). Comment remplir la terre à deux, s'ils ne peuvent pas voir plus grand que ce qu'ils vivent déjà, s'ils ne peuvent pas penser mieux que ce qu'ils voient maintenant ?
  • Le problème, c'est la direction de la pensée : « Est-ce que je les pense pour moi, ou je les pense pour Dieu ? »

Le contre-exemple, c'est la tour de Babel (Genèse 11:4). Ces gens se sont mis à travailler, ils étaient vraiment ambitieux. Mais leur ambition, c'était : construisons-nous une tour, que cette tour nous fasse un nom, trouvons notre identité dans ce que nous allons bâtir, sécurisons-nous au travers de cette ambition. Dieu n'y était pas. Ils étaient même en train de défier Dieu, et leur projet les empêchait de se répandre dans le monde comme Dieu le voulait.

5. Rêver grand avec Dieu, loin de la fausse humilité

À l'inverse de Babel, il existe une autre erreur, plus discrète dans les églises : la fausse humilité. Penser que, juste parce que je suis chrétien, il ne faudrait pas viser haut, et en fait se contenter de la médiocrité. « Alors que nous avons un Dieu excellent. Comment peut-on se dire avoir un Dieu excellent et se contenter de la médiocrité ? »

« Quelque chose qui me fait quand même mal au cœur, c'est quand les chrétiens ne font pas bien les choses. » Le pasteur rapporte la prière de quelqu'un, entendue récemment, qui demandait à Dieu que les chrétiens soient en mesure d'utiliser leur tête, « parce que tu leur as donné la tête ». Beaucoup de chrétiens n'utilisent pas le cerveau que Dieu a mis entre leurs deux oreilles. C'est Dieu qui l'a créé, pour que nous puissions le développer, l'utiliser et accomplir des choses avec lui.

  • Accomplir des choses avec Dieu, c'est accepter de regarder ce qui n'est pas encore, mais que nous pouvons ensemble, avec Dieu, faire advenir : l'injustice au travail à combattre, des services et des produits à créer pour que la vie des gens soit un peu plus facile qu'elle ne l'est maintenant. « Nous sommes appelés à rêver avec Dieu ce genre de choses. »
  • Il cite une parole attribuée à C. S. Lewis : souvent, nous oublions que Dieu nous a appelés à la grandeur, et nous finissons par vivre une vie de petitesse.
  • Les bonnes questions à se poser : quel bien cela va-t-il apporter dans la vie des gens ? Pourquoi est-ce que je veux atteindre ce niveau-là de travail ? Est-ce pour que la gloire de Dieu soit vécue aussi là-bas ?

Pour illustrer, le pasteur raconte une conversation récente avec une amie qui travaillait chez Meta, en Californie, dans la Bay Area, au sein de la direction. Elle lui a dit : « Quand je me suis retrouvée dans ces espaces-là, c'est là que j'ai compris que Dieu m'a mise ici pour une mission. » Certaines conversations se tenaient là, elles avaient besoin d'un point de vue chrétien, et elle était la seule chrétienne au milieu de toutes ces personnes. « Là, j'ai compris que c'est pour un temps comme celui-ci qu'il m'a placée ici », une formule qui rappelle Esther 4:14.

Conclusion du pasteur : rêver grand pour être en mesure de travailler avec Dieu à tous les niveaux où il nous place, ce n'est pas mauvais. C'est quelque chose à encourager. « J'encourage les gens à faire mieux. Mais pas seulement pour eux, pas pour se faire un nom, pas pour gagner plus, mais pour que là-bas aussi, Dieu les utilise. »

6. Le travail comme acte d'adoration

Le pasteur retourne alors la question à l'animatrice. Il connaît un peu le parcours d'Hélène Cofi, d'où Dieu a commencé avec elle dans sa carrière et où elle en est maintenant. Est-elle arrivée là par hasard, ou est-ce quelque chose qu'elle a aussi recherché et envisagé ?

Dans sa réponse, Hélène Cofi parle d'adoration. Elle a cherché à travailler en faisant bien le travail, comme un acte d'adoration, sans en attendre une rétribution, sans en attendre une identité particulière, et, « plusieurs de mes managers peuvent en témoigner », pas spécialement pour avoir un salaire en face, mais pour bien faire le travail.

  • Cet acte d'adoration a été récompensé selon la volonté de Dieu : au fur et à mesure, on lui a confié de grandes responsabilités. « C'est dans ce petit acte d'adoration-là que, petit à petit, ces responsabilités plus grandes m'ont été confiées. »
  • Elle rejoint le témoignage de la Californienne : dans certains cercles où l'on arrive après avoir reçu des responsabilités, notre valeur, c'est finalement ce qu'on apporte et qui on est quand on est à ces endroits-là.
  • Elle se souvient d'une prière très régulière : que Dieu lui donne sa sagesse, qu'il la lui partage. Dans des discussions dont les enjeux concernaient des centaines de salariés, « moi, je me sentais petite », et elle avait vraiment besoin que ce soit la sagesse de Dieu qui l'habite pour vivre ce travail en se disant : je fais quelque chose pour Dieu, je fais attention à ce que je fais, je veux continuer à être dans les actes d'adoration.

Le pasteur approuve : il retient tout ce qu'elle vient de dire, mais revient sur un concept : la fidélité.

7. Fidélité d'abord : que ferait Christ ?

« La fidélité n'est pas opposée à l'ambition. » Premièrement, il faut savoir que Dieu ne nous appelle pas d'abord à la célébrité ou à la richesse. Il nous appelle à la fidélité, fidèles dans ce qu'il nous confie de faire.

  • Dans la parabole des talents (Matthieu 25:14-30), le maître ne félicite pas ses serviteurs en fonction du montant gagné, mais en fonction de leur fidélité par rapport à ce qui leur a été confié.
  • C'est quand tu es fidèle dans les petites choses qu'on te confiera encore de grandes choses (Luc 16:10). Étant fidèle dans ce qui est petit, on peut aussi rêver de ce qui est grand, et rester fidèle, parce que c'est la fidélité qui compte pour Dieu, peu importe le niveau.
  • « Si je suis fidèle dans ce qui est petit, que je sois fidèle dans ce qui est grand, que je sois fidèle dans ce qui me dépasse. »
  • L'ambition, si elle est attachée à la fidélité à Dieu, devient quelque chose de positif, et même à encourager. On reste fidèle à Dieu, et c'est comme ça qu'on marche pas à pas avec Jésus dans ce qu'on fait tous les jours.

Le pasteur termine sur la présence de Christ dans le monde du travail. Ce que Jésus fait sur la terre aujourd'hui, c'est ce qu'il avait déjà commencé à faire quand il était là, et il le fait au travers de nous. Or c'est au travail que nous avons le plus de contact avec beaucoup de gens. Comment est-ce que je le vis chaque jour, pour représenter Christ dans ce que je fais ?

Pour le savoir, il propose un test simple, à se poser de temps en temps dans ces contextes : « Qu'est-ce que Christ ferait ? Qu'est-ce que Christ aurait fait ? Est-ce qu'il voudrait mieux que ça ? Est-ce qu'il voudrait la médiocrité ou rechercherait-il l'excellence ? Quand tu trouves la réponse à ça, fais ce que Christ aurait fait. » C'est à ce moment-là que tu seras la main et le pied que Christ est en train d'utiliser pour servir et faire du bien à la communauté.

Points à retenir

  • Jésus a été connu pendant des années comme le charpentier de Nazareth. Il a sûrement eu des clients, peut-être des prix à discuter, et ses enseignements sur l'impôt, le salaire de l'ouvrier ou la règle d'or viennent de quelqu'un qui a vécu le travail.
  • La Bible ne hiérarchise pas les métiers. Tout travail bien fait, qui sert le bien-être des gens, est un travail chrétien, à l'église comme en dehors.
  • L'ambition n'est pas mauvaise en soi. Elle le devient quand mon gain, mon pouvoir ou mon nom sont au centre, comme à Babel. Attachée au dessein de Dieu, elle est à encourager.
  • La fausse humilité qui se contente de la médiocrité ne rend pas gloire à un Dieu excellent. Nous sommes appelés à rêver grand avec Dieu et à utiliser la tête qu'il nous a donnée.
  • Dieu appelle d'abord à la fidélité, pas à la célébrité ni à la richesse. Fidèle dans le petit, tu peux viser le grand en te demandant toujours : que ferait Christ ici ?

Application personnelle

  1. Si ce que tu fais à l'église est l'œuvre de Dieu, comment considères-tu ce que tu fais au travail du lundi au vendredi : une parenthèse, ou aussi l'œuvre de Dieu ?
  2. Qu'y a-t-il au centre de ton ambition professionnelle en ce moment : toi, ton gain, ton pouvoir, ou le dessein de Dieu et le bien des gens ?
  3. Dans quel domaine de ton travail t'es-tu installé dans la médiocrité par fausse humilité, alors que tu pourrais faire mieux avec les capacités que Dieu t'a données ?
  4. Peux-tu, comme Hélène Cofi, faire de ton travail un acte d'adoration cette semaine, sans en attendre une rétribution ni une identité ?
  5. Face à une décision concrète de ta semaine, quelle réponse donnes-tu à la question : « Qu'est-ce que Christ aurait fait ici ? »

Versets cités

Questions fréquentes

Y a-t-il des métiers plus dignes que d'autres pour un chrétien ?

Non. Patrick Butsapu explique que la Bible ne hiérarchise pas le travail. Tout travail est un service qui contribue au bien-être des gens, qu'on le voie directement ou non, et Dieu l'utilise pour accomplir ses desseins. Il cite Dorothy Sayers : le véritable travail chrétien, c'est tout travail bien fait.

Un chrétien peut-il avoir de l'ambition professionnelle ?

Oui, l'ambition en soi n'est pas mauvaise. Elle devient mauvaise quand je suis au centre, quand mon gain ou mon pouvoir est au centre. Attachée au dessein de Dieu et à la fidélité, elle devient positive et même à encourager. Le pasteur rappelle que nous servons un Dieu ambitieux, qui a dit à deux personnes : « Remplissez la terre. »

Comment savoir si je représente Christ dans mon travail ?

Patrick Butsapu propose de se poser régulièrement la question : qu'est-ce que Christ ferait ici ? Voudrait-il mieux que cela ? Chercherait-il la médiocrité ou l'excellence ? Quand tu as la réponse, fais ce que Christ aurait fait. C'est à ce moment-là que tu deviens la main et le pied que Christ utilise pour faire du bien à la communauté.

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