Introduction : quand Dieu cherche un acteur pour son réveil
Il y a des saisons où l'Esprit de Dieu annonce quelque chose de nouveau. Un bruit, une pluie, un réveil. Mais qui va porter ce mouvement ? Dans son message prêché à ICC Montréal, le pasteur Mateta Landu (ICC Cergy) rappelle une vérité simple : lorsque Dieu veut faire un réveil dans une région, il choisit toujours un homme ou une femme. La question n'est pas de savoir si Dieu va agir. La question, c'est de savoir si tu vas être ce vase qu'il cherche.
Ce message s'appuie sur trois figures bibliques : Zachée (Luc 19), Gédéon (Juges 6) et surtout Moïse (Exode 3 et 4). À travers eux, le pasteur Mateta déroule sept clés concrètes pour entrer dans ta mission et devenir un acteur du réveil que Dieu veut déclencher autour de toi.
Plan de l'article
1. Ce qui est impossible à l'homme est possible à Dieu
Le pasteur ouvre son message avec un contraste puissant tiré de Luc 18 et Luc 19. En Luc 18, un jeune homme riche vient voir Jésus, mais son attachement à ses biens l'empêche d'entrer dans la vie éternelle. Les disciples s'inquiètent : « Alors qui peut être sauvé ? » Et Jésus répond : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Luc 18.27).
La démonstration arrive tout de suite après, en Luc 19, avec Zachée. Un publicain méprisé, petit de taille, qui grimpe sur un sycomore juste pour apercevoir Jésus. Et Jésus s'arrête sous cet arbre, l'appelle par son nom, et s'invite chez lui. Zachée est transformé. Il rend au quadruple ce qu'il a pris injustement. « Aujourd'hui le salut est entré dans cette maison » (Luc 19.9).
La leçon : peut-être que pour toi c'est impossible que ta ville soit touchée par l'Évangile. Impossible que ta famille vienne un jour louer Dieu ensemble. Impossible que tes collègues soient sauvés. Ce qui est impossible à l'homme reste possible à Dieu.
2. L'église, un centre de vie où l'on peut être vrai
Avant de devenir un acteur du réveil, il faut d'abord être restauré. Et cette restauration se fait dans une atmosphère précise : celle d'un centre de vie. Le pasteur cite 2 Samuel 7.10 : « J'ai donné un lieu à mon peuple d'Israël, je l'ai planté pour qu'il y soit fixé et ne soit plus agité. » L'église est ce lieu.
Mais un centre de vie n'est pas seulement un refuge. C'est un endroit où on peut être vrai. Où le frère derrière le beau costume a le droit de pleurer. Où la sœur en talons hauts peut dire qu'elle a passé la nuit à jeûner et à pleurer. Le pasteur insiste : Dieu t'autorise à avoir peur. Il t'autorise à être triste. Non pour que tu y restes, mais pour que la guérison puisse commencer là où le doigt est mis sur la blessure.
3. Détruire les mauvaises croyances comme dans le cas de Gédéon
Le pasteur Mateta passe ensuite à Juges 6. Le peuple d'Israël est sous l'oppression des Madianites. Gédéon bat le blé caché dans un pressoir, tellement la peur écrase la région. Et Dieu vient le rencontrer : « L'Éternel est avec toi, vaillant héros » (Juges 6.12).
Gédéon proteste : « Ma famille est la plus pauvre en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père » (Juges 6.15). Toute sa vie, il a entendu qu'il était petit. Toute sa vie, une voix a répété qu'il ne réussirait pas. Et cette croyance le bloque.
Beaucoup d'entre nous portent les mêmes chaînes verbales : « Tu n'es rien », « ta famille est maudite », « tu as fait trop d'erreurs ». Derrière ces paroles, il y a un adversaire. « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire » (Jean 10.10). Le premier travail de Dieu, c'est de briser ces mauvaises croyances. Parce qu'une parole de malédiction se brise par une parole de bénédiction prononcée par une autorité qui fait figure de père.
4. Le buisson ardent : trouver ce qui t'attire
Vient ensuite le pivot du message : Exode 3. Moïse mène le troupeau de son beau-père dans le désert. Un homme qui a raté son appel de libérateur, qui a tué un Égyptien, qui a fui. Il pense que son heure est passée. Et là, il voit un buisson qui brûle sans se consumer. « Je vais faire un détour pour voir cette grande vision » (Exode 3.3).
Première clé pour entrer dans ta mission : qu'est-ce qui t'attire ? Quel fardeau te pèse ? Il y a un peuple qui attend ta manifestation. Il y a des jeunes, des familles, des collègues, des endroits où ton pasteur ne peut pas aller mais où toi tu peux entrer. Cherche ce qui t'interpelle. Et si rien ne t'attire encore, rapproche-toi de quelqu'un qui porte déjà des fardeaux et laisse-toi contaminer.
5. Les six autres clés tirées de Moïse pour accomplir ta mission
Es-tu disponible ? C'est la deuxième question. Le pasteur Mateta le dit simplement : nous travaillons tous beaucoup, mais qui peut donner au moins une heure par semaine pour rencontrer quelqu'un, l'écouter, prier avec lui ? La disponibilité, c'est le début du service.
Qui suis-je ? Troisième clé : l'identité. Moïse demande : « Qui suis-je pour aller vers Pharaon ? » (Exode 3.11). Tu dois pouvoir répondre : je suis un enfant du Dieu très-haut, suscité dans cette génération pour faire une différence. Sans cette conscience, tu vas plier à la première pression.
Quel est ton portrait de Dieu ? Quatrième clé. Moïse demande le nom de Dieu (Exode 3.13). Beaucoup marchent avec une image faussée : un Dieu dur, comme celui décrit par le serviteur au seul talent dans Matthieu 25. Mais Jean 9 démonte cette lecture : la souffrance n'est pas toujours une punition, elle peut être l'occasion de montrer ce que Dieu est capable de faire. Le pasteur témoigne avoir découvert cette année « le Dieu qui fait infiniment au-delà de tout ce qu'on peut demander ou penser ».
Quels sont tes atouts ? Cinquième clé. Dieu demande à Moïse : « Qu'est-ce que tu as à la main ? » (Exode 4.2). Un simple bâton. Un talent qui semble ordinaire. Regarde la veuve de 2 Rois 4 : elle n'a « rien » chez elle, sauf un vase d'huile. Ce petit rien, remis à Dieu, suffit à payer ses dettes. Ne dis jamais que tu n'as rien.
Regardes-tu à Dieu ou à tes faiblesses ? Sixième clé. Moïse répond : « J'ai la bouche et la langue embarrassées » (Exode 4.10). Il regarde sa limite. Dieu, lui, regarde son appel. Quand Dieu envoie la pluie, il envoie aussi l'onction qui accompagne la pluie. Comme sur Élie qui, sous l'onction, a couru vingt-sept kilomètres et a devancé le char du roi Achab.
Quelles personnes Dieu a-t-il mises sur ta route ? Septième clé. Aaron vient à la rencontre de Moïse (Exode 4.14). Autour de toi, Dieu place quatre types de relations : des pères et des mères pour te couvrir, un mentor pour t'étirer plus loin, des pairs pour marcher à ton niveau, et des enfants spirituels vers qui tu tends la main pour les relever à ton tour.
Points à retenir
- Dieu ne fait jamais un réveil sans utiliser un homme ou une femme. Ta présence dans ta région n'est pas un hasard.
- Avant d'agir pour Dieu, il faut être restauré par lui. L'église est un centre de vie où tu as le droit d'être vrai.
- Les mauvaises croyances héritées de l'enfance ou de tes échecs peuvent bloquer ton appel. Elles se brisent par une parole de bénédiction reçue d'une autorité paternelle spirituelle.
- La frustration que tu ressens n'est pas ton ennemie. Elle est souvent le signe que Dieu s'apprête à enfanter quelque chose de nouveau à travers toi.
- Les sept questions de Moïse (fardeau, disponibilité, identité, portrait de Dieu, atouts, regard, entourage) forment un itinéraire concret pour entrer dans ta mission.
Application personnelle
- Quelle parole négative revient encore régulièrement dans ta tête ? Nomme-la et présente-la à Dieu pour qu'il la brise.
- Sur les sept clés de Moïse, laquelle te met le plus mal à l'aise aujourd'hui ? C'est probablement celle sur laquelle Dieu veut travailler avec toi.
- Quel fardeau, quelle cause, quelle personne t'attire actuellement ? Prends le temps d'écrire ce qui te touche, sans juger.
- Qui, dans ton entourage spirituel, occupe la place d'un père, d'un mentor, d'un pair, d'un enfant spirituel ? Y a-t-il une case vide à remplir ?
- Combien de temps par semaine peux-tu dégager, dès cette semaine, pour être disponible à quelqu'un que Dieu met sur ton chemin ?
Versets cités
- 2 Samuel 7.10
- 1 Pierre 2.24-25
- Proverbes 16.9
- Luc 18.18-27
- Luc 19.1-10
- Juges 6.11-16
- Jean 10.10
- Ésaïe 60.1-3
- Ésaïe 43.19
- Ésaïe 1.19
- Exode 3.1-14
- Exode 4.1-17
- 2 Rois 4.1-7
- Matthieu 25.14-30
- Jean 9.1-3
- Hébreux 11.1
FAQ
Qu'est-ce qu'un acteur du réveil selon ce message ?
Un acteur du réveil n'est pas un super-chrétien avec des dons spectaculaires. C'est simplement un homme ou une femme qui accepte que Dieu le restaure d'abord, qui laisse briser en lui les mauvaises croyances, puis qui met à disposition de Dieu son temps, ses atouts et ses relations pour porter la pluie que Dieu veut envoyer sur sa région.
Pourquoi le pasteur insiste-t-il autant sur les mauvaises croyances ?
Parce que Gédéon a failli passer à côté de son appel à cause d'une seule phrase intériorisée : « Je suis le plus petit ». Nos croyances profondes déterminent notre comportement bien plus que ce que nous confessons de bouche. Tant que ces racines ne sont pas déterrées, elles neutralisent la parole prophétique et le potentiel d'action que Dieu a mis en nous.
Comment reconnaître le fardeau que Dieu m'appelle à porter ?
Le fardeau, c'est souvent ce qui t'interpelle quand les autres détournent le regard. Une catégorie de personnes qui te touche particulièrement. Une injustice qui te met en colère. Une souffrance qui t'attire vers ceux qui la traversent. Comme Moïse a fait un détour vers le buisson ardent, la première étape consiste à identifier ce qui, aujourd'hui, t'oblige à ralentir et à regarder.
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