Et si Dieu guérissait encore aujourd'hui ? Pas dans un livre d'histoire, pas dans une anecdote lointaine, mais ici, maintenant, dans ta vie et dans celle des gens que tu aimes. C'est la question que Loïc Richard pose sans détour dans ce message prêché à l'Église Nouvelle Vie, dans le cadre de la série sur les dons spirituels.
Cette question, il ne la traite pas comme une théorie. Il la porte dans sa chair : une maman diagnostiquée avec la sclérose en plaques quand il avait 4 ans, un père emporté par un cancer foudroyant en 2017, un genou blessé qu'il croyait perdu et qui a été guéri la nuit où son fils Louis est né. Deux « oui » de Dieu, un « pas maintenant ». Et pourtant, au bout du chemin, cette même conviction : Dieu guérit encore aujourd'hui.
Plan de l'article
- Ce que la Bible dit clairement : Dieu guérit
- 1. Faire la paix avec la tension du « déjà » et du « pas encore »
- 2. Dieu n'est pas un distributeur automatique
- 3. Prier avec foi, même une petite foi
- 4. Prier avec amour, sans imposer nos attentes
- Points à retenir
- Application personnelle
- Versets cités
- FAQ
Ce que la Bible dit clairement : Dieu guérit
Le texte de départ, c'est 1 Corinthiens 12.9-11 : « L'un reçoit par l'Esprit la foi d'une manière particulière, un autre par ce seul et même Esprit des dons de la grâce sous forme de guérison. […] Tout cela est l'œuvre d'un seul et même Esprit qui distribue son activité à chacun de manière particulière, comme il veut. »
Deux dons apparaissent ici, étroitement liés : les dons de guérison (au pluriel), et le don de la foi. Les premiers, ce sont des manifestations du Saint-Esprit par lesquelles Dieu accorde une restauration physique, émotionnelle et parfois spirituelle à une personne malade ou souffrante. Le second, c'est une capacité donnée par l'Esprit de croire Dieu d'une manière exceptionnelle pour une situation spécifique.
Quand tu ouvres l'Évangile de Luc, tu es submergé par le nombre de guérisons. La belle-mère de Pierre relevée d'une forte fièvre (Luc 4.38). Un lépreux touché par Jésus alors que c'était interdit (Luc 5.12). Un paralysé descendu par le toit et pardonné avant d'être guéri (Luc 5.17). Le serviteur d'un officier romain guéri à distance (Luc 7). Le fils d'une veuve ramené à la vie (Luc 7.14).
Et ça ne s'arrête pas à Jésus. Il envoie ses disciples et à leur tour, ils guérissent (Luc 9). Pierre et Jean relèvent un paralysé (Actes 3). Les apôtres accomplissent tant de signes que les gens amènent les malades dans les rues, sur des lits, espérant que l'ombre de Pierre passe sur eux (Actes 5.12-15). En Samarie, la mission se développe et « de nombreux malades étaient guéris » (Actes 8).
La question devient alors très simple : est-ce que tu crois que Dieu guérit ? Dieu guérit parce qu'il est un bon Père. Dieu guérit parce qu'il est rempli de compassion. Dieu guérit parce qu'il t'aime. Dieu guérit pour attester que la Bonne Nouvelle est réelle, pour que son nom soit glorifié. Et Dieu guérit encore aujourd'hui.
1. Faire la paix avec la tension du « déjà » et du « pas encore »
Loïc te l'avoue franchement : croire que Dieu guérit, ça le challenge lui aussi. Il a grandi avec une foi d'enfant. À 4 ans, sa maman a reçu son diagnostic de sclérose en plaques. Il n'a presque aucun souvenir d'elle avant la chaise roulante. Par contre, il se souvient très bien de ses prières. Il priait tous les jours avec foi. Il imaginait déjà les vacances en famille dans les endroits inaccessibles. Sa maman a encore la sclérose en plaques aujourd'hui.
Comment continuer à croire quand la guérison ne fait pas partie de ta réalité ?
Il faut d'abord faire la paix avec la tension. Ce n'est pas parce qu'un sujet te challenge qu'il faut l'éviter. Et quand Dieu ne rentre pas complètement dans notre petit cerveau, c'est probablement un bon signe, parce qu'il est Dieu.
Dans Luc 4.14-21, Jésus entre dans la synagogue de Nazareth, déroule le rouleau d'Ésaïe, lit la prophétie sur celui que l'Esprit du Seigneur a oint pour annoncer la bonne nouvelle, la délivrance, le recouvrement de la vue, et il déclare : « Aujourd'hui, cette parole de l'Écriture est accomplie pour vous qui l'entendez. » Le royaume que le peuple attendait depuis des siècles est là. Dieu guérit parce que son royaume s'établit sur la terre.
Et pourtant, à d'autres moments, Jésus parle de ce royaume comme d'une réalité à venir : « Que ton règne vienne » (Matthieu 6.10). La parabole de la graine de moutarde (Matthieu 13) montre un royaume qui grandit lentement. Lors du dernier repas, il annonce qu'un jour on mangera et boira avec lui dans le royaume de son Père.
Alors, le royaume de Dieu est-il là, ou est-il à venir ? Réponse : oui. Les deux. Le royaume est déjà inauguré, mais pas encore pleinement accompli. Et en tant que disciple de Jésus, c'est dans cette tension que tu es appelé à vivre.
Loïc raconte : en 2018, il s'est amoché le genou au ski. Grosse boule à l'arrière, presque incapable de marcher. Le spécialiste : « Vous avez trop couru, vous ne pourrez plus jamais courir. » À la même époque, sa famille se préparait à venir au Québec, sa femme Suzanne attendait leur fils Louis. Il a prié pour son genou. La nuit où Louis est né, son genou a été complètement guéri. Le spécialiste, quelques jours plus tard, rigolait : soit la lésion est toujours là et cachée, soit c'est un miracle. En 2026, huit ans plus tard, Loïc court, joue au soccer, fait des sports d'impact. Le royaume de Dieu est là.
Mais en 2017, son père a été atteint d'un cancer foudroyant. Toute la famille a prié avec foi. Son père était convaincu qu'il guérirait. En novembre 2017, son père est décédé. Le royaume de Dieu n'est pas encore pleinement accompli.
Dans cette tension, les dons de guérison sont un avant-goût de la santé parfaite que tu auras un jour, quand le royaume sera pleinement là.
2. Dieu n'est pas un distributeur automatique
Quand Loïc était petit en Suisse, sa plus grande passion, c'était les bonbons. Dans les gares suisses, il y avait des distributeurs Selecta. Devant ces machines, ses parents ont affronté quelques-unes des plus grandes crises du petit Loïc. Un distributeur, ça marche à 99 %. Tu choisis, tu payes, tu appuies, tu ramasses. Une méthode presque infaillible.
On aimerait tellement que la guérison fonctionne pareil. Une recette : point 1, point 2, point 3 · et la guérison arrive.
Sauf que ce n'est pas comme ça que Jésus a guéri. Une fois, il a prononcé une parole avec autorité. Une autre fois, il a fait de la boue et l'a mise sur les yeux d'un aveugle. Une autre fois, il a touché. Une autre fois, une femme a touché le bord de son vêtement. Une autre fois, il a répondu à la foi du malade. Une autre fois, à la foi des amis du malade. Une autre fois, il a guéri à distance.
C'est quoi la formule ? Il n'y a pas de formule. Et c'est encore pareil aujourd'hui.
- Parfois, Dieu guérit à travers le système de santé. Il donne la sagesse au médecin, tu reçois les bons médicaments et Dieu te guérit. Le chirurgien du XVIe siècle Ambroise Paré disait : « Je le pansai, Dieu le guérit. »
- Parfois, Dieu guérit à travers la création. Ton enfant se scrappe la main, tu mets un pansement, le corps fait son travail. Dieu a placé plein de miracles dans la création.
- Parfois, la guérison passe par la confession des péchés. Jacques en parle, parce qu'il peut y avoir un lien entre un péché caché et une maladie. Mais attention : ce n'est pas une règle générale. Ne mets pas de fardeau inutile sur les épaules des gens qui souffrent déjà.
- Parfois, Dieu guérit de façon surnaturelle, mais ça prend du temps.
- Parfois, Dieu guérit de façon surnaturelle et instantanée.
- Et parfois, Dieu ne guérit pas, et il dit comme à Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12.9).
Voilà pourquoi Paul parle des dons de guérison au pluriel. Ce n'est pas sur commande. Tu ne peux pas décider quand tu manifestes ce don. Il n'y a pas de méthode à maîtriser. Par contre, tu as une responsabilité : prier pour les malades.
Dieu n'est pas un distributeur automatique parce qu'il n'est pas une méthode qu'on peut posséder ou maîtriser. Et il n'est pas non plus un simple fournisseur de soins gratuits. Du temps de Jésus, la foule venait parce qu'il guérissait. Pour beaucoup, il était un dispensateur de soins extraordinairement efficace et totalement gratuit. Ils voulaient la guérison, pas la relation.
Le piège existe encore. Tu peux vouloir la guérison plus que la relation avec Jésus. Dieu guérit encore aujourd'hui, oui, mais le plus grand miracle, c'est la restauration de ta relation avec lui. À quoi est-ce que tu aspires le plus, sincèrement ? À ce que Jésus fait pour toi, ou à Jésus lui-même ?
3. Prier avec foi, même une petite foi
La Bible nous invite constamment à prier avec foi. Dans presque tous les récits de guérison, la foi apparaît. Jésus dira à ses disciples : avec une petite foi, tu peux déplacer les montagnes. À Marthe : « Crois et tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11.40).
Ça met la pression. Tu peux te dire : « Je ne peux pas prier pour la guérison, je n'ai pas assez de foi. »
Il faut redéfinir la foi. La foi n'est pas une arme par laquelle on exige des choses de Dieu ou par laquelle on le soumet à notre volonté. La foi est un acte de renoncement à soi-même, l'abandon de toute prétention à faire quoi que ce soit par nos propres forces, et la confession que Dieu peut tout accomplir. « Seigneur, je ne peux rien faire. Mais toi, tu peux tout faire. »
La foi tire sa puissance non pas de l'énergie spirituelle de celui qui croit, mais de l'efficacité surnaturelle de l'objet de la foi : Dieu lui-même. Ce n'est pas l'acte de foi qui produit le miracle, mais l'objet de cette foi. Autrement dit : tu peux avoir une petite foi en un grand Dieu qui fait des miracles encore aujourd'hui.
Peu importe la faiblesse de ta foi, Jésus sait trouver la foi disponible. Tantôt chez le malade. Tantôt chez celui qui prie. Tantôt chez les amis du malade. Tantôt dans la foule, dans la congrégation. Et si tu as l'impression de ne pas avoir de foi du tout, prie comme ce père désespéré de Marc 9.24 : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! »
La chanson née d'un deuil
Loïc raconte l'histoire de la chanson « Tu es le Dieu des miracles ». Elle a été écrite par Chris Kelala [note pasteur : orthographe exacte à vérifier], en 2015. En décembre 2014, sa femme, enceinte de leur troisième enfant, s'est rendu compte que les battements du cœur du bébé faiblissaient. Ils se sont arrêtés. Ils ont prié avec foi, ils ont prié pour la guérison, ils ont même prié pour la résurrection. Mais leur fils est décédé. Au lieu de blâmer Dieu, au lieu d'abandonner, Chris a écrit cette chanson. C'est une manière juste de se tenir dans la tension : croire que Dieu agit même quand il n'agit pas comme on l'imagine.
4. Prier avec amour, sans imposer nos attentes
Paul l'écrit noir sur blanc : tu peux faire des miracles spectaculaires, parler la langue des anges, donner ton corps pour être brûlé, si tu n'as pas l'amour, tout ça n'est rien (1 Corinthiens 13). Ce chapitre est placé au milieu des deux grands textes sur les dons spirituels (1 Corinthiens 12 et 14) pour te rappeler l'essentiel : l'amour.
Quand tu pries pour quelqu'un, c'est quoi ton moteur ? Est-ce que tu pries encore pour les malades ? Jésus, lui, était déchiré intérieurement par la compassion. Est-ce que tu as encore cette compassion-là ?
Si l'amour est ta motivation :
- Tu ne forceras pas quelqu'un à confesser des péchés qui n'existent pas.
- Tu ne reprocheras pas à quelqu'un son manque de foi.
- Tu respecteras le processus de la personne.
- Tu n'imposeras pas tes attentes de guérison sur les autres.
Loïc raconte cette scène assez cocasse : dans une conférence, un pasteur très sincère a prié cinq fois pour son genou. À chaque tour, il demandait : « Ça va mieux ? » Loïc regardait, touchait, non. À la cinquième fois, gêné, cherchant les sorties de secours, Loïc a fini par dire : « J'ai l'impression que ça va un peu mieux »… ce qui n'était pas vrai. Le pasteur a rendu gloire à Dieu, Loïc est retourné à sa place. Le point ? N'impose pas tes attentes. Le Saint-Esprit agit comme il veut.
Trois histoires de Louis Delgado
Louis Delgado, responsable des opérations à la chapelle, a vécu plusieurs guérisons. Loïc en raconte trois.
Sa mère. Peu après sa conversion, sa mère a été diagnostiquée avec un kyste dans le dos. Louis a simplement mis la main sur son dos et a prié dans sa tête. Rien de spectaculaire. Quelques jours plus tard, chez le médecin : plus rien.
Sa collègue au Cégep (2007). Elle lui confie qu'à 7 ans, elle a commencé à vomir de la bile, environ deux fois par semaine, et devait retourner dans son pays se faire opérer. Louis lui a dit : « On va jeûner et prier. » Elle a voulu arrêter, ça ne marchait pas. Louis a continué à jeûner et prier. Un jour, il a reçu une conviction, c'est le don de la foi, une conviction spéciale pour une situation spécifique. Il l'a regardée dans les yeux : « Retourne dans ton pays, les médecins vont dire qu'il n'y a rien à opérer. » Fast forward, octobre de la même année : le dossier du Canada disait qu'il y avait un problème, le dossier fait sur place disait qu'il n'y avait rien. Et depuis juin, elle n'avait plus jamais vomi. Louis lui a alors rappelé sa parole d'avant : « Tu me disais que tu n'avais jamais rien vécu de Dieu ? » Elle est revenue à Dieu, s'est fait baptiser, elle vit pour lui.
Le couple au Pérou (2009). Une jeune femme aimait un homme atteint du sida, mais elle ne voulait pas l'épouser dans cet état. L'homme est allé voir Louis. Dans une petite chambre sombre, sans grande foi ce jour-là, Louis a prié : « Seigneur, nos prières ne sont pas toujours les meilleures. Mais tu es capable de guérir. Que ta volonté soit faite. Prends sa vie. » Un mois plus tard, prises de sang : zéro trace du sida. Ils se sont mariés dans l'année.
Et aujourd'hui encore, le beau-père de Louis souffre d'une dépression sévère. Il prie pour lui tous les jours. Le miracle ne s'est pas encore produit. Le Saint-Esprit agit comme il veut, mais le Saint-Esprit agit.
Alors peu importe tes circonstances, peu importe tes déceptions, peu importe la grandeur ou la petitesse de ta foi : prie avec foi, prie avec amour, parce que Dieu agit encore aujourd'hui.
Points à retenir
- Dieu guérit encore aujourd'hui : la Bible et l'expérience en témoignent, même quand la guérison ne vient pas toujours comme on l'attend.
- Le royaume de Dieu est « déjà là » et « pas encore pleinement accompli » : les dons de guérison sont un avant-goût de la restauration à venir.
- Dieu n'est pas un distributeur automatique : il n'y a pas de formule, Jésus a guéri de mille manières différentes.
- La foi n'est pas une arme pour exiger : elle est un abandon confiant à un grand Dieu. Une petite foi suffit.
- L'amour et la compassion sont le vrai moteur de la prière pour les malades. Sans amour, tout le reste ne pèse rien.
Application personnelle
- Y a-t-il une prière de guérison à laquelle Dieu n'a pas répondu comme tu l'espérais ? Peux-tu, aujourd'hui, faire la paix avec cette tension sans cesser de croire ?
- À quoi aspires-tu le plus, sincèrement : à ce que Jésus fait pour toi, ou à la relation avec lui ?
- Pour qui pourrais-tu commencer à prier régulièrement pour la guérison, un proche, un collègue, quelqu'un de ton église ?
- Quand tu pries pour quelqu'un, qu'est-ce qui te motive : l'envie de voir un miracle spectaculaire ou la compassion pour la personne ?
- Que se passerait-il dans ta communauté si vous décidiez ensemble d'être « une communauté ordinaire qui prie avec foi en un Dieu extraordinaire » ?
Versets cités
- 1 Corinthiens 12.9-11 · les dons de guérison et de la foi
- Luc 4.14-21 · Jésus à Nazareth, l'Écriture accomplie
- Luc 4.38-41 · la belle-mère de Pierre guérie
- Luc 5.12-26 · le lépreux, le paralysé
- Luc 7 · le serviteur du centurion, le fils de la veuve de Naïn
- Luc 9.1-6 · Jésus envoie ses disciples
- Actes 3 · Pierre et Jean guérissent un paralysé
- Actes 5.12-16 · les guérisons par les apôtres
- Actes 8 · la mission en Samarie
- Matthieu 6.10 · « Que ton règne vienne »
- Matthieu 13 · la parabole du grain de sénevé
- 2 Corinthiens 12.9 · « Ma grâce te suffit »
- Marc 9.24 · « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité »
- Jean 11.40 · « Crois et tu verras la gloire de Dieu »
- 1 Corinthiens 13 · l'hymne à l'amour
- Jacques 5.13-18 · la prière pour les malades, l'exemple d'Élie
FAQ
Est-ce que Dieu guérit toujours quand on prie avec assez de foi ?
Non. La Bible montre que Dieu guérit encore aujourd'hui, mais pas systématiquement, et pas selon une formule. Le père de Loïc, qui priait avec une foi solide, est décédé d'un cancer. Le beau-père de Louis Delgado, pour qui il prie tous les jours, vit encore avec une dépression sévère. Le Saint-Esprit « distribue son activité à chacun de manière particulière, comme il veut » (1 Corinthiens 12.11). La foi n'est pas un levier qui force Dieu à agir : elle est un abandon confiant à un Dieu qui peut tout accomplir.
Comment prier pour un proche malade sans le blesser ?
En laissant l'amour être ton moteur. Concrètement : ne force personne à confesser des péchés qui n'existent pas, ne reproche pas à ta personne malade son manque de foi, respecte son processus, et n'impose pas tes attentes de guérison. Si le miracle ne vient pas comme tu l'espérais, ne pousse pas la personne à faire semblant que « ça va mieux ». Prie avec compassion, écoute, tiens la main. C'est déjà énorme.
Est-ce que j'ai vraiment besoin d'un « don » pour prier pour la guérison ?
Non. Ta responsabilité de disciple, c'est de prier pour les malades. Les dons de guérison sont au pluriel justement parce qu'ils ne sont pas sur commande : c'est le Saint-Esprit qui les distribue quand il le veut. Toi, tu es appelé à te mettre en action, avec la foi que tu as (même petite), en un Dieu qui, lui, est grand. Jacques 5 rappelle qu'Élie « était un homme tout à fait semblable à nous » : si tu es une personne ordinaire avec une foi ordinaire en un Dieu extraordinaire, tu es exactement la bonne personne pour prier.
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