Introduction
Ce dimanche 7 décembre 2025, à ICC Montréal, l'assistant pasteur Romaric WARE a prêché un message que l'Esprit avait mis sur son cœur pendant que les pères prêchaient sur le premier amour et la convoitise, à partir d'Apocalypse. Il n'a pas hésité à changer son titre pour le formuler simplement : « Quand tu retrouves ton premier amour, voici ce qui change. »
Pourquoi ce titre ? Parce que retrouver son premier amour n'est pas juste un mouvement intérieur invisible. Ça produit des signes. Comme Jésus l'a dit dans Marc, « voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru ». Et comme Nicodème l'a reconnu devant Jésus : « Personne ne peut faire ce que tu fais si Dieu n'est pas avec lui. » Quand tu es réellement dans le premier amour, il y a des marques irréfutables. Ce sont ces marques que le prédicateur t'invite à passer en revue devant Dieu.
Plan du message
1. Tu ne peux pas aimer Dieu par toi-même
C'est la première vérité, et elle risque de te choquer : tu ne peux pas aimer Dieu par ta propre capacité. L'amour pour Dieu naît de la découverte de l'amour de Dieu pour toi. Sans cette découverte, tu vas t'épuiser à essayer d'aimer un Dieu que tu n'as pas expérimenté.
Regarde Matthieu 3. Jésus s'en va vers Jean-Baptiste pour être baptisé. Jean-Baptiste refuse au départ : « À ma position, je ne peux pas te baptiser toi. » Et Jésus répond : « Il est convenable que nous fassions ainsi. » Simple obéissance. Pas de longue discussion, pas de mise en scène. Il est important que tu apprennes à faire ce que Dieu veut que tu fasses, et non ce que tu désires.
Résultat : quand Jésus sort de l'eau, les cieux s'ouvrent. Pas parce que quelqu'un a jeûné, parlé en langues, ou prié longtemps. Les cieux se sont ouverts parce qu'une personne a obéi. Quand tu décides d'aller vers le Jean-Baptiste que Dieu te donne, il y a toujours un ciel qui s'ouvre. Plus tu résistes, plus le ciel tarde à s'ouvrir.
2. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » : la seule chose à retenir
Matthieu 3:17 : « Une voix se fit entendre des cieux : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. »
Bien-aimé, arrête-toi ici. Jésus va commencer son ministère. Le Père, dans un moment aussi capital, ne lui dit pas : « Tu vas être un grand prophète. Voici comment tu vas souffrir. Voici les stratégies. Voici l'ordre des choses. » Non. La seule chose que Dieu lui dit, c'est : je t'aime, et j'ai mis toute mon affection en toi. Pas une partie, toute.
C'est la seule chose avec laquelle Jésus a fonctionné pendant trois ans et demi. À chaque opposition, à chaque pharisien qui l'attaquait, à chaque crise, la seule chose qui portait Jésus, c'était de se souvenir que Dieu l'aime. Pas de se souvenir qu'il est un grand prophète. Pas de se souvenir qu'il serait ressuscité. Se rappeler que Dieu l'aime.
Le problème, c'est que tu es trop conscient de ta mission, et pas assez conscient de l'amour de Dieu à ton égard. Tu es plus conscient de ce que Dieu te demande de faire que de l'amour que Dieu a pour toi. Jean 3:16 dit : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné. » Il n'a pas juste aimé. Il a tant aimé. Dès que tu découvres cet amour, tu deviens différent. On n'aura plus besoin de te supplier pour aimer Dieu, ce sera naturel.
3. Pierre disait aimer Jésus, Jean savait que Jésus l'aimait
À la fin de la vie de Jésus, deux hommes en sont l'illustration.
Pierre se ventait d'aimer Jésus. Il le disait fort. Il jurait de mourir pour lui. Mais à la croix, où était-il ? Caché.
Jean, lui, est appelé « le disciple que Jésus aimait ». Ce n'est pas Jean qui insiste sur son amour pour Jésus ; c'est Jean qui insiste sur l'amour de Jésus pour lui. Et à la croix, il est là, debout, devant le Seigneur.
La leçon te frappe : celui qui est plus conscient de l'amour de Dieu à son égard tient bon plus fermement que celui qui pense aimer Dieu de sa propre force. Il demeure ferme malgré les épreuves. Il peut s'arrêter, se rappeler d'où Dieu l'a tiré, et rester dans l'assurance.
Beaucoup ont perdu leur amour pour Dieu parce qu'ils ont été frustrés par les épreuves. Ils ont oublié que Dieu les aime. Ils ont oublié.
4. La stratégie du diable : enlever le mot « bien-aimé »
Matthieu 4. Jésus, aussitôt baptisé, est conduit dans le désert pour être tenté. Regarde comment le diable l'approche : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Deuxième fois : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas. »
Tu remarques quelque chose ? Le diable a enlevé « bien-aimé ». Il a laissé « Fils de Dieu », ton identité, ta capacité, ta mission. Mais il a supprimé « bien-aimé ». Il essayait de faire comprendre à Jésus : « Si tu acceptes que le plus important, c'est d'être Fils de Dieu, tu verras que les choses arriveront. »
Jésus a compris le piège. « Je suis Fils de Dieu, oui. Mais je suis d'abord bien-aimé. » Si le diable se bat pour faire oublier ce mot à Jésus, à combien plus forte raison chez toi ? Voilà pourquoi tant de vies chrétiennes glissent vers du développement personnel spirituel : « Tu peux y arriver, tu es fils de Dieu, tu as la capacité. » Mais quand tu enlèves l'amour de Dieu qui t'a été imposé, tu changes l'ordre, et tu vas t'essouffler.
Ceux qui s'appuient à 100 % sur l'Éternel dans les épreuves, ce sont ceux qui savent qu'il les aime, qu'il a des projets de bonheur et non de malheur, quoi qu'il arrive.
5. Le témoignage du prédicateur : chercher la puissance, trouver l'amour
Romaric WARE raconte : lorsqu'il avait 12-13 ans, son père est décédé. Ce qui l'a fait sortir du deuil, c'est que Dieu lui a dit qu'il l'aimait. Une chose est de le lire. Une autre est d'entendre l'Esprit de Dieu te le confirmer à l'intérieur.
Avant cela, il n'était pas venu à Dieu pour son amour. Il cherchait la puissance. Son père, médecin, avait touché à des fétiches. Un jour, il entend le klaxon de la voiture de son père. Il sort : personne, mais la voiture tourne, des voix se font entendre. Son père lui dit : « C'est ton grand-père qui vient nous rendre visite. » Le foyer était marqué par ces manifestations, par l'alcool aussi. Le jeune garçon voulait la puissance pour comprendre et pour arrêter.
C'est sa mère qui, invitée à l'église, revient transformée. Il l'accompagne. Le pasteur monte et dit : « Dieu m'a parlé aujourd'hui. » Le pasteur commence à raconter son histoire. Et là, tout bascule. Le jeune homme cherchait la puissance ; il a trouvé plus que la puissance : l'amour. Et cet amour a changé sa vie.
6. Marthe reçoit Jésus, Marie s'assied à ses pieds (Luc 10:38-42)
Marthe reçoit Jésus dans sa maison. C'est elle qui invite. Mais c'est Marie qui est aux pieds de Jésus. Il y a des moments où tu invites Jésus dans le lieu, tu appelles le peuple à l'adorer, mais toi, tu es dans la chair, occupé à divers soins domestiques.
Marthe survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule ? » Regarde son ton : elle survient. Il y a de l'agressivité. Elle oublie qu'elle parle à Jésus. Quand la crainte de Dieu baisse, ton langage envers lui change.
Jésus lui répond avec douceur mais fermeté : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part. »
Une seule chose est nécessaire. La relation avant le service. La relation avant la productivité. Oui à la performance, oui à l'excellence, oui à la productivité, mais l'amour d'abord.
7. Lazare était à table ; Marie était à ses pieds (Jean 12:1-9)
Six jours avant la Pâque, Jésus revient à Béthanie. Marthe sert encore. Elle n'a pas encore compris la leçon. Mais un autre personnage apparaît : Lazare, ressuscité, était à table avec Jésus.
Le miracle que Dieu a fait dans ta vie t'a ramené dans la maison. C'est une bonne chose. Mais une fois revenu, continue d'approfondir la relation. La foule vient à Béthanie « non pas seulement à cause de Jésus, mais pour voir aussi Lazare qui avait été ressuscité des morts ». On ne sait pas si Lazare est là pour honorer Jésus ou pour être vu. Mais une chose est claire : il s'est mis à égal, à table, et non aux pieds.
Bien-aimé, ceux qui ont retrouvé et gardent leur premier amour se sentent mal de se mettre d'égal à égal avec Dieu. Ils restent en bas.
Et Marie, elle, prend un parfum de nard pur, de grand prix, oint les pieds de Jésus, et les essuie avec ses cheveux. Elle ne se contente plus d'être aux pieds : elle se jette. « J'ai compris que tu es mon tout. Ce que Marthe m'a dit la dernière fois, je le laisse. » Elle a compris ce que Dieu veut dans cette saison. La révélation qu'elle a eue avant tout le monde (que Jésus devait être oint pour sa sépulture), est venue dans le lieu secret, dans la profondeur de la relation.
8. Quand l'amour baisse, la crainte baisse, et tu fais des choses que tu n'aurais pas faites
Un point à ne pas manquer : ceux qui ont retrouvé leur premier amour ont une crainte de Dieu visible dans leur vie. Même quand ils ne comprennent pas, ils savent qu'il y a des choses qu'ils ne peuvent pas se permettre de dire à Dieu.
Mais quand tu es fâché contre Dieu (parce que le mariage tarde, parce que la promesse tarde), la crainte baisse. Ton langage devient dur. Tu arrêtes tes temps de louange, ton heure d'adoration, tes retraites. Tu te retrouves dans des endroits où tu ne voulais pas être. Le prédicateur raconte cette sœur venue lui dire : « J'ai péché. Dieu ne m'a pas donné ceci, mon ex m'a laissée, je suis sortie et je me suis donnée au premier venu. » Elle avait oublié qu'il l'aime.
Dieu est ton Père, mais si tu ne fais pas attention, tu peux te faire frapper par le beau-père. Sa crainte, c'est le fil qui te tient en place quand l'émotion voudrait te faire tomber.
9. Le piège du chrétien de profession et non d'identité
L'Esprit de Dieu a fait comprendre au prédicateur qu'il est possible de devenir chrétien de profession et non chrétien par identité. Tu peux te sanctifier non parce que tu aimes Dieu, mais parce que tu veux t'inventer, avoir un trophée à brandir : « Je suis vierge », « Je vais à l'église », « Je fais ceci pour Dieu ».
La question qu'il te pose sans détour :
- Tu te sanctifies parce que tu l'aimes, ou parce que tu t'es conformé ?
- Tu le fais parce que tu l'aimes, ou parce que tu as grandi dans l'environnement qui t'a appris à le faire ?
- Tu sers dans ce lieu parce que tu l'aimes, ou parce que tu rêves un jour de tenir le micro ?
Matthieu 22:37 : « Tu aimeras l'Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force. » C'est le premier et le plus grand commandement. Luc 4:8 : « Tu adoreras le Seigneur seul, et tu le serviras lui seul. » Après l'avoir aimé, tu l'adores, puis tu le sers. Quand le service vient avant l'amour, ça devient religion et non relation.
10. L'ingratitude cachée derrière l'oubli
Il y a quelque chose de subtil qui vole la place de Dieu dans ta vie : l'ingratitude. Tu oublies d'où il t'a tiré. Certains ont jeûné et prié pour arriver dans le pays où ils sont maintenant. Il les a bénis, élevés, et il est rendu à la dernière place dans leur vie.
Tu parcourais autrefois les ruelles de ton quartier ; aujourd'hui tu roules dans une voiture climatisée, et tu as oublié le Dieu qui t'a rencontré. C'est de l'ingratitude.
Et quand ça va mal, tu accuses : « C'est à cause de papa, de maman, de mon ex, du pasteur, du responsable. » Mais Dieu a établi des principes et des lois, comme un juge qui ne fait qu'appliquer la loi. Le voleur devant le juge n'est pas la victime du juge. Quand tu violes un principe biblique, tu subis la conséquence liée au déshonneur de cette loi. Ça n'a rien à voir avec Dieu, et pourtant tu dis qu'il ne t'aime pas.
11. Ta mission doit découler de son amour
« Père, nous nous sommes trop attachés à notre confort, trop attachés à notre mission. Nous avons proclamé que nous étions des prodiges, mais nous avons oublié que toi, tu as commencé par l'amour. Tu as marché par l'amour. Tu as fini dans l'amour. Nous, nous mettons les autres choses en avant. »
Ta mission doit découler de l'amour de Dieu en toi. Ton service doit découler de l'amour de Dieu. 1 Samuel 10:6 : « L'Esprit de l'Éternel te saisira, tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme. » Un autre homme. Une autre femme.
C'est possible de l'aimer, mais l'aimer sans lui, c'est impossible. Avec ta propre capacité, tu ne peux pas aimer un Dieu infiniment grand. Voilà pourquoi les pères crient sans cesse : « Accorde-nous la grâce de t'aimer. » Voilà pourquoi Ézéchiel 36:26 promet : « Je vous donnerai un cœur nouveau. »
Points à retenir
- Tu ne peux pas aimer Dieu par toi-même. Tu ne l'aimeras que si tu découvres et acceptes son amour pour toi (Matthieu 3:17).
- « Bien-aimé » avant « fils de Dieu ». Le diable cherche toujours à te faire oublier que tu es aimé pour te ramener à ta seule mission et à ta seule capacité (Matthieu 4:3-6).
- Celui qui sait qu'il est aimé tient bon. Jean était devant la croix, Pierre était caché. La conscience de l'amour de Dieu produit la fermeté (Jean 13:23 ; Matthieu 26:69-75).
- La relation avant le service. Marie a choisi la bonne part ; Marthe s'agitait. Une seule chose est nécessaire (Luc 10:38-42).
- Ne te mets pas à égal avec Dieu. Lazare était à table, Marie aux pieds. Le miracle t'a ramené dans la maison, reste bas et approfondis la relation (Jean 12:1-9).
- Chrétien d'identité, non de profession. Le service, l'adoration, la sanctification n'ont de valeur que s'ils découlent de l'amour (Matthieu 22:37 ; Luc 4:8).
- Combats l'ingratitude et souviens-toi. Rappelle-toi d'où Dieu t'a tiré, et remets-le à la première place.
Application personnelle
- Devant Dieu, réponds honnêtement : est-ce que je suis plus conscient de ma mission ou de l'amour de Dieu pour moi ?
- Est-ce que je peux dire de moi-même : « Je suis le/la bien-aimé(e) de Dieu », non par théorie, mais par expérience intérieure ?
- Où en est ma crainte de Dieu ? Mon langage vis-à-vis de lui a-t-il changé depuis que certaines épreuves ne se sont pas résolues comme je voulais ?
- Suis-je en train de servir, de me sanctifier, de tenir bon parce que je l'aime, ou pour un « trophée » à brandir (identité de façade, image, statut) ?
- Y a-t-il de l'ingratitude cachée ? Prends un moment pour te souvenir concrètement d'où Dieu t'a tiré cette année, ces cinq dernières années, ces dix dernières années.
- Ce que Marie a fait (se jeter aux pieds, oindre, essuyer avec ses cheveux) : quelle est mon adoration à ce niveau-là aujourd'hui ?
Versets cités
- Matthieu 3:13-17 · Le baptême de Jésus, les cieux s'ouvrent, la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »
- Matthieu 4:1-11 · La tentation au désert : « Si tu es le Fils de Dieu… »
- Matthieu 22:37 · Le premier et le plus grand commandement.
- Luc 4:8 · « Tu adoreras le Seigneur seul, tu le serviras lui seul. »
- Luc 10:38-42 · Marthe et Marie : la bonne part.
- Jean 3:16 · « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné. »
- Jean 12:1-9 · Marie oint les pieds de Jésus ; Lazare à table.
- Marc 16:17 · Les signes qui accompagnent ceux qui ont cru.
- Jean 3:2 · Nicodème : « Personne ne peut faire ce que tu fais si Dieu n'est pas avec lui. »
- 1 Samuel 10:6 · « Tu seras changé en un autre homme. »
- Ézéchiel 36:26 · « Je vous donnerai un cœur nouveau. »
- Apocalypse 2:4-5 · « Tu as abandonné ton premier amour… souviens-toi, repens-toi. »
FAQ
Qu'est-ce que « retrouver son premier amour » selon ce message ?
Ce n'est pas simplement raviver une émotion passée ni redoubler d'activité chrétienne. C'est redécouvrir et réexpérimenter l'amour de Dieu pour toi, comme le Père l'a affirmé à Jésus au baptême : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Sans cette redécouverte, l'amour pour Dieu retombe et le service devient religion.
Pourquoi Romaric WARE insiste-t-il autant sur le mot « bien-aimé » ?
Parce que dans Matthieu 4, le diable enlève précisément ce mot dans ses tentations : il dit « Si tu es le Fils de Dieu », mais retire « bien-aimé ». Le prédicateur explique que Satan cherche toujours à te faire vivre ta mission et ton identité sans le socle de l'amour du Père. Quand tu perds « bien-aimé », tu t'essouffles, tu deviens vulnérable au découragement et au développement personnel spirituel.
Comment savoir si je suis « chrétien de profession » et non « d'identité » ?
Pose-toi les questions du message : est-ce que tu te sanctifies, tu sers, tu vas à l'église parce que tu aimes Dieu, ou parce que tu t'es conformé à un environnement, à une famille, à une image ? Si tes engagements sont des trophées à brandir plutôt que des expressions d'amour, tu es dans la profession. Le retour au premier amour, c'est laisser l'amour redevenir la source de tout le reste.
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