Une mouche dans le parfum : la sagesse quand tout est incertain

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Introduction

Comment trouver l'équilibre d'une vie sage dans un monde en folie ? La question habite beaucoup de chrétiens. Et le sixième volet de la série sur l'Ecclésiaste s'y attaque de front, avec un titre qui plante le décor : la clarté du Christ pour un monde inconsistant.

Le prédicateur ouvre par une image de cuisine : il aime cuisiner avec de la farine de sarrasin, à cause d'allergies familiales. Une farine au goût très fort, qu'il faut savoir marier avec les bons ingrédients, l'avoine, par exemple, pour adoucir. Sinon, la saveur du sarrasin domine tout. La folie a exactement cet effet. Un peu suffit à dominer beaucoup, si personne ne vient l'adoucir avec la sagesse.

Le passage aborde donc deux réalités inséparables : l'incertitude de la vie et l'impact de la folie. Et tout cela pour mettre en évidence, pour reprendre une formule de Zack Eswine, comment Jésus nous rend plus sages.

Plan du message

1. La vie est incertaine : tu ne sais pas comment les choses vont s'arranger (Ecclésiaste 9:11-12)

  • « J'ai encore vu sous le soleil que la course n'est pas réservée au plus rapide, ni la guerre aux hommes vaillants, ni même le pain aux sages, la richesse aux intelligents, ou la faveur à ceux qui ont la connaissance. En effet, ils dépendent tous des circonstances favorables ou non. L'homme ne connaît pas non plus son heure. Pareils aux poissons pris dans le filet fatal, aux oiseaux pris au piège, les humains sont surpris lorsque le malheur arrive, lorsqu'il tombe sur eux tout d'un coup. »
  • Attention à ne pas mal lire ce texte. L'Ecclésiaste ne te dit pas : la vie est incertaine, donc pas la peine de préparer, surfe sur la vague. Ailleurs, il rappelle clairement la nécessité de travailler dur, d'être sérieux dans cette vie. Le problème, c'est le moment où tu investis tellement que tout devient ton espoir. Là, l'illusion se retourne contre toi. Parce que tout simplement, la vie est incertaine.
  • Ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne dans les événements sportifs. Ce ne sont pas toujours les plus avisés qui gagnent le plus d'argent. Ce n'est pas toujours le meilleur candidat qui gagne une élection. Le prédicateur cite Apple : Steve Jobs n'était pas celui qui avait toutes les compétences informatiques ; il avait rencontré Steve Wozniak, qui les avait, mais Wozniak n'était pas doué en business. Chacun laissé à lui-même n'avait pas ce qu'il fallait pour construire ce qu'on connaît aujourd'hui. Et même ensemble, ils n'étaient pas forcément les plus intelligents ni les mieux équipés.
  • L'incertitude est brûlante d'actualité. Un mercredi à Paris, il fait 18 °C fin février, du jamais vu. Le samedi matin, la guerre éclate quelque part. Une amie perd son proche cette semaine ; à l'enterrement, on discute et on remarque à quel point tout va vite. La veille encore, on est pris dans nos petits conflits, à vivre en personne les gens et les idées ; le lendemain, la personne n'est plus là.
  • C. S. Lewis l'écrit : « La mort n'est pas naturelle. De tous les êtres, nous sommes ceux qui l'espèrent le plus. Pourtant, rien ne nous réconciliera vraiment avec son caractère non naturel. Nous savons que nous n'étions pas faits pour cela. Nous savons comment elle s'est glissée dans notre destin en intruse. » La mort n'est pas dans le jardin des origines. Dieu a créé l'homme pour vivre avec lui, c'est le plan qu'on relit à la fin de l'Apocalypse. Si tu as un espoir face à la mort, c'est celui de passer à la vie éternelle. C'est pour cela qu'il reste toujours, quelle que soit la mort, ce sentiment que ce n'est pas normal. Et c'est vrai.
  • C'est justement ce qui peut créer le déséquilibre dans ton esprit. Mais sachant que Jésus a vaincu la mort, qu'il règne toujours, et qu'il est la résurrection et la vie, tu tiens une perspective sage pour continuer.

2. La sagesse vaut mieux que la force : même quand on l'oublie (Ecclésiaste 9:13-18)

  • « J'ai vu aussi sous le soleil cet exemple de sagesse. Il m'a paru important. Il y avait une petite ville avec peu d'habitants. Un roi puissant a marché contre elle, l'a encerclée et a fait de grands travaux de siège contre elle. Mais il a été confronté à un homme pauvre et sage qui a sauvé la ville par sa sagesse, et pourtant personne ne s'est souvenu de ce pauvre homme. »
  • « Alors j'ai dit : la sagesse vaut mieux que la force. Cependant, la sagesse du pauvre est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées. Les paroles des sages tranquillement écoutées valent mieux que les cris de celui qui domine sur les hommes stupides. La sagesse vaut mieux que les instruments de guerre, mais un seul pécheur suffit pour détruire beaucoup de bien. »
  • C'est une illustration, comme souvent dans la littérature de sagesse, un enseignement par parabole, comme le Seigneur le pratiquera. Que t'enseigne-t-il ici ? La sagesse est nécessaire, mais très mal appréciée, surtout à cause des injustices aléatoires de ce monde. On oublie vite.
  • Pourquoi ce roi puissant devait-il choisir cette petite ville, sinon pour imposer sa puissance ? C'est injuste. La sagesse de cet homme pauvre délivre la ville, et parce qu'il est pauvre, on le méprise. Dans un monde qui va plutôt vers la folie, la sagesse ramène à une vie paisible. Il n'y a rien de plus fou qu'un roi qui veut s'imposer et prend une ville juste parce qu'il le peut.
  • Mais si tu reconnais aussi que, même dans ton monde, un pauvre homme sage est vite oublié, cela devrait t'interroger : qui sont tes héros ? Qui sont les personnes que tu laisses inspirer ta vie ? Quel modèle prends-tu, alors que tu as celui qui est plus grand que Salomon ?
  • Proverbes 16:16 le dit : la sagesse vaut mieux que l'or fin, et l'intelligence est préférable à l'argent. Cela s'aligne avec l'Ecclésiaste : ton espoir est en Dieu. Et cette sagesse commence par la crainte de l'Éternel. Or dans notre monde, personne ne prêche qu'il faut craindre quelque chose, on est antiphobie de nature. Est-ce que l'Ecclésiaste, est-ce que Salomon te demande d'être un peureux ? Non. Craindre Dieu, c'est savoir vivre en sa présence. Ce n'est pas qu'il soit là-haut, loin de toi. Oui, il est transcendant, souverain, au-dessus de tout, mais avec le Saint-Esprit, il est en toi, immanent.
  • La crainte de Dieu, c'est vivre dans cette conscience : quand la tentation te pousse dans la direction de tes envies, il y a en toi ce qui veut rejeter le mal, qui cherche l'aide de l'Esprit pour dire non, ou pour te repentir après une chute, quand tu réalises la grande bêtise que tu viens de faire. C'est cela, la sagesse. Ce n'est pas la folie qui te conduit dans cette direction.
  • Le prédicateur le compare à la Transfiguration. Jésus monte la montagne avec Pierre, Jacques et Jean. Il est un homme comme eux : il discute, il transpire à cause de la montée, peut-être qu'il rit. Puis, au moment de la prière, tout change. Ses vêtements deviennent resplendissants, la lumière de sa personne brille autour de lui. Moïse et Élie apparaissent et discutent avec lui. C'est tellement fort que Pierre veut dresser trois tentes. Mais il n'y a qu'un seul Maître, et le Père doit intervenir : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Puis les choses redeviennent comme avant, mais Pierre, Jacques et Jean sont changés à jamais. On ne revient pas en arrière après ça.
  • Dans ce monde, tu supportes encore la vanité. Mais un jour, tout sera changé, transformé par la beauté du Christ, et tu seras dans la lumière éclatante de sa présence. On ne reviendra jamais en arrière. C'est cette perspective qui te stabilise dans un monde incertain.

3. L'impact de la folie : la mouche morte dans le parfum du parfumeur (Ecclésiaste 10:1-4)

  • « Les mouches mortes infectent et font fermenter l'huile du parfumeur. De même, un peu de folie l'emporte sur la sagesse et sur la gloire. Le cœur du sage le conduit du bon côté, et le cœur de l'homme stupide du mauvais côté. Quand le fou marche sur le chemin, comme il manque de bon sens, il révèle à tous qu'il est un fou. Et si un dirigeant s'attaque à toi, ne quitte pas ta position, car le calme évite de grands péchés. »
  • L'impact de la folie est immense. Il suffit d'un tout petit peu pour toucher beaucoup. L'un des meilleurs exemples que donne le prédicateur, c'est celui de son pays : septembre 2001. Il a fallu juste une petite poignée de personnes pour changer tout le monde. La sécurité, les passeports, le prix des vacances, et surtout combien de morts. Un peu de folie, des dégâts massifs.
  • Face à cette incertitude, il y a plusieurs possibilités, mais trois réactions majeures que l'Ecclésiaste identifie : la simplicité, la folie, la sagesse. La simplicité, c'est connaître les risques mais espérer que rien de mal n'arrivera, autrement dit la naïveté. La folie, c'est le refus d'écouter l'instruction et l'obstination à se faire plaisir. La sagesse, elle, vient du Christ.
  • Et dans l'Église ? Est-ce que tu n'agis pas parfois avec folie ? Quand tu réagis sur l'émotion sans réfléchir, quand tu sers tes propres intérêts au lieu de servir les autres, ce sont des mouches mortes dans le parfum. Ça gâte. Et parfois, cette folie ruine ton témoignage.
  • Le prédicateur adore l'histoire de Luc 9:51-56. Jésus veut traverser un village de Samaritains, qui refusent de l'accueillir. Passe ton chemin. Là, deux disciples ont bien vu la chose : Jacques et Jean. « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer ? » D'où vient cette idée ? Bien sûr, ils pensent à Élie (2 Rois 1), qui a effectivement fait descendre le feu du ciel. Mais Jésus a-t-il jamais appelé le feu à descendre ? Les situations sont-elles vraiment identiques ? Élie a-t-il vraiment agi de sa propre initiative, ou Dieu lui a-t-il donné un ordre pour un moment précis de l'histoire ?
  • C'est important, parce que ce que Jésus dit là est décisif : « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. » C'est l'esprit de la folie. On veut se faire plaisir. On veut protéger notre honneur. Le prédicateur reconnaît qu'il se retrouve trop souvent en Jacques et Jean. Et il t'invite à entendre la suite : « Le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes, mais pour les sauver. »

4. Renversements sociaux et erreurs évitables (Ecclésiaste 10:5-11)

  • « Il y a un mal que j'ai vu sous le soleil, comme un péché involontaire commis par celui qui gouverne : la folie occupe de nombreux postes élevés, tandis que des riches sont assis dans l'abaissement. J'ai vu des esclaves montés sur des chevaux et des chefs marchant à pied comme des esclaves. »
  • C'est toujours triste : quand une autorité, quelqu'un qui devrait être debout dans sa fonction, se plie devant la folie. Ces situations n'inspirent jamais la confiance, surtout pour le peuple de la sagesse, parce que tu sais bien que finalement, ce n'est que poursuite du vent. La vanité par excellence. Ça met mal à l'aise.
  • Un ami du prédicateur, qui traverse une période difficile, reçoit un simple texto : « Comment ça va ? » Sa réponse : « Ça va. Et de toute façon, n'oublie pas que c'était la même chose l'année dernière. » Il pensait encourager son ami, c'est son ami qui l'a encouragé. Le prédicateur cite alors Michael Eaton : « La vie doit être prise jour après jour des mains de Dieu. Il n'y a aucune sécurité nulle part ailleurs, même pas dans la sagesse. Chaque jour, on doit recevoir de Dieu ce qu'il nous faut. » La tentation est toujours de mettre ta confiance dans ta formation, dans l'économie, dans plein d'autres choses. Mais c'est de lui que vient ta sécurité.
  • Cela devient pertinent dans la scène de Jésus devant Pilate. Jésus dit : « Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité. » Et Pilate répond : « Qu'est-ce que la vérité ? », juste en face de la vérité en personne. C'est lui, ton histoire. C'est lui qui te donne une perspective d'éternité, plus que durable, solide.
  • Et en ce qui concerne les guerres, l'espoir n'est pas dans ce monde. C'est Ésaïe 2:2-4 : « Il arrivera dans l'avenir que la montagne de la maison de l'Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes… De nombreux peuples s'y rendront et diront : Venez, montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob ; il nous enseignera ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Éternel. Il sera le juge des nations, l'arbitre d'un grand nombre de peuples. De leurs épées ils forgeront des socs, et de leurs lances des serpes ; une nation ne tirera plus l'épée contre une autre, et l'on n'apprendra plus la guerre. » Dans ce monde, il y aura encore des guerres. Ton espoir n'est pas dans ce monde.
  • Versets 8-11 : « Celui qui creuse une fosse y tombera, et celui qui démolit un mur sera mordu par un serpent. Celui qui remue des pierres en sera blessé, et celui qui fend du bois s'expose au danger. S'il a usé la hache et qu'il n'en a pas aiguisé le tranchant, il devra redoubler de force ; mais la sagesse a l'avantage du succès. Si le serpent mord faute d'avoir été charmé, le charmeur n'a aucun avantage. » Il y a des erreurs évitables dans la vie. La sagesse t'apprend à les éviter. Et cette folie autour de toi te déséquilibre, mais la sagesse du plus grand que Salomon, la perspective que Jésus te donne sur la vie, te ramène à l'équilibre.

5. Jésus te rend plus sage : la conclusion

  • Tu es plus sage avec Jésus, parce qu'il t'a donné son Esprit, l'Esprit qui t'enseigne dans toute la vérité (Jean 16:13).
  • Est-ce que tu n'as pas, toi aussi, ressenti l'impact de la folie, surtout quand tu en étais l'auteur ? Cela pèse. Mais Jésus pardonne. Confesse tes péchés : il est juste et fidèle, il te pardonnera, il t'accueillera (1 Jean 1:9). Regarde ce qu'il a subi justement pour te pardonner.
  • Jésus, lui, connaît demain, toi non, mais lui oui. Il vient à toi au temps de ton besoin comme le grand médecin qui guérit ton âme. Parce que tu es ébranlé dans ces incertitudes, il vient à toi en Prince de paix, Conseiller, Rédempteur. C'est lui, la part du monde dont tu as besoin. Amen.

Points à retenir

  • La vie est incertaine et tu ne connais pas ton heure : ni la vitesse, ni la force, ni l'intelligence ne te garantissent l'issue, tout dépend des circonstances et du Dieu qui les tient.
  • La sagesse vaut mieux que la force, même si le monde l'oublie vite : la crainte de Dieu, ce n'est pas la peur, c'est vivre en sa présence quand la tentation tire dans le sens de tes envies.
  • Une mouche morte dans le parfum du parfumeur : un peu de folie suffit à gâter beaucoup de bien, dans ton témoignage, dans l'Église, dans l'histoire du monde.
  • Face au monde en folie, trois réponses possibles : la simplicité naïve, la folie qui refuse l'instruction, ou la sagesse qui vient du Christ. Les deux disciples qui veulent faire descendre le feu du ciel sont un miroir salutaire.
  • Jésus, plus grand que Salomon, te rend plus sage : il pardonne, il connaît ton lendemain, et il vient à toi comme Prince de paix, Conseiller, Rédempteur.

Application personnelle

  1. Où as-tu investi ton espoir au point que l'incertitude te déséquilibre ? Ta formation, ton compte en banque, ta santé, tes projets, qu'est-ce qui a pris la place de Dieu ?
  2. Qui sont tes héros ? Quels sont les modèles que tu laisses inspirer ta vie, et est-ce que le « plus grand que Salomon » y a la première place ?
  3. La crainte de Dieu, chez toi, c'est un vieux mot religieux ou une réalité vivante quand la tentation te tire vers tes envies ? À quel moment as-tu senti l'Esprit t'aider à dire non, ou à te repentir ?
  4. Quelle « mouche morte » traîne dans ton parfum en ce moment : une réaction sur l'émotion, un intérêt personnel avant l'autre, une parole qui a gâté ton témoignage ?
  5. Es-tu, comme Jacques et Jean, tenté d'appeler « le feu du ciel » sur ceux qui te rejettent, au bureau, en famille, dans l'Église ? Comment le mot de Jésus (« Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés ») change-t-il ta prière cette semaine ?

Versets cités

FAQ

Que veut dire « la mouche morte dans le parfum » en Ecclésiaste 10:1 ?

C'est une image du parfumeur : quelques mouches mortes suffisent à faire fermenter et à gâter toute l'huile parfumée. De même, un peu de folie suffit à l'emporter sur la sagesse et sur la gloire. La leçon est concrète : dans ta vie, dans ton Église, dans ton témoignage, une petite dose de folie (une réaction impulsive, un intérêt égoïste, une parole malveillante), peut gâter beaucoup de bien. La sagesse consiste à ne pas laisser cette petite quantité prendre le dessus.

Comment la « crainte de Dieu » peut-elle être une bonne chose ?

Craindre Dieu, ce n'est pas trembler devant un tyran lointain. C'est vivre en sa présence, sachant qu'il est transcendant et immanent, par le Saint-Esprit, il habite en toi. Cette crainte se manifeste très concrètement : quand la tentation te tire vers tes envies, c'est ce qui, en toi, veut rejeter le mal et cherche l'aide de l'Esprit pour dire non, ou pour te repentir après une chute. C'est le commencement de la sagesse (Proverbes 9:10), pas de la peur maladive.

Pourquoi Jésus reproche-t-il à Jacques et Jean de vouloir faire descendre le feu du ciel ?

Parce qu'ils invoquent un précédent (Élie en 2 Rois 1) sans discerner de quel esprit ils sont animés. Élie a agi sur un ordre de Dieu, pour un moment précis de l'histoire du salut. Les deux disciples, eux, réagissent par blessure d'amour-propre : les Samaritains n'ont pas voulu accueillir Jésus, alors on les brûle. Jésus les reprend nettement : « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. Le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes, mais pour les sauver » (Luc 9:55-56). C'est l'esprit de folie qui parle par eux, et il peut aussi parler par toi.

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