Introduction
Ce message de Gaetana Le Veo, à l'Église SOS Lyon, n'est pas une prédication comme les autres. C'est un bout de témoignage. Elle s'appuie sur Apocalypse 12:11 : les disciples ont vaincu l'accusateur grâce à deux choses, le sang de l'Agneau et la parole de leur témoignage. Alors elle raconte ce que Dieu a fait pour elle, parce qu'elle croit que ce jour-là, des cœurs avaient besoin de l'entendre.
Est-ce que tu as déjà prié pendant des années pour quelque chose de particulier ? Un chemin long, douloureux, fastidieux. Et puis un jour, des années plus tard, sans même vraiment y penser, tu te retournes et tu te dis : « J'ai enfin eu ma victoire. » Gaetana a bataillé pendant des années avec quelque chose qui est peut-être familier pour toi aussi : la peur. La peur de l'inconnu, la peur du passé, la peur du lendemain, la peur du rejet, la peur de la nouveauté, la peur de parler en public. On y est tous confrontés d'une manière ou d'une autre.
Une phrase l'a portée tout au long de son cheminement : « Je veux que tu vives sans peur. » Mais pour vivre sans peur, il faut la confronter. Voici son histoire, et les quelques clés qu'elle en a tirées.
Plan du message
1. Un témoignage : de l'enfant peureuse à la femme libérée
- Gaetana a grandi peureuse et sensible, dans une famille chrétienne. Elle connaissait Jésus, allait à l'école du dimanche, savait qui il était. Mais sa vraie rencontre avec lui a eu lieu à 11 ans, dans une période difficile : elle a vécu du harcèlement au collège, a minimisé (« ce n'est pas si grave, ça arrive à d'autres ») et n'en a pas parlé.
- Ce silence a produit un stress immense, cette boule dans la gorge qui empêche de parler et de manger. Pendant plusieurs mois, elle n'a pas pu manger normalement. Ce n'était pas de l'anorexie ni un souci avec son corps : c'était l'angoisse.
- Pendant presque un an, elle a prié tous les jours dans sa chambre d'enfant : « Jésus, je crois que tu existes. Je crois que les histoires de l'école du dimanche sont vraies. Je crois que tu guéris. Et si tu me guéris avant le 1er janvier 2004, je te donnerai ma vie et je te suivrai. » Poser un ultimatum à Dieu n'est peut-être pas la meilleure façon de procéder, mais elle avait 11 ans. Et Jésus se laisse trouver : la Parole dit que quand un malheureux crie, l'Éternel entend et le sauve de toutes ses détresses.
- Le 1er janvier 2004, elle a pu manger son premier repas normalement. « Mon Jésus est vivant, mon Jésus guérit, mon Jésus est bon, mon Jésus répond aux prières les plus simples. »
- Femme de parole, elle a tenu son engagement : les ados, la jeunesse, des temps personnels avec Dieu, Jesus Culture à fond, un collectif de louange, de vrais amis dans l'église, le service dès son jeune âge. À 16 ans, elle a confessé Jésus comme Sauveur et Seigneur. Cela fait aujourd'hui plus de 16 ans.
- Pourtant, suivre Jésus n'a pas fait disparaître toutes ses peurs. Mais quelque chose était différent : en ouvrant la Parole, elle découvrait quatre petits mots qui reviennent sans cesse, « N'aie pas peur ». D'après le décompte qu'elle cite, 365 fois, une pour chaque jour de l'année.
- Un jour à la fois, appuyée sur Jésus, elle a fait face à ses peurs : se faire de nouveaux amis, la nouveauté, démarrer une vie professionnelle, se marier, passer son permis. Et la peur a eu de moins en moins de place.
- Puis 2016 : à 23 ans, master terminé, major de promo après cinq années très intenses, elle se dit qu'un merveilleux avenir s'ouvre. Sauf qu'en août, ses recherches d'emploi n'aboutissent pas. Elle réalise que les meilleures notes n'ouvrent pas le marché du travail, et qu'elle avait placé sa valeur là-dedans. Elle découvre alors quelque chose qu'elle ne connaissait pas : les crises d'angoisse. Celles qui te réveillent la nuit, qui font battre ton cœur à mille à l'heure, qui te font te demander si tu vas t'évanouir devant 400 personnes. Où est ma valeur ? Qui suis-je ? Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?
- 2016 a été l'une des périodes les plus dures de sa vie, mais aussi celle des face-à-face les plus intimes avec Jésus. De là est parti un long cheminement de cœur à cœur, qui a débouché sur quelques perles.
2. La peur est légitime : ce qui compte, c'est ce que tu en fais
- Au début, « n'aie pas peur » lui semblait facile à dire : les raisons d'avoir peur ne manquent pas. Puis elle a regardé sous un autre angle. La peur est légitime. Elle fait partie des émotions que nous sommes appelés à ressentir en tant qu'humains. Il ne s'agit pas de positivisme toxique du genre « avoir peur, c'est interdit ».
- Ce qui compte, ce n'est pas ta peur, c'est ce que tu en fais. Est-ce un tremplin pour ta foi, ou est-ce que tu la laisses t'engloutir ? Est-ce une tornade qui se déchaîne en toi, ou un vent fort qui donne un peu d'impulsion pour que ton bateau déploie ses voiles ?
- Quand Dieu dit « n'aie pas peur », il ne dit pas « tu n'as pas le droit de ressentir ça ». Jésus lui-même a ressenti de la peur et même de l'angoisse. Mais il te dit : ne te laisse pas paralyser et empêcher de vivre ce que j'ai pour toi à cause de la peur.
- Gaetana cite Nelson Mandela : le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre. Nous serons tous confrontés à des peurs, mais Dieu nous appelle à triompher de la peur.
3. Première clé : te savoir aimé, et vivre comme quelqu'un qui se sait aimé
- C'est la clé la plus importante, un sujet qui tient vraiment à cœur à Gaetana. Les personnes qui se savent aimées, on les reconnaît : elles entrent dans une pièce, elles prennent leur place, elles osent, elles parlent librement, elles ne se figent pas sous le regard des autres.
- Jésus savait qu'il était profondément aimé du Père. Toute son identité était basée sur cela, toute sa source était enracinée dans l'amour du Père. Il n'avait rien à prouver, il avait déjà tout. L'amour de Dieu était pleinement suffisant.
- 1 Jean 4:18 : « La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. » La peur réside souvent dans un manque d'amour, et peut-être que tu en as manqué.
- Jésus est le meilleur ami de Gaetana depuis 20 ans : son consolateur, son appui, son refuge, la source dont elle a eu besoin dans les moments les plus arides. Ce ne sont pas ses efforts ni son courage qui ont terrassé la peur en elle, c'est son amour à lui. Et il peut le faire pour toi.
- Jean 3:16 : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. Il n'a pas aimé le monde un petit peu, mais abondamment, d'un amour qui submerge, comme un torrent qui t'envahit. C'est cet amour-là qui peut terrasser la peur en toi.
- Ta valeur ne réside pas dans ton succès social, ni dans tes diplômes, ni même dans tes dons ou ta bonne façon de pratiquer les disciplines spirituelles. Ta valeur est pleinement trouvée à la croix. Quelqu'un est mort pour toi, parce qu'il était impensable pour Dieu que tu passes l'éternité sans lui. Quand tu te sens aimé de lui, tu n'as plus peur du regard des autres, de l'inconnu, du rejet.
- L'apôtre Jean, dans son propre évangile, se fait appeler « le disciple que Jésus aimait ». C'est culotté. Jésus l'aimait-il plus que les autres ? Non. N'importe quel disciple aurait pu se nommer ainsi. La différence avec Jean, c'est sa capacité à recevoir et à s'approprier cet amour. Aujourd'hui, tu es le disciple que Jésus aime. C'est ton identité.
- Se savoir aimé est une chose ; vivre comme quelqu'un qui se sait aimé en est une autre. Si c'est le cas, tu n'as plus rien à prouver, et c'est le repos pour ton âme. Parfois ton âme fait des siennes, elle est dans l'émotion. Alors parle à ton âme et rappelle-lui la vérité qu'elle oublie : Psaume 116:7 (« Mon âme, retourne à ton repos, car l'Éternel t'a fait du bien »), Psaume 42:6 (« Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore ; il est mon salut et mon Dieu »), Psaume 103:1 (« Mon âme, bénis l'Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! »). Rappelle-lui qui est ton Dieu, et prends garde à ce qui s'infiltre dans ton âme.
4. Deuxième clé : cultive le jardin de tes pensées
- Philippiens 4:8-9 : que tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange soit l'objet de vos pensées... et le Dieu de paix sera avec vous.
- Quand tu commences à laisser la peur t'engloutir, observe à quoi ressemblent tes pensées. Est-ce que tout ce qui te passe par la tête est vrai, juste, digne de louange ? Il faut apprendre à discerner la vérité du mensonge, les bonnes herbes des mauvaises.
- Une image toute simple : à 4 ou 5 ans, dans le jardin de son oncle, Gaetana voit de la menthe, s'approche et respire à pleins poumons. Le nez qui gratte, qui gonfle, qui double de volume. Ce n'était pas de la menthe, c'était de l'ortie. Il y a de la menthe dans ton jardin, mais il y a aussi des orties. Il faut apprendre à distinguer les deux.
- Sois de ceux qui passent tellement de temps dans la Parole, qui est la vérité, que lorsque le mensonge frappe à la porte de tes pensées, tu es capable de lui dire : « Non, tu n'entres pas. Ici, je cultive ce qui est pur, juste, vrai, digne de louange. » Sois intentionnel, déloge à la racine les pensées qui font obstacle, choisis tes raisonnements, nourris tes pensées de ce qui est certain.
- La conséquence est précise : ce n'est pas n'importe quel qualificatif qui est utilisé, c'est le Dieu de paix qui sera avec toi, selon la manière dont tu choisis tes pensées.
- Deux façons dont la peur s'infiltre dans les pensées : vouloir contrôler ce qu'on ne peut pas contrôler (par exemple ce que les autres pensent de nous), et projeter dans l'avenir un échec ou une douleur du passé. Gaetana l'a vécu : il y a dix ans, elle a paniqué en prenant la parole en public. « Et si jamais ça m'arrive à nouveau ? » Les ruminations commencent, tu te nourris de quelque chose qui n'existe pas, c'est nébuleux, et pourtant ça impacte tout ton être. La meilleure façon de faire face, c'est de confronter.
5. Troisième clé : affronte tes peurs, la foi est un mouvement
- Ce n'est pas en évitant tes peurs que tu vas en triompher. Il n'y a pas de contournement possible. Dans la Parole, « n'aie pas peur » est souvent une phrase que Dieu donne pour affirmer quelqu'un avant de l'envoyer faire sa volonté. Si Abraham, Moïse, Josué, Gédéon, Jérémie, Daniel, Paul ont eu besoin de l'entendre, à combien plus forte raison nous aussi.
- L'exemple de Josué. Il prend la relève de Moïse : celui qui a fait sortir Israël d'Égypte, reçu les tables de la loi, ouvert la mer en deux, vu Dieu face à face. Josué a vu tout cela, mais aussi la galère de mener pendant 40 ans un peuple rebelle dans le désert. Rien d'étonnant à ce que Dieu lui dise en Josué 1:9 : « Ne t'ai-je pas donné cet ordre : Fortifie-toi et prends courage ? Ne t'effraie point et ne t'épouvante point, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » À sa place, Gaetana aurait été angoissée et aurait eu besoin de cet encouragement.
- Mais qu'a fait Josué de cette peur ? Un verset bien moins connu, Josué 10:25, dix chapitres plus tard : cette fois, c'est Josué qui parle au peuple : « Ne craignez point et ne vous effrayez point, fortifiez-vous et ayez du courage, car c'est ainsi que l'Éternel traitera tous vos ennemis contre lesquels vous combattez. » Il reprend mot pour mot l'encouragement reçu individuellement de Dieu, et avec cet encouragement, il peut à son tour encourager une nation.
- Que s'est-il passé entre Josué 1 et Josué 10 ? Les Israélites traversent le Jourdain à pied sec, comme la mer Rouge au temps de Moïse. Josué n'a pas eu de face-à-face avec Dieu comme Moïse, mais il rencontre le chef de l'armée de l'Éternel, signe que Dieu mène le combat avec lui. Il remporte la victoire face à cinq nations. Et Dieu fait s'arrêter le soleil pour allonger la journée d'une bataille, à la demande de Josué : le seul homme de la Bible à avoir vécu cela. Le Josué tremblant de Josué 1 a affronté ses peurs une à une avec Dieu, a triomphé, et peut maintenant encourager tout un peuple. Ça, c'est notre Dieu.
- L'antidote de la peur, c'est la foi : l'assurance des choses qu'on espère, la démonstration de celles qu'on ne voit pas. Et la foi n'est pas un concept, c'est un mouvement. Si tu veux expérimenter la foi et sortir de la peur, il va falloir te mettre en mouvement.
- Josué et Gédéon l'ont fait, ils ont fait le premier pas. Josué a mené un peuple en terre promise, mais son premier pas a été de préparer le peuple. Gédéon a mené une guerre, mais son premier pas a été d'abattre le poteau sacré qui était dans la maison de son père. Il y a toujours des premières étapes : on ne va pas vaincre des nations si on n'a pas déjà vaincu le petit chat qui nous embête à notre porte. Ils ont eu peur, mais ils ont choisi de ne pas laisser grandir cette peur ; ils ont nourri la foi, un pas après l'autre.
- Ces dernières années, Gaetana s'est donné une ligne : faire chaque jour quelque chose qui lui fait peur. La foi, c'est comme un muscle, ça se travaille. Il faut y retourner encore et encore, comme à la salle de sport. Elle a pris un engagement avec elle-même et avec Dieu : s'y exposer, sans raccourci. « Je confronte la peur et je triomphe. »
- Le défi : qu'est-ce que Dieu te demande et qui te fait peur ? Cette chose pour laquelle tu dis « non, j'y vais pas, j'ai trop peur » ? Il ne s'agit pas d'aller faire un grand huit ou de toucher un boa pour ne plus avoir peur des serpents. Mais si tu sens que Dieu met quelque chose dans ton cœur et que la peur t'empêche d'y aller, alors lève-toi avec foi. Positionne-toi : « Moi, j'y vais, parce que je ne suis pas seul, parce que j'ai l'Éternel des armées à mes côtés, parce qu'il est avec moi et qu'il veut que je triomphe. »
- Dieu veut lever des hommes et des femmes courageux et forts. Ne reste pas tapi dans l'ombre de ta peur : il y a tellement plus pour toi. Lorsque Dieu te met face à tes peurs, ce n'est pas parce qu'il ne t'aime pas, c'est parce qu'il t'aime trop pour laisser la peur dominer sur toi et t'empêcher d'entrer dans sa destinée pour toi.
- Juste après avoir enfin décroché un CDI au bout de six mois, dans une superbe entreprise, le Saint-Esprit a mis à cœur à Gaetana et à son mari David de tout quitter pour partir se former et être avec lui. « J'ai prié, j'ai pleuré, j'ai angoissé, et maintenant que j'ai enfin ce pour quoi j'ai prié, le Seigneur me demande de tout lâcher. » Ils l'ont fait. Et à ce moment-là, il n'y avait plus de peur ni de crainte : elle savait qui était son Dieu et qu'il marchait devant.
- Une pensée complémentaire : entoure-toi de gens courageux, surtout si tu es peureux. Des personnes qui affrontent leurs peurs et qui parlent avec foi. À chaque fois qu'elle a eu peur, Gaetana a frappé à leur porte, et elles ont toujours eu les mots pour la relever : « Ne t'arrête pas là, avance. » La personne la plus proche, c'est son mari : il vit sans peur, « c'est un viking ». Elle avait besoin de quelqu'un qui lui rappelle chaque jour qu'elle ne peut pas vivre guidée par ses peurs ni ses émotions, mais avancer avec foi vers ce que Dieu lui demande.
6. Quatrième clé : regarde à Jésus
- Simple mais tellement importante. Bien souvent, quand la peur frappe à ta porte, c'est que tu ne regardes plus à Jésus : tu regardes à toi-même, à tes capacités, à tes incapacités, mais pas au Dieu de paix, tout-puissant, qui peut tout pour toi. Ne t'autocentre pas, centre-toi sur Christ, ton espoir, ton rocher, ta victoire.
- Si tu veux suivre Dieu, il va forcément te demander des choses impossibles. Pourquoi ? Parce que si tu peux les faire sans lui, c'est toi qui en retires la gloire. Si tu ne peux pas les faire sans lui, toute la gloire lui revient. Bien des fois, Gaetana a dit à Dieu : « Ce défi, je ne le relève pas, laisse-moi dans mon petit train-train tranquille. » Mais Dieu est toujours venu avec douceur : si tu ne peux pas y aller sans moi, c'est précisément que tu dois y aller, parce que la gloire me reviendra.
- 2 Corinthiens 12:9 : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. » Chaque jour, à chaque heure, j'ai besoin de toi. Dans ma faiblesse, tu m'utilises ; dans mes incapacités, tu me donnes toutes les ressources dont j'ai besoin ; tu es ma paix et mon refuge même dans l'adversité.
- Sors de ton mental, de tes ruminations qui tournent en boucle. Philippiens 4:6-7 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » Combien d'entre nous sommes captifs de nos propres raisonnements ? Nous cherchons la solution, la réponse, l'argumentaire bien ficelé. Il va falloir apprendre à laisser ton chaos à la croix : « Jésus, je laisse tout là. Je n'ai pas de solution, mais je crois que de ce chaos, de ces cendres, tu vas faire renaître la vie. »
- La dernière crise d'angoisse de Gaetana remonte à plus de trois ans. « Mon Dieu est vivant, mon Dieu guérit, mon Dieu sauve, mon Dieu est la paix surnaturelle dont la Parole parle. » Si on lui avait dit qu'un jour elle prendrait le micro devant autant de personnes pour en parler, elle ne l'aurait jamais cru. C'est un Dieu qui fait l'impossible et qui utilise les personnes les plus faibles pour que sa gloire éclate. N'aie pas peur de tes faiblesses, laisse-le les utiliser. Ton désespoir servira sa gloire.
Points à retenir
- La peur est une émotion légitime, Jésus lui-même l'a ressentie. Ce n'est pas ta peur qui compte, c'est ce que tu en fais : un tremplin pour ta foi ou une tornade qui t'engloutit.
- Se savoir aimé est la clé la plus importante : l'amour parfait bannit la crainte. Ta valeur est à la croix, pas dans ton succès, tes diplômes ou tes dons. Tu es le disciple que Jésus aime.
- Cultive le jardin de tes pensées : distingue la menthe des orties, refuse l'entrée au mensonge, et le Dieu de paix sera avec toi.
- L'antidote de la peur, c'est la foi, et la foi est un mouvement. Il n'y a pas de raccourci : affronte tes peurs un pas après l'autre, comme Josué entre Josué 1 et Josué 10.
- Regarde à Jésus, pas à tes capacités ni à tes incapacités. Si Dieu te demande l'impossible, c'est pour que la gloire lui revienne : sa grâce te suffit.
Application personnelle
- Est-ce que tu te sais aimé ? Et surtout, est-ce que tu vis comme quelqu'un qui se sait aimé, sans plus rien à prouver ?
- Quand la peur t'engloutit, à quoi ressemblent tes pensées ? Est-ce que tout ce qui te passe par la tête est vrai, juste, pur, digne de louange ? Quelles racines as-tu besoin d'arracher aujourd'hui ?
- Ta peur vient-elle d'un besoin de contrôler ce que tu ne peux pas contrôler, ou d'un échec passé que tu projettes sur l'avenir ?
- Qu'est-ce que Dieu te demande et qui te fait peur ? Quel premier pas, même petit, peux-tu faire cette semaine pour te mettre en mouvement ?
- Qui sont les personnes courageuses et pleines de foi autour de toi, à la porte desquelles tu peux frapper quand tu as peur ?
- Quel chaos as-tu besoin de laisser à la croix aujourd'hui, en acceptant de ne pas avoir la solution ?
Gaetana a terminé par une prière écrite dans la tourmente, que tu peux faire tienne, la main sur le cœur : je veux marcher sur les eaux avec toi sans avoir peur de couler ; être dans la barque au milieu de la tempête sans avoir peur de mourir ; être dans le désert le plus profond sans avoir peur d'être seul ; être à Gethsémané avec toi sans avoir peur de la souffrance qui m'attend ; être face aux foules, déclarant qui tu es, sans avoir peur d'être rejeté ; être avec toi chaque matin sans avoir peur de tout ce qui peut arriver. Je veux être avec toi et ne plus jamais avoir peur, car tu es avec moi. Amen.
Versets cités
- Apocalypse 12:11 : vaincre l'accusateur par le sang de l'Agneau et la parole du témoignage
- Psaume 34:7 : quand un malheureux crie, l'Éternel entend et le sauve de toutes ses détresses
- 1 Jean 4:18 : l'amour parfait bannit la crainte
- Jean 3:16 : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique
- Psaume 116:7 : mon âme, retourne à ton repos
- Psaume 42:6 : pourquoi t'abats-tu, mon âme ? Espère en Dieu
- Psaume 103:1 : mon âme, bénis l'Éternel
- Philippiens 4:6-9 : ne vous inquiétez de rien ; que tout ce qui est vrai soit l'objet de vos pensées ; le Dieu de paix sera avec vous
- Josué 1:9 : fortifie-toi et prends courage, l'Éternel ton Dieu est avec toi
- Josué 10:25 : Josué encourage à son tour le peuple
- Josué 3:14-17 ; 5:13-15 ; 10:12-14 : la traversée du Jourdain, le chef de l'armée de l'Éternel, le soleil qui s'arrête
- Juges 6:25-27 : le premier pas de Gédéon, abattre l'idole dans la maison de son père
- Hébreux 11:1 : la foi, assurance des choses qu'on espère
- 2 Corinthiens 12:9 : ma grâce te suffit, ma puissance s'accomplit dans la faiblesse
Questions fréquentes
Est-ce que la Bible interdit d'avoir peur ?
Non. Quand Dieu dit « n'aie pas peur », il ne dit pas que tu n'as pas le droit de ressentir cette émotion. La peur est légitime, elle fait partie des émotions humaines, et Jésus lui-même a ressenti de la peur et de l'angoisse. Ce qui compte, c'est ce que tu fais de ta peur : un tremplin pour ta foi, ou une tornade qui t'engloutit.
Combien de fois la Bible dit-elle « n'aie pas peur » ?
Selon le décompte cité dans ce message, on retrouve ce « n'aie pas peur » 365 fois dans la Parole, une fois pour chaque jour de l'année. C'est souvent une phrase que Dieu donne pour affirmer quelqu'un avant de l'envoyer accomplir sa volonté : Abraham, Moïse, Josué, Gédéon, Jérémie, Daniel, Paul en ont tous eu besoin.
Quelles sont les quatre clés pour vivre sans peur selon ce message ?
Premièrement, te savoir aimé et vivre comme quelqu'un qui se sait aimé, car l'amour parfait bannit la crainte (1 Jean 4:18). Deuxièmement, cultiver le jardin de tes pensées (Philippiens 4:8-9). Troisièmement, affronter tes peurs, car la foi est un mouvement et se travaille comme un muscle. Quatrièmement, regarder à Jésus plutôt qu'à tes capacités ou tes incapacités (2 Corinthiens 12:9).
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