Introduction
« À chaque fois que Dieu veut agir, il nous invite à entrer en partenariat avec lui. » Banning Liebscher, fondateur de Jesus Culture aux États-Unis, revient pour la deuxième fois en un an à La Porte Ouverte Chrétienne, à Mulhouse. Il se présente avec humour comme « votre pasteur américain » et il est venu cette fois avec son épouse, avec qui il sera marié depuis 29 ans en décembre.
Son message part d'une conviction : Dieu a des plans pour la France, pour l'Europe, pour ta ville, mais aussi pour ton mariage, tes enfants, ta santé et tes finances. Et la manière dont il fait naître ses plans sur la terre, c'est en travaillant avec ses enfants. Cette invitation commence toujours de la même façon : Dieu parle, il révèle, il donne une parole.
À partir de l'histoire d'Anne dans 1 Samuel 1, le prédicateur pose une question simple : quand Dieu t'a donné une parole, qu'en fais-tu ? Il propose trois clés très pratiques pour porter cette parole jusqu'à son accomplissement : la prier, s'y préparer et aligner tes paroles sur les siennes.
Plan du message
1. Dieu agit en partenariat avec ses enfants
- Dieu a décidé que la manière dont il allait réaliser ses plans sur terre serait le partenariat avec ses enfants. Certaines choses qu'il veut accomplir à notre époque ne se produiront que si nous lui disons oui.
- Cela vaut à grande échelle : « Je crois de tout mon cœur que Dieu a des plans et des buts pour la France. » Banning Liebscher croit que Dieu veut réveiller son Église dans cette nation et que la France va voir la plus grande moisson de son histoire.
- « Il n'y a aucun réveil dans la Bible, aucune action de Dieu dans l'histoire de l'humanité, qui n'ait d'abord commencé par une invitation que Dieu a envoyée à un groupe particulier qui y a répondu. »
- Cela vaut aussi dans ta vie personnelle. Dieu veut peut-être te dire : « Je veux bénir tes finances. Je veux agir dans ton mariage. Je veux toucher tes enfants. »
- Cette invitation passe par une parole. Le prédicateur s'appuie sur Jean 15:7 : quand nous demeurons en Jésus et que sa parole demeure en nous, cette parole révélée nous fait entrer dans une action de foi.
2. Anne voulait un fils, Dieu voulait donner un prophète
- Anne est mariée à Elkana, qui a une autre épouse, et cette autre femme a des enfants. Mais la Bible dit que l'Éternel avait rendu Anne stérile. Dieu a mis en elle un désir profond, et elle crie à lui pour avoir un fils.
- Son mari ne comprend pas sa tristesse. Il lui donne même plus qu'à son autre épouse, et il lui demande : « Est-ce que je ne vaux pas pour toi mieux que dix fils ? » Pendant un verset, elle essaie de se reprendre. Au verset suivant, elle est à terre, criant à Dieu.
- « Elle criait pour recevoir un fils, mais Dieu lui a donné un prophète. » Anne allait donner naissance à Samuel, le prophète qui préparerait la voie aux rois à venir, une figure qui annonce le royaume de Christ.
- Le prédicateur y voit une parole prophétique pour l'Église d'aujourd'hui : « Je crois que Dieu est en train de réveiller une insatisfaction divine. » Si quelque chose s'agite en toi, c'est peut-être parce que Dieu veut faire naître ses projets au travers de ta vie.
3. Une parole qui change tout
- Au temple, Anne prie sans prononcer un mot à voix haute : ses lèvres remuent. Le sacrificateur Éli ne comprend pas ce qui se passe et pense qu'elle est ivre. Il lui dit de faire passer son vin.
- Anne répond qu'elle n'a rien bu : elle déverse son cœur devant l'Éternel. Éli reconnaît alors le cri de désespoir qui monte d'elle et lui dit : « Va en paix, et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée. » (1 Samuel 1:17)
- « Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Et cette femme s'en alla. Elle mangea, et son visage ne fut plus le même. » (1 Samuel 1:18)
- Son mari n'arrivait pas à la consoler. Elle ne voulait pas seulement un mari bon envers elle, elle voulait un fils. Ce qui a changé ce jour-là, ce n'est pas qu'elle soit déjà enceinte physiquement : « c'est qu'elle a reçu une parole que Dieu lui a donnée ».
- Certains attendent, ont crié à Dieu pour leur famille ou leurs finances. Ce dont ils ont besoin, c'est que Dieu leur parle. Et quand cette parole vient, nous avons la responsabilité de la porter : selon l'Évangile de Jean, il ne suffit pas d'entendre la parole, elle doit demeurer en nous.
- D'où la question que pose le prédicateur : « Qu'est-ce que Dieu est en train de te dire maintenant ? Quelle est la parole qu'il veut te donner ? Et lorsque nous entendons cette parole, comment la portons-nous ? »
4. Première clé : prier la parole reçue
- « Je sais que ça semble simple. » Mais Banning Liebscher est stupéfait de voir combien de personnes reçoivent une parole, lisent les Écritures, et ne prient pas, ne déclarent pas ce que Dieu leur a dit.
- La parole de Dieu doit devenir le carburant de ta vie de prière. Nous portons sa parole d'abord dans la prière. L'intercession, c'est se tenir à la brèche et déclarer la parole de Dieu, jusque dans sa voiture en traversant sa ville : « Dieu, fais ce que tu m'as dit. »
- « La prière veut dire ceci : Dieu nous dit ce qu'il veut faire, et je reviens vers lui pour dire : Seigneur, est-ce que tu peux faire ce que tu m'as dit que tu allais faire ? » C'est pourquoi il faut demeurer dans la parole, connaître le cœur de Dieu et ses promesses.
- Le prédicateur l'a compris en priant pour ses propres enfants. Il ne se contentait pas de dire « bénis-les ». Il rappelait à Dieu ce qu'il avait dit sur sa fille quand elle était bébé : qu'elle serait une voix pour les nations, qu'elle entendrait la voix de Dieu.
- Peut-être que tes enfants sont loin du Seigneur. Mais Dieu t'a déjà donné une parole sur eux, quand ils avaient cinq ans ou lors d'un camp de jeunes. « Maman, tu es peut-être à la maison en train de faire la vaisselle », pendant que tes enfants sont en boîte de nuit. Tu peux déclarer : « Dieu, voici ce que tu as dit à propos de mon fils. Il va annoncer l'Évangile. »
- Il en va de même pour la nation. Quand les gens autour de nous écoutent les nouvelles, nous portons la bonne nouvelle. Là où le péché abonde, la grâce surabonde. Quand les ténèbres sont épaisses, la lumière de Dieu va briller au travers de l'Église en France.
5. Deuxième clé : se préparer à son accomplissement
- « Une des démonstrations de la foi les plus simples et en même temps les plus profondes, c'est la manière dont nous nous préparons. » Quand Anne a entendu la parole, elle s'est levée et s'est préparée. Sa vie n'était plus la même après qu'avant.
- Hébreux 11:7 : « C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille. » Comment savons-nous que Noé croyait Dieu ? Pas parce qu'il l'a dit, mais parce qu'il s'est préparé.
- Quand ses enfants étaient petits et que la maison était en désordre, le prédicateur et son épouse avaient une technique : inviter quelqu'un à dîner. Ils étaient alors obligés de ranger. Et l'invité les remerciait chaleureusement de l'invitation, sans connaître la vraie raison.
- Il imagine inviter le pasteur de l'église un mercredi à 19 h. Le lundi, il passe l'aspirateur. Le mardi, il fait les courses. Pourquoi ? « Parce que je crois ce qu'il a dit. » Sa vie manifeste concrètement sa confiance.
- Maintenant, imagine un invité qui ment sans arrêt. Le lundi, rien n'est rangé. Le mardi, pas de courses. Le mercredi, on l'appelle pour vérifier qu'il viendra vraiment. « Je questionne ta parole. »
- « Ne me dites pas que vous croyez ce que Dieu vous a dit. Montrez-moi comment votre manière de vivre prépare ce que Dieu a dit. » Certains doivent être honnêtes : « Je ne suis pas sûr de croire ce que tu m'as dit », et régler cette incrédulité devant Dieu.
- Car Dieu ne ment pas. Sa parole ne retourne pas à lui sans avoir accompli ce pour quoi il l'a envoyée. Tous les hommes sont peut-être menteurs, mais Dieu est vrai.
6. Troisième clé : aligner tes paroles sur les siennes
- Le prédicateur est frappé de voir à quel point les chrétiens prêtent peu attention aux paroles qui sortent de leur bouche. La Bible dit que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue : nos paroles entrent en partenariat avec les plans de Dieu, ou elles vont contre eux.
- Dieu dit « Je veux te bénir dans tes finances », mais nous regardons notre compte en banque et ce qui sort de notre bouche n'est pas aligné avec ce qu'il a dit.
- Sa fille, qui a aujourd'hui 27 ans, a été élevée pour être une leader pleine d'assurance. Chaque soir, il lui faisait répéter : « Je suis bénie, je suis aimée, je suis magnifique, je n'ai aucune crainte. » À quatre ans, en entendant l'histoire de Nebucadnetsar qui se croyait plus grand que Dieu, sa réponse à la question « Y a-t-il quelqu'un de plus grand que Dieu ? » leur a fait comprendre qu'ils étaient peut-être allés un peu trop loin.
- Adolescente, en conduite accompagnée, elle discutait chacune de ses instructions. « Tu conduis depuis trois mois, moi depuis 25 ans. » Elle l'a regardé : « Papa, ça fait quatre mois. » Il a prié pour qu'elle obtienne son permis de justesse, juste les 70 % requis, pour apprendre l'humilité. Elle l'a eu à 100 %, sans aucune faute.
- Ce qu'il voulait lui transmettre, ce n'était pas la peur, mais la sobriété : au volant, elle est responsable d'une puissance qui peut causer de grands dommages si on la sous-estime. « Réalisez la puissance incroyable que vous possédez dans les paroles que vous déclarez. »
- Il vit en Californie, qu'il compare à Babylone. Il serait facile d'y déclarer des choses décourageantes. Mais Dieu a parlé sur cet État, et il croit à un nouveau mouvement, comme le Jesus movement qui a touché cet État par le passé. « Je n'ai pas la permission de dire autre chose que ce que Dieu m'a dit. »
- Dans son équipe, une pasteure qui en fait partie depuis ses 19 ans, avec une onction particulière, devait clôturer la louange lors de conférences devant des milliers de personnes. Nerveuse, elle le faisait quand même, puis en redescendant elle disait : « Ce n'était pas si terrible. » Il l'envoyait alors pour une « pause avec Jésus » de deux minutes. Elle revenait : « C'était puissant, des vies ont été changées, il a aimé ce moment. » « Ce sont les seules choses que tu es autorisée à déclarer. »
- Nous avons besoin de personnes autour de nous qui nous tiennent redevables de nos paroles et qui nous demandent : « Qu'est-ce que Dieu dit à propos de cette situation ? » Prends ta Bible, va passer ce temps avec lui, puis déclare ce qu'il a dit.
7. Zacharie, la repentance et une prière pour la France
- Le prédicateur prie encore aujourd'hui des paroles que Dieu lui a données il y a plus de 30 ans. Certains avaient l'habitude de prier ce que Dieu leur avait dit et ont arrêté. Il invite à demander : « Dieu, rappelle-moi ce que tu as déclaré sur mes enfants, sur cette nation. »
- Il invite l'assemblée à se lever et à se repentir pendant 30 secondes : « Pardonne-moi. Mes paroles n'ont pas été alignées avec celles du ciel. »
- Dans l'Évangile de Luc, un ange annonce à Zacharie qu'il aura un fils qui préparera le chemin du Seigneur et tournera les cœurs d'Israël vers Dieu. Zacharie ne le croit pas : « Je suis vieux. » L'ange lui annonce qu'il sera muet.
- « Je me suis toujours dit que Dieu le punissait, mais je crois qu'il était en train de l'aider. » L'incrédulité qui sortait de sa bouche n'aidait pas le plan de Dieu. Il est resté muet jusqu'à ce que la foi pénètre son cœur et se révèle dans sa manière de parler.
- Certains doivent arrêter de parler et dire : « Dieu, remplis mon cœur, pour que ma bouche parle de l'abondance du cœur. »
- S'adressant au pasteur de l'église, il dit voir une nouvelle vague de prière, « une nouvelle flamme de feu de prière » au-dessus de cette église, Dieu qui saisit le cœur de son peuple pour prier.
- La prière finale est pour la nation : malgré les grèves dans les rues, une révolution spirituelle. « Cette nation va être une ville sur la colline qui ne peut être cachée, une lumière pour les autres nations. » Ce que Dieu a fait au pays de Galles, dans la rue Azusa, en Chine, en Argentine, le prédicateur le demande pour la France. « Père, tu n'as pas oublié la France. Donne-moi ta parole. Que ta parole demeure en moi. »
Points à retenir
- Dieu agit sur terre en partenariat avec ses enfants, et ce partenariat commence toujours par une parole qu'il donne.
- Anne n'était pas encore enceinte quand elle a quitté le temple, mais elle avait reçu une parole, et son visage ne fut plus le même.
- Prier la parole, c'est revenir vers Dieu pour lui demander de faire ce qu'il a dit qu'il ferait.
- La foi se voit dans la préparation : Noé a cru, et il a construit l'arche.
- Nos paroles s'alignent sur les plans de Dieu ou vont contre eux : nous n'avons pas la permission de déclarer autre chose que ce qu'il a dit.
Application personnelle
- Quelle parole Dieu t'a-t-il déjà donnée, pour toi, tes enfants, ta ville ou ta nation, et que tu as cessé de prier ?
- Dans ta manière de vivre, qu'est-ce qui montre aujourd'hui que tu te prépares à voir s'accomplir ce que Dieu a dit ?
- Y a-t-il une incrédulité que tu dois reconnaître honnêtement devant Dieu au lieu de la cacher ?
- Quelles paroles sortent de ta bouche quand tu regardes ton compte en banque, tes enfants ou les nouvelles ? Sont-elles alignées sur ce que Dieu dit ?
- Qui, autour de toi, peut te demander : « Qu'est-ce que Dieu dit à propos de cette situation ? »
Versets cités
- 1 Samuel 1
- 1 Samuel 1:8
- 1 Samuel 1:17-18
- Jean 15:7
- Romains 5:20
- Hébreux 11:7
- Ésaïe 55:11
- Romains 3:4
- Proverbes 18:21
- Daniel 4
- Luc 1:13-20
- Luc 6:45
- Matthieu 5:14
Questions fréquentes
Qu'est-ce qui a changé pour Anne au temple, dans 1 Samuel 1 ?
Anne n'était pas encore enceinte quand elle a quitté le temple. Ce qui a changé, c'est qu'elle avait reçu une parole : « Va en paix, et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée. » Elle s'en alla, elle mangea, et son visage ne fut plus le même. Pour Banning Liebscher, tout commence quand Dieu donne sa parole.
Comment porter une parole que Dieu nous a donnée ?
Le prédicateur donne trois clés pratiques. Prier cette parole, en rappelant à Dieu ce qu'il a dit. Se préparer à son accomplissement, comme Noé qui a construit l'arche. Aligner ses propres paroles sur celles de Dieu, parce que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue.
Pourquoi Zacharie est-il devenu muet ?
Zacharie n'a pas cru l'ange qui lui annonçait la naissance de Jean-Baptiste. Banning Liebscher a longtemps pensé que Dieu le punissait. Il croit aujourd'hui que Dieu l'aidait : l'incrédulité qui sortait de sa bouche ne servait pas le plan de Dieu, alors il est resté muet jusqu'à ce que la foi remplisse son cœur.