Introduction
Luc a écrit deux livres, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des apôtres. Le but, rappelle Charlie Skrine, est d'arriver à la certitude de ce que les apôtres ont enseigné, et les Actes mettent cette certitude en mouvement : ils nous associent au grand projet de rendre témoignage à Jésus ressuscité jusqu'aux extrémités de la terre.
Ce sixième message de la série « No Favourites », prêché à All Souls Langham Place à Londres, porte sur Actes 12:1-19. Il pose une question simple : « dans quel genre de film sommes-nous ? » Autrement dit, quelles sont les conditions du contrat entre Dieu et nous si nous rejoignons ce projet ?
Le récit ressemble à un film d'évasion : un roi puissant, un apôtre enchaîné, un ange, une porte de fer qui s'ouvre toute seule. Mais un seul verset suffit pour qu'un membre de l'équipe de Jésus meure. Le prédicateur raconte l'histoire, puis en tire trois implications que Luc veut nous rendre certaines.
Plan du message
1. Dans quel genre de film vivons-nous ?
- Beaucoup de chrétiens semblent croire qu'ils vivent dans un épisode de « L'Agence tous risques », une série télévisée bon marché de l'enfance du prédicateur : un commando d'élite condamné pour un crime qu'il n'a pas commis, évadé, qui vient en aide à ceux que personne d'autre ne peut aider.
- Cela ressemble à l'histoire des Actes : des malentendus, de fausses accusations, des évadés au service des gens dans le besoin. Et cette semaine, on a même une évasion de prison et une résistance clandestine.
- Mais dans la série, malgré les armes et les explosions chaque semaine, le prédicateur ne se souvient pas que quelqu'un ait été touché par une balle, pas même les méchants. Quand sa mère arrivait avec les spaghettis sur toasts, on savait que les quatre remonteraient dans leur camionnette, victorieux, vers l'horizon. Ils étaient à l'abri de toute conséquence réelle.
- Jésus aussi avait son équipe de choc : lui comme chef, puis Pierre, Jacques et Jean, le cercle des quatre, avec leurs surnoms, les fils du tonnerre et le roc. Le ton d'Actes 12 a quelque chose de drôle : Dieu se moque d'Hérode, c'est un film d'évasion, presque un film de casse.
- Pourtant, en Actes 12:2, Hérode fait mourir par l'épée Jacques, frère de Jean. Pas Jacques, le frère de Jésus, mentionné au verset 17, mais Jacques fils de Zébédée, l'un des fils du tonnerre. Il meurt en une seule phrase.
- Le prédicateur compare plutôt ce chapitre à la série britannique « Spooks », où une jeune stagiaire, qui n'était pas censée partir en mission, meurt dès le deuxième épisode. Pendant les 86 épisodes et les dix saisons suivantes, on ne savait jamais si un personnage survivrait jusqu'à la fin. Rien n'était garanti.
- D'où la question : quelles attentes avoir quand nous portons jusqu'aux extrémités de la terre ce message de pardon pour tous et de vie après la mort ?
2. Hérode Agrippa, l'homme le plus puissant de la région
- Avec Hérode, on quitte les affaires de l'Église locale pour entrer dans les conflits géopolitiques. Il y a beaucoup d'Hérode dans la Bible, mais celui-ci, Hérode Agrippa Ier, est le plus grand depuis Hérode le Grand. Il a reconstitué tout le royaume de son grand-père.
- Il est à la fois l'Hérode le plus juif et le plus romain. Il a convaincu les prêtres, le temple et les pharisiens qu'il défendait fidèlement la loi, et il est sans doute plus proche de César que n'importe qui dans l'empire.
- Il a grandi avec les fils de l'empereur, il buvait et jouait avec Caligula et Claude. En 37, il est emprisonné pour avoir souhaité tout haut la mort de l'empereur pour que Caligula règne. Les choses tournent en sa faveur quand Caligula devient empereur.
- En 41, lors d'un coup d'État à Rome, le plan est de rétablir la république. Selon l'historien Josèphe, c'est Hérode qui trouve Claude tremblant derrière un rideau, rallie la garde derrière lui et négocie avec le Sénat, sous la menace des armes, pour lui rendre le trône.
- Pour cet homme, les chrétiens sont une occasion. Il fait un essai : au verset 1, il arrête quelques membres de l'Église ; au verset 2, il tue l'un des chefs ; au verset 3, voyant que cela plaît aux Juifs, il fait arrêter Pierre.
- On ne peut pas exécuter quelqu'un pendant la fête, ce qui rappelle beaucoup Jésus. Hérode prépare donc un procès spectacle pour le moment où tous les pèlerins de la diaspora seront dans la ville. Il veut prouver qu'il est le protecteur de son peuple.
3. Des visiteurs d'Antioche à Jérusalem
- D'autres pèlerins sont à Jérusalem. La semaine précédente, la série s'était arrêtée en Actes 11:30 : Barnabas et Saul, responsables de la nouvelle Église des nations à Antioche, sont venus à Jérusalem.
- En Actes 12:25, ils rentrent à Antioche sans avoir fait, selon Luc, autre chose que remettre des sacs d'argent. Ils repartent avec un nouvel ami, Jean, surnommé Marc, dont on visite la maison au verset 12 sans le rencontrer.
- Certains commentateurs pensent que Luc veut rassurer : Dieu n'a pas oublié Jérusalem ni le peuple juif. Le prédicateur ne pense pas que cette idée ait jamais traversé l'esprit de Luc : dans tout le livre, jusqu'au dernier chapitre, l'annonce de l'Évangile commence toujours par les Juifs avant les nations.
- Sa lecture : Saul, Barnabas et Marc sont là pour comprendre dans quel film ils se trouvent avant de partir d'Antioche porter l'Évangile dans tout l'empire, jusqu'en Inde et en Afrique.
- Avant un voyage qui conduira Saul jusqu'à la prison de la garde prétorienne à Rome, voyons comment les choses tournent quand l'homme qui a mené cette garde lors du coup d'État essaie de persécuter l'Église.
4. Une évasion digne d'un film
- Pour Jacques, les choses tournent mal : une phrase, et il est mort. Nous avons un Évangile de Jean, mais pas d'Évangile de Jacques.
- Pierre est en prison, et tout est doublé : quatre escouades de quatre soldats, deux soldats et deux chaînes, deux postes de garde. Hérode ne prend aucun risque avec cette dangereuse bande de pêcheurs et leurs poissons.
- Un ami chrétien du prédicateur, réalisateur, a eu sa grande chance avec un film d'évasion, « Escape from Pretoria », avec Daniel Radcliffe, l'ancien Harry Potter. Il devait être un succès en mars 2020 et il est sorti au moment de l'épidémie de Covid-19. Le film raconte une évasion sous l'apartheid en Afrique du Sud.
- Au verset 6, comme dans ce film, la caméra tourne lentement autour des miradors pour montrer que l'évasion est impossible. Puis la scène de l'évasion commence. Au cinéma, ce sont des heures de menuiserie et de serrures ; ici, un ange apparaît, et plus rien n'est un problème.
- L'obscurité ? Une lumière brille. Les chaînes ? Elles tombent. Les gardes ? On passe devant eux. La porte de fer de la ville, au verset 10, s'ouvre d'elle-même. Une évasion à la manière d'Obi-Wan Kenobi.
- Pierre n'y croit pas : au verset 9, il pense avoir une vision, comme si Dieu le consolait la veille de son exécution. Puis « revenu à lui-même » (verset 11) et « après avoir réfléchi » (verset 12). Le prédicateur imagine ce grand pêcheur debout dans la rue, le temps que son esprit rattrape la réalité. L'aube arrive, la relève peut venir à tout moment.
- « Je vois maintenant d'une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange » (Actes 12:11). C'est un livre sur la certitude. Le grand procès commencera sans sa vedette.
5. Une réunion de prière surprise par la réponse
- Pierre décide de prévenir l'Église. Il va à la maison de Marie, peut-être la plus proche de la prison, peut-être son groupe habituel. Il sait qu'ils prieront probablement toute la nuit.
- Il frappe du verset 13 au verset 16, parce qu'il n'arrive pas à se faire ouvrir. Le dilemme : frapper assez fort pour être entendu de gens qui prient avec ferveur, mais pas assez pour alerter la police secrète. C'est la vie qu'il mène désormais.
- Rhode, la servante, est si joyeuse qu'elle oublie d'ouvrir la porte. Or, dans un film d'évasion, ouvrir la porte est la chose la plus importante. Le prédicateur est sûr que Pierre et Rhode ont raconté cette histoire ensemble bien des fois.
- À l'intérieur, personne ne la croit (verset 15) : soit elle est folle, soit c'est une sorte de visite angélique. Pierre est dans son cachot et il mourra demain : c'est ce qu'ils tiennent pour certain.
- Que demandaient-ils dans leur prière ? Peut-être leur foi était-elle faible. C'est possible : on prie pour une chose qu'on ne croit pas vraiment que Dieu fera, puis il la fait, et on est un peu surpris.
- Plus probablement, ils priaient comme le Nouveau Testament prie pour les prisonniers, une prière qui porte sur la fermeté bien plus que sur l'évasion. Quelqu'un a suggéré au prédicateur qu'ils se souvenaient peut-être de ce qui s'était passé une dizaine d'années plus tôt : « S'il te plaît, ne laisse pas Pierre renier Jésus une seconde fois. »
- Quand ils ouvrent enfin, leur étonnement est bruyant, au mauvais moment. Pierre leur fait signe de se taire, puis part pour la vie clandestine d'une Église persécutée.
- Les dernières scènes concernent Hérode. Le matin, grande agitation parmi les soldats (verset 18), recherches désespérées et interrogatoire (verset 19) : combien de gardes, de chaînes, de portes ? Un pêcheur serait passé devant vous tous ? Le prédicateur sent qu'Hérode, ami de l'empereur et maître de tout Israël, n'arrive pas à accepter que les choses lui aient échappé. Et si Dieu n'était pas de son côté ? Furieux, il part pour sa capitale romaine.
6. Un seul Seigneur, une mission inarrêtable
- Barnabas et Saul rapportent trois implications à Antioche. Si une Église soutient le grand projet d'annoncer l'Évangile jusqu'aux extrémités de la terre, voilà le genre de film qu'elle vivra.
- Première implication : compare Hérode et Jésus. C'est un choc entre deux messies. Qui est vraiment le roi du monde ? Il n'y a qu'un seul Seigneur tout-puissant, même si Rome et Jérusalem s'unissent contre lui.
- Selon le prédicateur, l'histoire rapporte qu'un des conseillers d'Hérode s'appelait Gamaliel. Or Gamaliel a donné un conseil au chapitre 5 : si cette œuvre vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire, et vous risquez de vous retrouver à combattre contre Dieu (Actes 5:38-39). Quelle que soit ta puissance, la leçon de l'histoire biblique est la même : tu ne veux pas te retrouver en lutte contre Dieu.
- Lors de la précédente réunion de prière des Actes, l'Église avait prié le Psaume 2 et parlé d'Hérode : Hérode et Ponce Pilate se sont ligués avec les nations et les peuples d'Israël contre Jésus, l'oint de Dieu, « pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d'avance » (Actes 4:27-28). Tout ce qu'ils ont fait a servi le plan de Dieu : Jésus sur le trône pour toujours.
- Dieu peut envoyer son ange quand il veut et faire sortir Pierre, ou n'importe qui, de n'importe quelle prison, quel que soit le nombre de portes et de gardes.
- Deuxième implication, qui découle de la première : c'est une mission qu'on ne peut pas arrêter. La grande question du livre est de savoir si ce message atteindra les extrémités de la terre et survivra à toutes les tentatives de le tuer, de l'intimider ou de lui barrer la route. Il n'y a aucun doute.
- Jésus l'a dit au début du livre : vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre (Actes 1:8). Jérusalem, c'est fait ; la Judée et la Samarie aussi ; les extrémités de la terre, cela vient de commencer à Antioche. C'est le plan jusqu'au retour de Jésus.
7. Jacques et Pierre : ta vie est gardée jusqu'au bout de ton œuvre
- Les deux premières implications rassurent. Mais alors, comment Jacques est-il mort ? Et pourquoi nos vies ne ressemblent-elles pas à celles de l'équipe de choc ? Ce qui est vrai de tout le chapitre, c'est que la mission ne peut pas échouer, et pourtant tu peux mourir.
- Troisième implication, au sujet des personnes. Étienne était déjà mort, mais il n'était pas apôtre. Cette fois, c'est l'un des trois proches de Jésus. Pourquoi Dieu a-t-il délivré Pierre et pas Jacques ? Et pourquoi Pierre dans les années 40, mais pas dans les années 60, quand il a été exécuté à Rome ?
- L'histoire de Jacques et de Pierre parle de sauver ta vie pour toujours. Pierre montre que ta vie est totalement protégée : rien ne peut te nuire jusqu'à ce que tu aies achevé ton œuvre pour le Seigneur. Pierre avait encore du travail, alors le nombre de gardes ne comptait pas. Jacques avait un travail pendant la décennie décisive qui a suivi la résurrection, et ce travail était achevé.
- Cela a toujours été le contrat. Il n'y a pas de clauses cachées avec Jésus, pas de mauvaise surprise si tu as écouté ce qu'il dit. Le jour où les disciples ont compris que Jésus lui-même devait mourir, il leur a dit : « celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera » (Luc 9:24).
- Le contrat n'a jamais été de sauver ta vie maintenant, dans ce monde. Si la priorité de Jacques avait été d'éviter la prison, d'éviter la souffrance et de préserver sa vie, c'était la manière de la perdre. Le contrat, c'est de porter ta croix et de perdre ta vie pour Jésus ; alors tu la sauves pour toujours.
- « C'est ce que je veux dire par "jusqu'à" » : Jésus sauvera ta vie encore et encore jusqu'à ce que tu achèves ton œuvre pour lui, puis il la sauvera pour toujours. Jacques a donc bien sauvé sa vie. Il partage aujourd'hui la vie de résurrection avec le Maître qu'il a suivi jusqu'à la mort.
- Jésus ne nous offre pas ce qu'offraient les séries des années 80, un cigare et une camionnette qui file vers un autre quartier de Los Angeles. Il offre beaucoup mieux : une vie indestructible avec lui de l'autre côté de la mort, cette grande porte qui attend chaque être humain, y compris les Hérode qui ont tout maintenant.
- C'est même le contrat que Jacques a demandé. La mère des fils de Zébédée, « l'une des meilleures mères de la Bible », avait de grands projets pour ses fils : qu'ils soient les plus importants dans le royaume à venir. Jésus, qui connaissait le jour d'Actes 12, lui répond : « Vous ne savez ce que vous demandez » et « vous boirez ma coupe » (Matthieu 20:22-23).
- Le roi d'un royaume à venir peut donner une sécurité éternelle, mais ses serviteurs ne sont en sécurité ici que jusqu'à ce que leur œuvre soit achevée. Jacques avait une mère et un frère, sans doute une épouse et des enfants, des projets, des raisons de penser qu'il serait encore utile à Jésus pendant des années. Le prédicateur pense à la terrible douleur de la perte que ces paroles annonçaient.
- C'est le rapport que Saul et Barnabas ramènent à Antioche, une grande ville commerçante et cosmopolite, la ville des occasions où se font les fortunes. Antioche ressemble à All Souls à bien des égards. Veux-tu être le point de départ de l'avancée inarrêtable de cet Évangile ? Antioche regarde le contrat les yeux ouverts, et au chapitre 13, elle dira oui. La question est la même pour l'Église d'aujourd'hui.
Points à retenir
- Luc écrit pour que nous ayons la certitude : il n'y a qu'un seul roi, Jésus, et ni Hérode ni Rome ne peuvent lui résister.
- La mission de témoigner de Jésus jusqu'aux extrémités de la terre vient de Dieu : personne ne peut l'arrêter.
- La vie chrétienne n'est pas un épisode de « L'Agence tous risques » : la mission ne peut pas échouer, et pourtant tu peux mourir.
- Jésus garde ta vie jusqu'à ce que ton œuvre soit achevée, puis il la sauve pour toujours. Il n'y a pas de clause cachée dans son contrat.
- Comme Antioche, chaque Église est appelée à regarder le prix en face et à dire oui.
Application personnelle
- Dans quel genre de film penses-tu vivre ta vie chrétienne : une série où rien de grave n'arrive, ou une mission où rien n'est garanti ici-bas ?
- Quand tu pries pour un frère ou une sœur en difficulté, que demandes-tu : qu'il soit délivré, qu'il tienne ferme, ou les deux ?
- Y a-t-il un domaine où tu cherches d'abord à sauver ta vie maintenant, à éviter tout prix à payer, plutôt qu'à suivre Jésus ?
- Comment la certitude que ta vie est gardée jusqu'au bout de ton œuvre peut-elle te libérer de la peur cette semaine ?
- Qu'est-ce que suivre Jésus pourrait te coûter dans ton travail, ta famille ou ton quartier, et es-tu prêt à dire oui, comme Antioche ?
Versets cités
- Actes 12:1-19
- Actes 11:30
- Actes 12:25
- Actes 5:38-39
- Actes 4:25-28
- Psaume 2
- Actes 1:8
- Luc 9:22-24
- Matthieu 20:20-23
Questions fréquentes
Pourquoi Dieu a-t-il délivré Pierre et pas Jacques dans Actes 12 ?
Pour Charlie Skrine, la réponse tient au mot « jusqu'à ». Jésus garde la vie de ses serviteurs jusqu'à ce que leur œuvre soit achevée. Pierre avait encore du travail à accomplir, alors le nombre de gardes ne comptait pas. Le travail de Jacques, lui, était terminé. Il n'a pas perdu sa vie : il l'a sauvée pour toujours, selon la parole de Jésus en Luc 9:24.
Que demandait l'Église qui priait pour Pierre ?
Le texte dit que l'Église priait avec insistance, mais personne ne croit Rhode quand Pierre frappe à la porte. Le prédicateur évoque une foi faible, mais pense plus probable qu'ils priaient comme le Nouveau Testament prie pour les prisonniers : pour la fermeté plus que pour l'évasion. Peut-être demandaient-ils que Pierre ne renie pas Jésus une seconde fois.
Qui est le roi Hérode d'Actes 12 ?
Il s'agit d'Hérode Agrippa Ier, le plus grand Hérode depuis Hérode le Grand selon Charlie Skrine. Ami d'enfance des fils de l'empereur, il a aidé Claude à monter sur le trône en 41. Il cherche à la fois la faveur de Rome et celle des Juifs, et voit dans la persécution des chrétiens une occasion de plaire au peuple.