Examiner toute chose : 4 pièges à discerner par la Parole

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Introduction

Avant même d'entrer dans son message, le pasteur Paul ETTORI prépare l'assemblée à ce qu'il voit venir : un temps de réveil, mais aussi un contre-réveil qui n'aura rien du Saint-Esprit. Les réveils, il en a visité plusieurs, dans plusieurs pays. Il l'a constaté : ils n'arrivent pas quand tout va bien. Ils arrivent quand la nuit épaisse tombe sur un peuple et que les hommes, à bout, se tournent enfin vers leur Créateur.

Ici en France, la situation est confortable. Trop, peut-être. Mais un réveil vient. Et parce qu'il vient, l'ennemi aussi affûte ses copies. Il imite. Il maquille. Il ruse. C'est pour cela que Paul ETTORI reprend un verset simple, tranchant, qui trace la boussole de tout ce qui va suivre : « Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5:20-21)

Dans le spirituel, il ne suffit plus de discerner le vrai du faux. Il faut discerner le vrai du presque vrai. Et pour cela, tu as besoin de la loupe de la Parole et du Saint-Esprit. Ce message te donne quatre pièges à regarder de très près, avec la Bible ouverte sur les genoux.

Plan du message

1. Se méfier des apparences

  • Il y a aux États-Unis un arbre qu'on appelait « le géant de la forêt » : le plus haut, le plus large, le plus imposant. Un jour, sans orage ni foudre, il s'est écroulé. À l'intérieur, la vermine l'avait rongé pendant des années. Belle apparence, mort à l'intérieur.
  • C'est exactement le piège des stars, des idoles médiatiques, des figures publiques qui donnent l'illusion du bonheur. Quand on étudie leur vie, on découvre autre chose. Neuf mariages, neuf divorces : est-ce un symbole de réussite ?
  • Samuel, ce grand juge, ce prophète conduit par Dieu, va pourtant se tromper. Envoyé chez Jessé pour oindre le futur roi, il voit Éliab, l'aîné, et se dit : « Sûrement, c'est celui-là. » Grand, beau, imposant. Et Dieu l'arrête : « Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère ; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur. » (1 Samuel 16:7)
  • Ce sera David, le plus jeune, celui qu'on avait oublié aux champs, qui sera choisi. Si un prophète oint de Dieu peut se tromper sur les apparences, à combien plus forte raison toi et moi.
  • Application immédiate : si tu vois arriver une personne à fréquenter, un projet à rejoindre, un enseignement à recevoir, ne t'arrête pas à ce que tes yeux voient. Tes yeux sont trompeurs. Demande à Dieu de te la faire voir comme lui la voit.
  • Le pasteur rappelle aussi que l'antéchrist, quand il viendra, fera des prodiges spectaculaires. Mais Jésus, lui, ne se contentait pas d'apparences : il guérissait, il délivrait, il aimait les hommes réellement. La vraie puissance de Christ ne se maquille pas.

2. Se méfier des circonstances favorables

  • Actes 27 raconte le voyage de Paul en mer, prisonnier en route pour Rome. Une phrase du récit fait froid dans le dos : « Un léger vent du sud vint à souffler, et se croyant maîtres de leur dessein, ils levèrent l'ancre. » (Actes 27:13)
  • Un léger vent favorable. Rien de plus. Et parce que la circonstance est douce, on lève l'ancre. On oublie de prier. On oublie de demander. Et deux semaines de tempête vont suivre, quatorze jours sans voir le ciel, ni les étoiles, ni le soleil.
  • Pourtant, Paul les avait avertis : « Ô hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes. » (Actes 27:10) Ils ne l'ont pas écouté. Le centenier a préféré la parole du pilote et du patron du navire à celle de l'apôtre.
  • La leçon est cinglante : ce n'est pas parce que le vent est favorable que Dieu t'envoie. Ce n'est pas parce que les portes s'ouvrent facilement qu'il faut y passer. Ce n'est pas parce que « ça baigne » que tu es dans le plan de Dieu.
  • Avec le Seigneur, tu peux aussi avancer quand les circonstances sont défavorables. Ton assurance ne vient ni de ton ressenti, ni de tes émotions, ni même du nombre de personnes qui t'entourent. Judas était nombreux, il avait la cohorte, la corde des huissiers, les religieux. Jésus était seul. Et Jésus avait raison.
  • La cigale a chanté tout l'été. Quand la bise est venue, elle a crié famine. Beaucoup de choix douloureux dans nos vies auraient été évités si nous n'étions pas partis quand le vent était chaud. L'été trompe. La jeunesse trompe aussi. « Tu entendras derrière toi une voix qui te dira : Voici le chemin, marchez-y. » (Ésaïe 30:21) Voilà ta boussole.

3. Se méfier des flatteries

  • « Bonjour, Monsieur du Corbeau ! Que vous êtes joli, que vous me semblez beau ! », La fable est connue. Le renard flatte, le corbeau se gonfle, le fromage tombe. Mais la flatterie spirituelle est plus dangereuse encore. Elle ne te fait pas seulement perdre un fromage. Elle peut te faire perdre un royaume.
  • Roboam, fils de Salomon, en a fait l'expérience. Le peuple lui demande un allègement des charges lourdes portées sous son père. Les anciens lui conseillent la sagesse : « Écoute-les. » Mais Roboam « laissa le conseil que lui donnaient les vieillards, et il consulta les jeunes gens qui avaient grandi avec lui » (1 Rois 12:8). Ses copains. Ceux qui voulaient rester dans l'entourage du futur roi. Ceux qui avaient tout à gagner à le voir régner selon leurs mots.
  • Leur réponse le flatte : « Ton petit doigt est plus gros que les reins de ton père. Alourdis leur joug. » Roboam suit. Résultat : le schisme. Dix tribus se révoltent. Israël se divise en deux royaumes. Des dizaines d'années de guerres fratricides suivront. Un mauvais conseil, écouté à un mauvais moment, a brisé l'unité d'une nation.
  • Pourquoi les mauvais conseils sont-ils si séduisants ? Parce qu'ils s'adressent à la chair. Le flatteur sait exactement où appuyer. Il sait ce qui gonfle l'orgueil. Il sait ce qui te rend sympathique à toi-même.
  • À l'inverse, les Proverbes disent : « Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité. » (Proverbes 27:6) Celui qui t'aime te dira la vérité, même quand elle vexe ta chair. Nathan est venu voir David avec une parabole, doucement, mais il a fini par lui dire : « Tu es cet homme-là. » (2 Samuel 12:7) C'est cette parole-là qui a sauvé David.
  • Quand quelqu'un te flatte, méfie-toi. Quand quelqu'un te reprend avec amour et vérité, écoute, même si ça pique.

4. Se méfier de toi-même

  • Quel est ton ennemi numéro un ? Ce n'est pas ton voisin. Ce n'est pas ton conjoint. Ce n'est même pas Satan. C'est toi. C'est ton propre cœur, ton propre orgueil, tes propres ambitions.
  • Saül est le triste exemple de celui qui écoute ses propres pensées. Samuel devait venir offrir le sacrifice à Guilgal. Sept jours d'attente. Saül attend presque. Mais « presque », ça veut dire « pas du tout ». Il craque juste avant l'arrivée du prophète et offre lui-même l'holocauste. Sa justification est terrible : « Je me suis fait violence, et j'ai offert l'holocauste. » (1 Samuel 13:12)
  • « Je me suis fait violence. » C'est-à-dire : je me suis forcé à désobéir. Réponse de Samuel : « Tu as agi en insensé, tu n'as pas observé le commandement que l'Éternel, ton Dieu, t'avait donné. L'Éternel aurait affermi pour toujours ton règne sur Israël. » (1 Samuel 13:13)
  • Et après la faute ? La fausse repentance. Saül dit à Samuel : « J'ai péché… honore-moi devant les anciens. » (1 Samuel 15:30) Même dans son regret, il cherche encore les honneurs, les premières places, l'image. Voilà ce que révèle un cœur non examiné.
  • Ton ennemi intérieur, c'est cette double nature qui vit en toi. Né de l'Esprit, oui, mais encore attaché à la chair. Et la chair, elle, sait très bien maquiller ses désirs en spiritualité.
  • Jacques va très loin dans son diagnostic. Il oppose la sagesse d'en haut à la sagesse d'en bas, et celle-ci, il la qualifie de « terrestre, charnelle, diabolique » (Jacques 3:15). Diabolique ? Oui, la preuve ? Quand Pierre, par amour, dit à Jésus : « À Dieu ne plaise, Seigneur, cela ne t'arrivera pas », Jésus lui répond : « Arrière de moi, Satan. » (Matthieu 16:23) Une intention humaine, sentimentale, sincère, et pourtant diabolique parce qu'elle voulait détourner Jésus de la croix.
  • Voilà pourquoi tu as besoin non seulement de la Parole, mais aussi du Saint-Esprit. La Bible est ta boussole ; l'Esprit est celui qui te fait discerner, à travers la parole prophétique, la parole de sagesse, la parole de connaissance, ce que ton propre cœur ne voit pas.

Points à retenir

  • Un réveil vient, et avec lui un contre-réveil qui imitera le Saint-Esprit. Le seul moyen de ne pas se laisser prendre, c'est d'examiner toutes choses par la Parole.
  • Dans le spirituel, l'enjeu n'est pas seulement de discerner le vrai du faux : c'est de discerner le vrai du presque vrai. Le plus grand imitateur, c'est Satan.
  • Les apparences trompent (Samuel devant Éliab). Les circonstances favorables trompent (le léger vent du sud, Actes 27). Les flatteries trompent (Roboam et ses copains). Et toi-même, tu es ton premier ennemi (Saül à Guilgal).
  • La sagesse humaine, seule, ne suffit pas. Elle peut être « terrestre, charnelle, diabolique » (Jacques 3:15) même quand elle est sincère.
  • Tu as besoin de la Parole (la boussole) et du Saint-Esprit (celui qui éclaire ce que tu ne vois pas). Prends le temps. Un an, deux ans s'il le faut, pour discerner le plan de Dieu. Ce n'est pas perdu.

Application personnelle

  1. Quelle décision as-tu prise récemment simplement parce que « les circonstances étaient favorables » ? Étais-tu passé par la prière avant de lever l'ancre ?
  2. Sur quel visage, quel talent, quelle apparence te reposes-tu aujourd'hui pour évaluer une personne ou un projet ? Que se passerait-il si tu demandais à Dieu de te le montrer « comme lui le voit » ?
  3. Qui, dans ton entourage, te flatte ? Qui, au contraire, ose te dire la vérité même quand elle vexe ta chair ? Qui écoutes-tu le plus ?
  4. Y a-t-il une désobéissance à laquelle tu t'es « fait violence », comme Saül à Guilgal, en te trouvant une justification spirituelle ? Que dois-tu confesser aujourd'hui ?
  5. Combien de temps prends-tu réellement pour chercher le plan de Dieu avant de décider ? Es-tu prêt à attendre un an, deux ans, plutôt que de te tromper de chemin ?

Versets cités

  • 1 Thessaloniciens 5:20-21 · « Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. »
  • Actes 17:11 · Les Béréens reçurent la parole avec empressement et examinaient chaque jour les Écritures.
  • 1 Samuel 16:7 · « L'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur. »
  • Actes 27:10-13 · L'avertissement de Paul et le léger vent du sud qui pousse à lever l'ancre.
  • 1 Rois 12:8 · Roboam laisse le conseil des vieillards et consulte les jeunes gens qui avaient grandi avec lui.
  • Proverbes 27:6 · « Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité. »
  • 2 Samuel 12:1-7 · Nathan reprend David par la parabole de la brebis : « Tu es cet homme-là. »
  • 1 Samuel 13:12-13 · Saül offre l'holocauste à Guilgal : « Je me suis fait violence. »
  • 1 Samuel 15:30 · « J'ai péché ! Maintenant, honore-moi devant les anciens de mon peuple. »
  • Jacques 3:15 · « Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. »
  • Matthieu 16:23 · « Arrière de moi, Satan ! tu m'es en scandale. »
  • Ésaïe 30:21 · « Tu entendras derrière toi une voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y. »
  • Apocalypse 13:11-14 · La bête qui monte de la terre, imitation trompeuse du Saint-Esprit.

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Questions fréquentes

Comment reconnaître un « faux » réveil ou un « presque » vrai enseignement ?

Le pasteur donne deux repères simples : la Parole et l'Esprit. Passe tout ce que tu entends au filtre des Écritures, comme les Béréens qui examinaient chaque jour ce que même l'apôtre Paul leur disait. Et laisse le Saint-Esprit te donner du discernement, parole prophétique, parole de sagesse, parole de connaissance. Un enseignement qui flatte, qui rassure sans reprendre, qui met en avant l'homme plutôt que Christ, mérite d'être examiné de très près.

Que faire quand je crois avoir entendu Dieu, mais que je ne suis pas sûr ?

Prendre le temps. Le pasteur raconte qu'il a mis un an dans la prière, en tremblant, pour discerner le plan de Dieu sur sa vie. Un autre pasteur lui a répondu : « Moi, deux ans. » Il n'y a rien de perdu à attendre. Il y a tout à perdre à te précipiter parce qu'un léger vent du sud s'est mis à souffler.

Comment reconnaître la flatterie de l'encouragement sincère ?

La flatterie gonfle ta chair. Elle te rend plus grand à tes propres yeux et calcule discrètement ce qu'elle a à gagner à te voir monter. L'encouragement sincère te tourne vers Dieu, te renvoie à sa grâce, et (s'il le faut), te reprend avec amour. « Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité. » Un vrai ami accepte de te vexer pour te sauver ; un flatteur accepte de te perdre pour rester dans tes bonnes grâces.

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