Hébreux 11 : la foi, c'est mettre ses chaussures de marche

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Introduction

« Crois-tu que Dieu va te changer ce matin, dans les trente prochaines minutes ? » C'est par cette question que Christian Bächtold ouvre, à ICF St. Gallen, une nouvelle série consacrée à la foi. Dans la Bible, Jésus dit souvent : « Ta foi t'a guéri », « Ta foi t'a sauvé ». La foi semble donc jouer un rôle central. Mais qu'est-ce que la foi, au juste ? Et comment peut-elle grandir et devenir plus forte ?

Le prédicateur exprime un souhait pour les cinq semaines de la série : que chacun reçoive une double, une triple, une quadruple portion de foi, et l'emporte dans son quotidien.

Pour y répondre, il part d'une offre surprenante : un million de francs suisses à aller chercher au sommet du Säntis. Il en tire une conviction simple : la foi n'est pas un effort surhumain, c'est mettre ses chaussures de marche et se mettre en route sur ce que Dieu a dit, même quand on doute encore.

Plan du message

1. Crois-tu vraiment ce que Dieu dit ?

  • Le prédicateur imagine plusieurs personnes dans l'assemblée. L'une répond : « Oui, j'attends que quelque chose se passe, c'est clair pour moi. » Une autre : « Changer ? Disons à 50 %. » Une troisième ne sait pas trop si Dieu l'aime : « Il m'aime bien de temps en temps. Le jour de mon anniversaire, il est gentil et généreux, mais en semaine, pas vraiment. »
  • Autre question : crois-tu que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, mort pour tes péchés et ressuscité, et que tu as la vie éternelle ? Certains disent oui sans hésiter. D'autres pensent que la résurrection n'est qu'une image et ne savent pas ce qu'est la vie éternelle.
  • À chacun, il fait la même invitation : développer sa foi, faire un pas de foi, faire confiance au fait que ce que Dieu dit est réel et vrai, et que cela devienne une partie de la vie que l'on mène.
  • Il lit Jacques 1, à propos de la sagesse que celui qui en manque doit demander à Dieu : « Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. » (Jacques 1:6-8) Le prédicateur pose alors la question : Dieu veut-il dire que nous devons vivre sans le moindre doute ?

2. Le million du Säntis

  • Christian Bächtold présente une offre « vraiment intéressante » : si tu montes au Säntis, tu peux y chercher un million de francs suisses. Pas un million de billets de Monopoly, un vrai million. Il y a juste un petit piège : le téléphérique est en travaux depuis un moment. Impossible de monter en cabine. Il faut lacer ses chaussures de marche et se mettre en route, et le temps est limité.
  • Première question à l'assemblée : qui est partant pour aller chercher ce million ? Quelques mains se lèvent. Deuxième question, pour les sceptiques qui flairent déjà une fausse information : qui croit vraiment que l'offre existe ? Beaucoup moins de mains.
  • Il fait ensuite le parallèle avec le culte. « Dieu est grand, Dieu est Roi. Oui ! Dieu a le meilleur pour toi. Oui ! Jésus est mort sur la croix. Oui ! Il est Jéhovah-Jiré, il pourvoit. Il est le médecin, il guérit. Oui ! » Le dimanche, presque tout le monde est partant.
  • Puis vient la deuxième question : y crois-tu vraiment ? Crois-tu que Jésus est Roi, qu'il a payé pour tes péchés, que tu es né de nouveau, que tu es lavé du péché et enfant de Dieu ? Crois-tu qu'il pourvoit alors que ton compte en banque dit autre chose ? Qu'il guérit alors que la maladie est toujours là ? Crois-tu qu'il vaut la peine d'investir ta vie dans ton conjoint, de l'honorer et de le respecter ?
  • « Si tu réponds oui, alors je te pose la question suivante : pourquoi ne le vis-tu pas ? » Tu crois que les règles de Dieu sont bonnes : pourquoi ne pas les vivre dans ta sexualité ? Tu crois qu'il est bon d'être sobre : pourquoi te défoncer à l'herbe, à la drogue ou à l'alcool ? Tu crois que ton corps est le temple du Saint-Esprit : pourquoi manger comme s'il n'y avait pas de lendemain ? Tu crois qu'il faut passer du temps avec Dieu : pourquoi la journée sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ne pas lui confier tes finances, ni oser dire la vérité dans les affaires ? « Pourquoi te comportes-tu comme si tu étais dans l'équipe des perdants, alors que tu crois être dans l'équipe gagnante, l'équipe Jésus ? »
  • Il cite Jacques 2 : « Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. » (Jacques 2:17) Une foi qui ne se traduit pas en actes ne sert à rien.
  • Revenant au Säntis, il décrit une autre personne : « Cent pour cent ? Je ne suis pas si sûr. J'ai toujours des doutes. Mais tu sais quoi ? Je vais faire un pas et aller voir s'il y a vraiment un million. Ça pourrait être vrai. » Elle met ses chaussures et se met en route. Pour le prédicateur, cette personne a pleinement la foi. Ses doutes ne jouent aucun rôle : sa foi suffit pour dire « je me mets en route » et faire confiance à ce que ce qu'elle espère devienne réalité.

3. Ce qu'est la foi : Hébreux 11 et l'arche de Noé

  • Le prédicateur donne la définition d'Hébreux 11:1 : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » La traduction qu'il lit parle de la réalité de ce que l'on espère, et du fait d'être convaincu de choses que l'on ne voit pas. Ce que nous espérons, ce sont les promesses de Dieu. Dieu fait des promesses, nous espérons en elles, et dans la foi elles deviennent réalité.
  • Il prend l'exemple de Noé. Avec sa famille, il reçoit soudain de Dieu la mission de construire une arche, dans un endroit où la pluie est un mot étranger. Pas d'application météo pour lui annoncer l'orage : les prévisions disaient la même chose jour après jour. Il ne pleut pas, il ne pleut pas, il ne pleut pas.
  • Avec la seule raison, Noé aurait attendu qu'il pleuve avant de se dire : « Maintenant que je l'ai vu, je commence l'arche. » Il a fait l'inverse. Il a commencé à construire sans rien voir, avec pour seul appui la parole et la mission de Dieu. Il était convaincu que Dieu ferait pleuvoir, que c'était important et juste.
  • Sa foi avait une réalité, un fondement. Ce qu'il a fait n'était pas un projet quelconque : il a agi à partir de sa conviction, de son espérance et de la promesse de Dieu. Il est devenu un vrai bâtisseur d'arche, et lui et sa famille ont été sauvés.
  • Le prédicateur cite ensuite Romains 10:17 : « Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. » La foi a son fondement dans ce que Dieu a promis et dit. Dieu n'est pas seulement quelqu'un qui dit vrai : il est la vérité. Quand il dit quelque chose, c'est la vérité. La seule question est : lui faisons-nous confiance et plaçons-nous notre espérance dans sa parole ?

4. Un pas de foi sans tout voir

  • Pour le million du Säntis, il n'y a pas de webcam et aucune astuce pour vérifier d'abord qu'une valise attend bien au sommet. Tu ne le vois pas, tu ne le sais pas. C'est un pas de confiance, un pas de foi : tu mets tes chaussures et tu te mets en route.
  • Il en va de même avec Dieu. Quand tu choisis de vivre avec lui, tu ne sais pas encore tout ce que cela va changer dans ta vie. Christian Bächtold le dit de lui-même : il ne le savait pas non plus. Il a fait un pas de foi parce qu'il était convaincu que Jésus est mort pour ses péchés et qu'il est ressuscité.
  • Il évoque aussi une autre décision, prise parce qu'ils étaient convaincus que Dieu avait parlé. Autour d'eux, on le leur déconseillait franchement : « Honnêtement, on vous le déconseille, c'est une énorme galère. » Ils l'ont fait quand même, sans savoir comment les choses tourneraient, en faisant confiance au fait que ce que Dieu dit est juste et bon.
  • Toutes ces décisions sont personnelles et ne s'appliquent pas à tout le monde. Mais la question de la Bible s'adresse à chacun : as-tu le courage de faire le pas, même si tu as des doutes ? Tu vis ta foi en commençant à la mettre en pratique, en faisant un pas dans la bonne direction.

5. Deux malentendus sur la foi

  • Premier malentendu : la foi serait un effort de volonté. Il faudrait croire encore plus, se forcer encore plus. Le prédicateur mime la scène : à genoux, « Jésus, donne-moi plus de foi, il me faut plus de foi », jusqu'à une sorte de cérémonie d'incantation : « Un million sur le Säntis ? Ce n'est rien ! J'en crois deux, trois, dix, cent millions, un milliard, un trillion ! » Sa réponse est nette : « Ce n'est pas ça, la foi. »
  • La foi, c'est la promesse que Dieu a donnée, ou ce que le Saint-Esprit te dit personnellement, et la réponse : « Je te fais confiance et j'agis en conséquence. » Ce n'est pas une force immense qu'il faudrait rassembler en tremblant. C'est faire le pas : mettre ses chaussures de marche et se mettre en route avec Dieu, parce que l'on croit ce qu'il dit.
  • Deuxième malentendu, tiré de la parole de Jésus sur la foi comme un grain de sénevé : « Il ne m'en faut pas plus, juste un tout petit peu, et tout vient à moi, le million vient à moi. » Ce n'est pas non plus ce que Dieu veut dire. Oui, quand tu crois en la grandeur infinie de Dieu, rien n'est impossible. Mais cela ne veut pas dire glisser tes désirs dans une graine de moutarde pour que Dieu te livre automatiquement le million et tout le reste.
  • Dieu veut faire le chemin avec toi. Tu fais les premiers mètres, c'est glissant, tu ne vois plus le sentier, tu es mouillé. Tu commences à douter, à te demander si cela vaut la peine. Et la première auberge semble bien plus confortable.
  • Il prend une image très concrète : les pneus d'hiver. Tu prends rendez-vous chez le garagiste, ou tu les montes toi-même, parce que tu crois que l'hiver et la neige vont arriver. Si tu n'y croyais pas, tu te dirais : « Pourquoi dépenser de l'argent pour changer de pneus ? » Tu t'y attends, donc tu agis. Celui qui attend décembre et la première neige se dit trop tard : « J'aurais dû mettre mes pneus d'hiver. »
  • Il en est de même dans la foi. Si tu crois que Dieu te veut du bien et qu'il est juste de lui confier tes finances et ton temps, commence à investir, que cela rapporte des intérêts ou non. Beaucoup de promesses de Dieu concernent l'avenir, mais tu agis déjà comme quelqu'un qui croit qu'elles sont réelles.
  • Après une mention d'Abraham dans l'épître aux Romains, il demande : crois-tu à 100 % que Jésus est le Fils de Dieu, mort et ressuscité pour toi ? Peut-être en es-tu à 10 %, à 50 % ou à 80 %. Le pourcentage compte peu. Ce qui compte, c'est de dire : « Je crois peut-être à 20 %, j'ai encore de gros doutes, mais je mets mes chaussures de marche et je me mets en route. » Noé a sans doute douté, lui aussi, mais il a choisi encore et encore de construire l'arche.

6. Trois obstacles qui freinent la foi

  • Le confort. Le téléphérique du Säntis est fermé pendant les travaux. Alors tu te dis qu'au Hoher Kasten, il y a un téléphérique, la vue est belle aussi, c'est confortable : pourquoi monter au Säntis plutôt qu'à n'importe quelle autre montagne ? Mais le prix se trouve au Säntis. De même, pour aller au Père, le chemin, c'est Jésus. Lui seul, pas un autre, pas Bouddha, pas n'importe qui : Jésus.
  • La déception. Peut-être t'es-tu déjà mis en route, tu as fait confiance, puis tu as eu l'impression que cela ne menait nulle part. Le prédicateur t'invite à repartir et à croire que ce que Dieu dit est juste. La vie avec Dieu n'est pas une seule étape jusqu'au sommet, mais une suite de pas qui paraissent parfois absurdes. Il imagine quelqu'un qui a déjà récupéré le million, et Dieu lui demande de le donner à son voisin pour le bénir : « Sûrement pas ! » Il reste bloqué, sans voir que c'est simplement le pas de foi suivant.
  • Si tu as enlevé tes chaussures de marche en disant « sans moi », tu peux dire aujourd'hui : « J'ai été déçu, j'imaginais la vie avec toi autrement. Mais je sais que tu pourvois en chemin et que tu ne me laisses pas tomber. » Puis repartir dans l'aventure avec Dieu.
  • La honte. Tu laces tes chaussures devant ta maison, ton voisin te voit : « Tu fais quoi ? » « Je monte au Säntis. » « Tu es de ceux qui ont vu cette histoire de million ? Tu es vraiment si naïf ? Je te croyais intelligent, mais apparemment, tu es assez bête pour gaspiller ta vie là-dessus. »
  • La question est alors : qui crois-tu ? Le voisin qui est lâche, qui aimerait peut-être monter lui aussi mais n'ose pas ? Ou bien tu dis : « Peu importe que l'on se moque de moi parce que je tiens à ce que Dieu dit. Mon pas de foi, c'est de faire le chemin. » Et tu découvriras déjà maintenant, pas seulement dans le futur, que les promesses de Dieu sont solides : sa bénédiction, la nouvelle naissance quand tu crois en lui. Cela se passe dès aujourd'hui.

7. L'invitation : remettre ses chaussures de marche

  • Le prédicateur prie et remercie Dieu pour sa Parole, sur laquelle on peut compter parce qu'elle est vraie, pour le Fils qu'il a envoyé, pour Jésus qui est allé à la croix par amour et que le Père a ramené à la vie : « Tu es un Dieu vivant, pas un Dieu mort. »
  • Il s'adresse d'abord à ceux qui n'ont jamais pris la décision de vivre avec Jésus, parce que les doutes les retiennent : « Je ne suis pas tout à fait sûr. » Il les invite à se libérer de l'idée qu'il faudrait d'abord une foi à 100 %. Tu peux choisir dès maintenant la vie avec Jésus, mettre tes chaussures de marche, faire la route avec lui et découvrir que ta foi devient de plus en plus forte. Il rappelle que, dans la Bible, celui qui croit et qui confesse est sauvé.
  • Il s'adresse ensuite à ceux qui ont déjà fait ce choix, mais qui voient des domaines de leur vie où ils ne vivent pas dans la foi, retenus par la déception, le confort, la honte ou autre chose. Il les invite à dire : « Jésus, je veux de nouveau faire tout le chemin avec toi. Pardonne-moi là où je ne t'ai pas cru ni fait confiance. Je veux revenir et faire le pas, même si je ne vois pas encore de fruit. »
  • Le culte se poursuit par la cène : le pain et la coupe rappellent que Jésus, sans avoir commis aucune faute, est allé à la croix pour nos péchés afin de nous ramener dans la relation avec Dieu. Son sang est le signe de la nouvelle alliance.
  • À la fin du culte, la personne qui anime en retient une phrase : « La foi est la réponse à ce que Dieu dit. » Elle ajoute un conseil : ancrer ce pas avec son conjoint, des amis ou un petit groupe, pour que l'élan du dimanche ne retombe pas dès le lundi.

Points à retenir

  • La foi n'est pas l'absence de doute : c'est faire confiance à ce que Dieu dit et se mettre en route, même en croyant « à 20 % ».
  • Selon Hébreux 11:1, la foi rend réelles les promesses que l'on espère, comme Noé qui a construit l'arche sans avoir vu la pluie.
  • Une foi qui ne se traduit pas en actes est morte : la question n'est pas seulement « crois-tu ? » mais « pourquoi ne le vis-tu pas ? ».
  • La foi n'est ni un effort de volonté ni un automatisme pour obtenir ce que l'on veut : c'est faire le chemin avec Dieu.
  • Le confort, la déception et la honte freinent la foi. Dans chaque cas, tu peux remettre tes chaussures de marche et repartir.

Application personnelle

  1. Quelle promesse de Dieu dis-tu croire le dimanche, sans encore la vivre dans ta semaine ?
  2. Dans quel domaine (finances, temps, sexualité, sobriété, vérité au travail) pourrais-tu faire cette semaine un premier pas concret dans la direction de ce que Dieu dit ?
  3. Attends-tu d'être sûr à 100 % avant d'avancer ? Que changerait le fait de te mettre en route avec tes doutes ?
  4. Quels sont tes « pneus d'hiver » : quelle préparation peux-tu commencer maintenant parce que tu crois à une promesse qui n'est pas encore visible ?
  5. Lequel des trois obstacles te freine le plus aujourd'hui : le confort, la déception ou la honte ? Avec qui peux-tu en parler pour ancrer ton prochain pas ?

Versets cités

Questions fréquentes

Faut-il n'avoir aucun doute pour avoir la foi ?

Non. Pour Christian Bächtold, peu importe que tu croies à 20 % ou à 80 %. Ce qui compte, c'est d'être prêt à mettre tes chaussures de marche et à te mettre en route sur ce que Dieu a dit. Noé a sans doute connu le doute, mais il a choisi, encore et encore, de construire l'arche avec sa famille.

Que signifie Hébreux 11:1 selon cette prédication ?

La foi rend réel ce que l'on espère et nous convainc de choses que l'on ne voit pas encore. Ce que nous espérons, ce sont les promesses de Dieu. La foi s'appuie sur ce que Dieu a dit, et ces promesses deviennent réalité quand nous agissons en conséquence, comme Noé qui a bâti l'arche alors qu'il ne pleuvait pas.

Qu'est-ce qui empêche de vivre sa foi au quotidien ?

Le prédicateur nomme trois obstacles : le confort, qui préfère une montagne plus facile ; la déception, quand le chemin avec Dieu ne s'est pas passé comme prévu ; et la honte, quand les autres se moquent. Dans chaque cas, il invite à remettre ses chaussures de marche et à repartir avec Dieu.

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