Éphésiens 6 : bats-toi avec toutes les armes de Dieu

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Introduction

« Bats-toi ! » Samuel Mabboux, pasteur de l'Assemblée de Dieu de Nice Ariane, précise tout de suite qu'il ne parle pas de la manière du monde : « Nous ne sommes pas des insoumis, nous sommes des soumis à la parole de Dieu. » Le combat auquel le Seigneur nous invite est spirituel, non pas contre la chair et le sang, mais contre des ennemis spirituels.

Il reprend un texte bien connu, Éphésiens 6:10-18, sous un autre angle. Son constat le peine : beaucoup de chrétiens aiment le Seigneur de tout leur cœur, sont sauvés, mais « subissent leur vie chrétienne », parce qu'ils ne se saisissent pas des armes que Dieu met à leur disposition. Quand vient l'épreuve, ils lâchent et se découragent.

Le message est un appel à sortir de la passivité. Le pasteur le dit d'emblée : cette prédication est pour lui en premier, car il doit, lui aussi, combattre davantage avec les armes que Dieu lui donne.

Plan du message

1. Fortifie-toi : c'est à toi de saisir les armes

  • « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante » (Éphésiens 6:10). Nous attendons parfois que le Seigneur nous fortifie, que ça nous tombe dessus. Le pasteur croit au contraire que c'est à nous d'être actifs dans la recherche des armes du Seigneur et du revêtement de la puissance d'en haut.
  • « Nous sommes faibles par nature », mais le Seigneur veut combler notre faiblesse et nous rendre forts par sa force. C'est en lui que nous avons la force.
  • « Est-ce que tu t'es revêtu des armes de Dieu ? » Elles sont peut-être toujours là, toutes neuves et toutes brillantes, mais tu ne les utilises pas.
  • Le texte dit « toutes les armes de Dieu », pas une seule. « Oui, mais moi je prie. Oui, mais moi je lis la Bible. » Non : toutes les armes, pour tenir dans les moments compliqués qui vont arriver et qui sont déjà là.
  • Le diable est rusé. Il connaît les armes de Dieu et peut même les saisir pour les déformer et les utiliser contre nous. D'où cette parole du Seigneur à Josué : « Fortifie-toi et prends courage » (Josué 1:9).

2. Tu es déjà dans un combat spirituel

  • Quand nous donnons notre vie au Seigneur, quand nous passons par les eaux du baptême, nous entrons dans un combat spirituel, « obligatoirement, instantanément ». Nous changeons de camp : nous quittons les ténèbres et le prince de la puissance de l'air pour venir à Jésus-Christ (Éphésiens 2:2).
  • « Que tu le veuilles ou non, que tu en aies conscience ou pas », tu es dans le combat. Et si tu es dans un combat sans en avoir conscience, « ça va être violent ».
  • Le pasteur pense à celui qui est peut-être seul dans sa famille à croire au Seigneur, ou éprouvé au travail : fortifie-toi.
  • Nous ne luttons pas contre la chair et le sang (Éphésiens 6:12). Derrière les enjeux politiques ou militaires, il y a du spirituel : des dominations, des autorités, des esprits méchants qui combattent l'avancement de l'Église.
  • On ne combat pas des esprits comme on combat des tanks ou des drones. Jéricho n'a pas été prise avec des armes, mais avec l'arche de l'alliance et des trompettes (Josué 6). Dans l'arche, la manne parle de la fidélité de Dieu, les tables de la loi de sa Parole et le bâton d'Aaron qui a refleuri de son alliance (Hébreux 9:4).
  • « On n'est pas encore au ciel. » Au ciel, nous jetterons nos couronnes et nos armes, et nous pourrons nous relâcher. Mais ce n'est pas le temps : ta vie, ton âme est précieuse, et les ténèbres veulent t'attirer.

3. Des armes adaptées au combat

  • Le pasteur évoque une publicité où un chevalier part à la guerre avec une épée en plastique, un jouet d'enfant. « Le Seigneur ne te donne pas des armes factices », déconnectées des réalités spirituelles. Il te donne les armes adaptées à ton combat.
  • « Même toi dans ta solitude, même toi dans ton désert, même toi si tu es seul, tu as les armes de Dieu, elles sont suffisantes. »
  • Il le dit avec beaucoup d'amour : « Ta bonne volonté ne suffit pas. » Et il va plus loin : « Ton amour pour le Seigneur ne suffit pas à rester accroché à lui. » Il faut prendre les armes spirituelles.
  • Sans elles, ta vie chrétienne pourrait se transformer chaque jour en mauvais jour. Il y aura des tribulations, mais « prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jean 16:33). La vie chrétienne n'est pas un long fleuve tranquille ; la différence, c'est que nous avons les armes de Dieu.
  • « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ » (Romains 13:14) et « revêtez l'homme nouveau » (Éphésiens 4:24) : c'est du Seigneur lui-même qu'il faut se revêtir.
  • Parfois, il ne faut pas attendre la victoire, il faut la prendre. « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires » (Psaume 23:5) : la table est dressée, le repas est prêt. Ouvre la Bible, ferme la porte de ta chambre, mets-toi à genoux, mets de la louange.

4. Dieu combat avec toi, mais pas sans toi

  • « Le dimanche, c'est pas un combat, c'est une célébration. » Le combat se mène dans la prière. C'est pourquoi le pasteur insiste sur la réunion de prière du mercredi, même les soirs de Ligue des champions.
  • Paul dit à Timothée : « Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle » (1 Timothée 6:12).
  • Dieu ne combat pas à la place de son peuple, il combat avec lui. Il fait « 95 % du combat », c'est sa puissance qui fait la différence. Notre part, les 5 %, c'est de saisir les armes et de partir au combat. Et lui passe devant, comme un père qui dit : « Laisse-moi passer devant. »
  • Ce qui se passe dans ta vie spirituelle dépend aussi de ta faim et de ta soif. Le Seigneur veut que tu sois acteur ou actrice de ta vie spirituelle.
  • Devant Goliath, pendant quarante jours, tout Israël tremble et s'enfuit (1 Samuel 17:10-11, 16, 24). L'ennemi fait du bruit et gesticule parce qu'il sait que le combat est perdu d'avance. « Il va tout faire pour que tu ne combattes pas. »
  • David se lève : « L'Éternel, qui m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de l'ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin » (1 Samuel 17:37). Il ne vient pas en son nom, mais « au nom de l'Éternel des armées » (1 Samuel 17:45). Il a refusé l'armure et l'épée du roi, mais il y allait avec les armes spirituelles.

5. Ta prière n'est pas vaine

  • « Ton combat va changer les choses. » L'ennemi veut te faire croire que ta prière ne sert à rien : « Ça fait 20 ans que tu pries, ça n'a rien changé. » N'écoute pas les mensonges du diable.
  • Pour tes enfants, quand la situation empire à mesure que tu pries : « Continue, redouble de prière. Prie deux fois plus. Prie toute la nuit. Prie à genoux s'il le faut. »
  • Le pasteur va jusqu'à dire : « Je crois que nous pouvons changer la volonté de Dieu par nos prières et par le combat spirituel. » Prie, jeûne, loue, intercède, plie le genou chez toi.
  • Avant la destruction de Sodome, Dieu ne veut rien cacher à son ami Abraham, qui intercède : cinquante, quarante, trente, dix justes (Genèse 18:17-32).
  • Devant le veau d'or, Dieu parle de détruire le peuple et de repartir de Moïse. Moïse intercède, il utilise les armes de Dieu, et Dieu fait grâce (Exode 32).

6. La ceinture, la cuirasse, les chaussures, le bouclier et le casque

  • Il y a des armes de défense, comme l'armure, le bouclier et le casque, et une arme d'attaque, l'épée. Comme au football, « la meilleure défense, c'est l'attaque » : tu ne peux pas seulement prendre des coups, il faut aussi les rendre spirituellement.
  • La ceinture de la vérité. À l'époque de Paul, les hommes portaient de longues tuniques ; sans ceinture, les pans partaient dans tous les sens et on pouvait tomber. La vérité remet de l'ordre dans nos pensées et ne laisse aucune place au mensonge ni aux choses cachées. Dans l'Église, les familles et les couples : « Sans la vérité, il n'y a rien. » Tout homme est trompeur, mais Dieu dit toujours la vérité (Psaume 116:11).
  • La cuirasse de la justice. Elle nous protège contre l'accusateur des frères. Au début de son ministère, le pasteur était déstabilisé : « Mais Samuel, toi ? Regarde ce que tu as fait. » Aujourd'hui, il répond : « Je sais que je ne suis pas digne, c'est uniquement par grâce. Et mes péchés, si le Seigneur les a oubliés, ce n'est pas à toi de me les rappeler. »
  • Le zèle que donne l'Évangile de paix. L'Évangile nous donne la paix et nous fait connaître les choses qui doivent arriver. « Ne soyez pas étonnés, c'est écrit. » Le pasteur invite à discerner les temps dans lesquels nous sommes.
  • Le bouclier de la foi. Il ne fait pas qu'arrêter les traits enflammés du malin, il les éteint. Le Seigneur nous a donné l'autorité de marcher sur les serpents, les scorpions et toute la puissance de l'ennemi (Luc 10:19) : « Arrête d'être écrasé. »
  • Le casque du salut. Par grand froid (le pasteur a déjà skié par -45 degrés ressentis), le corps retire le sang des doigts et des orteils pour protéger le cœur et le cerveau. Nous aussi, nous devons veiller sur notre cœur et sur nos pensées, car l'orgueil, la colère et la violence partent des pensées. Il faut amener « toute pensée captive à l'obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10:5).

7. L'épée de l'Esprit : connaître la Parole

  • L'ennemi a commencé à déformer la parole de Dieu dès le jardin d'Éden : « Dieu a-t-il réellement dit ? » (Genèse 3:1). Le diable connaît souvent mieux la Parole que nous, « parce que pour déformer quelque chose, il faut quand même connaître l'original ».
  • Il a même cité le Psaume 91 à Jésus pour le tenter (Matthieu 4:6). S'il a osé tenter le Fils de Dieu, il essaiera aussi de déformer les choses entre frères et sœurs : « Il ne t'a pas dit bonjour ce matin. »
  • D'où l'appel du pasteur : « Si un frère t'a blessé, va le voir. » Et lui-même : « Si je t'ai blessé, viens me voir. Je te demanderai pardon et on se prendra dans les bras. » La vérité doit régner.
  • « Résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7), mais il faut lui résister avec la connaissance de la Parole. Il évoque ces concours de versets aux États-Unis, où l'on cite une référence et l'autre sort le texte par cœur.
  • Le Saint-Esprit, le Paraclet, l'Esprit de vérité, t'aide à retenir et à rappeler la Parole. Quand l'ennemi te dit que tu as déjà demandé pardon hier, réponds-lui qu'il est un menteur : le Seigneur pardonne.
  • Le problème, c'est qu'on veut récolter sans labourer, semer ni arroser ; des réponses sans demander ; des victoires sans combat. « Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira » (Matthieu 7:7-8).
  • Dans sa prière finale, le pasteur ne demande pas les armes : « Nous les avons déjà. Nous te demandons de nous donner le courage de les saisir. »

Points à retenir

  • Se fortifier dans le Seigneur ne veut pas dire attendre passivement : les armes sont à disposition, c'est à toi de les saisir.
  • Dès que tu donnes ta vie à Jésus, tu entres dans un combat spirituel, que tu en aies conscience ou non.
  • Ta bonne volonté et même ton amour pour le Seigneur ne suffisent pas : il faut toutes les armes de Dieu, pas une seule.
  • Dieu fait l'essentiel du combat, mais il ne combat pas sans toi. Ta prière n'est jamais vaine.
  • L'ennemi déforme la Parole depuis Éden : il faut la connaître pour lui répondre et laisser la vérité régner entre frères et sœurs.

Application personnelle

  1. Dans quel domaine subis-tu ta vie chrétienne au lieu de te fortifier dans le Seigneur ?
  2. Quelle arme de Dieu est restée « toute neuve et toute brillante » chez toi, sans servir ?
  3. Pour quelle situation as-tu arrêté de prier parce que rien ne changeait ? Que veux-tu reprendre cette semaine ?
  4. Y a-t-il un frère ou une sœur que tu dois aller voir pour que la vérité règne entre vous ?
  5. Quel temps précis peux-tu réserver pour la prière, la Parole et la louange, comme on prend ses armes avant le combat ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire « fortifiez-vous dans le Seigneur » en Éphésiens 6:10 ?

Pour Samuel Mabboux, ce n'est pas attendre passivement que la force nous tombe dessus. Nous sommes faibles par nature, mais le Seigneur veut nous rendre forts par sa force toute-puissante. Les armes sont déjà à disposition : c'est à nous de les saisir, d'ouvrir la Bible, de nous mettre à genoux et de louer.

Pourquoi faut-il prendre toutes les armes de Dieu et pas une seule ?

Le texte dit « toutes les armes de Dieu ». Prier ou lire la Bible ne suffit pas si l'on délaisse le reste. Le diable est rusé, il connaît les armes de Dieu et peut même les déformer contre nous. La vérité, la justice, le zèle, la foi, le salut et la Parole sont donnés ensemble pour tenir ferme.

Quand le chrétien entre-t-il dans le combat spirituel ?

Dès qu'il donne sa vie au Seigneur. Le prédicateur explique qu'en devenant enfant de Dieu, on change de camp : on quitte les ténèbres pour la lumière et on déclare la guerre au diable. Que tu en aies conscience ou non, tu es déjà dans le combat. Sans en prendre conscience, on ne s'arme pas et on finit par se décourager.

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