Introduction
« Aucun culte ne devrait être normal. » Matthias Mauerhofer ouvre ainsi ce message, prêché à la FEG Bern lors du culte d'envoi de la nouvelle Église implantée à Köniz. Pouvoir entendre la Parole de Dieu dans sa langue, librement et sans restriction, est un privilège, et ce « plus beau des messages » va bientôt être transmis plus près, à Köniz.
Le prédicateur remercie l'Église qui a soutenu ce projet d'implantation par la prière, par les finances et par ses idées. Il ne cache pas que l'implantation a été éprouvée ces derniers mois : hôpital, accidents, découragement, maladie. « Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang. Il y a un adversaire. »
Pour Stefan et Josua, les pasteurs envoyés, et pour toute l'Église, il a choisi un verset qu'il a lui-même reçu, à Sumiswald puis à Berne : Josué 1:9. « Ne t'ai-je pas donné cet ordre : Fortifie-toi et prends courage ? Ne t'effraie point et ne t'épouvante point, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. »
Plan du message
1. Josué, façonné par la marche avec Moïse
- Le nom de Josué signifie « l'Éternel est salut », « l'Éternel délivre ».
- Josué naît à une mauvaise époque pour un petit garçon : Israël est en esclavage en Égypte, et le pharaon ordonne de faire mourir tous les garçons (Exode 1:22).
- Dieu intervient, appelle Moïse et, par les dix plaies, libère son peuple. Josué devient le serviteur de Moïse et l'accompagne sur le mont Sinaï quand Dieu donne les dix commandements.
- « Être en route avec Moïse a façonné Josué. » Le prédicateur souhaite que les pasteurs envoyés et toute l'Église soient façonnés de la même manière : humilité, douceur, patience, et la conviction qu'il vaut toujours la peine de rechercher à nouveau la présence de Dieu.
- Josué et Caleb encourageaient le peuple à prendre possession du pays promis. Les dix autres espions ont eu plus de succès avec la peur, au point que le peuple voulait lapider Josué et Caleb.
- Même dans le désert, la présence de Dieu était impossible à manquer : la colonne de feu, la colonne de nuée, la manne, les cailles, des vêtements qui ne s'usent pas et des pieds qui n'enflent pas (Deutéronome 8:4).
2. L'encouragement décisif vient de Dieu
- Après la mort de Moïse, Dieu dit trois fois à Josué de se fortifier et de prendre courage (Josué 1:6, 7 et 9). Il lui promet : « Je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point » (Josué 1:5).
- « Cela fait tellement de bien d'être encouragé. » Nous sommes encouragés par notre conjoint, nos enfants, nos frères et sœurs dans la foi.
- Mais l'encouragement décisif ne vient pas des êtres humains. Il vient de Jésus-Christ, le Créateur, Celui qui est partout présent, le Saint, la vérité.
- « Terre, ne crains pas, sois dans l'allégresse et réjouis-toi, car l'Éternel fait de grandes choses » (Joël 2:21). Le prédicateur rappelle ce que l'Église a vécu ces dernières années : des conversions, des baptêmes, des retours à Dieu, des signes et des prodiges, des guérisons, des délivrances, des onctions d'huile, des mariages, des week-ends d'Église, des camps de Nouvel An, des funérailles marquantes et la provision financière de Dieu.
- Notre encouragement est souvent marqué par la sympathie ou l'antipathie, il est changeant et dépend de l'humeur ou des circonstances. Celui de Dieu s'adresse à chaque personne. D'où l'appel : « Encouragez les gens qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ. »
3. Le plus grand encouragement : Jésus et la croix
- Le plus grand encouragement est le Fils de Dieu fait homme. Il a quitté la communion parfaite avec le Père et a mené une vie sans péché.
- Jean-Baptiste l'a désigné : « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29). Tenté dans le désert comme nous, il est resté sans péché, a appelé des disciples et a montré sa divinité par de nombreux miracles.
- L'encouragement est fondé sur la croix de Golgotha, où Jésus est mort pour nos péchés : « notre saleté, nos mensonges, nos malédictions, notre négativité, notre avidité, notre orgueil, notre haine et notre refus de pardonner ».
- Il est ressuscité le troisième jour. « Jésus-Christ est vivant. »
- Premier cadeau pour Köniz : le drapeau de la commune, une croix noire sur fond blanc. Le prédicateur y voit un message : « Soit noir, soit blanc : soit croyant et sauvé, soit incrédule et perdu. » Ce drapeau rappelle que Jésus est mort pour tout ce qui est sombre, difficile, pécheur et mauvais, afin de nous purifier par son sang précieux.
4. Ne t'effraie point : la peur fait partie du chemin
- Porter ce message ne garantit pas une vie confortable, facile, prospère, riche, en bonne santé et respectée. Il y aura des situations où l'on aura peur, où l'on sera intimidé et désorienté.
- « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jean 16:33).
- Les sources de peur sont nombreuses : des soucis au bureau, un problème de santé soudain, la déception envers soi-même (« tout pasteur est déçu de lui-même »), les attentes qu'on ne peut pas remplir, la déception causée par les autres, la critique, juste ou injuste, la crainte de voir de fausses doctrines entrer dans l'Église.
- Nous sommes marqués par la chute : nous faisons souvent exactement ce que nous ne voulons pas faire.
5. Quatre repères pour une Église qui tient bon
- Ne pas parler les uns des autres, mais les uns avec les autres.
- Être une Église de prière : se rassembler pour prier avant le culte et avant la prédication, et rester vrais et sincères les uns avec les autres.
- Savoir dire les mots les plus difficiles : « Je suis désolé. » Stefan le dit, Josua le dit, et le prédicateur invite l'Église à l'attendre aussi de lui, puis demande : « À quand remonte la dernière fois où nous nous sommes demandé pardon ? »
- S'accepter les uns les autres, car c'est le Seigneur qui bâtit son Église : nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps (1 Corinthiens 12:13).
- Ces repères regardent vers l'avenir : l'Église, l'épouse, marche vers les noces de l'Agneau avec Jésus-Christ, l'Époux (Apocalypse 19:7-9).
- Deuxième cadeau : un bon aux quatre coins, un pour chaque repère. Ce bon n'a aucune valeur au départ, il en reçoit ce matin quand les membres le signent. Il signifie : nous vous portons dans la prière, nous sommes là pour vous dans le besoin et la difficulté tant que Dieu nous donne la vie, et vous pouvez toujours revenir. « Si les choses ne tournent pas comme on l'espère, nos portes vous sont ouvertes. »
6. L'Éternel ton Dieu est avec toi : chemins, murailles, victoire
- Dieu ouvre un chemin là où l'on n'en voit plus. Devant le Jourdain, il a simplement fait passer son peuple à travers l'obstacle (Josué 3 et 4).
- À Jéricho (Josué 6), ce n'est pas notre parole qui compte : six jours de silence, puis un cri le septième jour, et les murailles tombent. « Notre confiance et notre obéissance à la Parole de Dieu feront tomber des murailles. »
- Attention à l'histoire d'Acan (Josué 7) : sois une Église sainte, irréprochable et sans tache, et Jésus-Christ te gardera de la défaite.
- Face aux Amoréens, Dieu est intervenu et même la lune s'est arrêtée (Josué 10:12-13). « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8:31).
- Dieu connaît tes pensées avant que tu t'endormes et les sentiments que tu te permets parfois.
7. Le palmier : paix, fruit, justice et victoire
- Troisième cadeau : un palmier. Il représente la paix, le fruit, la justice et la victoire.
- Le temple de Salomon portait des motifs de palmes sur ses murs (1 Rois 6:29). Quand Jésus est entré à Jérusalem, la foule l'a acclamé avec des branches de palmiers (Jean 12:13). Selon Apocalypse 7:9, nous nous tiendrons un jour devant le trône de Dieu, des palmes à la main, en témoignage de la victoire sur la mort. Les palmes servent aussi à la fête des Tabernacles.
- Le palmier a besoin de lumière, d'eau, d'air, de terre et de nutriments. Mais « vous ne pourrez pas produire la croissance vous-mêmes à Köniz. Dieu vous l'accordera. »
- « Chaque fois que vous verrez ce palmier là où vous vous réunissez : l'aide arrive. Nous ne sommes pas seuls en chemin. » Hosanna au Fils de David, à Celui qui revient bientôt.
- L'appel final : si tu n'as pas encore apporté le fardeau de ton péché à Jésus-Christ, fais-le maintenant et accueille-le dans ta vie. Il y aura encore des difficultés, mais quelqu'un est avec nous, et Jésus-Christ prie pour nous.
Points à retenir
- Le courage de Josué 1:9 ne repose pas sur nos forces : il repose sur la promesse que l'Éternel est avec toi dans tout ce que tu entreprends.
- Les encouragements humains sont précieux mais changeants. L'encouragement décisif vient de Jésus-Christ, mort et ressuscité pour toi.
- La peur et l'effroi viendront. Suivre Jésus ne promet pas une vie confortable, mais il a vaincu le monde.
- Une Église tient bon quand ses membres parlent les uns avec les autres, prient les uns pour les autres, s'acceptent et savent se demander pardon.
- La croissance vient de Dieu : il ouvre des chemins, fait tomber des murailles et donne la victoire.
Application personnelle
- Quelle situation te fait peur ou te décourage en ce moment, et comment la promesse « l'Éternel, ton Dieu, est avec toi » change-t-elle ton regard ?
- Cherches-tu ton encouragement surtout auprès des autres, ou d'abord auprès de Jésus-Christ ?
- Y a-t-il une personne dont tu parles au lieu de lui parler directement ?
- À qui dois-tu dire « je suis désolé » cette semaine ?
- Quelle personne qui ne connaît pas encore Jésus peux-tu encourager aujourd'hui ?
Versets cités
- Josué 1:5-9
- Exode 1:22
- Deutéronome 8:4
- Joël 2:21
- Jean 1:29
- Jean 16:33
- 1 Corinthiens 12:13
- Apocalypse 19:7-9
- Josué 6
- Josué 7
- Josué 10:12-13
- Romains 8:31
- 1 Rois 6:29
- Jean 12:13
- Apocalypse 7:9
Questions fréquentes
Que veut dire Josué 1:9 ?
Dieu dit à Josué : « Fortifie-toi et prends courage ! Ne t'effraie point et ne t'épouvante point, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » Pour Matthias Mauerhofer, le courage ne repose pas sur nos capacités : il repose sur la présence de Dieu, qui ouvre un chemin là où il n'y en a pas.
D'où vient le vrai encouragement selon cette prédication ?
Les encouragements humains font du bien, mais ils dépendent souvent de l'humeur, des circonstances, de la sympathie ou de l'antipathie. L'encouragement décisif vient de Jésus-Christ, qui est mort à la croix de Golgotha pour nos péchés et qui est ressuscité le troisième jour. Cet encouragement s'adresse à chaque personne.
Que faire quand la peur et l'effroi arrivent dans l'Église ?
Matthias Mauerhofer donne quatre repères : ne pas parler les uns des autres mais les uns avec les autres, prier les uns pour les autres, s'accepter mutuellement et savoir se demander pardon. Il invite à rester vrais et sincères entre frères et sœurs, et à se rassembler pour prier avant le culte.