Introduction
« La prière est la clé. » Au début de l'année, raconte Rachel, l'une des deux pasteures principales de Woodlands Church à Bristol, l'équipe de direction a senti le Saint-Esprit la pousser vers cette phrase. Ce n'est pas une révélation nouvelle, reconnaît-elle, mais une invitation de Dieu à entrer dans une relation plus profonde avec lui par la prière, et à remettre la prière au centre de la vie de l'Église.
Ce message s'inscrit dans la série « Foundations » (Fondations), consacrée aux fondements de la vie chrétienne, et ouvre la semaine de prière de l'Église. Rachel ne se présente pas en experte : « J'aime la prière. Je la trouve difficile parfois. Je manque parfois de foi. » Mais elle sait que la prière est un fondement pour les disciples de Jésus aujourd'hui.
À partir de Luc 11:1-13, elle montre ce que Jésus enseigne : savoir à qui tu parles, prier au quotidien, louer, persévérer. Puis elle nomme trois obstacles qui vident la « batterie » de la prière.
Plan du message
1. Où en es-tu dans la prière ?
- Rachel commence par une question personnelle, à garder pour soi pendant quelques secondes : « Où en es-tu dans la prière aujourd'hui ? Sois brutalement honnête avec toi-même et avec le Seigneur. »
- Tu es peut-être motivé, ou perdu. Peut-être nouveau dans la foi, ou pas encore chrétien, en te demandant ce qu'est la prière. Peut-être déçu parce que Dieu n'a pas répondu aux prières que tu fais depuis longtemps, ou frustré.
- Où que tu en sois, elle est confiante, non dans ses propres mots, mais dans le fait que Dieu veut rallumer la prière en nous. Il aime quand nous prions, et la prière est essentielle pour le royaume de Dieu, pour la transformation du monde et pour la nôtre.
- L'Église, rappelle-t-elle, a été bâtie sur les prières de beaucoup de ceux qui l'ont précédée : Rob Scott-Cook, le fondateur de l'Église, se décrit souvent comme un « homme de prière ».
2. Avant le comment, le qui : tu pries un Père
- Les disciples priaient déjà. Ils avaient grandi dans la prière. Mais ils ont vu chez Jésus une relation avec Dieu qu'ils enviaient, et ils lui demandent : « Seigneur, enseigne-nous à prier » (Luc 11:1).
- La réponse de Jésus commence par celui à qui l'on parle : « Tu dois avoir le qui juste avant le comment. » Celui que tu pries, c'est ton Père, Dieu dans les cieux, qui t'aime.
- Première image, la relation. Selon Rachel, le mot employé n'est pas un « père » formel : c'est un mot de tout-petit, « papa ». Devenue grand-mère, elle décrit son petit-fils de quatorze mois qui commence à dire « papa » à son fils : une relation intime, aimante et proche. Grâce à Jésus, tu n'as pas besoin de frapper et de demander la permission d'entrer.
- Deuxième image, la puissance. En appelant Dieu Père, les disciples pensaient sans doute à l'Exode, quand Dieu dit à Moïse de déclarer à Pharaon : « Israël est mon fils, mon premier-né » (Exode 4:22). Les plaies, les miracles, le passage de la mer Rouge : toute l'histoire montre la puissance de Dieu.
- « Nous ne prions pas quelqu'un dont la puissance est limitée. » Rachel invite à garder ces deux images en tête, la relation et la puissance.
3. « Quand vous priez » : pas si, mais quand
- Jésus dit au verset 2 : « Quand vous priez. » Pas « si ». Pour lui, la prière est une part normale et quotidienne de la vie.
- Ce n'est pas une activité religieuse réservée à certaines personnes, à certaines heures, ni quelque chose qu'un prêtre fait au nom des autres.
- Jésus se retirait dans des lieux déserts, s'éloignait des foules, se levait tôt pour prier (Marc 1:35 ; Luc 5:16). Il cherchait la direction, la force et la sagesse du Père, et il nous invite dans la même relation.
- Concrètement, cela peut vouloir dire se lever plus tôt, « ce qui veut dire se coucher plus tôt », télécharger une application comme Lectio 365, ou rejoindre les temps de prière de la semaine. « Cela veut dire faire quelque chose, faire un pas. »
4. « Que ton nom soit sanctifié » : la louange remet Dieu à sa place
- Sanctifier, c'est traiter comme saint. Dieu est digne de notre louange en tout temps, quelle que soit sa manière de répondre à nos prières.
- La louange déplace l'attention de nous vers lui. « Je suis à peu près le centre de mon univers, et je pense que c'est aussi votre cas. » Quand nous adorons, nous reprenons notre juste taille, et c'est un soulagement.
- Dans la louange, la foi monte : ce Dieu a ouvert la mer, placé les étoiles, transforme des vies.
- Rachel raconte, avec la permission de son fils, une histoire récente. Il avait reçu un courriel de refus pour un poste qu'il désirait vraiment. Toute la famille était abattue. Quelques jours plus tard, pendant un temps de louange avec les jeunes adultes, elle a senti un « coup de coude » du Saint-Esprit, une pensée : prier pour qu'il reçoive un courriel disant qu'il y avait eu une erreur et qu'il était réintégré dans le processus.
- Elle a d'abord résisté : « Ça n'arrivera pas, tout est automatisé. Ce genre de choses ne nous arrive jamais. » Puis, la foi montant, elle a prié précisément, pour cette semaine-là. Le lendemain matin, son fils l'appelait : il y avait eu une erreur, il était invité à l'étape suivante, avec des excuses en prime.
- Cela veut-il dire qu'il aura le poste ? « Je ne pense pas. » Mais la foi de toute la famille a grandi, et elle prie désormais de façon plus précise. La foi est venue pendant la louange : « Lui d'abord, tout le reste ensuite. »
5. Demander, chercher, frapper : ne lâche pas
- La parabole de l'ami qui vient à minuit demander trois pains parle de persévérance et de patience. L'ami finit par se lever « à cause de son importunité » (Luc 11:8).
- Si tu pries depuis longtemps pour quelque chose sans voir de percée, Rachel t'encourage à continuer. « Je sais que c'est dur. J'y suis passée. »
- Jésus raconte cette parabole parce qu'il sait que nous sommes enclins à abandonner et à dire : « Ça n'arrivera jamais, Dieu ne peut pas faire ça. » Alors demande, demande encore, frappe à la porte jusqu'à ce que le voisin se lève.
- Et le passage se termine sur cette promesse : si des parents imparfaits savent donner de bonnes choses à leurs enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11:13).
6. Les trois D qui vident la batterie de la prière
- Ce matin-là, Rachel est arrivée en retard : la batterie de la voiture de son fils, qu'elle conduisait, était à plat. Pour beaucoup, dit-elle, la batterie de la prière est à plat aussi. Elle nomme trois « D » pour qu'on puisse les repérer.
- La distraction. Avant même d'avoir posé un pied par terre, on a vérifié ses courriels, Instagram, les nouvelles, la météo et WhatsApp. « Les téléphones sont formidables, mais ce sont de vrais fléaux. » Prends-en le contrôle : ils sont là pour t'aider, pas pour t'entraver. Le mode avion est « un vrai cadeau » pour prier. Et si ce sont tes enfants qui te distraient, « ils sont une bénédiction du Seigneur, ils en ont le droit ».
- La déception. Rachel parle avec franchise : elle vit chaque jour avec la déception d'une prière, sa plus importante, à laquelle Dieu n'a pas encore répondu. Le pire, dit-elle, est de s'éloigner de Jésus et de vivre dans l'amertume : la prière manque alors d'oxygène et l'on se coupe de sa source de puissance. Remets ta déception à Jésus, encore et encore, et laisse-le te rejoindre dedans.
- Le diable. Il te hait, il hait la prière, il hait Jésus, et il fera tout pour t'empêcher de prier, par la distraction et la déception, parce que la prière est le lieu de la puissance. Mais il n'est pas l'égal de Jésus, qui l'a vaincu. « Je ne dis pas cela pour vous faire peur, mais pour vous équiper. »
7. Une Église qui grandit dans la prière
- Rachel termine par une question : cette semaine, comment vas-tu grandir dans la prière et recharger ta batterie ?
- « Nous voulons être une Église qui grandit dans la prière, pas une Église qui reste immobile dans la prière. »
- Elle invite ceux qui sont déçus par Dieu, ceux dont la relation avec un père terrestre a abîmé l'image de Dieu comme Père, et ceux qui veulent recevoir le Saint-Esprit d'une manière nouvelle, à venir recevoir la prière pendant la sainte cène.
- Sa prière finale : que Jésus nourrisse la vie de prière de chacun, là où il en est, par le Saint-Esprit qu'il a envoyé pour nous équiper.
Points à retenir
- Avant d'apprendre comment prier, sache à qui tu parles : un Père proche, qu'on peut appeler « papa », et un Père tout-puissant.
- Pour Jésus, la prière n'est pas une option : il dit « quand vous priez », pas « si vous priez ».
- La louange déplace l'attention de toi vers Dieu et fait monter la foi : lui d'abord, tout le reste ensuite.
- Demander, chercher, frapper : Jésus encourage à persévérer parce qu'il sait que nous sommes enclins à abandonner.
- Distraction, déception, diable : repère ce qui vide ta batterie de prière pour pouvoir y faire face.
Application personnelle
- Où en es-tu dans la prière aujourd'hui, si tu es brutalement honnête avec toi-même et avec le Seigneur ?
- Quand tu pries, t'adresses-tu à un Dieu lointain, ou à un Père à la fois proche et puissant ?
- Quel pas concret peux-tu faire cette semaine pour prier régulièrement : te lever plus tôt, mettre ton téléphone en mode avion, rejoindre un temps de prière ?
- Y a-t-il une prière que tu as cessé de faire par lassitude, et que tu pourrais reprendre ?
- Quelle déception as-tu besoin de remettre à Jésus plutôt que de la laisser se changer en amertume ?
Versets cités
Questions fréquentes
Pourquoi faut-il savoir à qui l'on prie avant d'apprendre comment prier ?
Pour Rachel, il faut avoir le « qui » juste avant le « comment ». Jésus apprend à ses disciples à appeler Dieu Père : un Père proche, qu'on peut approcher de façon personnelle et intime, et un Père puissant, celui qui a délivré Israël d'Égypte. Ces deux images, la relation et la puissance, changent la manière de prier.
Que veut dire « que ton nom soit sanctifié » dans la prière ?
Sanctifier le nom de Dieu, c'est le traiter comme saint. Dieu est digne de louange en tout temps, quelle que soit la façon dont il répond à nos prières. Selon Rachel, la louange déplace l'attention de nous-mêmes vers lui, remet les choses à leur juste place et fait monter la foi : lui d'abord, tout le reste ensuite.
Qu'est-ce qui vide la batterie de la prière ?
Rachel nomme trois « D » : la distraction, entretenue par le téléphone et un monde pressé ; la déception, quand des prières restent sans réponse ; et le diable, qui hait la prière parce que c'est là que se trouve la puissance. Elle ne veut pas faire peur mais équiper, pour que chacun puisse grandir dans la prière.
Ne rate aucune prédication de Woodlands Church
Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.
pour prendre des notes et poser une question.