L'avenir appartient à ceux qui sont réveillés spirituellement

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Introduction

Josias Laporte, prédicateur invité à la Chapelle, ouvre son message avec une question toute simple : qui aime se lever tôt, et qui aime se lever tard ? Il raconte les matins de sa fille Zoé, quatre ans, qui peut se coucher tard et se lever tard, qui reste sous la couverture même quand on ouvre les rideaux, et qui court vers l'arrêt de bus « de manière très démoralisée », une moitié de gaufre dans la bouche. Le soir, pourtant, elle revient enchantée de sa journée. « Tu peux profiter de la vie, mais tu ne peux pas faire les deux » : rester couchée toute sa vie et en profiter en même temps.

On dit que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Le prédicateur propose de corriger l'expression : l'avenir appartient à ceux qui sont réveillés. C'est vrai dans la vie de tous les jours, et c'est vrai spirituellement. La Bible utilise cette métaphore : être réveillé, s'assoupir, être endormi, ou même être mort spirituellement. Sa prière pour ce matin-là, c'est que tout le monde soit réveillé spirituellement.

Ce message conclut la série « Rêvons grand, bâtissons maintenant » sur le livre de Néhémie. Le texte est Néhémie 8:1-12 : l'histoire d'un peuple assoupi spirituellement pendant soixante-dix ans, que Dieu réussit à réveiller. Josias Laporte en tire un principe et deux attitudes pour se réveiller et rester réveillé. Il parle d'un « café spirituel » dont nous avons tous besoin.

Plan du message

1. Les symptômes d'un assoupissement spirituel

  • Ça nous arrive à tous : à un moment de ta vie tu étais réveillé spirituellement, puis tu t'assoupis tranquillement, parfois sans même le réaliser.
  • Les signes : une perte d'intérêt pour tout ce qui est spirituel ; tu ne trouves plus la force de combattre les habitudes qui empoisonnent ta vie, alors qu'au début tu étais zélé pour ça ; un vide qui prend place là où tu te sentais épanoui ; tu n'as plus la force de combattre les émotions qui te submergent ; tu es lassé des disciplines spirituelles ; tu deviens diverti par des choses qui autrefois t'affligeaient.
  • Dans la Bible, il y a la lumière et la nuit. La lumière est une des métaphores utilisées pour Jésus. La nuit, c'est tout ce qui est ténébreux, tout ce qui peut endommager et détruire ta vie.
  • Celui qui reste couché dans son lit toute la journée ne sait pas qu'il est en train de rater des opportunités. D'où la question : comment se réveiller, ou rester réveillé ? Quel est ton café spirituel ?

2. Néhémie 8 : un peuple assoupi pendant soixante-dix ans

  • Le peuple d'Israël, exilé pendant soixante-dix ans, a été ramené par la grâce et la miséricorde de Dieu à Jérusalem. Il a rebâti les murailles en ruine. Le septième mois, tout le peuple s'assemble « comme un seul homme » sur la place devant la porte des eaux et demande à Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse.
  • Esdras lit du matin jusqu'au milieu du jour, environ six heures selon les commentateurs bibliques. Quand il ouvre le livre, tout le peuple se tient debout. Esdras bénit l'Éternel, le peuple répond « Amen ! amen ! » en levant les mains, puis se prosterne la face contre terre. Les Lévites expliquent la loi et en donnent le sens.
  • Tout le peuple pleure en entendant les paroles de la loi. Néhémie, Esdras et les Lévites leur disent : « Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans le deuil et dans les pleurs. » Esdras leur dit d'aller manger des viandes grasses, de boire des liqueurs douces et d'envoyer des portions à ceux qui n'ont rien de préparé. Le prédicateur en sourit : « C'est mon verset favori à partir d'aujourd'hui. »
  • Le dernier verset dit qu'ils se livrèrent à de grandes réjouissances « car ils avaient compris les paroles qu'on leur avait expliquées ». Pour Josias Laporte, cette réjouissance est le symptôme que leur foi fut réanimée, leur affection pour Dieu réanimée, leur adoration réanimée. Parmi eux, des enfants nés en exil, devenus adultes, n'avaient jamais entendu la loi : quelque chose a pris feu en eux, leurs yeux spirituels se sont ouverts.
  • Encouragement au passage pour les parents d'un ado qui semble endormi depuis cinq ans : « Un jour, il va se réveiller. »

3. Le principe : bâtis ta vie autour de ce que Dieu veut

  • Petit avertissement sur le mot « réveil » : il évoque souvent un gros mouvement de Dieu, plein de personnes qui viennent à la connaissance de Jésus-Christ. Le prédicateur veut l'aborder de manière plus individuelle et plus quotidienne : « Comment moi, Josias, je fais pour rester réveillé ? » Si chacun prend sa part de responsabilité, Dieu fait l'impossible, il y a un effet boule de neige, et ce n'est plus seulement une Église qui est réveillée, mais une ville.
  • La muraille est rebâtie. Maintenant, comment rebâtir la vie et la communauté ? Ce qui frappe dans le texte, c'est que ce n'est pas Esdras qui impose une lecture : c'est le peuple qui demande qu'on lui lise la Parole. Ça fait longtemps qu'ils ne l'ont pas entendue.
  • Ils savent maintenant qu'ils doivent bâtir leur vie sur la volonté de Dieu, parce que pendant soixante-dix ans ils ont bâti sur ce qu'eux voulaient, et ça a abouti à la ruine. Ils ont tout perdu : leur provision, leur sérénité, leur sécurité, leur lieu de culte, leur joie, leur patrie, leur travail, de belles opportunités.
  • « Tu ne peux pas dire "j'aime Dieu" mais bâtir sur ce que je veux. » Si tu fais ça, tu finis par t'éloigner de Dieu et t'assoupir spirituellement, et les conséquences, c'est la ruine.
  • La question du matin : quelle est ta fondation ? Sur quoi es-tu en train de bâtir en ce moment ? Comme père, Josias Laporte se dit qu'il a treize ans pour poser des fondations chez ses enfants, avant les amis et le secondaire. Dans la vie spirituelle, c'est pareil : il faut être intentionnel.
  • Illustration : des maisons bâties par des promoteurs en Caroline du Nord, le long d'une plage, malgré les avertissements de la ville et le caractère risqué de l'endroit, simplement parce que « l'idée d'être sur le bord de l'eau, c'est tellement paradisiaque ». Arriva ce qui arriva : les maisons ont été emportées.
  • C'est Jésus qui vient avec cette illustration : bâtis sur le roc, c'est ça qui est solide (Matthieu 7:24-27). Seulement si tu bâtis sur le roc, tu peux rester proche du rivage, proche de Dieu et de ses principes. Sinon tu finis emporté par la vie, par les épreuves, loin de Dieu.
  • La grâce de Dieu, c'est que lorsqu'on a bâti sur autre chose et qu'on vit la ruine, Dieu nous accueille quand même. « Dieu t'accueille toujours. » Mais son souhait et sa prière, c'est de t'éviter la catastrophe, de rester réveillé pour accueillir tout ce que Dieu a pour toi.

4. Les sables sur lesquels on ne peut pas bâtir

  • La sagesse humaine : toujours plus de connaissances, d'interviews, d'expérience. Le problème, c'est que ça change continuellement et que des choses se contredisent. C'est une fondation qui a des craques.
  • La religion : faire des œuvres en espérant une récompense, ton salut ou autre chose. « Tu arrives toujours short, parce que tu ne sais jamais si tu as fait assez. » Bâtir sur Jésus, c'est bâtir sur ce qu'il a fait à la croix pour toi, et ça amène la liberté.
  • La foi de tes parents : c'est un catalyseur, un modèle, tant mieux s'ils t'ont amené à l'église. Mais tu dois bâtir sur ta foi à toi, parce que c'est personnel. Dieu a une trajectoire spécifique pour toi. Ce n'est pas du « second hand ». Vouloir calquer sa vie sur celle de quelqu'un d'autre, même quelqu'un d'admirable, crée une grosse déception.
  • Les plaisirs : le prédicateur n'a rien contre, « profite de ta vie », ça fait partie des grâces de Dieu. Mais quand tu bâtis ta vie seulement là-dessus, tu finis par avoir un vide, tu cours après un autre plaisir, puis un autre, et tu es emporté loin de Dieu.
  • Les relations : Dieu est pour les relations, mais il dit « tu aimeras ton Dieu, et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22:37-39). Bâtis d'abord sur Dieu, et il te donnera le modèle des relations. Les relations sont imparfaites : séparations, chicanes, désaccords.
  • Bâtir sur sa Parole, c'est bâtir sur Jésus au lieu de bâtir sur le sable. La prière du prédicateur : ne pas constater la ruine dans nos vies, mais la puissance de Dieu pour nous soutenir.

5. Première attitude : la révérence face à la Parole de Dieu

  • Les parchemins étaient sacrés. Ça faisait des décennies que le peuple n'avait pas entendu la Parole, et tout le monde n'y avait pas accès. Aujourd'hui, la Bible est dans une application, sur le même téléphone qui sert à plein d'autres choses. Pour eux, c'était un moment solennel.
  • Leur attitude le montre : ils se sont mis debout, ils ont levé les mains, ils ont dit « Amen », ils se sont prosternés la face contre terre. « Imaginez-vous un dimanche matin, dès que j'ouvre la Bible, tout le monde se met debout, lève les mains et se met face contre terre. »
  • Ils ont écouté pendant au moins six heures, de six heures du matin jusqu'à midi, avec des enfants et des distractions. On peut dire que c'est une autre époque, mais la conviction du prédicateur, c'est que c'est dû à leur révérence pour la Parole de Dieu. « Les limites de ton écoute vont plus loin lorsque tu as de la révérence. »
  • Illustration du notaire : tu reçois une lettre annonçant qu'une tante décédée te laisse dix millions de dollars, et le notaire te convie à une réunion. Il lit la lettre d'une voix plate, monotone ; dehors, les grues de Montréal, ton téléphone qui sonne, ton enfant qui tire. Cent pour cent des gens vont quand même écouter, « s'il faut coller la bouche du notaire sur ton oreille, tu vas le faire ». Pourquoi ? Parce que c'est de l'argent, et toutes les possibilités qui vont avec.
  • Quand Dieu est important pour toi plus que tout, tu as de la révérence pour sa Parole, et tu peux l'écouter d'une manière différente.

6. Le gant de baseball : ta capacité à recevoir

  • Le gant représente ta capacité à recevoir ce que Dieu a pour toi. La balle, c'est tout ce que Dieu veut te donner : la joie, la paix, la persévérance, une connexion, une libération, de l'aide pour traverser un moment difficile, une perspective différente, et ultimement son Fils. « Dieu, il en lance, des balles. »
  • Le gant fermé : tu accordes beaucoup plus d'importance, de révérence et d'honneur à ton opinion qu'à la Parole de Dieu. « Non, c'est ce que je pense qui est important. » Et tu ne reçois pas.
  • Le dos tourné : tu as été blessé, et tu accordes plus d'importance à ta blessure qu'à Dieu. Dieu te demande de te retourner : « C'est moi qui vais prendre soin de toi, c'est moi qui vais te guérir. »
  • Le gant à peine entrouvert : tu as peur, tu es anxieux, et tu accordes plus d'importance à ta peur qu'à ce que Dieu te dit. Ça t'empêche de faire un pas de foi, alors qu'on ne reçoit les choses de Dieu que par la foi. « Ouvre ton gant pour vrai. »
  • Le gant ouvert mais qui échappe la balle à la moindre bousculade : tu aimes recevoir dans le confort, quand tout va bien. Dès que quelque chose va mal, tu lâches.
  • Le gant qui ne se ferme jamais : tu es tellement ouvert à tellement de choses que tu ne t'arrêtes jamais au Seigneur Jésus-Christ, et il n'y a jamais de fruit. Jésus a dit qu'on ne peut pas porter de fruit si on ne demeure pas en lui (Jean 15:4-5). « Ferme ta vie, abandonne-toi à moi, c'est là que tu vas avoir du fruit. »
  • L'Esprit de Dieu veut vivifier et réanimer ta foi, mais ça ne peut pas se passer si tu méprises la Parole de Dieu. Il faut d'abord une attitude de révérence.

7. Deuxième attitude : l'obéissance jusqu'au bout

  • Il ne suffit pas d'être à l'écoute de la loi avec révérence, il faut aussi lui obéir. Le contexte : c'est le septième mois, celui de la fête des Trompettes et de la fête des Tentes, où le peuple se mettait sous des huttes pour se rappeler le parcours au désert et la provision de Dieu. Une sainte convocation, et une prescription de Dieu : célébrer. « C'est cool quand Dieu te dit de célébrer. »
  • Mais les gens pleurent. Certains entendent la loi pour la première fois, d'autres regrettent ce qu'ils ont fait. Ces prises de conscience et ces larmes sont importantes, mais à ce moment-là Esdras leur dit : mangez des viandes grasses, réjouissez-vous.
  • C'est comme si quelqu'un venait te dire de faire la fête à la sortie de funérailles : mauvais timing, inapproprié. Pourtant le texte dit qu'ils se livrèrent à de grandes réjouissances parce qu'ils avaient compris ce qui leur avait été expliqué. Ils ont reçu la Parole.
  • Parfois Dieu te demande de faire quelque chose qui semble ne pas faire de sens pour toi, ou ne pas être dans ton timing. On le voit comme quelqu'un qui débarque dans des funérailles. Et Dieu dit : « Si tu faisais ce que je te demande, tu vas voir, ça va être bon pour toi. »
  • Illustration de l'accouchement : plus les contractions font mal, plus la douleur est intense, et c'est précisément à ce moment-là que le médecin dit de pousser. « Tu as mal ? Pousse. » Le visage d'ange de sa femme s'est transformé, mais au bout de la douleur, le bébé est là, et c'est le miracle de la vie.
  • « C'est seulement si tu vas jusqu'au bout de ce que je te demande que tu vas avoir la bénédiction. C'est seulement si tu vas jusqu'au bout que tu vas être libéré. »
  • Le prédicateur confesse qu'obéir jusqu'au bout est parfois difficile, parce que certaines choses demandent plus et font mal. Mais si tu obéis, tu auras la joie et la bénédiction que Dieu promet, tu vivras un réveil, et tu pourras dire à quelqu'un d'autre : « Vas-y, va jusqu'au bout, parce que Jésus a quelque chose pour toi. »

8. L'invitation

  • À celui qui est indifférent, peut-être là pour la première fois : que Dieu t'aide à prendre conscience de ton besoin. On a tous besoin de Dieu.
  • À celui qui bâtit sur le sable sans le réaliser : que tu en prennes conscience maintenant, pas à la catastrophe.
  • À celui qui bâtit sur le roc : Dieu veut peut-être t'aider à avoir un peu plus de révérence, parce que des choses poussent ta distraction et ton regard ailleurs, et Dieu est toujours en train de lancer des balles.
  • À celui qui a l'impression d'être en ruine, qui a essayé des choses et ne sait plus quoi faire : tendre la main vers Dieu, lever la main comme un pas de foi et un acte d'humilité, et le laisser faire une œuvre. « Seigneur, restaure-moi, fortifie-moi, éclaire-moi, montre-moi. »
  • La prière finale : que Dieu répare, ou change carrément, les fondations qui ont des craques, et qu'il regarde nos angles morts, maintenant, sans attendre la catastrophe.

Points à retenir

  • L'avenir appartient à ceux qui sont réveillés, et c'est vrai spirituellement : celui qui reste couché rate des opportunités et les promesses que Dieu a pour lui.
  • Le principe : bâtis ta vie autour de ce que Dieu veut, donc sur sa Parole. La sagesse humaine, la religion, la foi de tes parents, les plaisirs et les relations sont du sable.
  • Première attitude : la révérence face à la Parole de Dieu. Elle ouvre ton gant pour recevoir tout ce que Dieu lance.
  • Deuxième attitude : l'obéissance jusqu'au bout, même quand ce que Dieu demande ne semble pas faire de sens ou ne pas être dans ton timing.
  • Si tu as bâti sur autre chose et que tu vis la ruine, Dieu t'accueille toujours. Mais il préfère t'éviter la catastrophe.

Application personnelle

  1. Parmi les symptômes cités (perte d'intérêt, lassitude des disciplines spirituelles, vide, distraction), lequel reconnais-tu dans ta vie en ce moment ?
  2. Sur quoi es-tu concrètement en train de bâtir : la Parole de Dieu, ou un des sables nommés dans le message ?
  3. Comment écoutes-tu la Parole de Dieu ? Avec la révérence de quelqu'un qui attend un héritage, ou avec une oreille distraite ?
  4. Dans quelle position est ton gant : fermé, dos tourné, entrouvert par peur, lâché à la première bousculade, ou jamais refermé sur Jésus ?
  5. Y a-t-il quelque chose que Dieu te demande en ce moment et que tu trouves hors de ton timing ? Qu'est-ce que « aller jusqu'au bout » voudrait dire cette semaine ?

Versets cités

Questions fréquentes

Quels sont les symptômes d'un assoupissement spirituel ?

Josias Laporte en cite plusieurs : une perte d'intérêt pour tout ce qui est spirituel, moins de force pour combattre les habitudes qui empoisonnent ta vie ou les émotions qui te submergent, une lassitude face aux disciplines spirituelles, un vide qui s'installe, et le fait d'être diverti par des choses qui autrefois t'affligeaient.

Que se passe-t-il dans Néhémie 8 ?

Le peuple revenu d'exil, après avoir rebâti la muraille de Jérusalem, se rassemble devant la porte des eaux et demande à Esdras de lire le livre de la loi. Il lit du matin jusqu'au milieu du jour. Le peuple se tient debout, lève les mains, se prosterne, pleure, puis se livre à de grandes réjouissances parce qu'il a compris la Parole. Pour le prédicateur, cette joie est le signe d'une foi réanimée.

Comment rester réveillé spirituellement selon ce message ?

Par un principe et deux attitudes. Le principe : bâtir ta vie autour de ce que Dieu veut, donc sur sa Parole et non sur le sable de la sagesse humaine, de la religion, de la foi de tes parents, des plaisirs ou des relations. Les deux attitudes : la révérence face à la Parole de Dieu, qui ouvre ta capacité à recevoir, et l'obéissance jusqu'au bout, même quand ce que Dieu demande ne semble pas faire de sens ou ne pas être dans ton timing.

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