Josué 6 : tu es un chofar dans le combat spirituel

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Introduction

En janvier, le pasteur Clive, pasteur principal de Kingdom Faith Church, avait apporté à l'Église une parole prophétique pour l'année, tirée de Josué 1. Sharon Vandeput, de l'équipe de responsables de l'assemblée, est convaincue que cette parole est « encore pour maintenant ». Elle la reprend pour ouvrir son message : « Prépare-toi », « Tout lieu que foulera la plante de votre pied », « Fortifie-toi et prends courage ».

Il y a environ dix mois, raconte-t-elle, le Seigneur a commencé à lui parler du combat spirituel et de ce qui se passe dans les lieux célestes. En même temps, il lui a parlé d'un objet inattendu : le chofar, la trompe en corne de bélier que Dieu avait donnée à Israël pour des moments bien précis.

Son message tient en une phrase : « Toi et moi, nous sommes comme un chofar. Dieu veut faire sortir de toi un son qui va changer les choses dans les lieux célestes. » Mais, comme pour Israël devant Jéricho, ce son ne sort qu'après un chemin de consécration.

Plan du message

1. Josué 1 : prendre du terrain spirituel

  • Moïse est mort, et Dieu dit à Josué de se lever avec tout le peuple pour passer le Jourdain (Josué 1:2). « Je vous donne tout lieu que foulera la plante de votre pied » (verset 3).
  • « Je serai avec toi comme j'ai été avec Moïse ; je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage » (versets 5 et 6).
  • Poser le pied, hériter du pays : tout cela implique de l'action et du mouvement. Pour Josué, il s'agissait d'une action militaire et de terrain physique.
  • Pour nous aujourd'hui, explique Sharon, Dieu parle surtout de prendre du terrain spirituel, un territoire spirituel. « C'est avec ces lunettes-là qu'il faut lire ce message. »

2. Le visible et l'invisible : le vent derrière les vagues

  • Il existe un monde au-dessus du monde naturel : le surnaturel, les lieux célestes. Ce monde spirituel influence le monde naturel.
  • Sharon reprend une illustration entendue récemment. Dans la tempête, les disciples ont peur des vagues qui remplissent la barque. Mais ce qui provoque les vagues, c'est le vent. Jésus menace le vent et dit aux vagues : « Silence ! Tais-toi ! » (Marc 4:39).
  • « Le problème de fond, ce n'étaient pas les vagues, c'était le vent. L'invisible agissait sur le visible. »
  • Il y a aujourd'hui des guerres et des bruits de guerres. Ce qui se passe dans le naturel déborde d'un combat spirituel. Le comprendre permet de ne pas vivre dans la peur ou l'anxiété.
  • Nous sommes un peuple de l'Esprit, appelé à connaître sa place de fils et l'autorité qu'il a en Jésus. « Prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jean 16:33) : il a déjà vaincu.

3. Ce que le chofar fait entendre dans la Bible

  • Les sacrificateurs, les juges, les chefs militaires, les prophètes et les sentinelles sonnaient du chofar. Bien souvent, là où nos Bibles traduisent « trompette », le texte hébreu dit chofar.
  • Il annonce que Dieu vient. Au Sinaï, il y a la fumée, le feu, la montagne qui tremble et « un son de trompette très fort », si bien que tout le peuple tremble (Exode 19:16). Dans l'Apocalypse aussi, la trompette annonce le retour de Jésus.
  • Il proclame la liberté. En Lévitique 25, le son du chofar annonce la liberté dans le pays. Dieu nous appelle à proclamer aux captifs la délivrance, comme l'écrit Ésaïe (Ésaïe 61:1).
  • Il appelle à revenir au Seigneur. « Sonnez de la trompette en Sion ! Faites-la retentir sur ma montagne sainte ! » (Joël 2:1 ; voir aussi Ézéchiel 33). Le chofar avertissait du jugement et appelait le peuple à revenir à Dieu avec un cœur repentant.
  • Il annonce un nouveau roi. On sonne du chofar quand Salomon est oint (1 Rois 1:39), de même pour Jéhu et pour Joas. « Nous sommes appelés à annoncer le règne de notre Seigneur Jésus. »
  • Il lance le cri de guerre et le son de la victoire. Gédéon et ses 300 hommes, avec leurs cruches, leurs torches et leurs trompettes, voient l'Éternel mettre en déroute Madian (Juges 7). À Jéricho, au son du chofar, les murailles s'écroulent. Faire retentir ce son, c'est déclarer que la bataille appartient au Seigneur.

4. Connaître le vrai ennemi et refuser la voie confortable

  • Dans un temps de querelles internes et de divisions, il faut savoir qui est le vrai ennemi. « Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12).
  • « Nous ne combattons pas des personnes. » Parler de combat spirituel, ce n'est pas s'en prendre aux gens, c'est traiter la racine du problème : le vent.
  • « Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses » (2 Corinthiens 10:3-5). Sharon souligne que le texte ne dit pas « certains combattent », il dit « nous » : ce n'est pas facultatif.
  • Dieu est un guerrier : « L'Éternel est un vaillant guerrier ; l'Éternel est son nom » (Exode 15:3). Dans l'Apocalypse, il vient pour combattre (Apocalypse 19:11), non contre des personnes, mais contre les puissances des ténèbres. Si nous voulons ressembler à notre Roi, nous suivons son exemple.
  • David, au temps où les rois partaient en guerre, était resté sur son toit (2 Samuel 11:1). Là, il a commis l'adultère et fait mourir un homme. Il a peut-être choisi la voie confortable, sans voir que l'ennemi profitait de l'occasion.
  • « Tu peux choisir de ne pas t'engager dans le combat spirituel, mais l'ennemi ne va pas se dire : bon, je prends un jour de congé. » Le voleur vient pour dérober, égorger et détruire (Jean 10:10). « Qu'allons-nous faire à ce sujet ? » Ne pas savoir quel est son rôle, c'est même se rendre plus vulnérable.

5. Combattre depuis la victoire de la croix

  • Face à l'ennemi, on répond avec la vérité. Dieu nous a rendus à la vie avec Christ, il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient, il l'a cloué à la croix. « Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix » (Colossiens 2:13-15).
  • « Il est important de comprendre d'où nous combattons » : depuis une place de victoire. Nous n'avons pas à réagir par la peur.
  • Sharon relie ce message aux semaines précédentes : un sacerdoce royal appelé à régner avec Christ, des fils de Dieu avec un héritage, les clés du royaume, l'autorité sur toute la puissance de l'ennemi. Notre rôle est de faire appliquer le règne et la victoire de Jésus, au lieu de laisser l'ennemi semer le chaos.
  • L'amour sacrificiel pour les autres fait aussi partie du combat : les aimer au point de lutter pour eux dans l'Esprit.
  • « Si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? » (1 Corinthiens 14:8). Pour Sharon, un son clair retentit en ce moment et appelle l'Église à se préparer.

6. Josué 5 et 6 : la consécration avant la victoire

  • Avant Jéricho, Josué traverse un processus. L'ancienne génération est morte au désert, et Dieu ordonne de circoncire la nouvelle. C'est une consécration, une alliance renouvelée : nous lui appartenons et nous ne servirons que lui.
  • « Aujourd'hui, j'ai roulé de dessus vous l'opprobre de l'Égypte » (Josué 5:9). Il y a un nettoyage, l'ancien est roulé pour entrer dans le nouveau.
  • Le peuple célèbre la Pâque à Guilgal, mange des produits du pays, et la manne cesse (versets 10 à 12). Avant même d'avoir pris tout le pays, Israël mange un fruit qu'il n'a pas semé. Sharon croit que, dans un temps de consécration nouvelle, Dieu change aussi la manière dont il pourvoit.
  • Josué rencontre un homme, l'épée nue à la main : « Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? » Réponse : « Non, mais je suis le chef de l'armée de l'Éternel, j'arrive maintenant » (versets 13 et 14). Ce n'est pas la bonne question.
  • « Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint » (verset 15). Beaucoup de spécialistes y voient Jésus avant l'incarnation, puisque les anges refusent d'être adorés.
  • Ensuite seulement vient la stratégie divine (Josué 6:1-5) : Jéricho est fermée, le peuple fait le tour de la ville, sept sacrificateurs portent sept trompettes en cornes de bélier. Au son prolongé de la corne, tout le peuple pousse « de grands cris », et la muraille s'écroule. « Dieu t'appelle à un grand cri. »
  • « Vous êtes un peuple de guerre, Kingdom Faith. Ça peut vous déranger, mais je vous le dis : nous sommes appelés à combattre dans les lieux célestes. » Et, comme le dit souvent le pasteur Clive, « ce n'est pas comme d'habitude ».

7. Tu es un chofar : six étapes de fabrication

  • Le bélier doit mourir. La chair doit mourir. « J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » (Galates 2:20). Mourir à soi, à sa propre volonté, à ses propres désirs.
  • La corne doit être séparée de l'animal. Dieu appelle à être mis à part, dans le monde sans être du monde. « Arrête de t'inquiéter d'être différent. Tu n'es pas appelé à être comme tout le monde. »
  • La corne doit être nettoyée et vidée. Dieu veut nous vider de nous-mêmes et de tout ce qui encombre, pour faire de nous un instrument qu'il peut utiliser.
  • Elle doit être ouverte pour que le souffle y entre. « Es-tu ouvert au Seigneur ce matin ? » Être disponible pour que le Saint-Esprit souffle et agisse à travers nous.
  • Elle doit être façonnée au feu. C'est ainsi que la vibration et le son sortent correctement. Si tu as l'impression que la chaleur monte et que beaucoup de choses remontent à la surface de ton cœur, ce n'est pas grave : « Ne combattons pas le feu, soumettons-nous au feu. »
  • Le souffle doit y entrer avec force. Ceux qui savent sonner du chofar le confirment : sans une grande force, le son ne sort pas et ne s'entend pas. « Je ne veux pas juste un peu du Saint-Esprit. Je le veux tout entier. »
  • Sharon ajoute une mise en garde : prendre du terrain spirituel, ce n'est pas « partir dans tous les sens ». Il faut de la sagesse. On passe par la consécration et la soumission, on rencontre le Seigneur sur une terre sainte, on reçoit une stratégie divine, puis on agit. « La chair ne peut pas aller là-bas, mais ton esprit le peut. »
  • Le message se termine par un temps de consécration, puis par un cri de victoire de toute l'assemblée au son d'un vrai chofar : un cri « dans l'esprit », non dans l'émotion, pour proclamer que Jésus règne et qu'il revient.

Points à retenir

  • Le monde spirituel agit sur le monde visible : derrière les vagues, il y a le vent. Le comprendre délivre de la peur.
  • Le combat spirituel ne vise jamais des personnes. Il vise les puissances des ténèbres, avec des armes qui ne sont pas charnelles.
  • Rester à l'écart du combat ne met pas l'ennemi au repos. Comme David sur son toit, la voie confortable peut nous rendre vulnérables.
  • Nous combattons depuis la victoire de la croix, où Jésus a dépouillé les dominations et les autorités.
  • Le son vient après la consécration : la chair meurt, l'Esprit nous vide, nous ouvre, nous façonne et souffle avec force à travers nous.

Application personnelle

  1. Dans ta vie en ce moment, est-ce que tu combats les vagues ou est-ce que tu discernes le vent qui les provoque ?
  2. Y a-t-il une personne que tu considères comme ton ennemi, alors que la Parole t'appelle à lutter contre les puissances et non contre la chair et le sang ?
  3. Dans quel domaine as-tu choisi la voie confortable, comme David resté sur son toit au temps où les rois partaient en guerre ?
  4. Laquelle des six étapes du chofar te parle le plus aujourd'hui : mourir à toi-même, être mis à part, être vidé, être ouvert, passer par le feu ou recevoir le souffle de l'Esprit ?
  5. Pour qui, autour de toi, peux-tu lutter dans la prière cette semaine, par amour pour lui ou pour elle ?

Versets cités

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un chofar et pourquoi en parler dans un message sur le combat spirituel ?

Le chofar est une trompe faite dans une corne de bélier. Dans la Bible, il annonce la venue de Dieu, proclame la liberté, appelle à revenir au Seigneur, annonce un nouveau roi et fait retentir le cri de guerre et de victoire. Pour Sharon, chaque croyant est appelé à être ce chofar : Dieu veut faire passer à travers lui un son qui change les choses dans le monde spirituel.

Contre qui le chrétien mène-t-il le combat spirituel ?

Pas contre des personnes. Selon Éphésiens 6:12, notre lutte n'est pas contre la chair et le sang, mais contre les dominations, les autorités et les esprits méchants dans les lieux célestes. Sharon insiste : dans un temps de colère et de division, il faut traiter la racine du problème, le vent, et non les vagues.

Pourquoi la consécration vient-elle avant la victoire de Jéricho ?

Dans Josué 5, le peuple est circoncis, Dieu roule l'opprobre de l'Égypte, la manne cesse et Israël mange les fruits du pays. Josué rencontre ensuite le chef de l'armée de l'Éternel sur une terre sainte. C'est seulement après cette consécration que Dieu donne la stratégie pour faire tomber les murailles de Jéricho.

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