Introduction
Ce dimanche 11 octobre, à l'Église Protestante Évangélique Elim, la prédicatrice poursuit sa série sur la vie de l'Esprit. Les semaines précédentes, elle avait comparé la vie chrétienne au vol d'un avion : une force tire vers le bas, une autre élève vers le haut.
Ce matin, elle raconte « une histoire de mariage », vécue dans sa jeunesse à Macao, puis ouvre Romains 7. Sa question est simple : à qui étais-tu marié avant de connaître Jésus, et à qui appartiens-tu maintenant ?
Sa conviction tient en une phrase : la mort de Jésus t'a libéré de ta nature charnelle pour que tu sois uni à Christ. Ta nouvelle identité est la clé pour « réussir le vol » et monter vers la vie céleste.
Plan du message
1. Deux forces, deux lois
- Un avion en vol subit deux forces : la gravité qui le tient vers le bas et la force aérodynamique qui l'élève. La Bible parle de la même réalité avec deux lois : la loi de l'esprit de vie et la loi du péché et de la mort (Romains 8:2).
- La loi du péché porte d'autres noms : la chair, le vieil homme, la nature charnelle. « Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5:16-17) : les deux sont opposés l'un à l'autre.
- La solution de Dieu est « extrêmement radicale » : une crucifixion. Jésus a été crucifié pour que nous soyons libérés et que nous puissions voler vers le haut.
- Jésus a déjà tout accompli, mais il nous associe à sa croix. La souffrance fait partie du chemin : celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché (1 Pierre 4:1). Souvent, on veut éviter de souffrir selon la volonté de Dieu, et on finit par souffrir encore plus gravement et plus intensément.
2. Un pasteur fidèle à son alliance
- À Macao, où beaucoup de Chinois se sont réfugiés quand la Chine est devenue communiste, la prédicatrice a connu enfant un pasteur d'une trentaine d'années, beau, doué, engagé pour le Seigneur, chanteur d'opéra chinois. Plusieurs sœurs de l'église s'intéressaient à lui, mais il restait « immobile ».
- Son secret : il s'était marié peu avant de quitter la Chine, pensant que sa femme le rejoindrait. La frontière s'est fermée et ils ont été séparés.
- Il refusait toute proposition de mariage : « Je suis lié à un engagement de mariage. » Dix ans passent. Beaucoup lui disent que la loi l'autoriserait à refaire sa vie. Sa réponse : « Si je fais ça, je serai adultère devant Dieu. Le mariage, c'est un engagement de vie, une alliance. »
- Une collègue veuve, compétente et « au cœur enflammé pour le Seigneur », travaille à ses côtés. Un sentiment naît, mais il répond encore non tant qu'il est lié.
- Un jour arrive la nouvelle du décès de sa femme. Avec l'acte de décès, il épouse cette sœur. Il a attendu 25 ans. Le mariage a été « extrêmement heureux », et le couple a porté beaucoup de fruits pour l'église.
3. Romains 7 : une mort qui libère
- La Bible raconte une histoire semblable en Romains 7:1-6. La loi n'exerce son pouvoir sur l'homme qu'aussi longtemps qu'il vit : une femme mariée est liée à son mari tant qu'il est vivant. S'il meurt, elle est libre d'appartenir à un autre sans être adultère.
- Paul parle à des gens « qui connaissent la loi », la loi de Moïse mais aussi le droit en général, connu des Romains eux-mêmes. C'est une évidence pour tous.
- « Vous aussi, vous avez été mis à mort par rapport à la loi à travers le corps du Christ, pour appartenir à un autre, à celui qui est ressuscité, afin que nous portions des fruits pour Dieu. »
- Le jour où tu as donné ta vie à Jésus, tu as été libéré du péché et de la loi. Tu as été transféré sous « le régime nouveau de l'Esprit ». Ce sont deux régimes différents.
- Grâce à la mort de Jésus, qui a subi la peine que la loi exigeait, nous sommes libres de nous unir légalement à un autre. Et cette personne, bien sûr, c'est Jésus.
4. À qui étais-tu marié ?
- La prédicatrice pose la question à l'assemblée. Les réponses fusent : aux choses du monde, au péché, à la chair. Le verset 5 le dit : « lorsque nous étions livrés à notre propre nature ».
- Nous étions mariés, attachés, unis à notre nature charnelle. « Un homme horrible » : méchant, pervers, plein de mensonges, il nous fait faire un tas de mauvaises choses.
- « Tu es sous sa domination, tu ne peux pas te détacher, tu lui appartiens. » C'était notre état avant d'accepter Jésus : manipulés, entraînés à faire des choses que parfois nous ne voulions pas.
- Puis la bonne nouvelle : un jour, la femme rentre à la maison et trouve le mari assis sur sa chaise, immobile. Une crise cardiaque. Il est mort. Cette femme opprimée et maltraitée est libérée et peut s'unir à un autre.
5. Une nouvelle identité en Christ
- Spirituellement, nous sommes maintenant unis à Christ. « Vous n'êtes pas contents ? » En Éphésiens 1, toutes les bénédictions se déversent sur toi parce que tu appartiens à Christ : tu es pardonné, sauvé, aimé, choisi, tu as reçu le Saint-Esprit.
- Tu es devenu une nouvelle création. La prédicatrice insiste surtout sur un point : c'est une nouvelle identité.
- Quand une femme se marie, elle change de nom. Elle-même, en épousant un Français, a changé de nom et obtenu la nationalité française. De la même façon, nous avons une nouvelle citoyenneté : nous appartenons au ciel.
- Le diable a une tactique : nous faire croire que nous sommes toujours mariés à notre nature pécheresse. Si tu crois cela, tu te sens incapable et opprimé. Mais Jésus t'a libéré et t'a donné la capacité de vivre la vie de l'Esprit, en liberté et en puissance.
- La vie de l'Esprit n'est pas seulement faite de miracles et de moments spectaculaires. C'est « une marche quotidienne, jour après jour », comme un avion qui doit maintenir son altitude.
- La Bible dit de te considérer comme étant déjà dans cette position (Romains 6:11). Au lieu de répéter « j'ai échoué », tiens-toi dans ce que tu es en Christ, suis le courant de la grâce et oppose-toi, par la force du Saint-Esprit, à ce qui te tire vers le bas : la chair, le péché, le monde.
6. Les enfants de chaque mariage
- « Une conséquence naturelle du mariage, c'est qu'il y a des fruits » : les enfants. Et les enfants ne viennent pas seuls, il faut être uni à quelqu'un.
- Le premier mariage, avec la nature charnelle, donne lui aussi des enfants : les œuvres de la chair de Galates 5, que la prédicatrice avait étudiées la fois précédente en quatre catégories. Quand tu es uni à la chair, ces enfants-là viennent naturellement.
- Le second mariage donne d'autres enfants : le fruit de l'Esprit, que l'assemblée récite par groupes de trois. L'amour, la joie, la paix ; la patience, la bonté, la bienveillance ; la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5:22-23).
- Après une prédication, quelqu'un lui a dit avoir coupé tous les réseaux sociaux. Mais si tu fais des efforts par la chair, tu retombes dans les œuvres de la chair. « Ce n'est pas une question d'effort, c'est une question de vie. »
- Si tu es attaché à Jésus, dans une relation d'intimité avec lui, tu porteras des fruits automatiquement. « C'est aussi simple que ça. » Jésus te transforme de l'intérieur.
7. Garder le cap, les yeux fixés sur Jésus
- Jésus est au ciel, et aujourd'hui c'est l'Esprit en nous qui nous conduit. Marcher par l'Esprit, vivre par l'Esprit, être conduit par l'Esprit : c'est cela, la vie avec Jésus.
- L'assemblée lit ensemble Hébreux 12:1-2. La prédicatrice résume : « Il faut voler, mais il faut garder le cap. » Elle invite chacun à le dire à son voisin.
- Nous sommes entourés d'une nuée de témoins, comme d'une nuée d'avions qui volent à différentes altitudes. Rejeter le fardeau et le péché, c'est se défaire de ce qui nous tire vers le bas.
- Dieu n'ignore pas les combats de beaucoup. La vie n'est pas facile, les préoccupations quotidiennes nous clouent au sol. Les épreuves sont inévitables, mais Dieu les voit et s'occupe de nous. Il faut persévérer et dire : « Je vais continuer à m'envoler. »
- Les yeux fixés sur Jésus, c'est avoir une destination. Il est là-haut, il ne change jamais, il donne la force de continuer. Il a supporté la croix et méprisé la honte à cause de la joie qui l'attendait, et il nous a préparé une place pour que nous le rejoignions.
Points à retenir
- Par la mort de Jésus à la croix, tu es libéré de la loi et de ta nature charnelle pour appartenir à Christ.
- Le diable veut te faire croire que tu es toujours lié au péché. En Christ, ton identité est entièrement changée.
- La vie de l'Esprit est une marche quotidienne : se considérer en Christ, suivre le courant de la grâce et résister à ce qui tire vers le bas.
- Le fruit de l'Esprit ne naît pas de tes efforts mais de ton union avec Jésus : « ce n'est pas une question d'effort, c'est une question de vie ».
- Dans les épreuves, garde le cap en fixant les yeux sur Jésus, qui t'attend à la destination.
Application personnelle
- Y a-t-il un domaine où tu vis encore comme si tu étais marié à ta nature charnelle ?
- Quel mensonge sur ton identité as-tu cru, et quelle vérité de Romains 7 ou d'Éphésiens 1 peux-tu lui opposer ?
- Essaies-tu de produire le fruit de l'Esprit par tes propres efforts, ou cherches-tu d'abord l'intimité avec Jésus ?
- Quelle épreuve te cloue au sol en ce moment, et comment peux-tu fixer les yeux sur Jésus cette semaine ?
Versets cités
Questions fréquentes
Que signifie l'image du mariage dans Romains 7 ?
Une femme mariée est liée à son mari tant qu'il vit. S'il meurt, elle est libre d'appartenir à un autre. De la même manière, par la mort de Jésus à la croix, nous sommes libérés de la loi et de notre nature charnelle pour appartenir à Christ, le Ressuscité, et porter des fruits pour Dieu.
Pourquoi le fruit de l'Esprit ne vient-il pas de nos efforts ?
La prédicatrice compare le fruit de l'Esprit aux enfants d'un couple : ils naissent de l'union. Les efforts de la chair font retomber dans les œuvres de la chair. Celui qui est uni à Jésus et vit une relation d'intimité avec lui porte naturellement l'amour, la joie, la paix et les autres fruits de l'Esprit.
Comment rester dans la vie de l'Esprit au quotidien ?
La vie de l'Esprit est une marche de jour en jour, comme un avion qui maintient son altitude. Il faut se considérer en Christ, refuser le mensonge du diable qui dit que nous sommes toujours liés au péché, suivre le courant de la grâce et garder les yeux fixés sur Jésus (Hébreux 12:1-2).