Introduction : as-tu la foi qui sauve, ou seulement la foi qui croit ?
Dans la rue, presque tout le monde te dira croire en Dieu. Certains connaissent même la Bible, ils ont lu les Écritures, ils sont allés une fois à l'église pour un baptême ou un mariage. Et pourtant, leur vie n'est pas transformée. Bruno Astier, pasteur à Draguignan, pose alors une question directe : pourquoi ta vie ne change pas, si tu crois vraiment ? Quand on croit, l'Évangile transforme. Si l'on reste esclave de ses péchés et de ses vieilles habitudes, c'est peut-être qu'au niveau de la foi, quelque chose n'a jamais été vraiment vécu avec Dieu.
Le texte de départ, c'est Hébreux 11.6 : « Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » La foi n'a pas besoin d'être immense, Jésus parle d'une foi comme un grain de sénevé. Mais elle doit être la vraie foi, celle qui sauve, pas celle qui reste dans la tête.
Dans ce message, tu vas découvrir la différence entre deux mots grecs traduits par « croire » dans la Bible, et surtout les trois marques d'une foi vivante : elle vient de la parole, elle pousse à l'obéissance, elle produit la persévérance.
Plan de l'article
1. Deux façons de « croire » : Jean au tombeau vs. la vraie foi
2. La foi vient de la parole de Christ (Romains 10.17)
3. La foi conduit à l'obéissance concrète
4. La foi produit la persévérance jusqu'au bout
5. Ose la foi : que veux-tu que Jésus fasse dans ta vie ?
1. Deux façons de « croire » : Jean au tombeau vs. la vraie foi
Bruno Astier ouvre Jean 20. Marie de Magdala arrive au tombeau, court chercher les apôtres. Pierre et Jean partent au pas de course. Jean, plus rapide, arrive le premier mais n'entre pas. Pierre entre, puis Jean. Le tombeau est vide. Et l'Écriture dit que Jean « crut ». Mais le verset suivant précise : « car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. »
Alors, qu'est-ce qu'il croyait au juste ? Il croyait parce que le tombeau était vide, l'évidence lui sautait aux yeux. Mais il ne croyait pas encore à la lumière des Écritures. En grec, il y a deux mots pour dire « croire ». Le premier, plus intellectuel, désigne le fait d'admettre quelque chose comme vrai, on peut être « un croyant » à ce niveau-là. Le second, pistis, c'est la véritable foi : conviction forte, engagement personnel, réponse du cœur à Dieu.
Il y a beaucoup de croyants qui restent esclaves de leurs péchés. Ils croient que Dieu existe. Bruno Astier rappelle Jacques 2.19 : « Les démons aussi croient, et ils tremblent. » Croire que Dieu existe ne suffit pas. Il faut s'approcher de lui. La vraie foi, c'est celle de l'apôtre Paul quand il dit : « Je sais en qui j'ai cru » (2 Timothée 1.12). Une foi qui repose non pas sur les paroles d'un homme, mais sur les paroles de l'Écriture.
2. La foi vient de la parole de Christ
Premier point du message. Romains 10.17 le dit clairement : « Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. »
La foi n'est pas un héritage familial. Ce n'est pas parce que tes parents sont chrétiens que tu es sauvé. Quand le geôlier de Philippes demande : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? », Paul lui répond : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16.31). La foi et le salut ne se transmettent pas par filiation. C'est toujours une expérience personnelle.
Bruno Astier raconte son propre parcours. Enfant, on l'a amené chez les guérisseurs, les voyants, les magnétiseurs, les acupuncteurs. Son état de santé et son état psychique se détérioraient. La violence était son quotidien. Puis un jour, à 18-19 ans, sur un lit d'hôpital, le pasteur Louis Martinez est venu lui parler de Jésus. « Quand il a prié, j'ai senti qu'il vivait ce que je ne vivais pas. J'ai senti qu'il avait quelque chose que je n'avais pas. » La religion ne lui avait pas transmis ça. Ses parents non plus. Mais l'écoute de la parole a fait naître la foi. Il est passé « des ténèbres à son admirable lumière ».
La foi vient donc de ce que tu entends. C'est le Christ, la Parole faite chair, qui met le dépôt de la foi dans ton cœur. Paul parle d'une « mesure de foi » départie à chacun (Romains 12.3), pas forcément la même mesure pour tous, mais assez pour découvrir combien Dieu est grand. La foi n'est pas un slogan appris, ni un vernis religieux. C'est une semence de vie déposée dans ton cœur par la parole de Christ.
3. La foi conduit à l'obéissance concrète
Deuxième point. La vraie foi ne te laisse pas assis à chauffer ta chaise. Elle t'engage à agir, à répondre à la parole.
Bruno Astier prend l'exemple des dix lépreux (Luc 17). Ils se tiennent à distance et crient : « Jésus, aie pitié de nous ! » Selon la loi, ils auraient dû crier « impur ». Jésus ne les touche pas, ne prie pas de façon spectaculaire. Il leur dit simplement : « Allez vous montrer aux sacrificateurs. » Le prédicateur avoue : à leur place, il aurait préféré une prière, une imposition des mains, quelque chose de plus visible. Mais la parole du Christ n'est pas spectaculaire ; c'est celle qu'il faut recevoir et mettre en marche. « Pendant qu'ils y allaient, il arriva qu'ils furent guéris. » La guérison vient dans l'obéissance.
Même chose avec la femme à la perte de sang (Marc 5). Elle aurait pu crier « impure » et rester à distance. Au lieu de ça, elle se dit : « Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. » Elle joue des coudes, elle vient, elle le touche. Une force sort du Seigneur. Elle est complètement libérée.
Et Bruno Astier se souvient des cultes avec Louis Martinez. Quand l'appel était fait, quelque chose empêchait de rester inerte. On se levait, on s'approchait, parce qu'on avait compris qu'on avait besoin de Jésus et que seul, en s'approchant de lui par la foi, on obtenait le secours dont on avait besoin. La foi qui reste théorique ne sauve pas. La foi qui obéit à la parole du Christ te met en marche, et c'est en marchant que Dieu accomplit ce qu'il a dit.
4. La foi produit la persévérance jusqu'au bout
Troisième point. Une foi qui essaie une fois, qui dit « j'y suis allé, ça n'a pas marché », et qui abandonne, c'est de la roulette russe, pas la vraie foi. La véritable foi vient de Christ, elle conduit à l'obéissance, et elle génère de la persévérance.
Bruno Astier prend l'exemple de l'aveugle de Bethsaïda (Marc 8.22-26). Jésus prie pour lui, lui impose les mains une première fois. L'aveugle dit : « Je vois des hommes, comme des arbres, et qui marchent. » Vision partielle. Le prédicateur imagine la scène : la première fois, l'homme regarde autour de lui, pas vers Jésus. La deuxième fois, Jésus lui impose de nouveau les mains, et cette fois-ci il voit clairement, c'est le Christ qu'il regarde. La persévérance, c'est ne pas rester au premier flou et fixer le regard sur Jésus.
Et l'exemple de Bartimée (Marc 10.46-52). Assis au bord du chemin, il entend passer Jésus. Il crie : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » On essaie de le faire taire. Il crie encore plus fort. Il est déterminé. Jésus s'arrête, l'appelle. On lui dit : « Prends courage, il t'appelle. » D'un bond, Bartimée jette son manteau et se lève. Et Jésus lui pose une question qui ressemble à une évidence : « Que veux-tu que je te fasse ? »
Bruno Astier retourne la question au lecteur. En 26 ans de ministère, il a rencontré tant de gens qui voulaient « une amélioration », quelque chose, mais qui ne savaient pas vraiment ce qu'ils voulaient. Toi, sais-tu ce que tu veux de Jésus ce soir ? La persévérance dans la foi commence par savoir ce qu'on demande, et par ne pas s'arrêter au premier obstacle. Jésus lui-même a dit : « Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13).
5. Ose la foi : que veux-tu que Jésus fasse dans ta vie ?
En conclusion, la foi selon Hébreux 11.1, c'est « une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas ». Elle repose sur un Christ qu'on ne voit pas des yeux, sur une œuvre accomplie il y a 2000 ans, sur une résurrection qui est folie pour le monde mais puissance de Dieu pour nous. Le monde nous traite de fous, mais nous sommes les plus heureux, parce qu'à l'unisson de Paul on peut dire : « Je n'ai pas honte de l'Évangile ; c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1.16).
Alors ose la foi. Une foi simple. Pas une foi de champion, pas une foi à trois étages. Une foi qui repose sur ce que Dieu dit, qui accepte, qui vient à lui. Le Maître est là. Le Saint-Esprit seul peut te convaincre. À toi de t'approcher.
Points à retenir
- Croire n'est pas toujours avoir la foi qui sauve. Les démons croient que Dieu existe et ils tremblent (Jacques 2.19).
- La vraie foi (pistis) est une conviction qui engage. Elle passe de la tête au cœur et se traduit par une réponse personnelle à Christ.
- La foi vient de la parole de Christ (Romains 10.17). Elle ne se transmet pas par filiation, elle naît quand tu entends l'Évangile.
- La foi obéit. Comme les dix lépreux qui marchent avant d'être guéris, la foi te met en mouvement sur la parole du Seigneur.
- La foi persévère. Comme Bartimée qui crie plus fort quand on veut le faire taire, elle va jusqu'au bout et voit Jésus s'arrêter.
Application personnelle
- Est-ce que ta foi te transforme, ou est-elle une conviction intellectuelle qui te laisse dans les mêmes péchés qu'hier ?
- Qu'as-tu réellement entendu de la parole de Christ ces derniers temps ? Sur quoi ta foi s'appuie-t-elle : sur des paroles d'hommes ou sur les Écritures ?
- À quelle parole de Jésus faut-il que tu obéisses aujourd'hui, sans attendre un signe spectaculaire ?
- Où as-tu baissé les bras trop vite ? Quelle prière as-tu arrêté de porter parce qu'elle « n'a pas marché » la première fois ?
- Si Jésus te posait maintenant la question de Bartimée, « Que veux-tu que je te fasse ? », que lui répondrais-tu, précisément ?
Versets cités
- Hébreux 11.6 · Sans la foi, impossible de lui être agréable.
- Jean 20 · Pierre et Jean au tombeau vide.
- Jacques 2.19 · Les démons croient et tremblent.
- 2 Timothée 1.12 · Je sais en qui j'ai cru.
- Romains 10.17 · La foi vient de ce qu'on entend.
- Actes 16.31 · Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé.
- Romains 12.3 · La mesure de foi départie à chacun.
- Luc 17.11-19 · Les dix lépreux.
- Marc 5 · La femme à la perte de sang.
- Luc 5 · La pêche miraculeuse : « Sur ta parole, je jetterai le filet. »
- Marc 8.22-26 · L'aveugle de Bethsaïda.
- Marc 10.46-52 · Bartimée.
- Matthieu 24.13 · Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.
- Romains 1.16 · Je n'ai pas honte de l'Évangile.
- Hébreux 11.1 · La foi est une ferme assurance.
FAQ
Quelle est la différence entre « croire » et avoir la foi qui sauve ?
Beaucoup disent croire en Dieu, mais leur vie ne change pas. Bruno Astier rappelle qu'en grec, il y a un « croire » plus intellectuel (admettre que Dieu existe, ce que font aussi les démons selon Jacques 2.19) et la vraie foi, pistis, qui est une conviction forte et un engagement personnel envers Christ. La foi qui sauve n'est pas une opinion, c'est une réponse du cœur à la parole.
Est-ce qu'on peut hériter de la foi de ses parents chrétiens ?
Non. La foi et le salut ne se transmettent pas par filiation. Actes 16.31 dit au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille », chaque membre doit croire personnellement. Le salut est toujours une expérience personnelle avec Dieu.
Que faire quand la prière « n'a pas marché » la première fois ?
La véritable foi produit la persévérance. Bartimée s'est fait rabrouer et a crié plus fort. L'aveugle de Bethsaïda n'a vu qu'à moitié la première fois. Il ne faut pas baisser les bras. Jésus a dit : « Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). Continue à venir, à demander, à obéir à sa parole.
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