Repose en paix : n'attends pas la mort pour trouver la paix

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Introduction

La veille de ce message, Samuel Mabboux, pasteur de l'Assemblée de Dieu de Nice Ariane, est allé à une sépulture. Une phrase y revenait sans cesse, souvent de manière automatique : « repose en paix ». Il décide de l'adresser à son assemblée, non parce qu'elle serait morte, mais parce qu'il trouve « triste d'attendre la mort pour trouver la paix ». Le repos et la paix sont en Jésus-Christ, et c'est maintenant, de notre vivant, que nous devons les trouver. Quand l'annonce du message est parue sur les réseaux avec son prénom en dessous, un ami lui a d'ailleurs écrit : « Samuel, j'ai eu peur pendant 30 secondes. »

Le pasteur rappelle aussi une réalité qu'on oublie : pour ceux qui ne sont pas en Jésus-Christ, le repos n'est pas après la mort. Dire du défunt qu'« au moins, là où il est, il ne souffrira plus » n'est vrai que pour celui qui est en Christ. D'où l'urgence : « la paix éternelle, la vie éternelle s'assure dès aujourd'hui ».

Pour appuyer le constat, il projette un sondage récent sur les mots qui reviennent le plus chez les Français : exaspération et colère (38 %), lassitude (29 %), peur (un quart), tristesse (21 %), fatigue (une personne sur cinq). L'espoir n'arrive qu'en neuvième position sur quinze, autour de 10 à 11 %. Et 63 % des Français, presque deux tiers, se disent inquiets et pensent que le meilleur est passé. « Ce n'est pas ce message que nous dit la Bible. » Le message se déploie en trois temps, à partir de Philippiens 4, Jean 14 et Romains 5.

Plan du message

1. Ne vous inquiétez de rien (Philippiens 4:6-9)

  • Paul écrit : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » Première question du pasteur : « Est-ce que le Dieu de paix est avec toi ? »
  • On peut être fatigué physiquement et pourtant dans un repos spirituel profond. Samuel Mabboux témoigne se lever certains matins en se demandant s'il a vraiment dormi, tout en étant « dans le repos du Seigneur ».
  • « Ne vous inquiétez de rien » n'est pas une utopie ni une pensée positive. Ce n'est pas un effet placebo, ni la politique de l'autruche. Les soucis existent. Mais quand le Seigneur dit cela, « c'est qu'il a la solution », et même qu'il est la solution : plusieurs solutions sont plus ou moins efficaces, lui seul est « la seule véritable solution à tes inquiétudes ».
  • Le pasteur reconnaît avec honnêteté : « C'est tellement dur de ne pas s'inquiéter. » Lui-même s'inquiète souvent. Mais Dieu n'est pas déconnecté de la réalité : il sait que nous avons des défis, et il dit « faites-les moi connaître ».
  • Prier et supplier, c'est comme venir avec un gros sac à dos trop lourd et le déposer au pied de la croix. Chaque matin et chaque soir, tu décharges ton sac et tu le remets entre les mains du Seigneur. Lui a la force nécessaire pour le porter, et toi tu ne l'as pas : « Nous ne sommes pas forts par nature. »
  • Sans le Seigneur, tu as raison de t'inquiéter : il suffit d'allumer la télé cinq minutes ou de regarder la tête des gens autour de soi. Mais si tu as le Seigneur, ou si tu viens à lui ce soir, « tu n'as plus de raison de t'inquiéter parce qu'il est ta solution ».

2. Une paix qui surpasse toute intelligence

  • Cette paix est illogique humainement, « avec nos petits cerveaux ». Tu es dans la tempête, comme un bateau au milieu des vagues, tu as l'impression de mourir dans la minute qui suit, et pourtant tu as une profonde paix à l'intérieur. « Personne n'est en paix dans les crises. Mais le Seigneur, lui, veut te donner sa paix même dans les crises. »
  • Le pasteur a vu des personnes à l'article de la mort, dans une situation où « il n'y a pas pire », et pourtant souriantes, tranquilles, alors que tout explose autour d'elles. Dans l'explosion de ton foyer, de ton travail, de ton compte en banque ou de ton corps, la paix de Dieu peut venir à ce moment-là. Dieu a « une paix particulière pour nous en France en 2026, dans cette ville de Nice ».
  • Ton cœur et tes pensées ne se gardent pas avec des choses humaines, des collègues ou même de la famille : ils se gardent en Jésus-Christ. En entretien pastoral, Samuel Mabboux se décrit comme « un perroquet du Seigneur » : il répète ce que dit la Bible, à peu près la même chose à chaque fois. « La solution, ce n'est pas un homme, ce n'est pas une femme, ce n'est pas une méthode, c'est Jésus-Christ. »
  • Le verset nomme deux domaines : le cœur et les pensées. Le pasteur propose cette lecture : le cœur, ce sont souvent les blessures du passé (peine, abandon, trahison, blessures qui remontent à l'enfance) ; les pensées, ce sont les choses à venir et le péché qui y naît. Dieu veut garder les deux, y compris nos traumatismes. « Si on voyait les pensées des autres, ça ferait peur. » Alors il prie : « Seigneur, viens régner dans mes pensées. Viens régner dans mon cœur. » Celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, on ouvre à celui qui frappe.
  • Il faut aussi veiller à l'objet de ses pensées : « Avec quoi nourris-tu tes pensées ? » Tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, vertueux et digne de louange, ou des choses impures, sales, violentes et ténébreuses ? À celui qui fait des cauchemars après des films d'horreur, le pasteur répond : ne t'étonne pas d'être dans les ténèbres si tes pensées sont nourries de mauvaises choses. Paul demande que toute pensée soit captive à l'obéissance de Christ.
  • Enfin, « pratiquez-le ». La Bible n'est pas un livre mort mais un livre vivant qui se vit par les actes. Ce qu'on entend à l'église et ce qu'on lit le matin et le soir, on le surligne, on le marque, et on prie pour que le Seigneur nous aide à le mettre en pratique.

3. Je ne vous donne pas comme le monde donne (Jean 14:27)

  • « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s'alarme point. » Le pasteur insiste : « N'attends pas la mort pour reposer en paix. Dès ce soir, repose en paix dans le Seigneur Jésus-Christ. »
  • Avec une comparaison dont il s'excuse d'avance : la paix de Dieu est « au-dessus de n'importe quelle drogue » et de n'importe quel plaisir de la chair. C'est comme un état second constant où tu restes lucide. Il se souvient d'un gaz hilarant reçu chez une infirmière pour un point de suture : cinq minutes après, les effets étaient passés. « Mais la paix de Dieu, elle reste. »
  • Elle ne dépend pas des événements, bons ou mauvais. Tant de personnes dépendent de ce qu'elles ont ou n'ont pas : les fréquentations, les sorties, la taille de l'écran de télé, la puissance de la voiture, le quartier, les mètres carrés, la vue. « Nous, la paix de Dieu dépend de Dieu. Et lui ne bouge pas, il ne change pas. » Grand ou petit appartement, grande voiture ou bus numéro 7, la paix de Dieu est là. Ces choses ne sont pas toutes mauvaises et Dieu veut bénir dans ces domaines aussi, mais la paix ne dépend pas d'elles. On l'a même quand on n'a rien.
  • Les exemples bibliques le montrent : Job qui a tout perdu, Abraham à qui Dieu demande son fils, Paul et Pierre en prison, Noé, Moïse, Étienne lapidé, Daniel qui ouvre ses fenêtres pour prier alors qu'il est menacé de mort, Schadrac, Méschac et Abed-Nego dans la fournaise : « Dieu peut agir, et même s'il n'agit pas, on ne va pas renier notre Dieu. »
  • Dieu aime de manière désintéressée. Il n'a rien à gagner avec nous, il n'a besoin de rien en retour, il ne fait rien par intérêt ni par vaine gloire. C'est pour cela que ses dons sont purs, contrairement à l'amour du monde qui attend quelque chose en retour.
  • Quand cette paix vient, c'est comme une avalanche (le pasteur en a vu, et a même commencé à être pris dans l'une d'elles) : elle chamboule tout, ton rapport aux autres, à la vie, à la bénédiction, ton emploi du temps. « Ne cherche pas dans le monde ce que tu ne peux trouver qu'en Jésus-Christ. »
  • Témoignage personnel : avant, Samuel allait à l'église plusieurs fois par semaine, connaissait tous les chants et toutes les histoires de la Bible, mais « mon cœur était dans les choses du monde ». Il avait peur, des angoisses, et avait « le culot » de demander à Dieu pourquoi il n'avait pas sa paix. La réponse : « Tout simplement parce que tu ne m'appartiens pas, Samuel. » Le jour où il a remis sa vie, la paix de Dieu a envahi son cœur. Il a fallu des mois et des années pour changer ses habitudes, ses fréquentations et ses pensées, et c'est encore un combat. Les plaisirs du monde ne sont pas tous des péchés, mais la plupart laissent « un goût amer dans la bouche », pire que le petit moment de plaisir.
  • Ce ne sont pas des promesses de candidat sur un plateau télé : « ce ne sont pas les miennes, ce sont les promesses de Dieu ». Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni fils d'homme pour se repentir ; ce que sa bouche dit, sa main l'accomplit.

4. Demeurer ferme dans la grâce (Romains 5:1-3)

  • « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes. » La paix vient par la justification, et la justification, c'est le pardon des péchés.
  • Pris à l'envers, le verset dit ceci : « tu ne peux pas être en paix tant que tes péchés ne sont pas pardonnés ». Car la paix a un nom, Jésus. Et Jésus, trois fois saint, parfait, ne peut pas venir dans un cœur où il y a du péché : « ce n'est pas qu'il ne veut pas, c'est qu'il ne peut pas ». Tu dois donc choisir : ton péché, ou la paix de Dieu. As-tu déjà demandé pardon au Seigneur Jésus pour tes péchés ?
  • On parle partout de paix intérieure, de chakras à rééquilibrer. « Il n'y a rien qui est déséquilibré en toi, si ce n'est ton péché. » Pas besoin de yoga ni de respirer face à la lune : ce qui nous rééquilibre avec le Créateur, c'est le pardon de nos péchés et la justification au travers de la croix.
  • Paul ajoute au verset 3 : « nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance ». Lui a connu les chaînes, la prison, les coups, l'humiliation ; on l'a même laissé pour mort. Sa situation avant sa conversion était humainement plus confortable, et pourtant la paix est venue après. « Avec le Seigneur, il n'y a pas de logique humaine. »
  • Les apôtres chantent les louanges de Dieu au milieu de la nuit, dans la prison de la prison, les chaînes aux pieds, sans savoir s'ils seront exécutés le lendemain. Ce n'est pas logique, mais la paix de Dieu surpasse tout. Et le pasteur pense à celui qui regardera peut-être en rediffusion depuis une prison : il peut être libéré spirituellement, car « la plus grande prison en 2026, ce ne sont pas les barreaux, c'est le péché ».
  • Comme Jésus l'a dit à la Samaritaine : « Si tu connaissais le don de Dieu... » Samuel Mabboux paraphrase : si tu connaissais la paix de Dieu. Lui ne peut pas retourner à ce qu'il était avant, il s'en souvient trop.

5. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués

  • Le message se termine sur Matthieu 11:28-29 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » Le pasteur fait remarquer : « Il ne parle pas aux morts, là. »
  • Peut-être te retrouves-tu dans quatre, cinq ou six des mots du sondage. Peut-être fais-tu partie des deux tiers qui pensent que le pire est à venir. La Bible dit autre chose : même si une guerre éclatait demain en France, le meilleur est à venir, et s'il n'est pas ici-bas, il sera là-haut avec le Seigneur. « Tu ne peux pas croire que le pire est à venir si tu es en Jésus-Christ. »
  • Jérémie 29:11 : « J'ai pour toi des projets de paix et non de malheur, afin de te donner un avenir et de l'espérance. » Certains sont nés dans les ténèbres ; l'angoisse et la peur étaient leur quotidien depuis l'enfance, au point de s'enfermer dans la salle de bain pour avoir un moment de répit. D'autres n'attendent qu'une chose : dormir pour oublier leur état. Le Seigneur leur dit avec amour : « Ce ne sont pas les projets que j'ai pour toi. »
  • Repose-toi sur le rocher des siècles, celui qui a pris tes angoisses à la croix il y a 2000 ans : les moqueries, les humiliations, la trahison, la nudité, les crachats. À Gethsémané, il a sué des grumeaux de sang, un niveau d'angoisse ultime. Sur la croix, portant le péché du monde, il a même été pour un temps abandonné du Père, « pour que tu ne vives plus l'abandon, pour que tu sois réconcilié ».

Points à retenir

  • N'attends pas la mort pour trouver la paix : le repos et la paix sont en Jésus-Christ et se reçoivent dès aujourd'hui. Pour celui qui n'est pas en Christ, ils ne viennent pas non plus après la mort.
  • « Ne vous inquiétez de rien » n'est pas de la pensée positive : Dieu a la solution, il est la solution, et il demande qu'on lui fasse connaître nos besoins pour se décharger entre ses mains.
  • La paix de Dieu surpasse toute intelligence : elle est illogique dans la tempête, elle ne dépend ni des événements ni de ce qu'on possède, elle dépend de Dieu seul, qui ne change pas.
  • Ton cœur (les blessures du passé) et tes pensées (ce qui vient et le péché qui y naît) se gardent en Jésus-Christ. Veille donc à ce dont tu nourris tes pensées.
  • La paix a un nom, Jésus. Elle passe par la justification, c'est-à-dire le pardon des péchés : il faut choisir entre son péché et la paix de Dieu.

Application personnelle

  1. Dans quels mots du sondage te reconnais-tu aujourd'hui : exaspération, lassitude, peur, tristesse, fatigue ? Les as-tu déjà fait connaître à Dieu par la prière ?
  2. Quel « sac à dos » portes-tu seul en ce moment ? Que signifierait concrètement le déposer au pied de la croix chaque matin et chaque soir ?
  3. Avec quoi nourris-tu tes pensées cette semaine : ce qui est vrai, pur et digne de louange, ou des choses sombres et impures ?
  4. Ta paix dépend-elle de ce que tu as (fréquentations, biens, situation) ou de Dieu seul ? Qu'est-ce qui te troublerait le plus si tu le perdais ?
  5. Y a-t-il un péché que tu gardes et qui empêche la paix de Jésus de s'installer dans ton cœur ? As-tu déjà demandé pardon au Seigneur ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire « repose en paix » dans ce message ?

Samuel Mabboux a entendu cette phrase à une sépulture et la retourne à ceux qui sont vivants : il est triste d'attendre la mort pour trouver la paix. Le repos et la paix sont en Jésus-Christ, et chaque homme, chaque femme peut les recevoir dès aujourd'hui. Pour ceux qui ne sont pas en Jésus-Christ, le repos n'est pas non plus après la mort.

« Ne vous inquiétez de rien », est-ce de la pensée positive ?

Non. Ce n'est pas la politique de l'autruche ni un effet placebo. Quand le Seigneur dit « ne vous inquiétez de rien », c'est qu'il a la solution et qu'il est la solution. Il demande de lui faire connaître ses besoins par des prières, des supplications et des actions de grâce, pour se décharger entre ses mains. Sans le Seigneur, on a raison de s'inquiéter.

Pourquoi la paix de Dieu dépend-elle du pardon des péchés ?

Romains 5:1 dit que nous avons la paix avec Dieu parce que nous sommes justifiés par la foi. La justification, c'est le pardon des péchés. La paix a un nom, Jésus, et Jésus, qui est saint et parfait, ne peut pas venir dans un cœur où il y a du péché. Il faut donc choisir entre son péché et la paix de Dieu.

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