S'asseoir avec Jésus : Nicodème et la nouvelle naissance

17 min de lecture

Introduction

« Si tu pouvais passer une heure au restaurant avec un personnage, vivant ou mort, tu choisirais qui ? » Quand il pose cette question à des chrétiens, le prédicateur interdit de répondre « Jésus », parce que c'est la réponse officielle. Et pourtant, reconnaît-il, « ça serait quand même vachement intéressant de passer une heure avec Jésus ». Certains ont eu ce privilège : la Bible relate des occasions où Jésus a parlé en un à un avec quelqu'un.

Ce message a été apporté un matin de baptême. L'Église suit une série « un peu à l'envers » : elle a commencé l'année avec « courir vers le but », jusque dans les bras du Père céleste ; elle a ensuite ralenti pour « marcher par l'Esprit » ; elle vient maintenant s'asseoir avec le Fils. D'habitude, la vie chrétienne va dans l'autre sens : on se pose en Jésus, on apprend à marcher avec lui par l'Esprit, puis on court avec persévérance jusqu'à la rencontre face à face. Mais la vie n'est pas linéaire, elle est cyclique, et il est toujours bon de revenir au point de départ. « Un jour de baptême, c'est un jour pour revenir à la base. Et la base de notre foi, c'est une conversation tranquillement assis avec Jésus. »

Cette conversation, c'est celle de Nicodème, dans Jean 3. Le prédicateur l'avait déjà citée la semaine précédente, en ne prenant que le verset 8 : « Le vent souffle où il veut. » Il la reprend ici en entier, versets 1 à 18, dans une traduction qu'on ne trouvera nulle part puisqu'elle mélange la version du Semeur et Parole vivante.

Plan du message

1. Nicodème vient de nuit

  • Nicodème est membre du grand conseil, l'instance religieuse, une des personnalités dirigeantes de la nation juive. Dans toutes les représentations, on imagine un vieux monsieur assis dans la semi-obscurité avec Jésus. C'était bien de nuit : sans doute avait-il peur de ses pairs, car ses collègues disaient de ce rabbin qu'il n'était « pas fréquentable », qu'il n'avait pas fait « Sciences Po religion » comme eux.
  • Mais Nicodème reconnaît en Jésus quelque chose de hors norme. Il le salue ainsi : « Maître, nous savons que c'est Dieu qui t'a envoyé pour nous enseigner, car personne ne saurait accomplir les signes miraculeux que tu fais si Dieu n'était pas avec lui » (Jean 3:2). Même les ennemis de Jésus admettaient qu'il faisait des miracles qu'ils ne savaient pas expliquer.
  • C'est une déclaration de foi, mais plutôt timide. Et Nicodème n'a pas encore posé de question que Jésus répond : « À moins de renaître d'en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3:3). Étrange : ça semble sortir de nulle part. Quel rapport avec les miracles ? Jésus parle de tout autre chose, et ça bouscule ce grand monsieur.
  • « Comment un homme peut-il naître une fois vieux ? Il ne peut tout de même pas retourner dans le ventre de sa mère » (Jean 3:4). Nicodème est intrigué : Jésus parle d'une vie spirituelle nouvelle, authentique. Ça l'intéresse. Mais comment ça marche ?

2. Naître d'en haut : deux subtilités du grec

  • Première subtilité : en grec, une seule et même expression signifie à la fois « de nouveau » et « d'en haut ». Ceux qui ont fait de la musique connaissent l'italien « da capo » : depuis le début, et littéralement « de la tête ». La tête, c'est le haut ; d'en haut, c'est depuis le commencement. Jésus dit : « Tu peux recommencer à partir de zéro. » Et pas seulement tu peux : il le faut. « Il vous faut naître de nouveau. »
  • « À moins de naître d'eau, c'est-à-dire d'Esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu. La naissance naturelle ne transmet que la vie humaine naturelle. Seule une naissance spirituelle peut transmettre la vie de l'Esprit » (Jean 3:5-6). Pour entrer dans ce royaume, il faut une clé, et la clé, c'est ce souffle.
  • Deuxième subtilité : en grec, le mot souffle signifie à la fois vent et esprit. Jésus fait ici un jeu de mots. Le vent souffle sur la terre comme il veut, personne ne le maîtrise, même aujourd'hui. Et Dieu veut souffler dans tes poumons spirituels comme il l'entend, sans que tu maîtrises les choses.
  • Ce n'est pas sans rappeler le récit de la création : Dieu souffle dans les narines de l'homme pour en faire un être vivant (Genèse 2:7). Jésus évoque un processus analogue, où l'homme ou la femme déjà existant reçoit un souffle nouveau et s'éveille à un monde qu'il n'avait pas encore vu.
  • « Voir le royaume de Dieu » : l'expression signifie beaucoup de choses dans la bouche de Jésus, mais c'est synonyme de vivre avec Dieu pour l'éternité, dans un état de grâce et de joie inimaginable.
  • Le prédicateur se souvient de sa propre nouvelle naissance, à 20 ans. Il avait déjà lu la Bible, mais en la relisant ensuite, il a vu plein de choses qu'il n'avait absolument pas vues dans les mêmes versets : « Ah, c'est ça que ça veut dire. » Il était entré dans un monde nouveau et faisait ses premiers pas dans un royaume qui commence maintenant. Ce matin-là, l'Église a justement fêté l'entrée de quelqu'un dans ce royaume, Inès, en symbolisant une mort et une renaissance.

3. Le Fils de l'homme, trait d'union entre le ciel et la terre

  • Nicodème repose sa question : c'est très beau, mais comment ? Jésus répond par une « petite soufflante » : « Toi qui enseignes le peuple d'Israël, tu ignores cela ? » (Jean 3:10). Tu es censé apprendre aux nations les réalités spirituelles, et tu ne sais pas faire. Si tu es maître spirituel, il faut maîtriser les choses du ciel. On enseigne ce qu'on connaît vraiment.
  • « Personne n'est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu, le Fils de l'homme » (Jean 3:13). Pour enseigner la réalité des choses célestes, il nous faut quelqu'un qui vient de là, qui connaît cet au-delà invisible. Sinon, on tâtonne.
  • Jésus avait cette manière étrange de s'appeler lui-même « le Fils de l'homme » ; personne d'autre que lui n'utilise ce terme. En gros, il dit : je suis l'homme véritable, l'authentique, le représentant parfait de l'humanité, et je suis céleste. En ma personne, j'ai réuni Dieu, le ciel, le domaine de Dieu, et la terre, le domaine des hommes. Je suis le trait d'union entre ces deux réalités, visible et invisible, céleste et terrestre.
  • « Alors, soit c'est extrêmement prétentieux, soit c'est vrai. On doit choisir. »
  • Puis Jésus se fixe sur un objet bizarre : « Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l'homme doit lui aussi être élevé, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle » (Jean 3:14-15). De plus en plus étrange. C'est quoi, ce serpent sur un poteau ?

4. Le serpent de bronze : une morsure que l'on sous-estime

  • Jésus fait référence à un épisode curieux du livre des Nombres (Nombres 21:4-9). Le peuple hébreu, libéré de l'esclavage en Égypte, erre dans le désert. Et dans cette errance, il râle et peste contre Dieu, parce qu'à son goût Dieu ne fait pas assez. La vie dans le désert était éprouvante, et ils en venaient à se dire qu'ils étaient mieux en esclavage, oubliant les côtés durs. Un jour, Dieu se lasse de leur attitude et envoie des serpents venimeux. Certains Israélites meurent, d'autres tombent malades. « Quand Dieu décide de donner une leçon, il n'y va pas de main morte. »
  • Le peuple vient trouver Moïse : « Nous avons péché. » On pourrait dire : attends, râler contre Dieu, ce n'est pas si grave. Le prédicateur reconnaît que ça lui est arrivé aussi. Mais nous ne réalisons pas la gravité de ce que la Bible appelle le péché. Nous ne réalisons pas qu'il y a une morsure qui est fatale.
  • Le mal est souvent représenté dans la Bible par un serpent : un animal qui se cache, qui s'insinue subtilement, et puis hop, il mord. Trop tard, on est infecté, un poison entre dans nos veines et on ne pourra jamais s'en débarrasser. « C'est un virus, ça se propage. » Nous devons faire des efforts pour limiter l'extension du mal dans notre vie, mais ce n'est pas parce que nous faisons des efforts que nous en viendrons à bout. On est infecté à vie.
  • Jean-Jacques Rousseau a dit que l'homme est fondamentalement bon. Le prédicateur regarde ses propres enfants, qu'il aime énormément : il n'a pas à leur apprendre à faire des bêtises. Il a à leur apprendre à ne pas se taper dessus, à ne pas s'insulter, à partager. « L'homme n'est pas naturellement bon. C'est une folie de croire ça. »
  • Notre problème est de sous-estimer le mal, pas de le surestimer. C'est exactement comme les crises écologiques : nous sous-estimons terriblement l'impact humain sur la planète parce que c'est trop inconfortable à considérer réellement. Ce sont des vérités qui dérangent.
  • Bien sûr, on doit essayer de s'améliorer. Mais il y a une catastrophe dans notre vie : on n'a pas naturellement ce souffle du ciel. Donc nous avons besoin d'un sauveur. L'humanité passe d'une crise à l'autre. Il y a trente ans, aux débuts d'internet, on disait que ça allait amener la paix dans le monde. « Vous avez vu les effets ? C'est l'inverse. »
  • La solution de Dieu est désarmante de simplicité. Moïse fait un serpent en métal, et Dieu dit : celui qui aura été mordu et qui fixera son regard sur ce serpent aura la vie sauve. Bizarre, mais imagine le soulagement : aucun rite à accomplir, pas d'argent à payer, pas de sacrifice d'animal, juste s'asseoir tranquillement et regarder. N'est-ce pas une bonne nouvelle ?

5. Jésus élevé sur la croix, devenu péché pour nous

  • Quel est le rapport avec Jésus ? « De la même manière, le Fils de l'homme doit lui aussi être élevé. » Lui, l'homme céleste, va être cloué sur un poteau et élevé. Si on le regarde avec confiance, et c'est cela qu'on appelle la foi, on aura la vie sauve. Pas seulement la vie actuelle : on perdra notre corps un jour, mais nous entrerons dans ce territoire nouveau, cette vie spirituelle qui débouche sur l'éternité avec Dieu, dans la gloire, dans une joie indicible, au-delà des mots. Et tout ça pour un simple regard.
  • Mais attends un instant : la Bible dit que Jésus était parfait. Comment celui qui n'a jamais commis le mal peut-il être comparé à un serpent, qui représente le mal ? La Bible l'explique : Dieu a fait que Jésus devienne péché pour nous (2 Corinthiens 5:21). Ça veut dire quoi ? C'est simple : « C'est une éponge qui prend le mal en lui. » Sur la croix, il prenait en lui pas seulement les clous, mais tout le mal de l'humanité.
  • Comme il a encaissé les coups de fouet sans résister, sans crier, comme il a accepté les clous, les moqueries, la couronne sur sa tête, l'abaissement le plus total, il a accepté de prendre le mal. Et il dit : « Je prends le tien, si tu le veux. »
  • Le prédicateur aime ce tableau de Salvador Dalí où l'on voit Jésus au-dessus du monde, retenant les ténèbres. « Je t'invite, toi, qui que tu sois, à t'asseoir et à contempler Jésus. Regarde ce qu'il a fait, avec confiance, et tu peux renaître. »
  • Aucune autre religion du monde ne propose un plan aussi simple. Ailleurs, il faut faire des pèlerinages, faire ceci, faire cela. Et justement, parce que c'est trop simple et que ça demande trop peu d'effort, on le rejette : « Non, moi je vais montrer que je sais faire plus que ça. » Avec un peu de réalisme, on sait qu'on ne peut pas se sauver soi-même. Avec un peu d'humilité, on peut le reconnaître. Et c'est bien ce qu'il nous faut : un peu d'humilité.

6. Dieu a tant aimé le monde : un amour fort, pas un amour guimauve

  • On arrive à l'un des versets les plus connus de la Bible : « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu'ils aient la vie éternelle » (Jean 3:16). Personne n'est comme lui. Dieu nous dit : reçois l'amour.
  • Ce Dieu que nous cherchons peut-être à tâtons dans le noir est plein d'amour. « Je peux vous le témoigner. » Mais ce n'est pas un amour guimauve qui dirait : « Ce n'est pas grave, faites ce que vous voulez, je nettoierai après tout ce que vous avez cassé. » Ce n'est pas ainsi qu'aime un vrai parent. C'est un amour fort, un amour qui interpelle et qui dit : « Oui, la situation est grave, mais je m'engage pour toi. J'entre dans le mal, je le prends sur moi, parce que j'aime ce monde avec ses habitants récalcitrants, rebelles, rétifs. Alors voici ce que je veux que tu fasses : crois-moi et monte dans la barque avec moi. »
  • Voilà la clé : la clé, c'est l'amour de Dieu. L'apôtre Paul s'extasie devant la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l'amour de Christ, et il prie pour qu'on puisse le saisir (Éphésiens 3:18-19). C'est aussi la prière du prédicateur pour chacun : être saisi par cet amour, parce que ce qu'affirme cette bonne nouvelle, c'est « Dieu t'aime grand comme ça ».
  • Et là se passe cette chose mystérieuse qu'on ne maîtrise pas. Chacun de ceux qui connaissent le Seigneur a une histoire un peu différente, avec des points communs : un souffle qui vient du ciel, parfois très léger, parfois un ouragan. Pour certains, c'est soudain ; pour le prédicateur, ça l'a été. Souvent, cela vient après une lutte acharnée contre notre propre volonté (« non, c'est moi qui maîtrise ma vie »), jusqu'au moment où l'on dit : « OK, vraiment, oui, je laisse Dieu maîtriser ma vie. »
  • Pour d'autres, c'est beaucoup plus graduel. Quand on a grandi dans un foyer chrétien, on connaît ces choses depuis petit, et un jour on s'aperçoit qu'en fait on aime Dieu, qu'on prononce des phrases comme « je veux te donner ma vie » sans savoir d'où ça vient. Ça vient parce qu'un petit souffle divin a été implanté en nous, et l'on constate : en fait, c'est là.
  • La suite du texte dit : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour le condamner, mais pour que celui-ci soit sauvé en lui. Celui qui met sa confiance en lui n'est pas condamné, mais celui qui n'a pas foi en lui est déjà condamné, car il n'a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu » (Jean 3:17-18). Le cœur de Dieu, c'est que tout le monde soit sauvé : il ne souhaite la mort de personne.
  • Mais si on ne le fait pas, on est condamné, parce qu'on n'échappe pas à la morsure du serpent. Nous sommes tous comme Israël dans le désert, et le mal finira par nous avoir. Devant Dieu, nous sommes coupables de plein de choses qu'on préfère balayer sous le tapis : cette petite parole sèche dite à ta femme ou à ton mari ce matin, ce tout petit mensonge pour t'arranger, ou les gros, ce regard posé sur la femme d'un autre alors que tu sais, au fond, que tu n'aurais pas dû. De quel droit prétends-tu entrer dans le royaume de Dieu avec tout ce bagage ? C'est la condamnation qui t'attend.

7. Assis avec Jésus, et même allongé avec lui

  • Mais Dieu a un plan. Il te dit : assieds-toi. Assieds-toi avec Jésus, fais-lui confiance. Tu peux même t'asseoir sur lui, c'est une image bien sûr : Jésus est notre repos.
  • L'apôtre Paul écrit que si nous avons fait cela, c'est par grâce, par gratuité. C'est cadeau, il n'y a aucun mérite. Nous sommes assis avec lui dans les lieux célestes, c'est-à-dire dans les lieux invisibles (Éphésiens 2:6-8). Quelque part, notre âme est assise avec Dieu sur un trône, parce que lui est sur le trône. Nous avons une position confortable, assurée, auprès de Dieu.
  • Vers la fin de la discussion, il est question de venir à la lumière (Jean 3:19-21). Dans l'Église ancienne, les nouveaux baptisés devaient confesser publiquement leur péché, en liste. On nous épargne cette épreuve, mais on la vit autrement : on confesse à Dieu, on amène les choses à la lumière, « oui, j'ai fait ça, je n'aurais pas dû, je demande pardon ». On le fait aussi entre frères et sœurs : « je lutte avec ça, j'ai chuté ». Vivre à la lumière permet de vivre bien plus librement. Ça fait partie de la bonne nouvelle.
  • Ce matin-là, quelqu'un s'est fait baptiser, quelqu'un est né d'eau et d'Esprit. Se faire baptiser, ce n'est pas seulement s'asseoir avec Jésus, « c'est carrément s'allonger avec Jésus », image que le prédicateur n'a pas osé mettre dans le titre. C'est l'image du tombeau : mourir avec lui, entrer symboliquement dans un tombeau avec lui (Romains 6:3-4). « Ma vie première, cette vie naturelle terrestre, je la laisse derrière moi et je choisis d'entrer pleinement dans cette vie nouvelle qu'il est en train de préparer pour moi. »
  • « Se faire baptiser et vivre pour Jésus, il n'y a pas de meilleur but dans la vie. » Les jeunes rêvent peut-être de devenir grands ; passé 50 ans, on ne rêve plus d'être grand. Mais qui est grand sur la terre ? Pas les influenceurs. Ce sont les gens qui ont attaché leur vie à Jésus, parce qu'il est l'homme céleste venu te prendre : « Viens, monte avec moi. » Là, tu deviens quelqu'un de significatif, d'important aux yeux de Dieu, et ça compte tellement plus qu'aux yeux d'une foule qui demain te crachera dessus.
  • Jésus est descendu du ciel pour nous faire monter vers lui, vers sa gloire, vers son éternité. Et ce n'est que le début : il nous invite ensuite à marcher, à comprendre comment fonctionne cette vie nouvelle par l'Esprit, avec ce petit souffle qui nous guide si l'on est attentif, puis à courir de toute notre énergie jusqu'au but, la rencontre finale avec lui.
  • L'appel du prédicateur est simple : regarder Jésus avec confiance, avec foi, avec cette humilité qui dit « j'ai besoin de lui ». J'ai essayé de m'en sortir, j'ai peut-être fait quelques progrès, mais je retombe. Dire comme Inès : « Dirige-moi, souffle ce vent divin en moi. Moi aussi je veux naître de nouveau. » Et la bonne nouvelle, c'est que Dieu répond. « Je vous le promets. Au cœur sincère, Dieu répond. »

Points à retenir

  • Naître d'en haut, c'est naître de nouveau : Jésus dit que tu peux recommencer à partir de zéro, et qu'il le faut. Seule une naissance spirituelle transmet la vie de l'Esprit.
  • Le souffle de Dieu est comme le vent : on ne le maîtrise pas. Il souffle parfois très légèrement, parfois comme un ouragan, soudainement ou graduellement.
  • Notre problème est de sous-estimer le mal. La morsure du serpent est fatale et nos efforts ne suffisent pas : nous avons besoin d'un sauveur.
  • Comme le serpent de bronze, Jésus a été élevé sur la croix. Il est devenu péché pour nous, comme une éponge qui absorbe tout le mal, et un simple regard de foi suffit pour avoir la vie sauve.
  • S'asseoir avec Jésus, c'est se reposer en lui par grâce, sans mérite. Le baptême va plus loin : s'allonger avec lui dans le tombeau pour entrer pleinement dans la vie nouvelle.

Application personnelle

  1. Comme Nicodème, viens-tu vers Jésus de nuit, par crainte du regard des autres, ou acceptes-tu de reconnaître ouvertement qu'il a quelque chose de hors norme ?
  2. Dans quel domaine sous-estimes-tu la morsure du serpent, en te disant que « ce n'est pas si grave » : une parole sèche, un petit mensonge, un regard déplacé ?
  3. Es-tu tenté de rejeter le plan de Dieu parce qu'il est trop simple, et de vouloir prouver que tu sais faire plus ? Qu'est-ce que l'humilité changerait dans ta façon de venir à lui ?
  4. Qu'est-ce que tu préfères balayer sous le tapis plutôt que d'amener à la lumière, devant Dieu ou devant un frère ou une sœur ?
  5. Si tu n'as jamais fait ce choix, es-tu prêt à t'asseoir avec Jésus et à lui dire : « Dirige-moi, souffle ton vent divin en moi, moi aussi je veux naître de nouveau » ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire « naître d'en haut » dans Jean 3 ?

En grec, une seule expression signifie à la fois « de nouveau » et « d'en haut », comme le « da capo » des musiciens, qui veut dire « depuis le début » et littéralement « de la tête ». Jésus dit donc à Nicodème : tu peux recommencer à partir de zéro, et il le faut. La naissance naturelle ne transmet que la vie humaine naturelle ; seule une naissance spirituelle, par le souffle de l'Esprit, transmet la vie de l'Esprit.

Pourquoi Jésus compare-t-il sa croix au serpent de bronze ?

Dans Nombres 21, le peuple mordu par des serpents venimeux avait la vie sauve en fixant son regard sur le serpent de bronze élevé par Moïse : aucun rite, aucun paiement, aucun sacrifice, juste un regard. Jésus dit que le Fils de l'homme doit être élevé de la même manière. Lui qui n'a jamais commis le mal est devenu péché pour nous : comme une éponge, il a pris en lui sur la croix tout le mal de l'humanité. Celui qui le regarde avec confiance a la vie éternelle.

Que signifie « s'asseoir avec Jésus » ?

C'est l'image d'une conversation tranquille avec Jésus, comme celle de Nicodème, et plus encore celle du repos : Jésus est notre repos, et Paul écrit que par grâce nous sommes assis avec lui dans les lieux célestes. Il n'y a là aucun mérite, c'est un cadeau. Le prédicateur ajoute que le baptême va plus loin : ce n'est plus seulement s'asseoir avec Jésus, c'est s'allonger avec lui dans le tombeau, laisser derrière soi sa vie première et entrer pleinement dans la vie nouvelle.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de Église Évangélique Baptiste de Strasbourg

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Rejoins le canal WhatsApp

Le boost du jour et les nouveaux enseignements, directement sur WhatsApp.

Rejoindre le canal

Gratuit, sans inscription. Ton numéro reste invisible pour les autres membres du canal.

Ressources sur ce thème

Sur le même thème

Message publié par Église Évangélique Baptiste de Strasbourg. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

S'asseoir avec Jésus : Nicodème et la nouvelle naissance | Efficient Church