Introduction
« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. » C'est avec 1 Corinthiens 9:24-27 que s'ouvre ce message prêché à l'Église chrétienne évangélique ADI de Parme, en Italie.
Dans ces quelques versets, l'apôtre Paul prend deux athlètes en exemple : le coureur et le boxeur. Le coureur parle de la vie chrétienne, le boxeur parle plutôt du service chrétien. Ce matin-là, le prédicateur s'arrête sur le coureur. Ce que Paul observait aux Jeux de son époque ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui aux Jeux olympiques, et chaque trait du coureur, une fois spiritualisé, dit quelque chose de la course chrétienne.
« Nous voulons tous monter sur la piste, mais rassurez-vous, pas sur le plan physique. » Le message suit trois étapes : il y a des règles, il y a la course, puis il y a le prix.
Plan du message
1. Des règles pour courir : tout le monde doit monter sur la piste
- Un coureur a des normes qui encadrent sa performance, sa course et même sa vie. Il doit les connaître et les mettre en pratique. Dans la course chrétienne aussi, il y a des règles et des principes que Dieu lui-même a établis et révélés pour nos vies.
- Première règle : nous devons tous courir. Le prédicateur se souvient des courses à l'école, à l'heure d'éducation physique : il y avait toujours quelqu'un qui se faisait dispenser. Dans la course chrétienne, personne ne peut être dispensé.
- On connaît la devise née aux Jeux olympiques : l'important n'est pas de gagner, c'est de participer. « Pour le chrétien, au contraire, l'important est de gagner. » Mais pour gagner, il faut d'abord participer.
- Personne ne peut dire : « Je vais rester assis dans les tribunes, je vais me cacher dans les vestiaires, d'autres courent de toute façon. » Hébreux 12:1-2 le dit : puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance, les regards sur Jésus.
- Le prédicateur précise qu'il ne parle pas de « héros de la foi » à propos d'Hébreux 11 : « Il n'y a qu'un seul héros de la foi, les autres sont des exemples. »
2. Nous pouvons tous gagner, et nous devons tous gagner
- À l'école, on savait d'avance qui allait probablement gagner, et surtout qui ne gagnerait pas. Dans la course chrétienne, tout le monde peut gagner. Le prédicateur va plus loin : « Nous devons tous gagner. »
- Paul écrit en 2 Timothée 4:7-8 : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. » La couronne de justice lui est réservée, « et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement ».
- « Nous commençons par la foi, nous continuons par la foi, nous franchissons la ligne d'arrivée par la foi », car sans la foi il est impossible d'être agréable à Dieu.
- À celui qui n'est pas encore sur la piste, le prédicateur souhaite qu'il y monte en acceptant Jésus comme son Sauveur personnel, pour le suivre tous les jours de sa vie. À ceux qui courent depuis des années, il souhaite que le Seigneur renouvelle leurs forces pour continuer.
3. Une course qui ne s'improvise pas : discipline et rigueur
- À l'école, personne ne s'entraînait, on improvisait. Chez un coureur sérieux, ce que le public voit dans la performance est le fruit de ce qu'il ne voit pas.
- Un bon coureur est discipliné, non pas avec les autres, mais avec lui-même : ce qu'il mange, quand et combien, son entraînement, une vie réglée et ordonnée, le temps de repos nécessaire. Ce qu'un 100 mètres consomme en moins de dix secondes est le fruit d'heures, de jours, de mois et d'années de discipline.
- Paul va plus loin que la discipline : « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. » Il ne frappe pas l'air, il sait ce qu'il doit frapper. Nous ne devons pas laisser les vices, le péché, les attaches, la mondanité ou les compromis asservir notre corps et notre âme, mais les soumettre à Christ : non pas esclaves du péché, mais serviteurs de Christ.
- « C'est comme si nous étions ensemble à la salle de sport, spirituellement. » Il y a deux salles d'entraînement pour mettre l'esprit et l'âme en forme : la chambre secrète et la chambre haute.
- La constance compte aussi. Il ne suffit pas de commencer avec ferveur et de lâcher ses engagements au bout d'une semaine. Dans la relation avec Dieu, on ne peut jamais se permettre un relâchement.
- « Sois strict avec toi-même, non pas dur, mais strict. » Le chrétien n'est pas strict avec les autres, car il deviendrait inévitablement dur avec eux.
4. Sur la piste : rester dans son couloir et suivre les traces de Jésus
- Le désir de courir, la bonne tenue ou les bonnes intentions ne suffisent pas : il faut monter sur la piste et se placer sur la ligne de départ.
- Sur une piste d'athlétisme, chaque couloir est tracé. Dans la course chrétienne, le couloir est délimité des deux côtés par la Parole de Dieu. Nous ne voulons pas sortir de notre couloir, nous ne voulons pas sortir de la Parole. Ne déplaçons pas les bornes anciennes.
- Sur la piste, il y a aussi des traces de pas. Ce ne sont pas celles de ceux qui nous ont précédés, mais celles de Jésus qui marche devant nous. Nous ne voyons pas Jésus physiquement, mais nous voyons ses traces, et elles sont écrites dans les Écritures.
- Le but, la ligne d'arrivée, c'est Jésus. Notre objectif n'est ni la fin de la course, ni le ruban, ni le prix, ni la fin de la fatigue : « Notre but, c'est la personne de Jésus. »
- Paul reprend les Galates pour les secouer : « Vous couriez bien : qui vous a arrêtés ? » Ces croyants s'étaient arrêtés. Il ne dit pas la même chose aux Corinthiens, qui couraient mal, mais qui couraient. Nous voulons courir bien, mais surtout ne pas nous arrêter.
5. Ce qui fait tenir le coureur
- La respiration. Ceux qui font du sport le savent : le secret est d'apprendre à respirer au bon moment et de la bonne manière, et la fatigue se fait moins sentir. La respiration du chrétien, c'est la prière. Un chrétien qui vit une vie de prière se reconnaît : on le voit encore fort sur la piste, avec de l'énergie et de l'enthousiasme.
- L'alimentation. Y a-t-il meilleure nourriture que la Parole de Dieu, avec les bonnes protéines, les bons glucides et la juste douceur ? « Il n'y a pas d'autre nourriture. »
- La force. Elle ne s'improvise pas : on l'a ou on ne l'a pas. Nous la recevons quand le Saint-Esprit nous revêt de puissance. « Nous n'avons pas besoin de nouveaux stimulants, ni de nouvelles exhortations, ni de nouvelles incitations ; nous avons besoin d'une onction nouvelle, fraîche et puissante du Saint-Esprit. » Même faibles, nous sommes forts, car sa puissance s'accomplit dans la faiblesse. « Que le faible dise : Je suis fort ! »
- La persévérance. Jésus dit : « Par votre persévérance vous sauverez vos âmes. » Et il est écrit : « Vous avez besoin de persévérance. » Avancer, garder le rythme, ne pas perdre courage, ne pas regarder les tribunes.
- La tenue. As-tu déjà vu un coureur habillé comme un alpiniste, avec sac à dos et grosses chaussures ? La tenue du coureur est réduite au strict minimum, légère, pour bouger librement. Ses chaussures, ce sont celles du zèle que donne l'Évangile, et le prophète dit : « Il rend mes pieds semblables à ceux des biches. » Rejetons tout fardeau, tout souci.
- La concentration. Le prédicateur a un jour demandé à un athlète professionnel à quoi il pensait en courant. Réponse : « À ce moment-là, je n'ai aucune pensée. Je pense seulement à courir. » « Frères et sœurs, nous devons penser seulement à courir. »
6. Le prix : franchir la ligne, pas arriver le premier
- Le prix n'est pas pour celui qui arrive le premier, mais pour celui qui franchit la ligne. L'ordre de départ, c'est quand nous acceptons Jésus. L'ordre d'arrivée, c'est la fin de notre vie terrestre. « Tu veux arriver le premier ? Libre à toi. Cela veut seulement dire arriver au ciel plus tôt. »
- Paul a franchi la ligne il y a 2 000 ans. Quel espoir aurions-nous, en arrivant 2 000 ans après lui ? Mais la victoire n'est pas dans l'ordre d'arrivée, elle est dans le fait de franchir la ligne. Et Paul, comme ceux qui nous ont précédés, n'a pas encore reçu le prix.
- « Il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ » (2 Corinthiens 5:10). Le prédicateur explique que le mot grec employé par Paul est le bêma. Aux Jeux olympiques, c'était le jury qui vérifiait si les coureurs avaient couru selon les règles, avant la remise des prix. Devant le bêma de Christ, le Seigneur évaluera si notre course a été conforme aux règles.
- D'où l'avertissement de Paul : « de peur d'avoir été moi-même désapprouvé ». Le prédicateur le dit avec tristesse : nous avons tous connu des chrétiens qui ont commencé la course, puis qui ont été disqualifiés, sont sortis de la piste et sont retournés à leur ancienne vie. « Il n'y a rien de pire que d'être disqualifié. »
- Il y a ceux qui ne courent pas, ceux qui commencent sans courir selon les règles, et ceux qui persévèrent jusqu'à la ligne. « L'athlète n'est pas couronné s'il n'a pas combattu suivant les règles » (2 Timothée 2:5). Ne nous soucions pas tant de dépasser les autres que de suivre les règles de la Parole et de faire la volonté de Dieu.
7. Une couronne qui ne se flétrit pas
- La couronne promise n'est pas sertie de diamants : notre Roi a porté une couronne d'épines. C'est une couronne de laurier, comme celle des jeunes diplômés d'aujourd'hui.
- Le prédicateur, qui a plusieurs enfants diplômés, regarde leurs couronnes : vertes et belles le jour où ils les portaient, elles sont aujourd'hui flétries. La Bible promet une couronne incorruptible, qui ne se flétrit pas.
- « Quand je franchirai ma ligne, comme toi, il n'y aura que moi et le Seigneur. » Puis le Seigneur, le juste juge, nous donnera la couronne en ce jour-là.
- Devant le Roi des rois, les rachetés de tous les temps et de tous les lieux ôteront leurs couronnes pour les jeter aux pieds de l'Agneau en disant : « L'Agneau est digne de recevoir l'honneur, la gloire et la louange, aux siècles des siècles. »
- L'appel final : il n'y a ni âge minimum ni âge maximum pour monter sur la piste. Peut-être as-tu jusqu'ici regardé depuis le stade, observé, écouté : le moment est venu de monter sur la piste. Et ceux qui courent déjà prient : « Seigneur, donne-nous la force de continuer notre course, car nous avons un but devant nous, Jésus-Christ, le Seigneur. »
Points à retenir
- Dans la course chrétienne, personne n'est dispensé : pour recevoir le prix, il faut monter sur la piste.
- La course ne s'improvise pas. Elle demande de la discipline et de la constance, avec rigueur envers soi-même et non envers les autres.
- Le couloir est tracé par la Parole de Dieu, et les traces à suivre sont celles de Jésus, qui est aussi la ligne d'arrivée.
- La prière, la Parole et la puissance du Saint-Esprit sont la respiration, la nourriture et la force du coureur.
- La victoire n'est pas d'arriver le premier mais de franchir la ligne en ayant couru selon les règles, pour recevoir une couronne incorruptible.
Application personnelle
- Es-tu sur la piste, ou es-tu resté dans les tribunes, à regarder courir les autres ?
- Quel vice, quelle attache ou quel compromis cherche aujourd'hui à asservir ton corps ou ton âme ?
- Ta chambre secrète est-elle une vraie salle d'entraînement, ou une pièce où tu ne vas presque plus ?
- Quel poids, quel souci dois-tu rejeter pour courir plus léger ?
- Te compares-tu aux autres coureurs, ou gardes-tu les yeux fixés sur Jésus ?
Versets cités
- 1 Corinthiens 9:24-27
- Hébreux 12:1-2
- 2 Timothée 4:7-8
- Hébreux 11:6
- Proverbes 22:28
- Galates 5:7
- 2 Corinthiens 12:9
- Joël 3:10
- Luc 21:19
- Hébreux 10:36
- Éphésiens 6:15
- Habacuc 3:19
- 2 Corinthiens 5:10
- Philippiens 3:14
- 2 Timothée 2:5
- Apocalypse 4:10-11
- Apocalypse 5:12
Questions fréquentes
Que veut dire Paul par « courez de manière à remporter le prix » ?
Dans 1 Corinthiens 9:24-27, Paul prend l'image du coureur pour parler de la vie chrétienne. Le prédicateur en tire trois éléments : des règles fixées par la Parole de Dieu, une course à mener avec discipline et constance, et un prix, la couronne incorruptible, donnée à celui qui franchit la ligne d'arrivée en ayant couru selon les règles.
Faut-il arriver le premier pour gagner la course chrétienne ?
Non. Pour le prédicateur, la victoire ne dépend pas de l'ordre d'arrivée mais du fait de franchir la ligne. L'apôtre Paul a fini sa course il y a 2 000 ans et n'a pas encore reçu le prix. Inutile de jouer des coudes ou de dépasser les autres : tous peuvent gagner, et tous doivent gagner.
Qu'est-ce que le « bêma » de Christ ?
Le mot traduit par « tribunal » en 2 Corinthiens 5:10 est le bêma. Aux Jeux olympiques, c'était le jury qui vérifiait si les athlètes avaient couru selon les règles avant de remettre le prix. Devant le bêma de Christ, le Seigneur évaluera notre course et donnera la récompense, d'où l'avertissement de Paul : ne pas être soi-même disqualifié.