Ésaïe 5 : Seigneur, qu'attends-tu de moi ?

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Introduction

Quand tu règles ton réveil, tu t'attends à ce qu'il sonne. Quand tu appuies sur l'interrupteur, tu t'attends à ce que la lumière s'allume. Quand tu demandes quelque chose au Seigneur, tu t'attends à le recevoir. Alessandro Mungai ouvre ainsi son message au culte des jeunes de Chiesa Roma : « Nous vivons une vie faite d'actions et d'attentes. »

Il manque pourtant quelque chose à cette liste, le plus important. En lisant Ésaïe 5:1-7, la parabole de la vigne, le prédicateur a été frappé par une phrase : Dieu « avait espéré de la droiture ». Nous attendons beaucoup des autres et de Dieu, mais nous oublions que Dieu, lui aussi, attend quelque chose de nous.

D'où la question qu'il invite chaque jeune à poser ce soir-là : « Seigneur, qu'attends-tu de moi ? »

Plan du message

1. Une vie faite d'actions et d'attentes

  • Le prédicateur commence par des questions toutes simples : le réveil qui sonne, la lumière qui s'allume, la voiture qui démarre quand on tourne la clé (sauf si l'on a oublié de faire le plein ou laissé les phares allumés).
  • Il va plus loin : quand tu es généreux avec quelqu'un, tu attends de la reconnaissance. Quand tu prends enfin le courage de déclarer tes sentiments, tu attends d'être aimé en retour.
  • Et quand tu vas vers le Seigneur pour un besoin, une guérison ou une bénédiction, tu attends qu'il te réponde.
  • « Je pose une action et je veux que se produise exactement ce que j'ai en tête. » Mais dans cette liste, une attente essentielle manque : celle de Dieu envers toi.

2. Dieu aussi a des attentes

  • Dans Ésaïe 5, le prophète chante le cantique de son bien-aimé sur sa vigne. Le vigneron choisit un coteau fertile, en remue le sol, ôte les pierres, plante des ceps de choix, bâtit une tour et creuse une cuve. Il espérait de bons raisins, et la vigne en a produit de mauvais.
  • « La vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël [...] Il avait espéré de la droiture » (Ésaïe 5:7). Cette phrase a résonné toute la semaine dans la tête du prédicateur.
  • Il lit aussi Ésaïe 6:8 : « Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi. »
  • « Tu es ici parce que tu es appelé. » Appelé non pas à vivre passivement, à t'occuper seulement de tes affaires en laissant filer les jours, mais à porter du fruit.

3. La crainte de Dieu : craindre de lui déplaire

  • Alessandro Mungai confie l'un de ses défauts : la peur de décevoir les attentes des autres. Pendant des années, c'était presque une obsession. En grandissant, il a compris qu'on ne peut pas plaire à tout le monde et qu'il ne faut pas surestimer l'opinion des autres.
  • Le chrétien est appelé à une autre crainte : la crainte de Dieu. Elle n'a rien à voir avec l'image d'un Dieu prêt à lancer la foudre. Le monde a peur de Dieu parce qu'il se sent jugé. Nous, nous n'avons pas cette peur.
  • « La crainte de l'Éternel, c'est la haine du mal » (Proverbes 8:13). Dit plus simplement : craindre Dieu, c'est craindre de lui déplaire. Ce n'est pas de la peur, c'est du respect.
  • As-tu, dès le matin, ce désir de ne pas décevoir le Seigneur ? À l'école, au travail, dans la rue, et même au volant dans les embouteillages de Rome, où le prédicateur avoue devoir prier pour garder son calme.
  • À la fin des années 1990, beaucoup de jeunes chrétiens portaient un bracelet « WWJD » : « Que ferait Jésus ? » Il l'a porté un temps. Chaque fois qu'il allait faire quelque chose de mal, ce bracelet le faisait souvent réfléchir et le retenait. Aujourd'hui, on ne le voit plus, et la crainte de déplaire à Dieu semble s'être estompée.
  • « Nous n'étions pas meilleurs à l'époque. » Mais la société est devenue plus compliquée, on y appelle le mal bien et le bien mal, et les réseaux sociaux nous remplissent de mauvais exemples.
  • Ecclésiaste 10:10 parle de celui qui n'aiguise pas le tranchant de son fer et doit redoubler de force. Le prédicateur pense au couteau qui n'arrive pas à couper une tomate : on s'énerve, on risque de se couper. Ce soir, nous avons peut-être besoin que le Seigneur aiguise à nouveau notre sensibilité spirituelle. Si notre témoignage ne « coupe » plus et que tout rebondit quand nous parlons à nos amis, ce n'est pas la faute du Seigneur.

4. Le vigneron a tout fait, et il n'a pas jeté sa vigne

  • Comme le vigneron d'Ésaïe 5, Dieu a fait tout ce qu'il devait faire. Il a préparé la terre, formé l'homme de la poussière, soufflé en lui un souffle de vie et l'a placé dans le jardin d'Éden. Il l'a aimé, gardé, pourvu de tout.
  • Il lui a donné quelque chose d'extraordinaire : la capacité de choisir. « On sous-estime parfois le libre arbitre. » Avec lui vient la responsabilité de nos décisions.
  • Dès que l'homme a tourné le dos au Seigneur, l'humanité a échoué. Elle a couru après ses propres désirs au lieu de se confier dans la Parole de Dieu. La vigne a produit de mauvais raisins.
  • Que fait-on d'une récolte gâtée ? On la jette. C'est ce que nous aurions fait à la place de Dieu : tout jeter et recommencer à zéro.
  • Dieu n'a pas choisi la solution la plus logique et la plus facile. Il a offert ce qu'il avait de plus précieux, son Fils, venu mourir sur la croix, « écrasé comme le raisin », afin que son sang soit la rançon pour nous tous.
  • Jésus le dit : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron » (Jean 15:1). Il est devenu le cep, et nous y avons été greffés. Si tu demeures en lui, si tu reçois sa Parole et la mets en pratique, tu peux porter du fruit. « Cette incapacité n'existe plus. »

5. Ce que Dieu attend : ne pas changer de route

  • Dans Ésaïe, Dieu parle d'Israël, son peuple élu, qui ne lui a pas été fidèle. Il attendait la droiture, et il a reçu de mauvais raisins.
  • La droiture, c'est l'intégrité morale, l'honnêteté, la cohérence intérieure d'une personne qui ne s'écarte pas des principes de justice. Une personne droite ne quitte pas le bon chemin.
  • « Le Seigneur attend de toi que tu ne changes pas de route. » Qu'il reste ton ancre, que tu suives sa Parole et les pas que Jésus a tracés.
  • Reste une question : concrètement, comment marcher droit ?

6. Le Saint-Esprit, ton aide au maintien de voie

  • Les voitures récentes ont l'aide au maintien de voie : si tu t'endors et dérives, elle te donne une secousse qui te remet sur ta voie. Le principe est juste, il a été conçu pour ta sécurité.
  • Pourtant, tous ceux à qui le prédicateur en parle la désactivent dès qu'ils montent en voiture. C'est gênant, trop intrusif. « Si je veux tourner, je tourne. » Sans s'en rendre compte, on avoue tenir davantage à sa liberté qu'à sa sécurité.
  • Le Seigneur nous a donné un « maintien de voie » spirituel : le Saint-Esprit, troisième personne de la Trinité. Jésus l'a promis : « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité [...] il demeure avec vous, et il sera en vous » (Jean 14:16-17).
  • Quand tu t'endors spirituellement ou que tu es sur le point de perdre pied, il est là pour te secouer et te remettre sur le bon chemin. Mais tu peux l'attrister et même l'éteindre, comme on coupe un système d'aide à la conduite, pour faire à ta tête.
  • La différence : le système humain a besoin d'une caméra pour voir la ligne. Le Saint-Esprit perçoit les choses invisibles et anticipe ce qui peut arriver dans ta vie. Ce n'est pas la conscience de Jiminy Cricket, c'est une voix intérieure qui conseille.
  • Le prédicateur raconte un accident en 2011. Jeune conducteur, au volant d'une vieille Opel Corsa sans airbag, il passe prendre un ami qui monte à l'avant avec un bébé de quatre ou cinq mois dans les bras. Il sent que quelque chose ne va pas et insiste : « Monte derrière, c'est plus sûr. »
  • Quelques instants plus tard, sur le périphérique, la voiture devant freine brusquement. Ses freins à lui ne répondent pas, et la voiture percute l'autre à environ 55 km/h. Il se cogne le sternum contre le volant, son ami traverse le siège passager et heurte le pare-brise, et un peu de sang coule de la bouche du bébé. « Seigneur, tout ce que tu veux sur moi, mais pas sur lui. » L'ambulance emmène l'ami et l'enfant.
  • Il garde un immense sentiment de culpabilité, mais aussi une immense reconnaissance : s'il n'avait pas écouté cette voix, la situation aurait été tout autre. « Ce n'était ni mon habileté ni la chance, parce que la chance n'existe pas. C'était le Saint-Esprit. »
  • Le Saint-Esprit fait cela et bien plus : il console quand tu pleures, il convainc de péché et te ramène au pied de la croix, il te soutient et te souffle les paroles dont tu as besoin.

7. Me voici, envoie-moi

  • Nous ne pourrons jamais rembourser le don du salut : il est trop grand, incomparable. Mais tu peux faire ta part.
  • Le Seigneur cherche des personnes à qui confier quelque chose. Aujourd'hui encore, il regarde ce groupe de jeunes et demande : « Qui enverrai-je ? »
  • Comme un vigneron, il doit parfois tailler : une branche sèche, une mauvaise herbe, peut-être quelque chose à quoi tu tiens mais qui n'est pas bon pour toi. Cela peut faire mal.
  • Il permet parfois une épreuve, des larmes, une difficulté, pour que tu reviennes à lui en dépendant totalement de lui, que tu retournes à la croix, que tu recherches à nouveau son Esprit et cette crainte de Dieu qui n'est peut-être plus aussi aiguisée qu'avant.
  • Le message se termine dans la prière : « Aide-nous à porter du fruit, Seigneur, pas de mauvais raisins qui ne servent à rien. » Une crainte saine, celle de lui déplaire, et la grâce reçue à partager avec les autres plutôt qu'à garder pour soi.

Points à retenir

  • Nous attendons beaucoup de Dieu et des autres, mais Dieu aussi attend quelque chose de nous : du fruit.
  • Craindre Dieu, ce n'est pas avoir peur de lui, c'est craindre de lui déplaire.
  • Dieu aurait pu jeter sa vigne. Il a offert son Fils, et en Jésus, le vrai cep, tu peux porter du fruit.
  • La droiture, c'est ne pas changer de route : suivre la Parole et les pas de Jésus.
  • Le Saint-Esprit te ramène sur le bon chemin. Ne le désactive pas pour faire à ta tête.

Application personnelle

  1. As-tu déjà posé simplement cette question au Seigneur : « Qu'attends-tu de moi ? »
  2. En te levant le matin, as-tu le désir de ne pas décevoir Dieu dans ta journée, ou vis-tu ta vie comme bon te semble ?
  3. Ta sensibilité spirituelle est-elle encore aiguisée, ou ton témoignage semble-t-il « rebondir » sans rien toucher ?
  4. Y a-t-il un domaine où tu as « désactivé » le Saint-Esprit parce que sa voix te dérange ?
  5. Quelle branche le Seigneur est-il peut-être en train de tailler dans ta vie, et es-tu prêt à lui répondre : « Me voici, envoie-moi » ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que veut dire Ésaïe 5:7 quand il dit que Dieu « avait espéré de la droiture » ?

Le vigneron a tout fait pour sa vigne et il en attendait de bons raisins. Pour Alessandro Mungai, Dieu a aussi des attentes envers toi : que tu restes sur le droit chemin, que tu suives sa Parole et les pas de Jésus, sans dévier de ta route.

Que signifie craindre Dieu pour un chrétien ?

Ce n'est pas avoir peur d'un Dieu prêt à frapper. Selon Proverbes 8:13, la crainte de l'Éternel, c'est la haine du mal. Le prédicateur la résume ainsi : craindre Dieu, c'est craindre de lui déplaire. C'est du respect, pas de l'effroi.

Pourquoi comparer le Saint-Esprit à une aide au maintien de voie ?

Comme ce système de sécurité qui remet la voiture sur sa voie quand le conducteur s'endort, le Saint-Esprit te ramène sur le bon chemin quand tu dérives. On peut le désactiver pour faire à sa tête, mais contrairement à une caméra, il perçoit les choses invisibles et anticipe ce qui peut arriver.

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