Introduction
« Nous sommes en train de parcourir l'histoire d'une grande dame. Elle s'appelle Tamar. » L'ancien Junias Anane poursuit à la MEISTAD une série sur cette femme de Genèse 38, avec une question en fil rouge : comment Dieu change notre histoire.
Son texte de base est Ecclésiaste 9:11 : la course n'est point aux agiles, ni la guerre aux vaillants, « car tout dépend pour eux du temps et des circonstances ». Et Daniel ajoute que c'est Dieu « qui change les temps et les circonstances ». Il en est le maître.
Tamar a été rejetée, calomniée, condamnée à être brûlée. Son nom figure pourtant dans la généalogie de Jésus. Le prédicateur en tire un message pour toi : ton histoire ne se terminera pas dans la honte, parce que ton Dieu est « derrière la scène ».
Plan du message
1. Le Dieu des temps et des circonstances
- Le prédicateur relit Ecclésiaste 9:11 et l'applique à la vie de couple : le bonheur dans le mariage ne revient pas aux plus belles femmes ni aux plus beaux garçons, il ne dépend pas du compte en banque. Tout dépend du temps et des circonstances.
- Daniel bénit le nom de Dieu : c'est lui qui change les temps et les circonstances (Daniel 2:20-21). « Une autre version dit : c'est lui qui influence. »
- Matthieu 1:3 cite Tamar dans la généalogie de Jésus-Christ : Juda engendra de Thamar Pharès et Zara. La lignée continue jusqu'au Schilo, le Messie.
- « Là où les gens ont eu honte de cette femme, l'Éternel n'a pas eu honte d'elle. » Le plan de Dieu est glorieux et parfait, mais il agit avec des hommes et des femmes imparfaits.
2. Tamar, une femme rejetée et condamnée
- Tamar épouse Er, l'aîné de Juda, qui était méchant et meurt sans lui donner d'enfant. Selon la loi du lévirat, elle épouse ensuite son frère Onan, qui refuse de donner une postérité à son frère et meurt à son tour.
- Elle est renvoyée chez son père, considérée comme une « femme de malheur », une sorcière, condamnée à un veuvage sans fin. Juda lui promet son troisième fils, Schéla, mais il ment : il a peur pour son dernier fils. Il rompt délibérément sa promesse.
- Un jour, Tamar se place sur le chemin de Juda, qui la prend pour une prostituée. Elle exige un paiement, puis une garantie, car elle sait qu'il ne tient pas parole. Il lui laisse trois gages, « symboles très forts de l'identité d'une personne » : son cachet, son cordon et son bâton.
- Elle tombe enceinte. Trois mois plus tard, on rapporte à Juda que sa belle-fille s'est prostituée. Juda, qui est une autorité, rend son verdict : « Qu'elle soit brûlée. »
- Tamar, « femme sage », refuse d'humilier Juda en le dénonçant publiquement. Elle lui fait simplement porter les objets. Juda les reconnaît : « Elle est moins coupable que moi. » Il lui laisse la vie sauve.
3. Dieu voit ceux que le monde rejette
- « Dieu n'abandonne pas les abandonnés. Il n'oublie pas les oubliés. » Être oublié des hommes ne signifie pas être oublié de Dieu, être rejeté par la société ne signifie pas être rejeté par ton créateur.
- Ceux qui bâtissaient la lignée du Rédempteur ont exclu Tamar : son profil ne leur semblait ni honorable ni « éligible ». Mais la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle (Psaume 118:22). « Les hommes l'ont exclue, mais l'Éternel l'a intégrée. »
- Le prédicateur l'applique à ceux qui se sentent rejetés par le pays où ils vivent : Dieu peut forcer leur intégration.
- Dieu voit quand tu es négligé, méprisé, quand tes besoins légitimes sont bafoués, quand tes larmes sont regardées avec indifférence. « Dieu voit tout cela et Dieu ne reste pas indifférent. »
- Il a des moyens surprenants de restituer ce qui a été injustement enlevé ou refusé. Il est le même hier, aujourd'hui et éternellement (Hébreux 13:8).
4. Tu portes en toi le projet de Dieu
- Pour Juda, le mot « prostituée » était sans appel. La sentence était prononcée. Mais Tamar portait en elle le projet de Dieu, et Dieu n'a pas permis qu'elle soit brûlée.
- Le prédicateur s'adresse à ceux qui traversent un procès : quelle que soit la décision prise en première instance, l'Éternel a une autorité supérieure à celle du juge pour révoquer toute sentence prononcée contre ta vie.
- Si tu traverses le feu, tu ne seras pas consumé, si tu traverses les eaux, elles ne te submergeront pas (Ésaïe 43:2). Dieu connaît les projets qu'il a formés pour toi, des projets de paix pour te donner un avenir et de l'espérance (Jérémie 29:11).
- « Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini. » Là où la honte a abondé, la gloire de Dieu surabondera.
- « Avec Jésus-Christ, ton histoire ira de la honte à la gloire. Et ensuite, elle ira de gloire en gloire. »
5. Un projet de foi qui ne lâche pas
- Tamar avait un projet de foi : avoir un enfant dans cette famille royale. Tout jouait contre elle. Son premier mari, son deuxième mari et son beau-père ont combattu ce vœu de son cœur. Le premier est mort, le deuxième est mort, le troisième a été humilié, confondu. « Tous ceux qui combattent ton héritage seront confondus. »
- On lui a refusé cet enfant alors qu'elle n'était pas stérile, mais sa foi n'a pas été ébranlée. Elle a persévéré.
- Le nom Tamar signifie palmier : un arbre qui résiste à la chaleur et aux vents les plus violents, qui trouve de l'eau dans les déserts les plus arides et porte du fruit là où peu de plantes survivent. « Ça s'appelle de la détermination et de la résilience. »
- Le prédicateur est clair : sa manière d'exprimer sa foi « n'était pas convenable ». La méthode allait contre la coutume de l'époque et personne ne peut l'encourager. « Tamar n'est pas un modèle à suivre à la lettre. »
- Tamar a mal compris la loi du lévirat, et personne n'était là pour la lui expliquer. Toi, tu ne peux pas faire semblant de ne pas comprendre. Mais « si la voie non conventionnelle a prospéré, ta voie conventionnelle marchera ».
- Dieu a honoré sa foi, son courage et sa détermination en changeant le cours de son histoire. « N'abandonne pas ton projet de foi, je t'en supplie. »
6. Dieu était derrière la scène
- Premièrement, Dieu lui a fait la grâce de tomber enceinte pour la première fois de sa vie, après une seule rencontre, malgré l'âge avancé de Juda. Le prédicateur en tire une parole pour les couples qui attendent un enfant : quel que soit ton âge et quel que soit le diagnostic des médecins, Dieu reste le Dieu créateur.
- Deuxièmement, Dieu lui a donné des jumeaux, Pharès et Zara. « Peut-être que c'était pour compenser les deux maris qu'elle a perdus. » Juda, qui avait perdu deux fils, reçoit lui aussi deux garçons.
- Juda l'accusait d'avoir tué ses deux fils, on la traitait de sorcière. Elle met au monde des jumeaux en pleine forme, « l'enfant de la destinée ». Le Seigneur montre qu'« elle n'était pas sorcière ».
- Troisièmement, Tamar a été justifiée, puisque Juda lui-même déclare qu'elle est plus juste que lui, et elle a été honorée : son fils Pharès devient un ancêtre direct du Messie. Celle qui a failli être brûlée devient la première femme citée dans la généalogie du Sauveur.
- « Ce n'est pas ce que les gens pensent de toi ou disent de toi que tu es. Tu es ce que l'Éternel dit que tu es. » Ceux qui ont parlé viendront un jour te féliciter et confesser la grandeur de ton Dieu.
7. Le choix de Dieu, de la honte à la gloire
- Une main invisible opérait en faveur de Tamar. On n'a pas reconnu le choix de Dieu, Juda en a douté, mais elle était le choix de Dieu.
- « Et vous et moi, nous sommes le choix de Dieu. » Jésus le dit : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis », afin que ce que vous demanderez au Père en son nom, il vous le donne (Jean 15:16).
- Pour un Juif, une généalogie n'est pas une formalité. C'est une affirmation d'identité, d'appartenance et de légitimité. Dieu n'a pas caché l'histoire de Tamar : il l'a mise en valeur dans les Écritures.
- Il accomplit toujours ses desseins, même quand les acteurs humains échouent : quand ton conjoint, tes parents ou les autorités sont défaillants, quand les promesses sont rompues, quand l'injustice semble triompher.
- Le message débouche sur la table du Seigneur avec Romains 8:32 : celui qui n'a pas épargné son propre Fils, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? « Qu'est-ce que tu demandes qui a plus de valeur que Jésus ? »
- Comme Juda a reconnu les gages de Tamar et lui a laissé la vie sauve, Dieu reconnaît les symboles que tu tiens dans tes mains et te libère de toute condamnation.
Points à retenir
- Dieu est le maître des temps et des circonstances : il peut changer le cours de ton histoire.
- Être oublié ou rejeté par les hommes ne signifie pas être oublié ou rejeté par Dieu. Il voit et il ne reste pas indifférent.
- Tamar n'est pas un modèle à suivre à la lettre, mais Dieu a honoré sa foi, son courage et sa persévérance.
- Ce que les gens disent de toi ne définit pas qui tu es. Tu es ce que l'Éternel dit que tu es.
- Dieu accomplit ses desseins même quand les acteurs humains échouent. Avec Jésus-Christ, ton histoire va de la honte à la gloire.
Application personnelle
- Dans quel domaine de ta vie as-tu l'impression que le temps et les circonstances jouent contre toi ?
- Quelle parole ou quelle étiquette portée sur toi par les autres dois-tu remplacer par ce que l'Éternel dit de toi ?
- Quel projet de foi es-tu tenté d'abandonner aujourd'hui ?
- Cherches-tu des raccourcis pour obtenir ce que tu attends, ou fais-tu confiance à Dieu pour agir par des voies droites ?
- Que change pour toi, cette semaine, le fait de savoir que tu es le choix de Dieu ?
Versets cités
- Genèse 38
- Ecclésiaste 9:11
- Daniel 2:20-21
- Matthieu 1:3
- Psaume 118:22
- Hébreux 13:8
- Ésaïe 43:2
- Jérémie 29:11
- Jean 15:16
- Romains 8:31-32
Questions fréquentes
Pourquoi Tamar figure-t-elle dans la généalogie de Jésus ?
Matthieu 1:3 cite Tamar : Juda engendra de Thamar Pharès et Zara, et la lignée continue à partir de Pharès jusqu'à Jésus-Christ. Pour Junias Anane, là où les gens ont eu honte de cette femme, l'Éternel n'a pas eu honte d'elle : il a écrit son nom dans la généalogie du Messie pour montrer qu'il est le Dieu qui change le cours de notre histoire.
Faut-il imiter la méthode de Tamar ?
Non. Le prédicateur le dit clairement : la méthode n'était pas bonne, elle allait même contre la coutume de l'époque, et personne ne peut l'encourager. Tamar n'est pas un modèle à suivre à la lettre. Ce que Dieu a honoré, c'est sa foi, son courage et sa détermination.
Que signifie le nom Tamar ?
Selon le prédicateur, Tamar signifie palmier. Le palmier résiste à la chaleur et aux vents les plus violents, trouve de l'eau dans les déserts les plus arides et porte du fruit là où peu de plantes survivent. Il y voit un nom prophétique : celui de la détermination et de la résilience.