Introduction
Quand Dave Smith et sa femme sont arrivés à Peterborough, ils n'aimaient pas la ville. Ils venaient d'Oxford, « la ville aux clochers de rêve », et de la belle région des Cotswolds. Ils découvraient une région complètement plate et une ville qui semblait en difficulté. Leur attitude n'était pas bonne et, pire encore, ils se sont mis à l'exprimer : pendant une bonne partie de la première année, ils se sont plaints et ont râlé. « Nous savions que le Seigneur nous avait appelés, mais nos paroles n'étaient pas vraiment alignées. »
Au bout d'un an presque jour pour jour, le Seigneur les a repris : « Si tu n'aimes pas l'endroit, tu n'atteindras jamais les gens. » Ils se sont repentis. D'abord, leur cœur a changé, Dieu leur a donné un amour surnaturel pour la ville. Puis leurs paroles ont changé : au lieu de dénigrer Peterborough, ils ont commencé à prononcer la bénédiction de Dieu sur la ville. Ils ont alors commencé à atteindre les gens, un par un, puis de plus en plus. En près de quarante ans, ils ont vu beaucoup de vies transformées.
C'est avec ce souvenir que le pasteur principal de KingsGate Community Church ouvre ce message de la série « Wholehearted » (de tout cœur) sur l'épître de Jacques. Après une prédication sur le fait de suivre Jésus par nos actes, il aborde un autre terrain : suivre Jésus de tout cœur dans nos paroles. Il tire de Jacques 3 trois vérités sur la langue.
Plan du message
1. Tes paroles comptent plus que tu ne le crois
- Le pasteur rappelle le dicton anglais : « Les bâtons et les pierres peuvent me briser les os, mais les mots ne me feront jamais de mal. » Pour lui, c'est « l'un des dictons les plus ridicules qui existent ». Chacun de nous a déjà été blessé par des paroles et, plus douloureux encore, a probablement blessé d'autres personnes par les siennes.
- Ce qui est vrai, c'est ce que dit la Bible : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; quiconque l'aime en mangera les fruits » (Proverbes 18:21).
- Jacques était imprégné de l'enseignement de Jésus et de l'Ancien Testament, y compris des Proverbes. Pour lui, ce que nous disons est une question centrale de la vie de disciple.
- Le titre de la série dit l'enjeu : suivre Jésus de tout cœur, pas à moitié, « un pied dans un camp, un pied dans l'autre », au risque de finir par faire « le grand écart spirituel ». Il s'agit d'aller à fond pour Jésus, et pas seulement dans les domaines qui nous plaisent ou qui nous paraissent faciles.
- Jacques pose le sujet dès la fin du chapitre 1 : « Si quelqu'un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine » (Jacques 1:26). « Dis-nous ce que tu penses vraiment, Jacques ! », s'amuse le pasteur. On peut croire que tout le reste de notre vie est en ordre, mais si notre langue n'est pas alignée, tout le reste est finalement nul et non avenu.
- Au chapitre 3, Jacques consacre douze versets entiers au sujet. Dave Smith y voit « l'un des enseignements les plus exigeants, mais aussi les plus puissants » de toute l'Écriture sur la puissance des paroles.
- Jacques commence par ceux qui enseignent : ils seront jugés plus sévèrement (Jacques 3:1). Le pasteur dit prendre cela très au sérieux, comme toute l'équipe d'enseignement de KingsGate. Puis Jacques élargit le propos à chacun de nous.
2. Ta langue peut diriger ta vie
- « Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride » (Jacques 3:2). Nous avons tous un problème avec la langue. « Si l'un de vous a maîtrisé sa langue, venez prier pour moi après le culte, s'il vous plaît. »
- Le pasteur décrit un éventail entre deux profils. D'un côté, les bavards : ils découvrent ce qu'ils pensent en le disant. Cela anime une conversation, mais parfois une parole sort sans qu'on la pense vraiment, et c'est comme le dentifrice sorti du tube, impossible de la faire rentrer. De l'autre, ceux qui gardent tout pour eux : ils pèsent chaque mot, et il y a de la sagesse là-dedans. Mais ce qui irrite ou frustre finit par ressortir, souvent plus fort qu'ils ne l'auraient voulu. Bavard, réservé ou entre les deux, nous sommes tous concernés.
- Ce petit membre « entre le nez et le menton » n'est pas comme les autres : il a le pouvoir unique de diriger le reste de la vie. « Nos paroles ne révèlent pas seulement ce qui se passe en nous. Elles aident à orienter la direction que nous prenons. »
- Jacques donne deux images. Le mors, qui permet de diriger tout le corps d'un cheval (Jacques 3:3). Et le gouvernail : « Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses » (Jacques 3:4-5).
- Au début de son ministère, en méditant Jacques 3, Dave Smith a senti le Saint-Esprit lui dire : si tu apprends à garder le gouvernail aligné sur ma Parole, ma volonté, mes promesses et la destinée que j'ai pour ta vie, peu importe la force des vents contraires, tu arriveras à la destination prévue.
- « Tu ne peux pas contrôler les vents qui soufflent sur ta vie. » Le monde paraît de plus en plus instable, et Jésus a prévenu que nous aurions des tribulations dans le monde (Jean 16:33). Tu ne contrôles ni un diagnostic, ni la façon dont ton patron te traite, ni la manière dont les autres agissent avec toi. « Ce que tu peux contrôler, c'est ton cœur et ta bouche. »
- Au début de leur mariage, le pasteur et sa femme ont demandé au Saint-Esprit de leur montrer chaque parole qui ne lui plaisait pas, et ils se sont donné mutuellement la permission de se reprendre. Pendant environ six mois, ils ne pouvaient presque plus rien dire ! Des paroles futiles, parfois sottes, parfois venues d'un endroit profond et pas très beau. Ils ont appris, par la puissance du Saint-Esprit, à aligner leurs paroles. « Des décennies plus tard, j'ai encore besoin de le faire. »
- Mais Proverbes 18 ne parle pas seulement de la mort, il parle aussi de la vie. Ils ont donc voulu non seulement retirer le négatif de leur bouche, mais la remplir de la Parole et des promesses de Dieu, et les prononcer sur leur couple, sur l'Église et sur leur famille.
- Un exemple parmi d'autres : quand sa fille aînée a eu trois ans, il a eu la conviction que ce serait l'année où elle donnerait sa vie à Jésus. Il a commencé à le déclarer, il en a même fait une petite chanson, que la fillette s'est mise à chanter sans vraiment comprendre. Un soir, en lisant sa Bible pour enfants, elle a vu une image de Jésus sur la croix et a demandé : « Papa, pourquoi Jésus est-il mort ? » Il l'a conduite, très simplement, dans une prière pour inviter Jésus dans sa vie, et a prié pour qu'elle soit remplie du Saint-Esprit. « Pas de drame, pas d'éclairs. » Quelques jours plus tard, en lisant le récit de la Pentecôte avec sa mère, elle a demandé « Comme ça, maman ? » et s'est mise à parler en langues.
- Le pasteur précise aussitôt : « Ce n'est pas une formule. » On ne contrôle pas Dieu. Mais il croit qu'il y a quelque chose dans le fait de s'associer à la volonté et à la Parole de Dieu.
- D'où sa question : si tu as des enfants, que prononces-tu sur eux ? Et que prononces-tu sur ta propre vie ? Un petit coup de gouvernail change beaucoup la direction. De petits changements dans ta façon de parler peuvent changer beaucoup l'endroit où toi et les autres allez arriver.
3. Ta langue peut allumer des incendies
- Le pasteur rappelle l'alerte d'urgence envoyée par le gouvernement le 14 août dernier sur tous les téléphones d'Angleterre et du pays de Galles : même une petite flamme peut rapidement devenir un grand feu de forêt. C'est vrai, et Jacques dit la même chose : « Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! La langue aussi est un feu ; c'est le monde de l'iniquité » (Jacques 3:5-6). Elle souille tout le corps, enflamme le cours de la vie et est elle-même enflammée par la géhenne.
- Dire une chose une fois, c'est parfois simplement exprimer une réalité. Le pasteur raconte qu'il avait pris l'habitude, il y a des années, de répondre « Je suis fatigué » chaque fois qu'on lui demandait comment il allait. C'était vrai au départ, mais plus il le disait, moins il se sentait bien.
- Plus grave : l'ennemi n'a pas besoin de faire grand-chose pour t'arrêter spirituellement. Il lui suffit que tu croies un mensonge et que tu continues à le prononcer sur ta vie. « Je ne vaux rien. Je ne suis pas digne. Je suis un raté. » Et avant même que tu t'en rendes compte, ce mensonge te tient captif.
- Prends au contraire la Parole de Dieu et dis : en Christ, je suis digne, je suis un fils ou une fille bien-aimé(e) du Dieu vivant, je suis héritier du royaume de Dieu, Dieu fait concourir toutes choses à mon bien (Romains 8:28).
- Peut-être penses-tu : « Je suis comme ça parce que ma famille est comme ça. » Ne prononce pas ces paroles sur toi. Dis plutôt : « Je fais partie d'une nouvelle lignée. Je suis né de nouveau. J'ai le sang de Jésus. »
- Le pasteur met en garde contre une « irréalité spirituelle ». Si tu as le nez qui coule et que tu transpires, ne réponds pas « Je suis guéri ! » quand on te demande comment tu vas : tu es malade et tu as besoin de prière. Si tu es découragé, tu peux le dire à Dieu et aux autres. « Les faits sont les faits. Mais ne laissons pas les faits naturels devenir le verdict final. » Que Dieu, ses promesses et sa Parole soient le verdict final, qu'ils remplissent nos cœurs et nos paroles.
- Jacques ajoute pourtant : toutes les espèces d'animaux ont été domptées par l'homme, « mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c'est un mal qu'on ne peut réprimer ; elle est pleine d'un venin mortel » (Jacques 3:7-8). Personne ne peut dire : « J'ai réussi. » Le pasteur précise que Jacques ne dit pas que c'est impossible, il dit qu'aucun être humain ne le peut.
- Il raconte qu'il y a quelques jours, il conduisait en louant Dieu, en priant en esprit, et il sentait la présence de Dieu dans sa voiture. Puis quelqu'un lui a fait une queue de poisson, et ce qui est sorti de sa bouche « ne vaut pas la peine d'être répété ». C'est exactement ce que dit Jacques : « Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi » (Jacques 3:9-10). Jacques ne nous invite pas à abandonner parce que c'est difficile.
- Ce ne sont pas seulement les éclats de colère. Un commérage calme, posé, raisonné peut faire plus de mal qu'un emportement au volant, et il abîme non seulement des personnes, mais toute une communauté.
- C'est le cœur du souci de Jacques : il écrit à une Église. Les paroles peuvent apporter la vie et l'encouragement, ou la mort et la division. « Faute de bois, le feu s'éteint ; et quand il n'y a plus de rapporteur, la querelle s'apaise » (Proverbes 26:20). Une conversation, un texto, une publication sur les réseaux sociaux, un e-mail en colère : quand nous transmettons notre frustration ou notre amertume, le feu se propage.
- À chaque nouveau membre de KingsGate, depuis le début, le pasteur dit la même chose : « Cette Église sera une zone sans commérage, au nom de Jésus. » Cela ne veut pas dire que tout le monde est d'accord sur tout. Mais il existe une manière de régler les désaccords dans le bon esprit, sans colère ni amertume : aller voir la personne, plutôt que parler d'elle à tout le monde. Gardons l'unité de l'esprit et n'ajoutons pas de braises sur le feu.
4. Ta langue a besoin d'une source nouvelle
- Si mes paroles peuvent diriger ma vie et y mettre le feu, et si aucun homme ne peut dompter sa langue, que faire ? C'est là qu'arrive l'espérance.
- Jacques prend l'image des sources et des arbres : « La source fait-elle jaillir par la même ouverture l'eau douce et l'eau amère ? Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l'eau salée ne peut pas non plus produire de l'eau douce » (Jacques 3:11-12). Il fait le même point de trois manières : ce qui sort dépend de l'endroit d'où cela vient.
- Jacques avait sans doute en tête la parole de Jésus, son frère devenu son Seigneur : « C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle » (Matthieu 12:34).
- Oui, il faut essayer de dompter sa langue, c'est une discipline. Mais cela ne suffira pas. « Il faut d'abord aller à la source, parce que ce qui est en toi finira par sortir de toi. » Implicitement, Jacques dit que seul un cœur renouvelé peut produire une parole pure.
- Le pasteur en témoigne. Il a grandi dans une famille chrétienne, mais n'est devenu chrétien que bien plus tard. Vers onze ou douze ans, il a pris conscience du péché et a été attristé de s'être mis à jurer. Il a même tenu un petit carnet pour se surveiller. « Plus j'essayais, pire c'était. » Il n'avait en lui aucune puissance pour changer.
- À 19 ans, à l'université, il a vécu une autre sorte de conviction. Il n'a pas cherché à réformer l'extérieur de sa vie : il a abandonné sa vie à Jésus, qui est entré dans son cœur, l'a purifié et lui a pardonné. Il est né de nouveau et a été rempli d'un amour, d'une joie, d'une paix et d'un sens nouveaux. Beaucoup de domaines de sa vie ont changé tout de suite, pas tous, reconnaît-il. Quelques jours plus tard, il s'est rendu compte : « Hé, j'ai arrêté de jurer ! » Son cœur avait changé, et sa parole avait été purifiée de façon surnaturelle.
- « Ce que je ne pouvais pas faire pour moi-même, Dieu l'a fait par son Esprit », parce qu'il avait reçu une nouvelle naissance. Jacques le dit au chapitre 1 : « Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures » (Jacques 1:18).
- Dieu a fait bien plus que l'empêcher de jurer. Là où ses paroles étaient négatives, blessantes et souvent sarcastiques, sa bouche s'est remplie d'autre chose : il a compris que Dieu l'appelait à être une bénédiction, à prononcer la bénédiction sur la vie des gens et à les orienter vers Jésus. « C'est ce que Dieu veut pour toi : que ta bouche soit pleine de vie, pas pleine de mort. »
- Jacques parle d'une langue enflammée par la géhenne, mais Actes 2 montre un feu qui vient du ciel. À la Pentecôte, des langues semblables à des langues de feu se sont posées sur les disciples, et ils ont été remplis du Saint-Esprit (Actes 2:3-4). L'une des premières choses que l'Esprit a faites, c'est de saisir leurs langues : « comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? » (Actes 2:11).
- Il ne s'agit pas seulement du parler en langues. Dieu s'est aussi emparé de leur langage naturel. Pierre s'est levé, a prêché la Parole, et environ trois mille personnes sont venues à Jésus et ont été baptisées (Actes 2:41). Un feu d'un autre genre s'est alors répandu dans tout le monde romain, jusqu'à aujourd'hui, à travers des paroles de vie et la bonne nouvelle de Jésus-Christ.
5. Un temps de réponse
- Le pasteur invite d'abord ceux qui savent que leur vie n'est pas en ordre et qui ont essayé un peu de prière, un peu de Bible, par leurs propres forces. Comme vouloir contrôler sa langue par soi-même, c'est « voué à l'échec ». Ce qu'il faut, c'est venir à Jésus, qui veut changer la source, pardonner et donner une nouvelle naissance.
- Il s'adresse aussi à ceux qui se sont éloignés : les bontés de l'Éternel se renouvellent chaque matin (Lamentations 3:22-23). C'est le jour pour revenir, et parfois pour décider : « Je suis à fond, les deux pieds dedans. »
- Il conduit ensuite une prière simple : remercier Jésus de nous aimer, d'être mort pour nos péchés et ressuscité, lui demander pardon pour notre manière de vivre et de parler, se détourner du péché, mettre toute sa confiance en lui, lui abandonner sa vie et lui demander de nous remplir du Saint-Esprit pour le suivre de tout cœur.
- Puis il propose trois démarches : demander pardon pour les paroles fausses prononcées sur sa propre vie et commencer à prononcer les promesses de Dieu ; réparer ce qui doit l'être auprès de ceux qu'on a blessés par ses paroles ; et apporter au Seigneur les blessures causées par des paroles reçues, en lui disant : « Ce n'était pas vrai. Ce n'est pas comme ça que tu me vois. »
- Enfin, il invite à demander un feu nouveau venu d'en haut, parce que si la bouche s'égare, c'est souvent que le cœur n'est pas rempli du Seigneur. Il prie pour que sortent de nos bouches l'amour et l'honneur, la sagesse, la paix et la joie, la bonté et la douceur, et pour un « feu de forêt » d'encouragement, de bénédiction et d'Évangile.
Points à retenir
- La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : tes paroles ne font pas que révéler ce qui est en toi, elles orientent ta vie.
- Tu ne contrôles pas les vents de ta vie, mais tu peux garder ton cœur et ta bouche alignés sur la volonté et les promesses de Dieu.
- Un mensonge répété sur toi-même finit par te tenir captif. Ne laisse pas les faits naturels devenir le verdict final.
- Le commérage ajoute du bois au feu. Va voir la personne plutôt que parler d'elle, et garde l'unité de l'esprit.
- Aucun homme ne peut dompter sa langue par lui-même. C'est un cœur renouvelé et rempli du Saint-Esprit qui produit une parole pure.
Application personnelle
- Es-tu plutôt du genre bavard ou du genre à tout garder pour toi ? Quel piège de la parole cela te tend-il en particulier ?
- Quelles paroles prononces-tu régulièrement sur ta vie, sur ton couple, sur tes enfants ou sur ton Église ? Lesquelles aimerais-tu remplacer par une promesse de Dieu ?
- Y a-t-il un mensonge sur toi-même que tu répètes au point qu'il te retient prisonnier ?
- Y a-t-il une conversation, un message ou une publication où tu as ajouté du bois au feu ? Que peux-tu réparer cette semaine ?
- Essaies-tu de changer ta façon de parler par tes seules forces, ou demandes-tu au Saint-Esprit de renouveler la source, ton cœur ?
Versets cités
- Jacques 3
- Proverbes 18:21
- Jacques 1:26
- Jean 16:33
- Romains 8:28
- Proverbes 26:20
- Matthieu 12:34
- Jacques 1:18
- Actes 2:1-41
- Lamentations 3:22-23
Questions fréquentes
Que veut dire Jacques quand il compare la langue à un gouvernail ?
Un petit gouvernail dirige un grand navire, même poussé par des vents violents. Pour Dave Smith, nos paroles ne révèlent pas seulement ce qui se passe en nous : elles orientent la direction de notre vie. Tu ne contrôles pas les vents, mais tu peux garder ton cœur et ta bouche alignés sur la volonté de Dieu, et un petit changement dans ta façon de parler peut faire une grande différence.
Faut-il nier la réalité pour parler avec foi ?
Non. Dave Smith refuse toute « irréalité spirituelle » : si tu es malade ou découragé, tu peux le dire à Dieu et aux autres, et demander la prière. Mais il invite à ne pas laisser les faits naturels devenir le verdict final. Ce sont Dieu, ses promesses et sa Parole qui doivent avoir le dernier mot, dans le cœur comme dans la bouche.
Comment dompter sa langue si aucun homme ne le peut ?
Jacques dit qu'aucun homme ne peut dompter la langue, mais il ne dit pas que c'est impossible à Dieu. La discipline compte, mais elle ne suffit pas : ce qui sort de la bouche dépend de la source. Seul un cœur renouvelé par la nouvelle naissance et rempli du Saint-Esprit peut produire une parole pure, comme le prédicateur l'a vécu lui-même à sa conversion.