Jean 1 : la parole de Dieu te donne le pouvoir de devenir

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Introduction

« Dieu parle encore. » Pour le prédicateur de l'Église Lille Métropole, ce titre de série n'est pas une question mais une affirmation : « Encore aujourd'hui en 2026, Dieu parle encore. » Il ne parle pas forcément d'une voix audible, mais Dieu a un message pour chacun, y compris pour celui qui vient pour la première fois.

Une semaine après le lancement de la série, ce message pose une question simple : pourquoi Dieu veut-il nous parler ? Les réponses sont nombreuses, mais le prédicateur en souligne une : Dieu nous parle pour nous faire devenir. Le titre de la prédication tient en quelques mots : le pouvoir de devenir. Le texte central est Jean 1:12.

Il répond ensuite à une question personnelle, « Quelle personne suis-je en train de devenir ? », et propose deux réponses pour laisser la parole de Dieu agir sur ton avenir : refuser de croire que tout est joué, et faire un pas vers ce que Dieu t'appelle à devenir.

Plan du message

1. Dès la première page, Dieu parle

  • « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » Tout s'est fait par la parole, si bien qu'on peut dire : « au commencement Dieu parla et le monde fut ».
  • Après le mauvais choix d'Adam et Ève, ils s'aperçoivent qu'ils sont nus. « Quand on a honte, on se cache. » Même là, Dieu va par sa parole chercher ceux qui se cachent, avec cette question : « Où es-tu ? »
  • « Quand Dieu pose une question, ce n'est pas pour avoir un renseignement. C'est pour rentrer en relation avec la personne. »
  • Dieu parle à Abraham, Moïse, David, appelle des prophètes, instruit son peuple. L'apothéose, c'est la venue de Jésus, la parole éternelle : la parole s'est faite chair. Encore aujourd'hui, Dieu prend l'initiative de parler.

2. Pourquoi Dieu veut-il nous parler ?

  • Pour entrer en relation avec nous : si je veux entrer en relation avec quelqu'un, sur un quai, dans la rue ou à la maison, je commence par lui adresser la parole.
  • Pour se faire connaître : « Par sa parole, Dieu révèle son cœur. » Discute une heure avec quelqu'un et tu connaîtras ses intérêts et ce qui le passionne.
  • Pour éclairer nos choix.
  • Et surtout, pour nous faire devenir. « Nous sommes tous des personnes en devenir. » Notre façon de penser, d'aimer, de réagir, d'exercer nos responsabilités peut être directement impactée par la parole de Dieu.
  • C'est un principe créationnel : « Dès que Dieu parle sur le monde, sur une situation, sur une personne, une nouvelle réalité apparaît. » Ce principe n'était pas réservé à l'ancienne alliance.

3. Jean 1:12 : le pouvoir de devenir enfant de Dieu

  • « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Le prédicateur s'arrête sur le mot pouvoir : « le mot est fort et le mot est approprié ».
  • Il y a une réalité instantanée : celui qui accueille Jésus devient une nouvelle créature et un enfant de Dieu. C'est le miracle de la nouvelle naissance.
  • Mais le verset va plus loin. Cette parole donne le pouvoir de devenir l'enfant de Dieu que tu es appelé à devenir, la personne singulière que Dieu a prévue. Nous n'avons pas tous le même appel ni la même destinée, et Dieu a préparé de bonnes œuvres pour chacun.
  • Pour cela, j'ai besoin que cette parole vienne m'impacter régulièrement. Sa phrase clé : « Quand Dieu parle, ma vie prend forme. »
  • À 60 ans, il le prêche avec plus de conviction qu'il y a 20 ou 40 ans : « Il a parlé à maintes reprises, il y a 20 ans, il y a 10 ans, il y a 5 ans, et à chaque fois qu'il parle, je continue à devenir ce que je dois être. »

4. Refuser de croire que tout est joué

  • Première réponse : dénoncer « le piège de la fatalité ». Que tu aies vécu beaucoup de choses ou que tu entres à peine dans le monde adulte, tu peux te dire : « De toute façon, quoi que je fasse, tout est joué. »
  • La fatalité a son langage : « Je suis comme cela et je le resterai », « À mon âge, on ne change plus », « C'est mon caractère, il faut me prendre comme je suis », « Chez nous, on est tous comme ça. »
  • La conséquence : ce que je ressens constamment devient mon identité définitive, et je ne présente plus à Dieu les domaines qui doivent être transformés. « Je ne suis pas obligé de subir ce que je n'aime pas en moi. » Nous sommes parfois nos propres obstacles à notre destinée.
  • En 1998, la France gagne la Coupe du monde 3-0 contre le Brésil, et le slogan de l'équipementier est partout : « La victoire est en nous. » Le prédicateur retourne la formule : si la victoire est en nous, la défaite peut aussi être en nous, et nous empêcher d'aller plus loin.
  • La fatalité prend souvent la forme d'un héritage familial : « Dans ma famille, personne ne sait exprimer ses sentiments », « On ne demande jamais pardon », « Je ressemble à ma mère ou à mon père, je veux toujours tout contrôler. Et voyez-vous pasteur, on ne se refait pas. » Ces choses agissent comme une loi qu'on n'arrive plus à bouger.

5. Ézéchiel 18 : tu n'es pas condamné à reproduire

  • Dieu conteste l'idée que notre histoire familiale décide de toute notre histoire. Israël répétait un proverbe transmis de génération en génération : « Les parents ont mangé des raisins verts, mais ce sont les enfants qui ont mal aux dents. »
  • Autrement dit : tu souffres aujourd'hui, et ce n'est pas étonnant, puisque tes parents ont fait de mauvais choix et que tu dois les subir.
  • Le verset suivant est puissant : « Par ma vie, je l'affirme, moi le Seigneur Dieu, vous n'aurez plus à répéter ce proverbe en Israël. » Le Seigneur prend position : les enfants n'auront pas à payer pour les fautes de leurs parents, ni les parents pour celles de leurs enfants.
  • Cela ne veut pas dire que les blessures familiales n'ont aucune conséquence. Elles peuvent être profondes et parfois nécessiter un accompagnement. « Mais nous ne sommes pas condamnés à les reproduire. » Avec la grâce de Dieu, tu peux apprendre une autre manière de vivre et transmettre autre chose à tes enfants et petits-enfants.
  • « Mon histoire explique certaines de mes difficultés. C'est certain, c'est indéniable, mais elle ne décide pas à elle seule de mon avenir. »
  • Dieu veut parler sur ta colère, ta rancune, ta timidité, ta culpabilité. « Quand il parle, c'est pas pour accuser, c'est pas pour culpabiliser, mais quand il parle, il ouvre un avenir devant toi. »

6. Faire un pas : répondre quand la parole met le doigt sur un domaine

  • Deuxième réponse : faire un pas vers ce que Dieu m'appelle à devenir. « Je suis coresponsable de mon avenir. » Faire le premier pas, c'est venir à lui avec les domaines qui doivent être transformés.
  • La parole de Dieu pointe nos dysfonctionnements intérieurs avec une précision inimaginable, par la prédication, par un chant, par la lecture de la Bible. « Quand je lis la Bible, la Bible lit en moi. »
  • Hébreux 4:12 : la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée à deux tranchants. Elle met en lumière ce qui se passe au plus profond de nous, jusque dans nos pensées et nos motivations. À moi alors de répondre.
  • Dans une synagogue, un homme a une main sèche. Le prédicateur précise que le texte ne le dit pas, mais il imagine cet homme cachant sa main sous sa manche, car à l'époque un handicap était vu comme une honte pour la famille.
  • Jésus lui dit : « Lève-toi », puis « Étends ta main ». L'homme ne demande pas de quelle main il parle : il sait. Quand la parole est précise, nous savons ce à quoi Dieu fait référence.
  • L'homme obéit et étend sa main. Jésus ne l'expose pas pour ajouter de la honte, mais pour le guérir. « À chaque fois que Dieu par sa parole m'interpelle, c'est pas pour me mettre la tête sous l'eau », c'est parce que s'il lui apporte ce qui est dévoilé, Dieu a le pouvoir de le changer.

7. Présenter à Dieu ce que je sais devoir changer

  • Il y a aussi des choses que je n'ai pas besoin de découvrir : je les connais déjà. « Je sais que parfois mes paroles peuvent blesser. Je sais que je fuis certaines conversations. Je sais que je nourris une rancœur. »
  • Que faire de ce constat ? Me justifier, me condamner, me décourager ? Ou venir à Dieu : « Seigneur, voilà un domaine dans lequel j'ai besoin que tu m'enseignes, que tu me transformes. »
  • Le fils prodigue, au fond du trou, rentre en lui-même. Attention, prévient le prédicateur, certaines introspections sont dangereuses : si elle sert seulement à dresser un bilan, elle t'enfonce. Faite avec honnêteté et vérité, elle doit te pousser vers le Père.
  • Le fils revient avec un avenir rétréci : « Je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils. Traite-moi donc comme l'un de tes ouvriers. » Ce n'est pas un sous-métier, précise le prédicateur, mais il part de loin : cohéritier avec son frère d'un avenir extraordinaire, il limite lui-même son horizon.
  • Le père répond : « Mon fils. » Il y a là plus qu'une fierté : je t'aime au point de te dire que tu es encore mon fils, et je ne veux pas réduire la perspective de ta destinée. Il était mort, mort spirituellement, mort pour sa famille, et « il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé ». Il est revenu avec le constat de ce qu'il était devenu ; son père lui a ouvert un avenir au-delà de ce qu'il pouvait imaginer.
  • En conclusion, retour à Jean 1:12 : la démarche commence par recevoir Jésus et croire en son nom. La parole de Dieu n'est pas un livre de magie à réciter. Mais à ceux qui croient, elle donne le pouvoir de devenir. « Je ne suis pas obligé de rester ce que je suis. »
  • Le message se termine par un appel : sortir de sa cachette, faire tomber les masques, tendre sa main devant Dieu. Quelle que soit la forteresse qui t'enferme, héritage familial, trait de caractère, peur ou timidité, la parole de Dieu a le pouvoir de la renverser « pierre après pierre ».

Points à retenir

  • Dieu parle encore aujourd'hui, et il parle pour entrer en relation, se faire connaître et nous faire devenir.
  • « Quand Dieu parle, ma vie prend forme. » Jean 1:12 décrit une naissance instantanée, mais aussi un devenir qui se poursuit tout au long de la vie.
  • La fatalité a son langage et son héritage, mais ton histoire ne décide pas à elle seule de ton avenir (Ézéchiel 18).
  • Tu es coresponsable de ton avenir : réponds quand la parole met le doigt sur un domaine, et apporte à Dieu ce que tu sais déjà devoir changer.
  • Quand Dieu dévoile, ce n'est jamais pour humilier : comme pour l'homme à la main sèche et le fils prodigue, il ouvre un avenir plus large que celui que tu imaginais.

Application personnelle

  1. Quelle personne es-tu en train de devenir, dans ta façon de penser, d'aimer et de réagir ?
  2. Quelle phrase du langage de la fatalité te répètes-tu : « je suis comme ça », « à mon âge on ne change plus », « chez nous on est tous comme ça » ?
  3. Quel héritage familial, colère, silence, rancune ou besoin de contrôle, aimerais-tu ne pas transmettre à ceux qui viennent après toi ?
  4. Quelle « main » caches-tu encore sous ta manche, que Dieu t'invite à étendre devant lui ?
  5. As-tu, comme le fils prodigue, rétréci ton avenir ? Qu'est-ce que le Père veut te redire sur ton identité de fils ou de fille ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que signifie « le pouvoir de devenir enfant de Dieu » en Jean 1:12 ?

Celui qui accueille Jésus et croit en lui devient instantanément enfant de Dieu : c'est la nouvelle naissance. Mais le prédicateur souligne que ce verset va plus loin. La parole de Dieu donne le pouvoir de devenir, jour après jour, l'enfant de Dieu et la personne singulière que tu es appelé à être. Pour cela, elle doit venir t'impacter régulièrement.

Mon histoire familiale décide-t-elle de mon avenir ?

Non. En Ézéchiel 18, Dieu déclare qu'Israël n'aura plus à répéter le proverbe « Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées ». Les blessures familiales ont des conséquences et peuvent demander un accompagnement, mais nous ne sommes pas condamnés à les reproduire. « Mon histoire explique certaines de mes difficultés, mais elle ne décide pas à elle seule de mon avenir. »

Comment participer à ma propre transformation ?

Le prédicateur se dit « coresponsable » de son avenir. Il propose deux démarches : répondre quand la parole de Dieu met le doigt sur un domaine précis, comme l'homme à la main sèche qui étend sa main, et présenter à Dieu ce que l'on sait déjà devoir changer, comme le fils prodigue qui revient vers son père.

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